Syracuse et l’Etna
Nous
connaissons Syracuse pour y avoir été en octobre dernier, c’était notre point
de départ pour rallier Monastir. Nous aimons cette ville lumineuse et sa vaste
rade où l’ancrage est possible presque partout à 9m de fond dans une vase
collante à souhait !
| Lors de notre balade dans la ville avant d'aller au restaurant, manger une excellente pizza !!! |
| Une voiture électrique en l'honneur de Yolène ??? |
Deux autres raisons nous incitent à y rester un peu : la première, la réception attendue d’une pompe à eau de mer pour remplacer celle que nous avions et qui nous a lâché, la deuxième, nous voulons visiter l’Etna, le célèbre et très actif volcan, à partir d’ici pour bénéficier du calme relatif de l’ancrage et, partant, avoir l’esprit en paix.
Nous
récupérons une voiture de location au milieu de l’après-midi et nous profitons
de la voiture pour faire des achats « lourds ». Nous allons chez Odore
Divino, commerce et jeu de mots en italien : odeur divine et odeur du vin.
Nous
connaissons ce commerce, ils ont déménagé et le local est maintenant
franchement chouette. Nous achetons 30 litres de vin, 20 de rouge 10 de blanc.
C’est l’équivalent de 40 bouteilles : nous aurons des invités cet été…et
nous ne manquerons pas de vino !
6h30,
le réveil sonne, nous étions déjà réveillés. Nous enfilons les vêtements
choisis la veille, il fera -4 C à 3000m (près de 10,000 pieds). Nous quittons
le bateau en annexe.
En
route vers l’Etna en Fiat Panda (j’aime bien ce modèle, j’ai toujours en tête
un souvenir cocasse lors d’un mariage en France chez de très bons amis 😉). Nous perdons un peu de temps à
trouver deux Caffè Latte. Google Maps nous informe que nous serons en retard de
5 minutes au point de rencontre. Jean accélère le pas, l’ours, docile,
obtempère.
| Le Mont Etna, en route... |
Nous
arrivons finalement avec 3 minutes d’avance. Le groupe d’Eduardo fait au bas
mot 75 personnes. Trois groupes sont formés, nous allons dans le groupe
français avec Biagio, comme guide.
La
base de la télécabine est à 1900m, le sommet est à 2400m, et nous marcherons
jusqu’à 3000m. Nous sommes habillés en multicouches. Lors de la pause lunch,
Jean enfile sa cinquième couche. Tuque (bonnet de laine), gants, casque
protecteur et bâtons de randonnée complètent notre équipement. L’Etna est le
plus gros (en volume) volcan d’Europe et le plus haut sommet de la Med,
culminant à 3357m depuis l’éruption de 2022 qui a créé le cratère sud-est.
| On est prêt, Jean plus que Yolène mais bon... |
L’activité du volcan de répartit en phases explosives, donc des explosions et des déjections de cendres, de roches et de gaz ; et en phases effusives donc de coulées de laves. Lors d’une activité particulièrement intense entre 1614 et 1624 plus de deux kilomètres cube de lave et de déjecta furent rejetés.
La neige est bien présente, certains endroits regorgent de fumerolles (émanation de gaz soufré et de vapeur d’eau), au sol les pierres sont chaudes. Le vent peut être puissant, le froid cinglant.
| On voit bien le volcan actif dont le cratère sud-est à droite... ce ne sont pas les nuages mais bien des fumerolles... Parce qu'il ventait beaucoup, les sommets étaient dégagés... |
| Ceci est le cratère du volcan de 2002, c'est là qu'on terminera notre randonnée... |
| Un tunnel qui a été formé par la lave... Il fait 5 mètres de haut... Parois lisses, et ce n'est pas de la neige mais bien l'humidité de l'air qui gèle au contact des roches... |
| Nous sommes au dessus des nuages à environ 3000 mètres... |
| On voit bien ici le cratère qui s'est effondré entrainant des roches sur son passage... |
| Biagio récupère des roches encore chaudes... On ne pouvait pas les garder longtemps en main!!! |
| Pause lunch!!! |
| Nous marchions dans les cendres et les scories (des petites roches), en arrière plan, une piste de ski de 100 mètres!!! |
| Le cratère de 2002 ayant encore des fumerolles... |
| Jean au sauna !!! |
Au total nous avons marché 6 kilomètres et gravit à pied 600m en ascensionnel.
Une
très belle journée de randonnée à la hauteur de nos attentes, merci à Biagio !
Regagner le confort quand ça devient rouleur
À
Syracuse, le vent et la houle sont devenus perpendiculaires, rendant le
mouillage très inconfortable parce que le bateau oscillait latéralement :
ça empoisonne la vie...beaucoup !
Un truc très simple pour rendre le mouillage confortable malgré la situation. On installe un bout sur la chaîne à la mi-longueur et on reprend le bout sur une poulie fixée à l’arrière du bateau et on utilise le winch pour faire pivoter l’avant du bateau directement face à la houle. La houle reçue sur l’avant du bateau fait osciller le bateau longitudinalement, puisque le bateau et trois fois plus long que large, les mouvements sont largement réduits, bonjour confort !
1. Reprendre la moitié de la chaine
| Avec cette technique, on voit que Caffè Latte ne pointe pas dans le même sens que les autres bateaux... Eux face au vent et nous, face à la houle... |
| Le corde attaché à l'ancre ramené à l'arrière du bateau permettant de pivoter le bateau... |
À très bientôt pour la suite !
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