vendredi 22 septembre 2023

Maroc

Tanger : Redécouverte et plus…

Bien heureux d’être à Tanger. Notre première nuit fut parfaite, nous n’avons pas entendu l’appel à la prière, normalement le matin vers 5h30.

Le lendemain, lundi le 11 septembre, nous partons à la redécouverte de la médina, du souk et des alentours. Le soir nous allons au resto avec Thomas, Émilie et les deux enfants : une petite famille Française qui prend une année sabbatique pour vivre sur un petit catamaran. Ils veulent se rendre dans les Antilles et en Guyane Française. Attablés à un resto Libanais nous passons une belle soirée.

Après une autre bonne nuit, nous faisons le plein de denrées au souk : la variété y est moins impressionnante qu’à notre souvenir de 2018-2019. Par ailleurs, la ville nous semble plus propre et mieux entretenue. De nouvelles constructions près de la marina sont très jolies. La marina s’est améliorée : l’électricité est plus stable et les accès aux pontons fonctionnent bien, de plus des boutiques sont ouvertes sur la marina et ça y met plus de vie. En fin d’après-midi, nous faisons une promenade de 7km sur le front de mer.

L'entrée de la marina...


La grande plage à côté de la marina
que nous longeons lors de nos marches...

Les Berbères (paysans de la montagne)
font une belle présentation de leur fromage frais...

Nouvelle journée, nouvelle activité… nous voulons aller voir le Cap Spartel qui est au Nord-Est du Maroc, qui délimite la Méditerrannée et l’Atlantique. Un phare, construit en 1861, trône sur le Cap et permet aux visiteurs d’en découvrir l’histoire. Un magnifique petit parc, adjacent au phare, vaut le détour. Une balade de 16km à l’allée, sur un parcours sinueux et pentu, presque tout en montant. Au retour, c’est évidemment le contraire, nous freinons sur la presque totalité du parcours. Nous arrivons au bateau, bien content d’avoir fait cette rando à vélo!

Les jardins sont verts et bien entretenus...

Oui, c'est là que nous sommes...
Entre l'Atlantique et la Méditerrannée...

Le Phare du Cap Spartel...


Mandala de l'amour et de la coexistence
des marocains, de l'Andalousie, la l'Atlantique
et de la Méditerrannée...

Orienté vers l'ouest, on peut y capter le coucher de soleil...


Géographiquement,
le Cap Spartel est en bas en droite et
Gibraltar, en haut à gauche...

Vue du jardin...

On y voit la côte espagnole qui est à 14 km...

Le fameux saut à Yolène...

Le jeudi 14 septembre, c’est le départ pour Tétouan. Nous récupérons la voiture, réservée il y a deux jours, à 10h. Nous filons sur la route à bord de la Dacia avec la climatisation car il fait chaud. Nous arrivons sur Tétouan vers 11h30. Nous garons la voiture, pas trop loin du centre-ville. Nous empruntons une rue qui nous mène à l’une des grandes places de la ville.

Soudain, sur notre gauche se dresse une église catholique de couleur ocre et du même souffle nous disons : « il me semble que je reconnais cette église ». Ah oui ! Nous étions venus à Tétouan avec Brian et Stéfanie du bateau américain Detour, en 2019, le temps d’une journée… Ce n’est pas très grave, nous avions été charmés par la beauté de la ville et le charme opère à nouveau.

La fameuse église que nous avons rapidement reconnue...


La Palais Royal...


Une des portes d'entrée du souk...

Miam... difficile d'y résister !!!

Un cimetière juif et un marocain qui se côtoient

C'est la première fois qu'on remarque des indications dans la médina...
une porte d'entrée, un puit d'eau et un artisant

Nous nous rendons dans le souk, classé UNESCO, pour y flâner, tout en gardant l’œil ouvert pour un pouf marocain en cuir. Nous en voyons quelques-uns, mais celui vu à Tanger les surclassent.

Nous commandons des jus frais, et reprenons la route en direction d’Oued Laou, une station balnéaire très prisée des marocains. Nous y sommes en 1h20. Nous trouvons notre hôtel, La Planque, assez rapidement.

La route est sinueuse et montagneuse...
Jean s'amuse au volant !!!

Ce n’est pas un cinq étoiles, il y a vue sur la mer et c’est trrrrèèèès basique. Bon, tant pis, nous n’avons qu’une nuit à y passer. Après l’apéro, un excellent Morgon acheté au Carrefour, nous filons vers la plage pour aller au restau, question d’y manger le repas du soir…Catastrophe : les restaus sont soit fermés, ou moche, ou très moche.

Par dépit, nous prenons quelque chose de « sécuritaire et facile » : une pizza Margharita (sauce tomate et fromage) et une pizza végétarienne. Quelle déception ! C’est nul…

Nous rentrons à l’hôtel, et nous tentons de dormir, malgré les moustiques : nuit de merde!

Au lever, douche rapide, puis nous filons vers Akchour et ces cascades. En route, Yolène mentionne qu’elle pense que nous y serions aller en 2019 avec Sweetie et Red Roo…À notre arrivée nous confirmons tous les deux que nous sommes déjà venus ici. Nous prenons un petit déjeuner sur place et entamons la rando.

Cette fois encore, nous adorons cette randonnée, vraiment très belle, en peine nature et bordée par l’eau. Un joli 12,5km très agréable. Nous prenons une crème glacée, en guise de récompense, et nous filons vers Tanger pour y retourner la voiture.


Agréable de se retrouver dans cette belle nature...


On a rencontré des singes mais aussi des chiens
qui ont servis de guide sans qu'on le demande !!!

LA petite cascade...

C'est paisible, non ???



LA grande cascade... sans eau, ou presque...

C'est magnifique de voir
"derrière" la cascade...


L'eau est tellement claire...

LA petite cascade sous un autre angle, au retour...

Un clin d'oeil à nos amis
de Sweetie et de Red Roo
avec qui nous avions pris une photo similaire
en 2019 !!!



Ce fut un court séjour, remplis de trucs que nous avions déjà vu, mais c’était quand même amusant, sauf pour Oued Laou ☹😉.

Au retour, et pour les jours précédent notre départ, nous affairons à préparer le bateau pour la traversée aux Canaries. Lavage du bateau intérieur et extérieur, lavage de vêtements, de linge de maison et autres, test et re test du Iridium GO!, routage et analyse de cartes synoptiques, etc…

Pendant notre séjour à Tanger, nous avons deux bateaux voisins très gentils, un bateau français avec Pascal et Patricia à son bord et un bateau suisse allemand avec Marcel comme capitaine. Ces gens traverseront aussi l’Atlantique à la fin de l’année.  

Nous quitterons finalement Tanger après une douzaine de jours à la marina. Une belle fenêtre météo s’ouvre pour nous, nous sommes prêts : direction les îles Canaries.

À bientôt pour la suite de l’aventure !

mercredi 13 septembre 2023

Enfin nos batteries !!! Direction, le Maroc

Batteries : suite et fin…

7 septembre 2023. Exactement deux semaines, jour pour jour, après notre incident de batteries, oh miracle, nos batteries sont arrivées. Elles devaient nous être livrées au bateau : on parle de 3 batteries, 135kg (250lbs). Par un concours de circonstance, entremêlant mensonges, mauvaise foi, stupidité et absence d’empathie, nous choisissons de les ramener à bord par nos propres moyens. Cinq cents mètres séparent notre bateau du fournisseur de batteries : diable et chariot nous serons utiles. Ah oui, on est un peu fâchés  !

En mois d’une heure les batteries sont montées à bord, installées (ceinturées de bois et sanglées) et branchées. Jean procède au test, tout est fonctionnel, nous amorçons la charge des batteries.

Un autre classique de La Linéa, pour nous,
le restaurant "3 Hermanos" (les 3 frères)
où ils servent un excellent fish&chips
(qui n'est pas encore servi!!!)

Gib le soir...

En attendant les batteries, on s'est promené dans la ville...

Des "Boat Haus": appartement sur l'eau en location...


Gibraltar : usine à nuages

Phénomène météo très visible sur Gibraltar : la genèse de nuages. Quand un vent d’est, amenant de l’air chaud et humide de la Méditerrannée, rencontre le rocher, l’air est poussé en altitude et du fait de la température plus basse en altitude, l’humidité se condense et forme un panache de nuage. C’est comme si les nuages s’accrochaient au rocher. C’est joli.



Ici, The Rock est complètement sous les nuages et la brume...
c'est quand même un phénomène agréable à observer...
Ça change rapidement aussi !!!


Sortie de l’espace Schengen

Le 8 septembre au matin, après un bon petit déjeuner, nous allons faire les formalités de sortie de l’espace Schengen, nous finalisons le paiement de la marina et nous quittons La Linea.

Direction « fuel dock » de Gibraltar, là où se trouve le fuel le moins de l’Europe (En euro c’est 1,14/litre soit 1,65$/litre). Nous faisons le plein, puis nous allons dans le grand ancrage face à La Linea et planifions y rester jusqu’à samedi, où les conditions de vents et de marée « devraient » nous assurer un transit facile (avec un courant favorable presque tout le long du trajet).

Oui, « devraient » car en 2018 nous avions suivi les instructions de navigation d’un guide Imray/Vagnon et nous avions eu (avec nos copains de Sweety) une traversée avec des courants sur le nez, sauf à la fin.

À l’ancrage, un bateau croisé en Tunisie en 2019, Imagine2 avec Paul et Lori, donne lieu à un apéro à leur bord. Échanges et rattrapages.

La nuit sera tranquille et nous renouons avec le doux bercement des vagues. Le lendemain, journée consacrée à l’installation de logiciels qui serons sur l’iPhone et l’iPad pour s’arrimer à l’Iridium GO (appareil satellitaire). Un fois cela fait, c’est le début des tests avec l’iridium GO.

Jean effectue des requêtes de fichiers météo, de carte synoptique (montrant une vue d’ensemble de l’Atlantique pour les prochaines 48 heures), de routage et tente de placer quelques appels via l’iPhone connecté à l’Iridium GO. Tout fonctionne, sauf les appels téléphoniques. Jean fera une recherche internet et trouvera le réglage à modifier. Gisèle, la mère de Yolène, recevra le premier appel.

Direction Tanger, Maroc

Samedi matin, le 10 septembre, réveil à 7h30. Petit déjeuner rapide. 8h00 nous levons l’ancre et filons sous moteur vers Europa point, contournant les cargos et traversiers sillonnant la grande baie d’Algéciras. L’AIS (système permettant de voir sur l’écran GPS l’emplacement, la direction, la vitesse, le nom des bateaux et nous informant de la distance la plus près des bateaux par rapport à nous ainsi que du moment où cette distance minimale sera atteinte), nous sera d’une grande utilité, car ça foisonne de bateaux autour de nous.

Les triangles rouges sont des bateaux, et le noir, c'est nous!


Bye bye ...

Arrivé à Europa point, nous pointons le DST (Dispositif de Séparation du Trafic) dans sa portion « franchissable » nous en avons pour 5MM. La mer est calme, nous faisons de la vigie bateau mais aussi (et surtout ?) de la vigie orque : nos pétards sont prêts !

Une fois le DST franchi nous visons presque notre cap pour arriver à Tanger. La mer est toujours calme, le vent nous pousse, nous sortons le génois pour nous accélérer et le courant, environ 1 nœud, nous pousse aussi vers Tanger.

À environ 5MM de notre destination, un bruit et une vibration se font entendre : des orques ? un cordage dans l’hélice ? Jean met le moteur au neutre. Le courant et le vent commencent à changer de direction et nous approchons d’une zone peu profonde. Bonne nouvelle, ce ne sont pas des orques. Jean met le moteur en marche arrière : vibrations très fortes ; en marche avant peu ou pas de vibration. Pourquoi ?

Pas le choix, Jean doit aller à l’eau pour voir ce qu’il y a. L’eau est à 18C, combinaison et chandail de plongée, masque et tuba. Avec le courant qui prévaut, Yolène installe une amarre au taquet du milieu du bateau pour que Jean puisse s’y tenir. Constat de Jean : un tissu en polypropylène tissé, de couleur bleue (un bout de bâche…) est présente au centre de l’hélice repliable. Jean tente de se rapprocher le l’hélice mais c’est trop dangereux, il y a un peu de houle et le bateau se déplace trop rapidement avec le courant. Nous pourrons naviguer vers Tanger en marche avant et avant de rentrer au port, Jean replongera pour ôter le bout de bâche.


Quelle belle prise
dont on aurait pu se passer !!!

Nous arrivons à Tanga Marina Bay International, où nous avons une réservation. Nous allons au quai d’accueil. La marina est presque pleine, tout un contraste avec notre arrivée à l’automne 2018 où, en tout et pour tout il y avait 6 bateaux !

Les formalités complétées (un peu moins de trois heures tout de même!) nous sommes installés à notre ponton. Souper, arrosé, à bord !

Heureux de renouer avec Tanger ! Avons hâte de se réapproprier la ville !

À bientôt pour la suite de l’aventure !