jeudi 4 mai 2023

Taormina, Sicile

Bye Bye Syracuse

Après dix jours à l’ancre, et ayant finalement reçu la pièce attendue, une pompe à eau de mer activée par le pied, nous quittons le 25 avril à 6h. Cette pompe est très utile à bord elle nous permet de rincer les couverts après le repas sans consommer de l’eau potable. L’attente en valait la peine.

Remonter l’ancre fut plus long qu’à l’habitude du fait de la vase, d’excellente tenue et collante à souhait. Pour éviter de salir le cordeau et la baille à mouillage avec de la vase prise autour et dans les mailles de la chaîne, nous avons dû jeter des sceaux d’eau de mer sur la chaîne pour déloger la vase rebelle.

Nous avions 48MM à faire, nous avons réussi à faire 4 heures de voile et 5 heures de moteur. Ce n’est pas ce que nous anticipions, nous croyons devoir faire le tout à moteur, ce fut donc une belle surprise.

Nous ancrons à Naxos juste au sud de Taormina. Le mouillage est réputé rouleur, mais la vue est magnifique avec l’Etna en arrière-plan. Nous passerons une nuit correcte, le roulis s’étant estompé le soir et la nuit venu.

Vue de notre ancrage, Taormina...

et encore l'Etna !!!

Le lendemain matin, le roulis reprend de plus belle, mais nous arrimons tout à l’intérieur du bateau et partons à la découverte de Taormina, ville réputée pour être très jolie.

Nous marchons environ une dizaine de kilomètres et gravissons près de 600m en dénivelé positif. Nous nous rendons jusqu’à Castelmola d’où nous avons une vue imprenable sur Taormina, sur notre mouillage, sur l’Etna et sur les environs.

En nous rendant à Castelmola, nous nous arrêtons pour visiter un parc urbain magnifique donnant sur la mer. Nous traversons la rue principale de Taormina, une splendeur, de jolis magasins avec de jolies choses, une place publique vaste et animée lors de notre passage, par des musiciens siciliens, guitare, accordéon et voix : dépaysement.

Nous faisons une trouvaille, un objet capte l’attention de Jean : une machine à expresso fonctionnant sans électricité, mais plutôt, simplement sur le feu de la gazinière et qui donne un expresso savoureux et crémeux. Une démonstration en magasin nous a conquis, nous l’achètons!

Le parc public...


Une ruelle...


LA rue piétonnière...

Lors de notre ascension à Castelmola,
et encore l'Etna en arrière-plan...


Taormina vue de Castelmola...

L'Etna et la vallée...  magnifique...

Notre ancrage au loin..

Taormina et son théâtre grec...

Nous retournons au bateau vers 17h, ça roule toujours 😔

Nous décidons de se déplacer vers le nord, plus près de Taormina, car paraît-il, ça y roule moins. L’information était juste, jusqu’à temps que ça commence à rouler solidement. Nuit mauvaise 😠

Retour à l’ancrage initial au matin, journée calme au bateau, nous retournons à Taormina pour s’y en imprégner une dernière fois. Nous partons à 15h, nous retournons au magasin où nous avons été précédemment pour y acheter, cette fois, un moule à arancini, ces petites boules de risotto fourrées d’une préparation de légume ou de viande, typiquement sicilienne. Nous en avions mangé hier au lunch à un endroit réputé et nous voulions pouvoir en faire nous même pour en servir à bord.

Souper tranquille sur Caffè Latte. Nous envisageons partir le lendemain matin à 6h pour rallier Scilla et franchir de détroit de Messine. Nuit tranquille et calme😊.

Le détroit de Messine

Nous levons l’ancre à 6h comme prévu, le temps est magnifique, peu de vent, une belle journée s’annonce.

Situé au nord-est de la Sicile et jouxtant l’Italie continentale, le détroit de Messine peut être dangereux sous certaines conditions. La légende, racontée par Ulysse, voulait que deux monstres marins peuplent ce bras de mer tellement les conditions, pour les navires de l’époque, pouvaient être impressionnantes. En effet, des courants forts jusqu’à 6 noeuds (c’est presque notre vitesse maximale au moteur), lors du passage du sud au nord, comme celui que nous ferons, génèrent des vortex et des vagues courtes et abruptes quand les vents sont contraires.

La genèse de ces phénomènes est aujourd’hui connue. D’une part, les mers Ionienne et Tyrrhénienne situées de part et d’autre du détroit sont en décalage de marée. D’autre part la salinité et la température de ces deux mers sont très différentes causant un brassage intense de ces eaux. Finalement, le relief est d’un côté peu profond et étroit et de l’autre côté large et profond, créant un double cône de rétrécissement y accélérant l’eau en transit. Heureusement, de nos jours il existe des outils que l’on peut consulter pour connaître précisément les courants en fonction du lieu du jour et de l’heure. Ceci permet de planifier son déplacement sans avoir à subir les effets indésirables du détroit… Ce pourquoi il fallait partir à six heures !

De nombreux bateaux commerciaux y transitent et il faut contacter les autorités du détroit lors de l’entrée et de la sortie pour obtenir leur autorisation.

Un beau départ matinal...

Difficile réveil !!!

Jean s'occupe pendant ce passage tranquille...

...et Yolène aussi...



Passage sans histoire, nous arrivons à Scilla à l’heure prévue, soit à 13h30.

Le mouillage est très joli, l’eau d’un bleu exquis, mais il y a roulage dû au passage des nombreux cargos. En effet, même les bateaux commerciaux se synchronisent avec la marée pour en minimiser les inconvénients. Ainsi quatre fois par jours, des navires, en tir groupé, entrent et sortent du canal de Messine.

Scilla et sa plage...

Scilla, le soir !!!

En arrivant à Scilla, on remarque ce genre de bateau de pêche
avec quelqu'un qui fait de la vigie au haut du mât...
Pour apprendre plus tard que
c'est la façon de faire la pêche à l'espadon...

Nous quitterons Scilla vers 11 heures en théorie demain matin à destination d’une des îles Éoliennes, Panarea, voisine d’un autre volcan célèbre: le Stromboli.

Projet stressant !

Ayant été à Syracuse longtemps, nous avons pu attaquer un projet qui nous a sauté aux yeux, littéralement, récemment. Nos plastiques sur la capote à embrun (« dodger » pour les puristes 😉), se sont opacifiés malgré nos bons soins. Celui côté bâbord, en particulier, est dans un mauvais état : opacifié et présentant deux coupures rafistolées avec du ruban adhésif.

L’idée est de découdre le plastique de la capote, de prendre le plastique d’une de nos toiles de côté (utilisée à l’ancre quand il pleut), de le tailler à la dimension exacte, de le coller stratégiquement à la capote et de recoudre le tout sans que rien n’y paraisse. Ah oui, pour ajouter au challenge on souhaite de refaire les toiles de côtés en plus court, changer légèrement leur taille et replacer la fermeture éclair au bon endroit.

C’est stressant parce que si nous n’arrivons pas à nos fins nous n’aurons plus de capote à embruns pour nos navigations et ce sera très pénalisant !!!

Nous utilisons le « nous » mais en réalité pour ce projet Yolène est l’artisan et Jean son « aide ». Grâce au talent et à la concentration de Yolène et au soutien de Jean (mettons 😉), le projet est réalisé méthodiquement et avec grand succès. Voyez par vous-même.

Yo est en train de découdre l'ancien plastique...

Le plastique était dans un état lamentable...

Coupage du nouveau plastique dans nos "côtés"

Étape de la couture...

Et voilà le résultat...

Et l'autre résultat, notre "côté" modifié...

Pour en savoir davantage sur la suite, revenez nous lire sur le blog !

1 commentaire:

  1. Bravo Yolene pour ton atelier Couture. Sacré boulot. Bises à vous deux. Joëlle et Jean

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