mercredi 2 octobre 2019

Sardaigne à Rome, Italie


Toujours en attente d’une météo favorable… Nous attendons sagement en se promenant de baie en baie tout en se protégeant des vents… Notre objectif de navigation est de quitter la Sardaigne pour se rendre en Corse et de là, rejoindre une des îles toscanes, Giglio, pour redescendre vers Rome, par la suite…  Le but était de voir du pays mais aussi, de faire de petites journées de navigation afin de protéger le safran et de constater comment la réparation temporaire se comporte…

Le 22 septembre, nuit mémorable…pour les mauvaises raisons. Les vents prévus du SE ne sont pas là et c’est plutôt de, vraiment, très forts vents d’ouest qui s’acharnent. L’ancre tient le coup.

Rapide visite à l’extérieur, à 1AM, il nous semble que le voisin chasse (que son ancre dérape). Nous nous ravisons, il est au bout de sa chaîne suite à un très fort coup de vent. Jean constate que nous sommes à 7 ou 8 pieds des bouées délimitant la plage…Nous entendons un drôle de bruit : le bateau semble avoir touché le fond.

En effet, les instruments disent la même chose : 6.5 pieds. Nous partons le moteur pour nous dégager. Rapidement, nous sommes dans 18 pieds mais nous n’arrivons pas à remonter la chaîne assez rapidement et le bateau se fait pousser à nouveau. Nous retouchons le fond sablonneux. Cette fois, nous n’arrivons pas à nous sortir de là avec le moteur du bateau. Nous descendons l’annexe et le moteur hors-bord.

Nous sommes stressés mais restons calme… Un gros stress, tellement que notre bouche est pâteuse et que nous avons de la difficulté à articuler !!! Yolène est dans l’annexe, Jean sur le bateau. Le bateau bouge presque, il ne manque presque rien pour nous dégager de là. Les voisins sont réveillés, ils ont une annexe puissante.

Jean demande à Yolène d’aller chez les voisins pour demander leur aide. Les gars semblent conscients que nous avons un problème. Moins de 10 minutes plus tard l’annexe est à nos côtés.

Nous voulons que nous soyons remorqués de l’avant et vers la droite pour nous sortir de là. Premier essai, réussit. Thank you, thank you !

Nous nous réancrons, un peu nerveux, à deux reprises. Nous restons éveillés jusqu’à 3AM. Vers 4AM, nous nous reposons mais sommes toujours aux aguets.

C’est une nuit où les éclairs, au loin, sont omni présents, 260,000 selon un site météo!

À 6AM, coups de klaxon, cloche à vache, rapidement sur le pont ! Un bateau dérape vers notre nouveau voisin et nous nous approchons du nouveau voisin. Nous nous désancrons et nous nous réancrons encore. Incapable de dormir.

Qui a dit que la voile c’était des vacances?

La journée du 23 septembre, est maussade... Nous levons l’ancre à 13h puisque nous voulons vraiment quitter cette baie... Les vents ne sont pas au rendez-vous : pas d’ouest juste du NE de 25 à 30 nœuds donc le vent assez sur le nez... Nous avons seulement notre trinquette car il faut protéger le safran et ne pas aller trop vite…

Au bout de 8 MM, fait en 2 heures, le capitaine décide de rebrousser chemin et nous nous réancrons sensiblement au même endroit qu’au matin. La nuit sera très calme à bord : GROS dodo!

Le lendemain matin, Jean regarde déjà la météo, et constate qu’il aurait fallu partir vers 7h00, il est 8h30… Yolène suggère de partir tout de suite. Et 15 minutes plus tard, l’ancre est levée !!!

Il y a de l’orage dans l’air, nous sommes conservateurs dans notre choix de voile. Nous évitons, avec l’aide du radar, les 2 premiers grains mais le troisième non. Trente nœuds et pluie forte. Nous ressortons le génois, nous allons trop vite, nous rentrons le génois. Nous sortons la trinquette, nous allons toujours trop vite. Nous rentrons la grand’ voile et ressortons la trinquette. Au bout d’un temps, toujours trop vite. Nous terminons au moteur pour cause de trop de vent : c’est le monde à l’envers!

Nous allons à Santa Gullia, en Corse, les vents sont forts, nous nous ancrons, impossible de prendre une balle de mouillage avec ces vents.

Jean scrute la météo, encore…, à 19h, il devrait y avoir une accalmie et nous devrions tenter de prendre une balle de mouillage. Miracle, à 19h pile, l’accalmie est là et nous réussissons la manœuvre! Yessss… et trente minutes plus tard les vents auront repris.

La nuit sera un peu agitée : vent faible, rafales fortes puis le matin une bonne accalmie. Travail sur le bateau, changement d’huile et de filtre.

Nous levons l’ancre vers 15h pour rallier San Ciprianu, au nord de Porto Vecchio. Un déplacement d’à peine 9 MM. Super bel endroit… la nature, les montagnes, l’eau cristalline… !!!




Nous passons la journée à faire de menus travaux et du nettoyage. Analyse météo, de vents forts cette nuit, mais un peu au nord, c’est moins fort. Nous déménageons… de 6 MM plus loin, sou genois, nous sommes à Pinarellu. Wow!

Encore un bel ancrage, décidément la Corse… Les vents ne seront pas aussi faibles que prévus, ça souffle fort est nous sommes tenus en haleine!




Au matin, toujours analyse météo, on part…on ne part pas. À 15h30, on ne part pas. Ré-analyse météo, cette fois, avec le module de routage de Squid. Intéressant ! Les vents et la houle seront à 90 degrés l’un de l’autre cette nuit : conditions idéales pour que ça roule. Nous sortons notre deuxième ancre et adieu roulis! Bonne nuit à l’ancre.

Au matin du 27 septembre, analyse météo avec le nouveau jouet de Jean. Le meilleur départ avec de beaux vents jusqu’à Rome est prévu à 13h. Nous levons l’ancre à 13h pour se rendre directement à Rome contrairement à notre plan de navigation initial…  On dirait que la météo n’est pas favorable, pour l’instant, pour aller vers le nord et voir les îles toscanes…

C’est donc un 132 MM de navigation en 27 heures, pas rapide, mais sur une si longue distance pas question de briser le safran : grande prudence. Nous avons utilisé toutes les combinaisons de voilure dans ce passage, ceci pour contrôler notre vitesse. Bien fier de nous. Une belle navigation.




Nous allons nous ancrer dans une marina en construction, très bien protégé. Proseco (champagne italien), souper léger et dodo à 20h!

Au matin, nous sommes contrôlés par la Guardia Finanza. Par la suite, nous allons à terre pour voir les chantiers qui répareront notre safran. Ce fut un 10 km de marche… et retour au bateau.

Le lendemain, avec nos vélos, une vingtaine de km, nous irons plus loin voir un autre chantier en marge de la Marina de Roma-Ostia.

Nous attendons une dernière soumission avant de faire notre choix, mais ça avance et le safran va se faire réparer c’est sûr.  En fait, c’est demain, jeudi le 3 octobre, que Caffè Latte rentrera en chantier pour la réparation…

Notre mois d’octobre sera très très intéressant : voyages, amis et famille. La dernière semaine de septembre le fut un peu moins…

À bientôt pour la suite de notre aventure… ce sera Bordeaux, Rome et Florence avant de poursuivre notre route vers le sud de l’Italie (Naples, les îles éoliennes et Sicile) !

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