dimanche 24 décembre 2017

Joyeux Noël


Joyeux Noël à tous !

On vous souhaite de bons moments en famille.  Profitez bien de cette période de l’année.  On pense à vous.

Notre arbre de Noël fait avec
des bouts de bois trouvés sur les plages

Et oui, nous avons vu le Père Noël
lors de la parade du 23 décembre !

dimanche 17 décembre 2017

Martinique... Mont-Pelé


Nous sommes ancrés à Sainte Anne, depuis le 10 décembre, et il y fait beau temps depuis que nous y sommes. Ciel bleu, nuit étoilée, presque tous les jours. Ce n’est pas coutumier dans les Caraïbes où, normalement, il pleut, un petit peu, à chaque jour. Nous en profitons pour faire des réparations et des travaux sur le bateau. Nous avions une entrée d’eau par l’avant du bateau, au niveau de l’étai, suite à un problème de conception, et nous avions reçu un jeu de pièces pour étanchéiser le tout. Pour installer ce jeu de pièces, il nous fallait ce temps sans pluie. Nous avons ôté le davier et le support pour tenir le bout dehors, ôter tout le scellant que nous avions mis en place et installer le jeu de pièces. Or, une des pièces était mal soudée, Jean a dû utiliser une rectifieuse pour la rendre conforme. Donc, nous installons les pièces, le davier et le support pour le bout dehors et nous calfeutrons le tout. Tout a l’air bien en place, il restera un peu de scellant à faire le lendemain matin puisque nous terminons les travaux à 18hres avec une frontale… Le lendemain, Yolène s’affaire à finir de sceller l’avant du bateau et entreprend l’étanchéisation du pourtour du bateau. Pendant ce temps, Jean entame le changement d’huile sur le moteur : après 150-200 heures il est recommandé de faire la vidange d’huile. Trois items sur la « to do list » viennent de s’effacer : Yééééé!

Pendant ce temps, nos amis de Grand Cru sont de retour à nos côtés, à Sainte Anne. Nous prévoyons louer une voiture jeudi et vendredi. Nous voulons faire le Mont Pelé : ça fait deux fois que nous tenons de le gravir mais sans succès. Il y a toujours le mauvais temps qui nous en empêche .

Nous réservons un « monospace », la version française du minivan. Il loge 7 personnes est de marque Dacia et ce modèle se nomme « Lodgy » évoquant sans doute le fait qu’il soit logeable !? Nous récupérons le véhicule, mercredi soir, et prenons la route tôt, jeudi matin. La route est longue pour se rendre au Mont Pelé, en plus, il y a de la circulation pour se rendre à Fort de France d’où nous emprunterons une route secondaire pour nous rendre à Ajoupa Bouillon. De là, nous débuterons l’ascension par l’Aileron vers 10h30. En théorie, pour se rendre au refuge no. 1, il faut mettre 2 heures. Nous faisons ce segment en 1h30. C’est magnifique comme paysage, la végétation est basse en partie à cause du sol volcanique ce qui permet des points de vue de partout sur la montagne et il y a une variété infinie de verts. Parfois, le ciel se dégage et nous laisse voir le sommet du Mont Pelé. Nous nous rendons ensuite au refuge no. 2 en empruntant le sentier « le chinois », non sans avoir atteint le sommet de 1902 (année de l’éruption qui a détruit la ville de St-Pierre). Nous montons puis redescendons pour atteindre le sommet de 1929, le sommet du Mont Pelé. Nous y lunchons, malheureusement pas d’éclairci pendant notre pause au sommet. Nous faisons le choix de retourner à la base (Aileron) en empruntant un sentier qui longe le « cratère » de 1902, sentier nommé le « Caldeira ». C’est à couper le souffle. Finalement au bout de 5 heures de randonnée nous rejoignons l’Aileron et la voiture. De là, en route pour la rhumerie DePaz, l’une des deux meilleures rhumeries de la Martinique, l’autre étant Niesson. Arrivé sur les lieux, nous entamons l’auto-visite et nous concluons celle-ci au coin dégustation. Un ti-punch, une lampée de rhum vieux, une autre de rhum planteur au fruit de la passion…Nous achetons un cubi de rhum doré et une bouteille de vieux rhum et nous repartons vers Sainte-Anne mais nous sommes, encore une fois, coincés dans la circulation. Nous regagnons sagement notre bateau vers 19h00 après avoir salué nos amis de Grand Cru avec lesquels nous avons passé une journée magnifique.



















Ceci est le trajet fait de l'Aileron jusq'au
Le Chinois en passant par la Caldéira
Mont-Pelé alors que nous sommes à la rhumerie DePaz
Vendredi, nous nous rejoignons au quai à 8h30 et nous décidons d’aller au Diamant pour voir le mémorial 110 degrés. Il s’agit d’un site érigé en mémoire de 15 esclaves qui ont péri lors du naufrage d’un bateau à l’ancre dans la baie face au rocher Diamant. Les esclaves ayant péris car ils étaient enchaînés dans la cale du bateau. Le mémorial 110 degré fait référence au cap qu’il faut prendre pour se rendre en Guinée, lieu présumé de naissance des esclaves en question, à partir du rocher Diamant. Nous visitons aussi une minuscule demeure, celle d’un bagnard Martiniquais. Nous nous dirigeons ensuite vers le Décathlon (vêtements et équipements de sport) puis vers le Hyper U, un hyper super marché d’alimentation (choix complètement débile). Nous ressortons de là juste à temps pour se foutre à nouveau dans la circulation. Nous arrivons tout de même à Sainte-Anne vers 17h. Nous mettons nos achats dans le dinghy et nous nous rendons au bateau sans encombre. Nous retournons le véhicule pour 18h00. Au retour, nous voyons le Pizza Boat, un catamaran converti en pizzéria flottante. Jean s’y déplace et nous plaçons une commande. Elles sont vraiment délicieuses, à refaire…




Hier, nous avons pris ça mollo, au bateau, tout en faisant quelques menus travaux. Nous irons pour un apéro sur Ramble On, un catamaran appartenant à un couple d’américains que nous avons connus au volleyball en Grenade et qui sont aussi amis avec Grand Cru. Life is good! On pense à vous, familles et amis, au Québec et aux 40cm de neige reçu… et on se dit que la vie est parfois cruelle 😉
À bientôt !

mardi 12 décembre 2017

Sainte-Lucie


Vendredi, 1er décembre, nos amis de Oui-Chérie ! arriveront vers 11 hres, nous en sommes informés par la VHF de la ligne d’arrivée de l’ARC+. Nous nous dirigeons en dinghy vers le « commitee boat » situé sur la ligne d’arrivée. Nous nous tiendrons caché jusqu’à ce que Oui-Chérie ! franchisse la ligne d’arrivée. Ils approchent, Yolène a des frissons, ils franchissent la ligne imaginaire, ça y est, ils ont réussi ! Nous sautons dans l’annexe et nous fonçons sur leurs poupes, au bout d’un moment, ils s’aperçoivent qu’un bateau s’approche d’eux. Soudain, André nous reconnait, il est ému et nous aussi. Nous agitons fébrilement nos drapeaux, échangeons quelques mots et crions des bravos ! Nous les laissons se rendre à la marina, profiter du moment et nous les rejoindrons en fin d’après-midi pour l’apéro. Un merveilleux apéro, une soirée pizza et plein d’anecdotes à se raconter.


Samedi, avec Oui-Chérie! et Cathy et Reid de Grand Cru, nous allons faire un tour à Castries, la capitale de Sainte-Lucie. Il y a un marché mais surtout plein de boutiques pour les croisiéristes, pas super intéressant… Un petit lunch sur les lieux et on retourne à la marina, en autobus. En soirée, il y a un party de l’ARC+ et nous y allons avec les amis, une belle soirée avec alcool et bouchées.

Dimanche, une randonnée d’une dizaine de kilomètres avec André, Louise et Denis, de Oui-Chérie !, en direction de Morne Pavillon, un petit parc légué par une famille américaine. Très jolie randonnée sauf le début qui est le long d’une route assez passante…. En fin d’après-midi, nous allons au Jambe de Bois, un joli bar-resto près d’un parc national et nous y prenons un apéro avec les équipages de Grand Cru et de Oui-Chérie ! Par la suite, nous allons sur Oui-Chérie ! pour le souper. Une autre belle soirée !



Lundi, journée un peu moche, nous « chillons » sur le bateau. Mardi, bonne pluie, nous « re-chillons ». Mercredi, nous faisons une randonnée d’une quinzaine de kilomètre et nous nous faisons surprendre par un grain assez fort qui a duré une bonne vingtaine de minutes. Nous sommes neuf, Grand Cru et leurs amis au nombre de trois et nous. Un homme nous interpelle : « Come, shelter » (venez vous protéger). Nous le suivons dans son atelier où le sol est jonché de rameaux pour faire des balais… Le toit laisse filtrer l’eau de pluie et dehors il pleut en ta… L’homme nous raconte des anecdotes. Le grain fini par s’estomper et nous reprenons notre route dans la boue glissante… Nous arrivons à une plage où des kite surfers s’exercent et où il y a tout au bout un bar-resto. Nous y prenons une bière puis, nous rentrons vers la marina. Nous cherchons en vain un endroit pour manger en route, finalement nous allons à la pizza de la marina.
Le lendemain, jeudi, nous ferons route vers la Martinique. Nous partirons finalement vers 9h30 après avoir fait le plein de diésel : 128 litres de consommé en 5 mois et demi et 65 heures de moteur ! La navigation vers la Martinique est superbe malgré un pépin causé par un oubli de notre part : notre troisième ris est mal enfilé et nous force à réduire notre voilure sur la grand’voile. Nous arrivons au Marin sur un bord, yes !, et notre moyenne est encore une fois supérieure à 6 nœuds. Nous nous ancrons à côté du bateau d’un ami, Michael d’Eleonara et aussi près du bateau de Patrick sur Mi Vida. Ces deux-là sont des navigateurs solos et nous en profitons pour les présenter l’un à l’autre. Nous prenons l’apéro sur Mi Vida. Bonnes discussions !




Vendredi, nous allons faire des courses et à notre retour au quai des dinghy nous rencontrons notre voisin de quai lors de notre traversée, il y a un an, ainsi qu’un couple de Montréal, Nathalie et Jean-Paul sur Unity ! En après-midi, nous relaxons un peu. Une fuite de diésel doit être toutefois réparée… pas simple mais ça fini par se régler!
Samedi, nous retournons à terre avec Dalynn et Reid de Grand Cru pour les aider avec le forfait internet de chez Digicel : ils ne parlent pas français… En soirée, nous recevons Patrick et Michael pour un souper fromages-pâtés-vins. Nous quittons le Marin, dimanche en début d’après-midi, pour nous ancrer à Sainte Anne où l’eau est très claire et où nous pourrons recommencer à faire de l’eau et nous baigner!
C’est cool la Martinique, à bientôt !

vendredi 1 décembre 2017

Bequia


Mardi matin, le 21 novembre, nous nous levons à 4h00, on se fait du café et des « beurrées » de beurre d’arachides et de confiture que nous mangerons une fois en route. Nous levons la grand’voile puis levons l’ancre en direction de Bequia. Nous partons en compagnie de Grand Cru et d’Alexian. Les deux catamarans roulent plus vite que nous mais c’est ok, nous arriverons plus tard. La navigation commence de façon plutôt « rock and roll », nous nous faisons accueillir par un grain qui, observé sur le radar, est non seulement gros mais clairement nous encerclera. Nous réduisons la voilure en grand : en enroule le génois à deux ris et la grand’voile à trois ris. Finalement, les vents ne sont jamais montés à plus de 30 nœuds mais nous sommes trempés... Après cet épisode, juste un peu de vent, on défait ce que nous venions de faire, et c’est reparti ! Nous déjeunons au lever du soleil et nous roulons assez bien. Nous faisons un point à toutes les heures dans notre carnet de route, vitesse des vents et direction, allure, vitesse et direction du bateau, tout ça dans le but de nous garder à l’écoute de l’évolution de la traversée, d’estimer notre heure d’arrivée et de nous garder occupé. De temps à autre, nous communiquons avec nos amis pour savoir comment ils vont. Nous sommes contents, lentement mais surement notre moyenne monte et nous atteignons 6 nœuds de moyenne avec notre meilleure heure à 8.0 nœuds en moyenne !  Les vents faiblissent un peu, mais nous continuons de faire du 6 nœuds et +. Nous soupons avec un chili et tout roule bien. Les vents tournent un peu, nous sommes maintenant poussés par le vent, puis tournent à nouveau pour les deux dernières heures où là c’est du pur bonheur, les vents ont forci un peu et la mer est plate, nous atteignons 8.9 nœuds et nous rallions Admirality Bay à Bequia 22h00, ancrage à 22h30 ! Une moyenne de 6.2 nœuds. Party relax sur Grand Cru !

Ancrage à Bequia
Le lendemain matin, nous nous réancrons et sommes vraiment content d’être à Bequia. Nous sommes venus ici plusieurs fois, sans jamais y rester assez longtemps pour l’explorer… Cette fois par contre, avec Dalynn et cie, nous allons ratisser Bequia de long en large. De multiples randonnées, un souper au Fig Tree, des sorties en apnée, des apéros de part et d’autre, des sorties sur les plages et des visites de lieux intéressants (entre autres le sanctuaire des tortues et le « blow hole »). Bref, que des bons moments avec Grand Cru et Alexian, ce fut top !

Souper au thon et au barracuda pêchés
par nos amis lors de la traversée


Au sommet de Peggy's Rock avec une vue sur notre ancrage

Notre projet: des calabash devenus des bols et des lampes...
En direction du Sanctuaire des tortues
Ces tortues ont 2 mois...
 
et celle-ci, 16 ans...  elle sera mise en mer sous peu...




Souper au Fig Tree,
Jean se fait prendre à danser avec la propriétaire, Cheryl!

Au Fort Hamilton où l'on a une belle vue de la baie

Super Yo est toujours prête!!!


Et oui, parfois on travail...
Jean enlève la rouille après les pataras...

En route vers "Suck Hole"...
Le voici...

le voilà!!!!

Nous devons quitter Bequia mardi, le 28 novembre, parce que nos amis de Oui Chérie, qui font l’ARC+, vont arriver à Ste-Lucie (Rodney Bay) au plus tard, vendredi, le 1er décembre et nous aimerions y être, pour les accueillir. Les conditions météo de mardi sont les meilleures de la semaine pour nous y rendre. Nos amis de Grand Cru, eux, vont partir mercredi, ils ont eu à organiser un séjour dans la marina de Rodney Bay pour y effectuer un changement du parc de batterie et ils ont été un peu coincé dans le temps. En effet, la marina IGY accueille les participants de l’ARC et de l’ARC+. Dans les faits, l’ARC+ part des îles Canari va au Cap Verde et l’ARC part des Canaris et tous deux se rendent à Rodney Bay. Un périple de plus de vingt jours en Atlantique dans les deux cas. Nous connaissons le sentiment que l’on ressent à l’arrivée de ces traversées et nous voulons être là pour eux (mais ils ne sont pas au courant que nous y serons…chut !).  Alexian, David, retournera à Grenade car il ira au Canada pour un mois durant la période des Fêtes.

Toujours est-il que, mardi matin, nous levons la grand’voile et levons l’ancre en direction de Ste-Lucie. Nous avons des vents corrects et nous filons avec un ris sur la GV. Nous rejoignons St-Vincent et choisissons de rester à 5- 6 milles de la côte pour avoir, en théorie du vent… Eh bien non, nous sommes encalminés et réticents à faire du moteur… au bout d’un temps ça se replace un peu et nous faisons de la belle voile dans le passage entre St-Vincent et Ste-Lucie. Au final, nous aurons eu une moyenne de 6.0 nœuds, ce qui est correct.
Lever du soleil


Pluie au loin

Coucher du soleil
Ste-Lucie, est un bon endroit pour les fournitures de bateau, nous en profitons pour remplacer la boîte de contrôle de notre congélo et pour y ajouter un ventilateur pour faciliter le travail du compresseur…nous aurons accès à un congélo qui fonctionne, ce qui est bien car la Martinique est notre prochaine destination. Nous avons aussi (Yolène) trouvé une astuce pour réparer la fermeture éclair du « lazy bag » pour protéger notre grand’ voile du soleil. Hier, en fin d’après-midi, les amis de Grand Cru arrivent et nous les saluons en dinghy, nous arrivions des faire nos provisions quand nous les avons aperçus arriver dans la baie. Nous profiterons de jeudi pour finaliser nos petits travaux à bord et aujourd'hui pour l’arrivée de Oui Chérie. Par la suite nous irons explorer Ste-Lucie.

À très bientôt !