mardi 31 août 2021

Olympe, Grèce

Olympie : berceau des Jeux Olympiques

À Katakolon, il y a un port pouvant accueillir des navires de croisière. Fidèle à leurs habitudes, ou plutôt à leur horaire, celui qui était au port a quitté hier soir vers 18h… Au lever, nous remarquons une vingtaine de bus sur le pourtour du port : un autre bateau de croisière arrivera aujourd’hui, ce matin, c’est sûr !

Branle-bas de combat : Sweetie, Red Roo et nous prenons nos annexes pour aller à terre. But de l’opération : louer un véhicule pouvant accueillir 6 passagers… Nous trouvons ledit véhicule (VW Caddy) en un rien de temps et filons rapidement vers Olympie, craignant de voir le site envahi par les croisiéristes.

Arrivés sur place nous garons le véhicule et nous faisons la file à la billetterie : 12 Euros par personne.

Nous sommes à la mi-août, la lumière est déjà plus jaune qu’au début de l’été, le site est verdoyant : c’est magnifique. Les ruines sont ce qu’elles sont : des ruines, aidées en cela par une destruction des installations au 5ième siècle (ceci dit les deux tremblements de terre du 6ième siècle ont eux aussi causés passablement de dommages…).

Arrivée au site...

Une maquette du site...
ce qui vous donne un aperçu général..


Un peu d’histoire…

Les premiers jeux eurent lieu en 776 av. J-C et les derniers en 392 ap. J-C. Il y a eu 293 olympiades en 1168 années…

Les jeux débutaient à la deuxième pleine lune suivant le solstice d’été et, un mois avant les Jeux et deux mois après, il y avait une trêve sacrée qui mettait un terme aux guerres en cours.

Pour participer aux Jeux il fallait être grec, être libre (donc, pas un esclave) et être né de parents libres.

Les Jeux faisaient parties des Fêtes religieuses.

En 393 ap. J-C l’empereur Romain en poste décréta l’arrêt de la tenue des Jeux et en 426 ap. J-C il ordonna la destruction des installations.

Le nombre d’épreuve passa d’une épreuve (la course de 200m) à un maximum de 15 épreuves. Seuls les hommes et les garçons pouvaient participer, de plus, les femmes mariées ne pouvaient même pas assister aux compétitions.



Les J.O. modernes furent introduits en 1896 à Athènes sous l’impulsion du français Pierre de Coubertin.

Visite du le site


Le temple de Hera...

Le Philippeion: édifice circulaire...



La Vasque: là où la flamme brûlait...

La Crypte: l'entrée des athlètes au stade

Le stade

La piste du stade fait 200 mètres...

Nous avons fait des athlètes de nous mêmes
et prit le départ...

Beaucoup de plaisir après quelques faux départs...



Le plus gros bloc de Lego...au monde!!!

Le temple de Zeus



La piscine... pas olympique, que pour la baignade!!!


Musée de l'histoire des Jeux

Des masques des armures grecques

Statues ornant les temples


Impressions sur le site

Unanimement, notre groupe a adoré la visite de ces lieux. Le site est exceptionnel, on y ressent un peu la « vibe » des évènements passés. Les deux musées, archéologie et histoire des Jeux Olympiques, sont excellents. Contrairement à ce qui est véhiculé dans certains ouvrages destinés aux voyageurs le site en vaut le détour, pour peu que l’on soit intéressé par l’histoire ou la civilisation.

Pour notre part nous avons acheté deux livres, en format BD : un sur les Jeux Olympiques et un autre sur l’œuvre de Homère, Odyssée. Très intéressant !

Une bien belle journée en très bonne compagnie ! À bientôt pour la suite !

mercredi 25 août 2021

Céphalonie, Grèce

Céphalonie : île ionienne

Après l’ile de Zakynthos, nous rallions l’île de Céphalonie sous moteur et nous jetons l’ancre à Spartia Bay. C’est assez joli : eau cristalline, falaises et grande baie tranquille.

Nous recommençons à faire de l’eau et nous lavons le bateau. La canicule se poursuit en Grèce et la qualité de l’eau nous invite à la baignade !

Dès le lendemain, nous ferons une navigation à voile et à moteur pour nous rendre à Argostoli. Une jolie ville dans une baie très bien protégée où les tortues sont présentes.  Il y a même un quai municipal gratuit où l’eau est gratuite aussi. Le seul défaut de cet endroit est que la qualité de l’eau de la lagune est verdâtre…donc nous ne ferons pas d’eau ni ne nous baignerons. Dommage…


La ville vue de notre bateau


Les jolies ruelles commerciales...


Le pont de Bosset, juste derrière notre bateau





Nous profiterons quand même de cette ville, nous y ferons nos emplettes, entre autres, dans un grand comptoir de fruits et légumes extérieur : beau, bon et pas cher! Nous avons aussi pris un bus, avec nos amis de Red Roo, pour nous rendre à Fiskardo (ville au nord de la ville) et en route nous avons vu les paysages extraordinaires que cette île a à offrir.

En autobus, on découvre toute la verdure qu'offre l'ile...


Et une magnifique plage...  THE Beach!!!

Et les "Pencil Trees"

Le port...

Petite marche pour y découvrir un phare...

...et un phare vénitien...

et nous, dans une église du 6e siècle...


Nous avons aussi fait un 5 à 7++ à Kalimia Bay dans un bar où le « blues » trônait en roi et maître, ceci sous l’impulsion de Andy de Tortuga et de Renato de Pharea, des amis croisés en Tunisie. Nous nous sommes baignés et avons « dégusté » quelques bonnes bières grecques bien froides 😉





Nos amis de Sweetie sont arrivés en fin de journée et nous sommes allés les saluer au retour du 5 à 7.

Nous convenons d’un plan entre Red Roo, Sweetie et Caffè Latte : nous allons nous diriger, nous, les trois bateaux du groupe sélect des CRC, le Camel Riders Club (le club des monteurs de chameaux) vers le Péloponnèse pour en faire le tour vers le sud.

Argostoli vers le Péloponnèse

Après cinq belles journées passées à Argostoli, lorsque le vent rempli la baie nous filons sous voile et un peu d’appui moteur vers Spartia. Nous y passons la nuit.

Le lendemain, nous quitterons pour Makris Gialos, légèrement au sud de Nicholas Bay, à Zakynthos, pleine voilure : wow! belle navigation. Les 15 MM sont faits en 2h45. Nous adorons ce genre de voile : déplacements fréquents et relativement courts !


Superbe plage sous la falaise...

et encore des caves!!
Nous sommes allés les visiter à la nage!!

On continue le marathon de Makris Gialos à Zante, sous moteur, pas très sympa.

Le lendemain matin, sitôt qu’un peu de vent se pointe le nez nous filons pour aller profiter du vent, sous spi. Nous retombons en amour avec notre voile ballon colorée ! Nous naviguerons 4h30 pour faire 23 MM et arriver à Katakolon dans le Péloponnèse.



Nous concluons la journée et célébrons notre arrivée avec un apéro du CRC sur Caffè Latte !

Nous discutons de nos plans pour les jours à venir et nous statuons qu’il faut aller à Olympie, site des antiques jeux olympiques, ce que nous ferons demain.

Vocabulaire grec

Quelques mots utiles appris ces derniers jours…

Bonjour - Kalimera

Bonsoir – Kalispera
Bonne nuit – Kalinita
Merci – Efcaristo
S’il vous plaît – Polikalo
Salut – Yasso
Santé - Yammas

Ne manquez pas la suite de nos aventures grecques ! Bisous, câlins ! 



mercredi 18 août 2021

Zakynthos, Grèce

La Grèce : l’étincelle…

Il y a quarante ans, quelque part en mars ou avril, Jean était en Grèce sur l’île de Milos en mer Égée. Dans le port d’Adamas, il y avait des voiliers, et les équipages amarraient les bateaux avant de se diriger vers les restaurants. Ces marins semblaient heureux. Parfois, Jean voyait les voiliers naviguer d’île en île, une navigation « à vue », c’est-à-dire en se dirigeant vers l’île suivante simplement en pointant la proue vers la prochaine destination. C’est là que la graine, l’étincelle, l’ombre d’un début d’idée que de faire de la voile, ici en Grèce pourrait faire partie de ses projets, que ça pourrait être possible de faire ça un jour…

Puis, en mai 1981, lorsqu’il commença à travailler comme ingénieur chez DuPont, un collègue avait dans son bureau une grande photo d’un voilier, encadrée et mise en évidence derrière son pupitre.  C’était un petit dériveur Laser II. Un petit voilier à deux voiles, léger et assez rapide, idéal pour apprivoiser les rudiments de la voile. Deux ans plus tard, Jean avait son Laser II, à coque jaune et aux voiles blanche, jaune et orange…

La vie a voulu que plus tard, beaucoup plus tard, à l’aube de ses 50 ans, que cette étincelle ravive la flamme de la voile et que l’achat d’un voilier se concrétise enfin. Aujourd’hui, nous sommes en Grèce, la boucle se boucle.

Zakynthos – ile ionienne

Cette île était, selon les vents, la destination la plus logique à partir de la Sicile. Lors de l’approche nous constatons que l’île est verdoyante et odorante : nous sentons la végétation, les pins, à quelques milles de la côte. L’eau est limpide, c’est calme, que quelques voiliers et bateaux moteurs dispersés dans la grande baie. Un contraste saisissant, et bienvenu, avec Malte.






Nous mettons deux jours à nous remettre et à remettre Caffè Latte en état. Ranger à l’intérieur, laver le bateau intérieur et extérieur et récupérer le sommeil « perdu ».

Et quelques mises à niveau...

Nous prenons l’annexe et nous nous rendons à Keri. Nous y mangerons notre premier « souflaki me pita » et une première Amstel (bière grecque) !

Caffè Latte à l'ancre



Lundi 9 août, nous nous rendons à Zante pour y faire les formalités d’entrées. En fait, nous sommes arrivés vendredi a quelques 20MM de la ville et comme les douanes étaient fermées le week-end, nous avons attendu au lundi pour faire notre devoir de citoyen !!!  Au bout de trois heures c’est réglé. Nous passerons deux nuits aux abords du port, c’est assez sympathique comme endroit. Les cloches des églises grecques orthodoxes carillonnent tour à tour le matin et le soir créant une belle ambiance.

Magnifique petite église...

Caffè Latte à l'ancre à Zante

Intérieur d'une église grecque-orthodoxe
dans laquelle les statues sont interdites,
seules les icônes sont autorisées


Nous quittons le matin, avec nos amis de Red Roo, en direction des grottes bleues. Les conditions de la mer et le ballet des bateaux de touristes font en sorte que Red Roo se redirige vers l’île de Céphalonia. Nous jetons l’ancre malgré tout et visitons à tour de rôle en annexe les grottes bleues.





Nous nous dirigeons vers la baie Nicholas et nous y prenons une balle de mouillage, jusqu’à ce que le propriétaire du restaurant nous annonce qu’il faut laisser la place aux éventuels clients du restaurant. Nous nous sentons concernés : nous aussi serons « d’éventuels clients » dans notre cas cependant on ne peut spécifier ni l’année, ni le mois ou ni le jour de l’éventualité 😉.  Nous nous dirigeons vers l’autre secteur de la baie ou il y a d’autres balles de mouillages. Nous prenons finalement une balle de mouillage qui nous donnera accès à l’incontournable « taverna » La Storia (l’histoire).



Au resto... notre annexe en avan-plan et Caffè Latte...

Magnifique repas à cet endroit grec typique ! Après une nuit particulièrement chaude, Yolène a dormi à l’extérieur du bateau, fait rarissime, nous levons les voiles tôt au matin pour rallier l’île de Céphalonia.

Aphabet grec au quotidien…

Le français a des origines grecque et latine. Certains mots sont familiers, par exemple Taverna (taverne) ou ochi (non) et né (oui)…et familiers ne veut pas dire ayant la même signification 😉.

Pour ajouter une « twist », comme dirait Jay du Temple dans OD Grèce, l’alphabet est cyrillique. Ceux qui ont fait des math ou de la physique avancée connaissent les lettres alpha, beta, gamma, rho, teta, pi etc… et leurs symboles respectifs. Donc lire le grec est un exploit en soit, mais on y arrive ! 

Suite au prochain numéro !