samedi 27 octobre 2018

Escapade à Tarifa, Espagne


La vie près de Gibraltar, à l’ancre, se module au gré de la direction des vents. De l’est, les nuits sont paisibles, la grande baie calme et l’utilisation de l’annexe pour aller à terre ne pose aucun problème. De l’ouest, en revanche, la houle est plus importante, parce que venant de plus loin : le « fetch ». Nous nous faisons bercer la nuit et les sorties en annexe sont…plus calculées. Le vent d’ouest pousse l’annexe sur le mur de roche de la jetée, il faut obligatoirement jeter l’ancre de l’annexe à l’arrière de celle-ci. Bref, si nous avons de longues sorties de prévue nous insistons pour que le vent vienne de l’est…

Mercredi, le 24 octobre, le vent d’est est au rendez-vous : nous irons à Tarifa! Nous y irons en bus avec les amis de Sweetie. Le bus quitte le terminus à 11h30, cela nous permet de déjeuner « tranquillo » à bord : au menu des œufs, des toasts, du fromage et un bon caffè latte, of course. Nous arrivons à Tarifa vers 12h30. L’atmosphère du lieu nous imprègne dès notre arrivée : ici c’est hipster, baba cool, relax… Les petites boutiques de la rue principale sont géniales : kite surf en quantité, un mot là-dessus plus loin, artisanat original, local et hip, vêtements tirés tout droit des années hippie, très qualitatifs et présentés dans des décors inspirants. L’endroit est peu achalandé, on aime. C’est très différent des boutiques de Gibraltar où les magasins d’électroniques, d’alcool et de cigares, de vêtements griffés et de montres de luxe foisonnent : un changement bienvenu!




Au-delà des boutiques cool, Tarifa est réputée pour avoir des vents de plus de 30 nœuds (55 km/hr), 300 jours par an. Ce qui nous amène au phénomène du kite surf. Une très longue jetée s’avance dans la mer, jusqu’au phare de Tarifa, et cette jetée accessible des deux côtés en font un haut lieu du kite surf (le kite surf est un cerf-volant, contrôlable, qui tracte une personne sur une petite planche de surf). Le vent très présent, ne lève pas de vague et passe facilement par-dessus la jetée et se renforce à 2-3m au-dessus de la jetée. C’est donc un lieu idéal pour s’initier au kite, y parfaire sa technique et pour y tenir des compétitions. Jour de chance pour nous : une compétition est en cours lors de notre arrivée et nous nous installons dans un endroit où nous verrons les manœuvres des kite surfers. Les kite surfers se produisent en groupe de quatre et nous assistons, lors des trois vagues de kite surfers, à un crescendo de talent et de virtuosité. Les kites surfers accélèrent en se dirigeant tantôt sur la jetée où, à quelques dizaines de mètres de celle-ci, ils prennent leur envol et exécutent vrilles et autres figures tout en manipulant leur planche retirée de leurs pieds et remise en place juste à temps pour l’amerrissage. Wow! C’est époustouflant! Au retour, ils montent une vague qu’ils chevauchent avant de l’utiliser comme tremplin pour d’autres cabrioles. Nous regardons le spectacle et ne pouvons retenir nos Oh et nos Ah. Nous y resterons là à les regarder pendant une bonne heure et demie.

Poisson qui donne la direction des vents !!!

Plage où à lieu la compétition...



Petit vidéo...


Nous retournons vers la vieille ville où se trouve quantité de petits resto sympas, souvent végétariens et toujours décoré façon hipster et cool. Nous nous attablons et nous partageons une salade de croutons au brie fondu et au chèvre avec des noix de Grenoble, de la roquette et une vinaigrette au miel le tout, accompagné d’un excellent café au lait. Exquis! Nous empruntons la rue principale en direction du terminus : nous devons prendre le dernier bus en direction de La Linea – Gibraltar à 16h40!

Entrée de la vieille ville...








Au retour, nous allons au bureau de poste dans l’espoir de récupérer le colis qui contient le transformateur que nous avons commandé. Déception, le colis n’a pu être livré : problème d’adresse de livraison et de logistique. Nous recevrons finalement le colis le lendemain après des démarches ardues où le transporteur a finalement livré au shipchandler de la marina. Par ailleurs, au retour de Tarifa, nous nous arrêtons, après l’épisode du bureau de poste, à un kiosque de bouffe où des pommes de terre au four géantes sont vendues. À ces pommes de terre, il est possible d’ajouter : beurre, viande, fromage, légumes et sauce. Nous emportons nos patates à bord et en faisons notre repas : c’est assez « bourratif » et tout à fait délicieux. Cela conclu de belle façon une journée très agréable à Tarifa !!!
Nous continuons à profiter de l’endroit et ce, en attendant une fenêtre météo…nous désirons du vent de l’est afin de nous faire « pousser » jusqu’au Maroc.  D’ici mercredi, ce sera que du vent de l’ouest…          


dimanche 21 octobre 2018

Gibraltar...


C’est mercredi le 10 octobre que nous recevons le colis tant attendu…Youppi ! Toujours à la marina de Cadix, nos amis de Carina, James et Shelley, arrivent de Séville et nous les invitons au bateau pour un dessert et un digestif. Nous soulignons leurs anniversaires sachant que c’est en octobre… sans connaître les dates exactes ! Nous leur disons au revoir car demain matin nous quitterons pour Barbate.

La nuit est mouvementée, un vent d’est nous réveille : pas très bon pour nous pour quitter la marina, on décide de dormir encore un peu... Vers 9h, le vent tourne à l’ouest, ce qui est mieux. Nous quittons le ponton vers 10h30 avec l’aide de James et de Shelley. Nous sommes contraints de faire du moteur pour sortir du long chenal puis nous hissons les voiles. Nous arrivons à Barbate vers 19h et nous tentons de nous protéger de la houle du SW en nous plaçant le plus possible à l’abri derrière la jetée du port. Ça roule un peu au début puis un peu plus et beaucoup plus mais rapidement ça se calme et nous faisons une bonne nuit.

Au matin, on consulte la météo à venir pour les prochains jours : que des vents d’est (et on va vers l’est…), sauf aujourd’hui : pas de vent. On doit bouger tout de suite : on fait du moteur et on suit les conseils de navigation de notre guide de croisière pour gérer les courants près de Gibraltar…malgré tout, nous avons le courant contre nous tout le long. En fait, il faut dire que la Méditerrannée a besoin de l’eau de l’Atlantique : la température plus chaude de ce bassin conduit à une évaporation plus importante que du côté Atlantique d’où cet apport d’eau qui cause un courant. Ça se complique aussi par le fait que la marée est présente en Atlantique (environ 3 pieds ou un mètre) et ne l’est pas en Med. Un troisième phénomène entre aussi en jeu, la différence de la densité de l’eau en Med et en Atlantique. Bref, c’est assez complexe. Bref, notre premier 18MM c’est fait en 5 heures… c’est pas très vite… Nous constatons que la protection pour Tarifa sera mauvaise, nous poursuivons donc jusqu’à Gilbraltar – La Linéa. C’est assez irréel… d’un côté l’Espagne, de l’autre l’Afrique et en face, Gibraltar…  On capote !!!

Les dauphins nous ont acceuillis...

L'Afrique...

Gibraltar…
Nous arrivons au coucher du soleil et nos derniers milles se font avec un courant favorable, enfin! Le coucher du soleil s’annonce spectaculaire, avec l’Afrique sur notre droite, la Med au centre et le rocher de Gibraltar sur la gauche : c’est MALADE !! Nous nous ancrons tout près de Sweetie et nous en profitons pour prendre quelques photos avec un appareil digne de ce nom. Nous rentrons pour souper à l’intérieur, car c’est frais et nous ne nous couchons pas trop tard…

Gibraltar...

L'Espagne…

Le lendemain, 13 octobre, nous sommes heureux d’être à Gibraltar dans cette grande baie assez bien protégée. Nous allons à l’épicerie et constatons la pauvreté relative de ce quartier de la ville de La Linéa, côté espagnole. Nous retournons au bateau pour nous reposer un peu.

Ce sont les forts vents et la pluie qui nous réveillent : un vent d’ouest, séquelle de l’ouragan Leslie qui est passé au Portugal, près de Porto. Nous décidons de rester à bord et nous nous occupons à faire de menus travaux. La nuit est assez venteuse et tapageuse, mais ça fini toutefois pas se calmer au milieu de cette dernière. Durant la matinée les vents reprennent de plus belle, nous restons à bord et en profitons pour faire des travaux et du ménage en prévision de notre retour au Québec. Nous nettoyons, entre autres, tous nos moustiquaire et stores.

Nuage qui se crée sur Gibraltar lors de vent d'est (Levante)

Sweetie avec, en arrière plan, la ville de La Linéa


C’est finalement mardi, le 16 octobre, que la météo nous permet de sortir du bateau… nous en profitons pour aller à terre avec nos vélos pour visiter Gibraltar : The Rock, comme la surnomme les « Brits ». Nous traversons la frontière : une vraie passoire, zéro contrôle : sans ralentir ni arrêter les gens tiennent leur passeport dans leur main et continuent leur chemin. Nous nous rendons au cœur de Gibraltar en vélo, nous verrouillons ces derniers et filons à pied. Nous marcherons un bon 3 heures et gravirons les 418m de dénivelé (1350 pieds). Il y a des vues vraiment spectaculaires, des singes macaques (qui sont capables de sauter sur nous pour prendre le contenu de nos sacs à dos : ça nous est arrivé!) et un resto au sommet. Nous nous laissons tenter et lunchons là. Nous redescendons de là-haut avec le tramway aérien et visitons la ville, plus bas.  Ce fut une magnifique randonnée ! Nous rencontrons des amis à Sweetie et nous les recroiserons à l’apéro en soirée sur Sweetie. Belle rencontre. Avant de rentrer au bateau, nous nous sommes rendus à la Policia National pour préparer notre sortie de l’espace Schengen. Le policier, super gentil et compréhensif, nous explique que pour sortir de Schengen il faut d’abord y être entré, nous lui disons que nous sommes sortis de Schengen au Açores parce que nous pensions aller en Angleterre (demi-vérité…) et que lors de notre arrivée en Espagne, personne n’a voulu étamper notre passeport lorsque l’on a réintégré Schengen. Il nous a proposé plusieurs façons de régulariser la situation. La plus simple pour nous sera d’aller à la marina, d’y prendre une place à quai et de lui fournir un document prouvant que le bateau est bien à la marina.

Porte au cœur du centre ville de Gibraltar...



Un des nombreux macaques
(à droite sur la photo selon Jean!!!)

Ville de Gibraltar...

Notre ancrage l'autre côté de l'aéroport de Gibraltar…




C’est le lendemain matin que nous allons à la marina à bord de Caffè Latte et nous obtenons le document requis. En après-midi, nous nous présentons à la Policia National et le gentil policier étampe nos passeports, nous sommes dans Schengen et pourrons donc en sortir, un peu plus tard pour entrer au Maroc! Nous sommes bien contents. Par la suite, nous retournons en vélo pour continuer la visite de Gibraltar. Nous faisons littéralement le tour de la presqu’île en vélo : nous nous rendons à Europa Point, nous traversons deux tunnels : c’est magnifique. Puisque nous sommes à la marina, nous avons accès à la ville Espagnole de La Linéa à pied, sans prendre notre annexe, et nous en profitons pour aller souper au restaurant avec Sweetie : resto typiquement espagnol et familial, très bon!

Un des deux tunnels

Et voilà le fameux phare d'Europa Point…  Mythique!!!


C'est m-a-l-a-d-e !!!!

The Rock, vu de la marina...

The Rock...at night !!!

Nous restons une journée de plus, à la marina, et en profitons pour travailler sur le bateau : nettoyage de la ligne d’eau en partie, achat d’une chaine pour l’ancre (on va remplacer la nôtre, rouillée, qui salit tout…).

Vendredi dernier, nous quittons la marina et retournons nous ancrer, tranquillement, au même endroit. Nous devrions passer la prochaine semaine, à l’ancre, à profiter du bon ancrage, relaxer, se promener dans la ville  et faire de petits travaux à bord avant de faire les 30MM qui nous séparent du Maroc ! 

mardi 9 octobre 2018

Faro et Ria Guadiana, Portugal / Cadix et Séville, Espagne



Désolé d’avoir pris un peu de retard dans le récit de notre aventure…. Plutôt très occupés à visiter l’Andalousie…  Nous sommes présentement dans une marina à Cadix et Yo a une petite sinusite (l’air climatisé du train…) alors, nous profitons de ce moment pour nous remettre à jour !!!

Alors que nous étions toujours à l’ancre à l’entrée du port de Olhao/Faro, le 23 septembre dernier, nous empruntons un traversier pour se rendre à Faro. Nous sommes contents d’avoir pris le traversier car avec notre bateau, il eu été très stressant, mettons, de s’y rendre : peu profond et peu d’indices (lire, pas de bouées) pour se déplacer à certains endroits. C’est une jolie petite ville, c’est dimanche et on apprécie la relative tranquillité. Nous lunchons dans un resto et c’est excellent : on aime la pieuvre! Nous retournons au bateau en après-midi et nos amis de Sweetie arrive dans la baie. Le lendemain, nous faisons une marche sur la plage à l’ïle déserte et Yolène en profite pour faire du SUP. Nous faisons un 5 à 7 avec Sweetie.






Nous quittons l’endroit le 25 septembre, nous levons l’ancre à 8h30, sous moteur à cause de la direction du vent, mais les dernier 5MM seront sous voile et forts agréables. Nous jetons l’ancre dans le Guadiana (« gua » signifie rivière en arabe et « Diana » est le nom d’une princesse arabe), du côté espagnol, juste avant le pont qui relie le Portugal à l’Espagne…Nous y resterons quelques jours, c’est calme ici et selon les marées, montante ou descendante, l’étrave pointera respectivement côté mer ou côté rivière et ce, peu importe la direction du vent !!!  Et oui, le courant l’emporte sur le vent !!!


Ceci est le 4e "backup" pour notre lumière de mouillage…
Le 2e et 3e backup, nous ont lâchés en même temps!!!
Nous en profitons pour aller visiter Vila Real de Santo Antonio, côté portugais. Très mignonne petite ville, beaucoup de rues piétonnières et un excellent supermarché. Nous prenons nos vélos pour aller visiter la ville Castro Marim.  On y fait la visite du château et de la forteresse datant du 12ième siècle, c’est assez sympa.



Champ d'oliviers et marais salant






Du côté espagnol, Ayamonte est bof, petit shipchandler, marina et un hyper Dollorama (bazar chinois).

Nous nous réancrons dans le Guadiana, cette fois plus près de l’embouchure, c’est un peu plus bruyant et il y a plus de vagues car les pêcheurs sont plus près de nous, mais ça va. Le lendemain, nous faisons les « touristes » et prenons un bateau qui remonte le Guadiana jusqu’à Foz de Odeleite, où vivent 25 familles. Après une visite guidée assez instructive (on y apprend entre autres que la fève d’un arbre contenant 24 graines et est à l’origine de la mesure de la pureté de l’or (ie 24 carats…) nous allons prendre une bière sur le bord d’une piscine. Nous avons droit à un lunch succulent de poulet portugais en compagnie de Français habitant Strasbourg. Très sympa. Les guides chantent des chansons typiques du Portugal pendant le repas et c’est vraiment bon enfant! Super belle expérience.



Chaque couleur sur la maison représente
le patronyme de la famille...

Coralie, cette photo est pour toi…
De belles grosses olives...





Le 1er octobre, début de la basse saison dans les marinas, nous levons l’ancre à 7h30 en direction de Cadix à moteur puis sous voile, les vents étant plus légers que la prévision météo nous choisissons de nous rabattre sur Chipiona pour y passer la nuit… Oh boy, quelle nuit. Ça roule en grand jusqu’à 3h du matin, heureusement nous « dormons » dans la cabine arrière, dans le sens la largeur du bateau, c’est plus confortable… Nous avons perdu 2 poissons durant notre navigation et un leurre aussi…quand ça va mal 😉.

Immédiatement après le déjeuner, nous levons l’ancre pour Cadix et saluant nos amis de Sweetie qui sont arrivés, avec des invités à bord, vers 18h30, la veille. Nous naviguons sous moteur faute de vent mais nous nous avions toutefois notre grande voile pour aider à la propulsion du bateau. Nous jetons l’ancre dans un endroit un peu bizarre, mais recommandé pour la baignade et la pêche, ce qui s’avère car des pêcheurs ont sortis leurs cannes à pêche du haut du mur brise lames et un nageur fait des longueurs non loin du bateau. C’est un endroit bizarre parce que nous sommes en plein milieu d’un « V » formé de deux brise lames qui protègent la marina. Pour l’heure c’est très calme, nous avons accès à internet dans un bar à Cadix et nous constatons, en prenant notre météo, que les vents soufflerons de l’est ce soir entre 15 et 20 nœuds… euh, nous ne serons pas protéger des vents d’est car c’est le côté ouvert du « V »… nous avons confiance en notre ancre, le fond est de vase à bonne tenue mais le derrière du bateau fera face au « V »…ce n’est pas l’idéal. Nous nous réveillons effectivement quelques fois durant la nuit pour prendre nos repères et nous rassurer. Au matin, nous allons à la marina pour voir s’il y a une place pour nous et nous y allons car les vents d’est seront présents pour les prochains jours… donc le bateau sera heureux, et nous aussi, de pouvoir se faire laver à grande eau : les joies de la marina! Ça doit faire deux mois qu’il fait beau sans arrêt, jamais de nuages dans le ciel, jamais de pluie : c’est fou, il fait plus beau ici que dans les Caraïbes…

Nous pourrons utiliser nos vélos, ici, à Cadix car il y a des pistes cyclables et de larges trottoirs qui sillonnent la ville : nous adorons cela! Nous attaquons la visite de Cadix armés d’une carte de la ville trouvée à l’information touristique lorsque nous y avons posé pied. C’est une vieille ville et comme toujours les rues ne sont pas à angle droit, il y a des sens uniques : nous sommes toujours à regarder le nom des rues pour pouvoir nous repérer sur la carte. Cadix est une très belle ville dont l’histoire remonte aux Phéniciens, donc avant la naissance du Christ. Il y a des vestiges, très bien aménagés et qui valent le détour, d’un théâtre romain de 10,000 places. À cette époque le mime et le pantomime était fort apprécié à Cadix. Nous nous déplaçons à vélo et c’est heureux ainsi car de la marina au centre-ville on doit compter une bonne demi-heure de marche alors qu’à vélo on y est en dix minutes maximum. Nous visitons une exposition d’art sacré dans la cathédrale de Cadix : assez impressionnant les tableaux, sculptures et reliques provenant des diverses régions d’Espagne et rassemblées pour célébrer le 750ième anniversaire de la reconquête de Cadix par les Chrétiens. Malheureusement, il est défendu de prendre des photos… Puisque sur la côte Atlantique, Cadix regorge de plages et comme partout ailleurs ses habitants en profitent. Une belle piste cyclable longe la côte rendant la découverte de cette jolie ville très agréable. De nombreux parcs et places sont présents partout et sont fort bien entretenus : que demander de plus?

Monument symbolique représentant la constitution de 1812

Hôtel de ville


Passage sous les gradins du Théâtre romain

Théâtre romain

Dôme en or de la cathédrale


Tour de la cathédrale
dans laquelle nous sommes montés

Petit arbre….

Château de Santa Catalina





Encore des plages...

Un des nombreux parcs

La belle de Cadix…
euh…  Les belles de Cadix!!!


Nous voulons, à partir de Cadix, aller visiter Séville en prenant le train, nous voulons y amener nos vélos et y coucher une nuit à l’hôtel. Nous quittons Caffè Latte, en vélo, tôt vendredi matin, le 5 octobre, pour nous rendre à la gare, y acheter nos billets pour le train de 8h40. En Espagne, les gens vivent à l’heure avancée mais de deux heures, ce qui fait que le soleil, au début octobre, se lève à 8h30 et se couche à 20h00… Nous filons donc à vélo vers la gare à la noirceur! Nous montons à bord du train, très moderne et confortable, et nous arrivons à Séville 1h40 plus tard. Nous nous arrêtons à un kiosque d’info tourisme et le préposé nous apprend que seulement 3 des 18 hôtels, avec lesquels il fait affaire, ont encore des chambres pour cette nuit. Conclusion, il sera difficile de trouver une chambre et il vaut mieux s’y attaquer tout de suite. Ce que nous faisons. Des pistes cyclables sillonnent la ville et nous arrivons sans peine à l’endroit où il y a forte concentration d’hôtel, d’hostal et de pensao, au cœur de la vieille ville. Pas de chance, nous faisons au moins une douzaine d’endroits et seule une pensao délabrée (et où ça ne sent pas très bon) a une chambre pour nous…que nous déclinons. Nous allons un peu en périphérie de la vieille cité et nous tombons, pure chance, sur un mignon petit hôtel où, une chambre, au rez-de-chaussée, est libre. Ok c’est bon on prend! Après s’être débarrassés de nos bagages nous partons en vélo à la recherche d’un resto pour casser la croute puis nous repartons visiter la ville : c’est vraiment JOLI Séville. Tout est beau, les maisons sont coquettes et superbement entretenues, idem pour les commerces, les monuments historiques, les parcs et les pistes cyclables. Nous allons voir la Torre del Oro, le théatre, l’université, la Place d’Espagne et allons de l’autre côté du Guadalquivir pour y découvrir le quartier des bons restaurants de Séville : c’est top !!! Retour à l’hôtel, douche et apéro à la chambre et nous repartons, à pied cette fois, en direction du secteur resto. Nous en faisons le tour, y croisons des québécois très sympa et nous trouvons un resto de tapas qui nous apparaît très bien. Nous nous installons sur la terrasse au 3ième étage, avec vue sur la ville et en prime une guide/instructeur de flamenco assise à la table voisine. Elle nous parle avec passion de sa ville et des choses à voir et à faire. Le repas est délicieux : 5 tapas à partager dont un à la queue de taureau! Wow! Nous sortons de table et profitons de la douceur de la soirée pour flâner le long du Guadalquivir. De jeunes gens sont sur des SUP, poussés par le courant, dans la noirceur de la nuit. Trop nice. Nous rentrons à l’hôtel assez tard et heureux.


Torro Del Oro et le Guadalquivir

Le théâtre

La place d'Espagne...





Nous devrons nous lever tôt le matin car l’Alcatra, résidence des rois à Séville depuis le 13ième siècle, est assailli par les touristes et les portes ouvrent à 9h00. Nous sommes dans la file dès 9h30 et au bout d’un peu plus d’une heure nous débutons la visite avec nos audio-guides. L’influence des Maures (arabes) est partout présente dans l’architecture et dans la décoration de lieux : c’est spectaculaire, nous adorons! Nous allons luncher puis nous retournons visiter la ville en après-midi. Nous prendrons un dernier repas avant de prendre le train de 20h10. Nous arrivons au bateau, sans encombre vers 22h00, frontales allumées.

Quelques photos d'Alcatra… dans toute sa splendeur… et les détails...










Hall d'entrée d'une maison...




Structure en bois…  Un monument signature de la ville!!!

Nous nous sommes fait des amis à la marina, un couple de Halifax, James et Shelley. Ils sont super sympas et nous les revoyons le lendemain à leur bateau pour un apéro : c’est notre deuxième soirée avec eux et ça clique entre nous. Ils iront également à Séville pour 2 jours et nous parlons de nos plans futurs au Maroc… 

Pour l’instant, nous resterons à la marina dans l’attente d’un colis (merci Luc et Mary!!) contenant des lunettes de soleil et notre appareil photo et d’une fenêtre météo nous permettant de bouger vers Barbate, sur la côte Espagnole, nous rapprochant ainsi de Gibraltar. 
À très bientôt les amis!