dimanche 31 octobre 2021

Les Cyclades du sud, Grèce

Comme mentionné à la dernière publication, après 9 jours au même ancrage pour faire passer un Melthem, c’est le 7 octobre que nous levons l’ancre à 9h15 laissant Paros dans notre sillage. Les premières heures donnent droit à une navigation à voile, toute voiles dehors, par la suite ça se dégrade…

Les vents ont faibli, mais la mer, gonflée par neuf jours de Melthem, fait tanguer le bateau et les voiles claquent. Pour remédier à cela, nous changeons de cap, nous tenterons de passer au nord de l’île de Sifnos. Peine perdue les vents mollissent davantage et nous devons affaler les voiles. Au moteur, nous atteignons Sifnos vers 15h30, dans la baie de Vathy. C’est une jolie baie tranquille, nous sommes heureux de changer d’endroit ! Nuit tranquille à bord sans vent qui nous siffle dans les oreilles!!!

Notre ancrage à Sifnos...

Milos

Nous marchons à terre un peu, nous produisons de l’eau, puis, vers 12h15 nous quittons pour Milos. Encore une fois un bon départ à la voile, nous filons bien. Puis sous le vent de l’île de Kimolos, les conditions deviennent variables, le ciel s’assombri : nous affalons la grand ’voile. Nous continuons sous génois seul jusqu’à ce que les vents tombent.

Notre ancrage sauvage et tranquille à Milos s’avère difficile : beaucoup de roches. Le danger des roches c’est que l’ancre peut rester coincée. Aussi, la chaîne, si elle se frotte contre les roches, émet un bruit qui nous réveille la nuit. Finalement, nous nous réancrons dans une grande surface de sable. Nuit tranquille en perspective !


Vue de notre ancrage...
Les cabanes des pêcheurs ont des portes colorés...
c'est typique de Milos...

Au matin, nos amis de Red Roo nous quittent, ils auront un autre itinéraire que le nôtre. En fait nous devons rester plus au nord car nous aurons de la visite à bord de Caffè Latte dans une semaine !

Nous décidons de nous rendre à la ville d’Adamas sous moteur. Nous irons dans le port municipal et sous la recommandation de notre futur voisin de ponton, nous nous mettrons cul à quai mais sans utiliser l’ancre à l’avant pour stabiliser le bateau, puisqu’une pendille à l’avant est disponible.

Rapidement nous nous installons, le bateau est lavé (le dernier lavage complet remontait à environ deux mois…) et le capitaine est heureux !

Le capitaine bien heureux de laver son bateau!!!

Nous allons à terre visiter la ville. Jean veut tenter de retrouver le resto où il mangeait il y a quarante ans. Après avoir arpenté la rue longeant le port, il croit avoir reconnu l’endroit. L’enseigne mentionne « depuis 1968 », Jean parle à un homme plus âgé que lui, mais il ne comprend pas l’anglais. Par chance son petit-fils est là. Ce dernier traduit les propos de Jean : « il y a 40 ans, je suis venu à Adamas pour un mois et nous venions à tous les jours à un resto, est-ce que ça pourrait être ici? ».

Le vieil homme dit qu’il y a eu des modifications au resto et que maintenant on ne peut plus manger à l’intérieur, seulement à la terrasse. Cela confirme que c’est le bon endroit. D’ailleurs à la fin du repas, Jean va à l’intérieur pour payer et il croise une femme qu’il croit reconnaître comme une employée du resto il y a 40 ans. Confirmé, elle y travaillait ! Mission accomplie. La nourriture été excellente et le menu typiquement grec : sardines grillées, moussaka et poivrons et tomates farcies au riz.

Jean voulait aussi localiser l’hôtel où il avait séjourné. Une dame habitant près de l’hôtel nous a indiqué l’emplacement de l’hôtel « original », car lui aussi a subi des transformations. Jean tente d’entrer à la réception de l’hôtel mais c’est fermé.

À l’extérieur deux hommes arrivent en voiture et discutent. Jean les interpelle et leur raconte l’histoire. L’un d’eux dit : « le proprio était un grand et gros bonhomme ». Jean répond qu’en effet il était imposant. Selon l’homme, le fils a repris l’hôtel du père et il sera à la réception de l’hôtel demain matin. Jean voudrait bien rencontrer le fils.

Le resto...

L'hôtel...

Le port municipal...

Après la soirée au resto, nous rentrons au bateau pour constater que le vent, ayant changé de direction, pousse maintenant le bateau sur le quai. Nous tentons de remédier à cela, mais ce ne sera pas possible. Nous décidons de quitter le quai pour aller nous ancrer dans la baie à quelques centaines de mètres de là. Bonne nuit à l’ancre !

Kimolos

Nous levons l’ancre et quittons Amadas pour retourner près de notre ancrage initial à Milos, question de voir un endroit unique : Sarakiniko. Des paysages lunaires nous y attendent. Nous prenons des photos et quittons pour Kimolos, que nous atteindrons vers 15h30.

Milos...

Encore plus de cabane de pêcheurs... à Klima


Paysage lunaire à Sarakiniko...

Nous sommes seuls dans une grande baie, bien protégé des vents forts annoncés. Nous y resterons 3 nuits. La première nuit deux bateaux nous y rejoignent, les deux autres nuits nous y serons seul. Le soleil et la qualité de l’eau nous aura permis de nous remettre à niveau dans notre production d’eau et dans notre lavage !

Vue de notre ancrage...


Folegandros

Nous quittons Kimolos pour Folegandros, une navigation paisible, pas très rapide. Nous nous ancrons dans la baie juste à côté du petit port. Nous allons à terre pour marcher les 3 km nous séparant de la chora (le village) « très authentique ». En effet, ce que l’on a lu est juste : c’est très mignon mais ça demeure « vrai », ce n’est manucuré. Nous empruntons un sentier en lacet pour aller au monastère situé au haut d’une colline d’où l’on a une vue sur la chora et sur l’île. Magnifique ! Nuit tranquille à bord…sauf à 2AM un traversier, courtois, mais néanmoins bruyant nous tire de notre sommeil…bof, y a pire.


Nous approchons Folegandros...


Des amis rencontrés lors de notre marche vers la Chora...

Le Monastère, là haut, à l'entrée de la Chora...


Kimolos au loin...

Magnifique Chora...
Par contre, c'est la fin de la saison et tout est fermé...





On voit bien la Chora tout en haut d'un rocher abrupte...

Le Monastère...



Petite église rencontrée en chemin...

Caffè Latte, seul, à son ancrage...

Iraklia

Nous demeurons actifs ! Nous levons l’ancre à 8h45, le vent souffle à 18 nœuds : 2 ris dans la GV et Génois. Super navigation, en cours de route les vents faiblissent un peu et nous larguons les ris.

Nous irons nous ancrer vers 14h dans une baie au NE sous la baie du port, juste à côté de Red Roo. Retrouvailles : nous sommes heureux de les revoir !

Nous allons à terre explorer un peu. La saison touristique tire à sa fin et les commerces sont, hélas, majoritairement fermés. Le village est désert mais une épicerie et une « taverna » sont ouvertes !!

Nous nous attablons avec nos amis Maree et Phil où nous prenons un repas typiquement grec traditionnel. Au menu : calmars grillés, fromage Feta, purée de lentilles jaunes, veau sauce tomate. Délicieux !

Au coucher, nous avons des orages et de la pluie et nous fermons tout ce qui est électrique à bord et nous isolons les batteries. Idem au réveil : pluie et orages. Mère nature lave le bateau pour nous, nous ne nous en plaindrons pas.

Vers 11h30 nous décidons de quitter l’ancrage, seul, nous saluons Red Roo et nous nous disons au revoir pour mieux nous retrouver en Turquie.

Paros

Nos amis de Montréal, Martin et Julie, arriverons dans deux jours, nous devons nous rapprocher de Naxos. Nous ferons 16 MM de navigation sous génois seul avec de bons vents et sous un ciel dégagé : très agréable.

Nous mouillons dans la baie de Marmara, l’ancre dans le sable et seuls. Le bonheur !

La nuit est pluvieuse avec des rafales, mais tout de même tranquille. Nous relaxons en avant-midi à bord. Puis en après-midi, éclaircies, beau soleil : nous allons à terre. L’épicerie AB est à 2,5 km et ça vaut le détour : nous faisons le plein de nourriture pour les repas que nous avons prévus faire avec Martin et Julie.

Naxos

Nous quittons Paros pour aller au port de Naxos. Nous y allons sous moteur, nous sommes à 6 MM et le vent est « sur notre nez ». Pas grave, les vents tourneront demain et ce sera parfait pour notre programme de navigation avec les amis. Nous allons à terre, pour finaliser l’épicerie et faire les formalités douanières et nos amis arrivent comme prévu vers 18h30…

À bientôt, pour la suite de nos aventures en Grèce ! 

vendredi 8 octobre 2021

Naxos et Paros, Grèce

Naxos

De Mykonos, nous filons vers Naxos sous génois seul, mais avec une bonne vitesse, les 20 MM sont bouclés en un peu plus de trois heures. À notre arrivée, nous décidons de nous ancrer dans le port, assez bien protégé. Oui, des traversiers sont présents et causent quelques vagues, mais c’est très acceptable.

Notre ancrage...


Nous allons à terre pour visiter un peu la ville de Naxos. C’est une ville correcte, mais sans plus. Nous décidons de louer une voiture pour le lendemain, question d’explorer la plus grande des îles des Cyclades.

Nous continuons à déambuler dans la ville et, par hasard, nous voyons une église catholique (!) en marbre blanc…

Nous allons visiter les ruines d’un temple dédié à Apollon. C’est assez basique comme temple mais l’emplacement, près du port, est intéressant et donne matière à de bonnes photos. Faut voir les touristes s’y précipiter au soleil couchant, on dirait des fourmis…

Les ruines du temple d'Apollon

La Chora (la ville) de Naxos

À l'heure du coucher de soleil,
l'attraction par excellence...

Vue du bateau... une fois le soleil couché!!!

 

Le lendemain, nous quittons le bateau en annexe pour aller récupérer la voiture un peu avant 9h00. Nous aurons une Fiat Panda, c’est notre deuxième expérience avec ce véhicule, la première fois ce fut en France pour le mariage de Violaine et Julien : mémorable!


 

Armés d’une carte routière sommaire, de téléphones intelligents, de recommandations glanées à droite et à gauche, les 4 compagnons d’aventure partent à la découverte de Naxos.

Premier arrêt, Vivlos, avec ses 3 moulins à vent, c’est un village supposément pittoresque, bof !...


 

On arrête ensuite à Halkio.  Une petite marche de 10 minutes dans les bois pour arriver à une église magnifique de style byzantin de Georgios Diasorites. Il y a aussi la Distillerie Vallindras (Kitron) qui fabrique une liqueur faite d’une infusion de feuille de citronnier : ça ressemble un peu au limoncello.  C’est, sur l’île, le seul endroit pour en acheter, il n’y a aucun exportation… on en achète une bouteille! On serpente les magnifiques ruelles et boutiques qui agrémentent ce petit village. Gros coup de cœur, wow !

Église byzantine...

La Distillerie, très sobre... 


Trois intensités d'alcool de Kitron sont disponible
qui se différencient par la couleur...
Vert à 30%
Blanc à 33%
Jaune à 36%
On a choisit le blanc... le vert n'étant plus disponible...

La ruelle...


 

On reprend la route, très sinueuse et escarpée pour se rendre au village de Filoti et accéder à la source d’eau Aria qui se situe au pied de la randonnée pour mont Zeus de 1 400 mètres que malheureusement, nous ne marcherons pas par faute de temps.


Le centre de l'île est très "vert",
beaucoup de culture s'y fait

La source d'Aria..

 

Un arrêt à Aspirathos pour ses ruelles de marbre… on marche que sur du marbre!!! Un petit village assez joli, mais sans plus!


 

Ensuite, un 12km de route sinueuse descendante avec une vue constante sur les petites Cylcades.  Le village de Moutsouna et son petit port de pêche sont mignons avec une mine d’émeri abandonnée. Nous faisons une pause lunch au port de pêche à la Taverna de poissons : extra bon !

Une autre mignonne petite église...


 

Nous devons refaire les 12km de route sinueuse pour se rendre dans une carrière de marbre où se trouve une statue d’Appolon de 11m laissée en plan, non terminée suite à la découverte de failles importantes dans le marbre.








Retour au bateau par la côte nord-ouest de l’île, un chemin sinueux et vue sur la mer. Une magnifique journée à explorer Naxos !


 

Paros

Après une bonne nuit, nous levons l’ancre à 9h30, avec une voilure réduite pour faire une navigation au près pour aller dans la baie de Naoussa. Notre navigation nous oblige à faire un changement de direction (virement de bord) pour pouvoir passer au large de petits rochers. Une fois les petits rochers passés nous faisons un autre virement de bord pour nous éloigner davantage quand nous constatons qu’un traversier à grande vitesse fonce vers nous. Nous refaisons un virement le bord pour le laisser passer puis nous reprenons notre route.

Nous arrivons à la baie de Naoussa qui est assez sauvage et où des activités dominicales (nage, voile dériveur et motomarine) ont lieu mais dans le calme et la sérénité. Nous faisons quelques petits travaux à bord.

Le lendemain, nous lavons l’intérieur et l’extérieur du bateau et en après midi nous faisons une randonnée à terre au Paros Park. Nous en avons pour deux heures, nous nous dirigeons vers le phare, puis filons vers la pointe de la presqu’île pour revenir vers le petit bar et le monastère. Une belle balade avec nos amis de Red Roo.


Une marche de 20 minutes nous amène au phare...






Un melthem (vent fort du nord) pointe son nez, il sera là demain, le 29 septembre. Nous trouvons notre ancrage pour s’en protéger. Nous levons les voiles assez tôt ce matin là car les vents seront moins forts pour sortir de la baie…en théorie. La réalité est que nous aurons sur 2MM des vents et des vagues de 5 pieds sur le nez, pas spécialement sympathique 😉. Mais, nous en avons vu d’autre. Nous avons maintenant le vent et les vagues qui nous poussent vers notre destination : la baie de Parikia.

Mais, les vents tombent et nous sommes contraints de terminer la route à moteur. Il y a deux assez grandes baies, nous choisissons celle plus au fond, la mieux protégée mais aussi celle plus près du port et des traversiers. Nous nous ancrons un peu en retrait vu la force des vents prévus et l’achalandage dans la baie.

Nous allons à terre découvrir la ville, c’est assez tranquille et pas vraiment spectaculaire. Nous prendrons notre dessert : baklava pour Yo et crème glacée pour Jean !


Église du village!  Superbe!


Première nuit tranquille, nous sommes bien protégés mais nous pourrions l’être encore plus si nous étions plus en avant, plus près du rivage. Oh miracle, quelques bateaux se déplacent vers le port et s’en suit une chaise musicale ! Nous prendrons finalement l’emplacement de Red Roo, qui eux sont plus en avant encore : tout le monde est content !

Les vents prévus sont de 20 à 25nds mais nous observons moins de 20nds. Nous faisons des travaux de « caulking » à bord dans la salle de bain autour de la pompe de douche et à l’extérieur sur une toute petite section du teck. Travaux bien exécutés en équipe : Jean retire le caulking, les équipements et prépare les surfaces et Yo pose le nouveau caulking de main de maître !

Le melthem que nous percevons à l’ancre est moins fort qu’anticipé mais plus du fait que nous sommes super bien protégés ici. En fait, nous regardons les quelques bateaux qui osent quittés l’ancrage pour aller en mer et tous se font secouer. Certains ont loués des bateaux pour leur vacances et n’ont pas le luxe, comme nous, d’attendre que ça passe.

Notre voisin, qui fait sensiblement les mêmes ancrages que nous depuis un mois, Morritz de Grey Wind, qui en a marre d’être là à attendre et qui a deux jeunes enfants à bord, tente sa chance pour voir de quoi ça retourne vraiment. Il a un cinquante quelques pieds, un superbe bateau, super équipé et très marin. Nous convenons qu’il nous donnera un compte rendu de ce qu’il verra. Eh bien, il n’ira pas très loin car la mer est démontée et malgré son excellent bateau et les voiles arisées qu’il a utilisé, il doit rebrousser chemin : ce ne sont pas des conditions de navigation sécuritaire.

2 octobre, nous soulignons
le premier anniversaire de la célébration
en l'honneur de Rita, Maman de Jean

On s'occupe
pendant que nous sommes cloués à l'ancrage...
Visite de Naoussa, jolie port de pêche

Les pêcheurs travaillant sur leur filet

Yolène recueille son souvenir de l'endroit....
une roche!!!

Un autre geste d'hommage à Rita,
on sonne les cloches... pour la saluer!!


Une autre belle découverte de la nature...
La fleur d'un fruit de la passion...
Magnifique!!

Ensuite, le fruit de la passion...


 

Nous devons prendre notre mal en patience. Ce n’est pas facile, on ne peut aller naviguer et explorer de nouvelles îles, il n’y a pas tant à faire à bord…Ça crée des tensions : Yo veut qu’on se déplace mais la météo nous dit le contraire : il faut attendre quelques jours encore. Semble que jeudi, le 7 octobre, la météo et la mer seront de la partie pour nous permette de bouger de là. Ce melthem semble vouloir durer… jusqu’à jeudi cela fera 9 jours…

Et bien, c’est ce jeudi, que nous quittons finalement l’ancrage de Paros… à nous la suite des Cylcades!!!

A+ pour la suite de notre aventure!