mercredi 28 novembre 2018

Prise de contact avec le Maroc... et l'Afrique

Après une semaine, et un peu plus, d’attente, en marina, de la fameuse « fenêtre météo », nous permettant de quitter Gibraltar pour l’Afrique voilà que les astres s’alignent. Nous quittons finalement vendredi, le 9 novembre, à 8h00. En principe, selon le guide de croisière de l’Afrique du Nord, nous devrions bénéficier de courants favorables pour toute la durée de notre navigation d’une trentaine de milles. Eh bien, non mesdames et messieurs, après deux essais infructueux (à notre arrivée et à notre départ), où nous avons pourtant suivi les instructions à la lettre, nous nous retrouvons assez rapidement avec du courant contraire sitôt la baie de Gibraltar franchie. La force du courant atteint 3 nœuds, ce qui nous contraint à réduire notre vitesse « apparente » vers Tanger à un maigre 2,4 nœuds : ouch! Graduellement le courant s’estompe, jusqu’à devenir « positif », c’est-à-dire nous poussant au lieu de nous freiner. Le vent se met aussi de la partie si bien que pour la dernière heure de navigation nous touchons 8-9 nœuds avec une mer un peu agitée mais très agréable à naviguer. Nous arrivons au quai d’accueil de la Tanja Bay Marina International (TBMI). Nous faisons nous formalités avec les autorités marocaines : ici, seul le ou la capitaine peut être présent. Après une brève visite du bateau, nous obtenons nos étampes d’entrée au Maroc ainsi qu’un « papier bleu » à garder précieusement lors de nos déplacements hors Maroc. Nous pourrons séjourner un maximum de 3 mois consécutifs. Notre voyage au Canada remettra le compteur à zéro. Nous sommes enjoints de nous diriger temporairement vers un quai pour quelques jours, le temps que des travaux de draguage s’effectuent.

Nous découvrons un autre type de prise électrique : la prise européenne à 6 fiches qui est très grosse (230V, 125A). Un « électricien » de la marina modifie notre installation pour nous permette de nous brancher à quai. Après quelques essais, nous nous déplaçons pour être plus près d’une prise qui « devrait » fonctionner. Vive l’Afrique!

Nous rencontrons nos voisins de quai, de l’Australie, qui sont sur un bateau que nous avons croisé à quelques reprises en Espagne et au Portugal : Red ‘Roo (kangourou rouge). Ils nous informent qu’il vaut mieux vérifier s’il y a de l’eau chaude avant de se dévêtir pour la douche… Nous prenons note de la chose, vérifions la présence de l’eau chaude et prenons une bonne douche. Après la douche Jean va dans l’autre bâtiment de douche et constate qu’il n’y a pas d’eau chaude, trouve le chauffe-eau, constate qu’il n’est pas branché, le branche et oh miracle, nous avons maintenant 4 douches qui fonctionnent avec de l’eau chaude. Vive l’Afrique!

Tanger est une ville à la fois moderne et à la fois solidement ancrée dans son passé et ses origines. La Médina, vielle ville fortifiée, est bien conservée et est agréable à visiter. Le style arabe de l’architecture ici est très beau et nous apprécions beaucoup. La Kasbah, lieu de résidence, est aussi, évidemment, d’inspiration arabe et recèle des dédales et autres rues sans issue. L’accès à la Médina et à la Kasbah se fait par des portes appelées Bab. Les gens sont accueillants et sympathiques et il est facile pour nous de communiquer avec eux : la plupart parlent et comprennent le français. Le souk, marché public, regorge de fruits et de légumes. Très grande sélection à des prix imbattables : oui papa! Kilo de tangerine à 0.50$CAD, grosse pomme-grenade à 0.75$CAD, etc…hallucinant! Dans la section viande, au choix, poulet vivant abattu et dépecé sous vos yeux (non merci, pas question!) ou joli étal frigorifié avec poulet, agneau, bœuf. Vive l’Afrique!

Notre premier thé marocain avec nos amis de Sweetie

Un peu de travaux sur Caffè Latte… lavage des voiles...

L'entrée du Kasbah…
 


On trouve aussi des supermarchés affichant des bannières françaises tel Carrefour, par ailleurs le porc est introuvable de même que l’alcool : ces deux « denrées » étant proscrites par la religion musulmane. On peut toutefois trouver de l’alcool (bière, vin et alcool fort) dans certains quartiers plus riches ou à tout le moins à bonne distance des mosquées (lieu de culte, équivalent à nos églises). Ici, au Maroc, nous sommes dans un pays qui se modernise, et quoique l’appel à la prière se fasse entendre (spectaculaire : des haut-parleurs relaient la performance « live » du « caller ») à 6h00, la tolérance et le respect des choix individuels existe : des femmes marocaines non-voilées déambulent dans les rues. Vive l’Afrique!
Une mosquée
Nous déambulons nous même dans ces rues et à cause de la géographie et de l’urbanisme des lieux nous nous retrouvons parfois dans l’obligation de demander un renseignement pour retrouver notre chemin ou trouver notre destination. Affable et disponible, le Marocain nous montre le chemin en nous accompagnant jusqu’à destination. Arrivé sur les lieux il nous tend la main pour percevoir son « dû » : normalement, il en demande 10MAD (dirham Marocain) soit 1.50$CAD. Vive l’Afrique!

Voyager au Maroc est une aventure en soi. Autos, motos, bus, train, tramway et avions sont disponibles pour vous transporter à destination…selon les us et coutumes du pays. Les autos et motos : si vous croyez que traverser une rue à Montréal est périlleux détrompez-vous, au Maroc c’est pire. Les motos ne ralentissent pas au passage piétonnier, elles dévient à peine de leur course, les voitures ne vont ralentir, voire arrêter, que si une collision avec le ou les piétons est inévitable (j’exagère un peu mais pas tant!). Les bus sont à proscrire leur trajet durent facilement le double de la durée publiée. Les trains, sans première classe point de salut, et là encore, c’est un peu rudimentaire mais quand même pas mal toujours à l’heure. Quant à l’avion, la tendance « low cost » fait son apparition avec Air Arabia et les prix sont attrayants. Mais, attention, sous des dehors modernes, le très joli aéroport de Marrakech (seule expérience à date), se cache un bâtiment dont la logistique en place pour traiter l’influx de passagers a complètement été évacuée : bonjour l’attente. Vive L’Afrique!


Toute nouvelle gare de train à Tanger
Ceci dit, oui c’est différent et c’est dépaysant et nous adorons notre expérience. Nous aimons vraiment le Maroc, ses habitants et ses coutumes et nous vous revenons bientôt avec un récit de notre expédition à Rabat, à Marrakech et dans le Sahara!
À très bientôt!

mercredi 7 novembre 2018

Capsule technique : Électricité à bord en marina en Europe


Toujours à La Linea-Gilbraltar en ce 6 novembre. Un post sur l’électricité en Europe à l’intention des propriétaires de bateau « américanisé » au niveau de l’électrification. Bon, premièrement en marina en Europe, il y a plusieurs sortes de prises électriques. En Espagne et en France c’est la prise ronde à trois fiches, elles-mêmes rondes mais attention, il en existe deux types qui sont de diamètres différents. C’est une question de puissance. Les plus petites offrent 16Ampères (A) à 230Volts (V).

Les deux types de prises en Espagne et en France

Le commutateur qui active l'électricité.

La prise femelle sur le quai.

En Amérique du Nord, pour les voiliers de 12,50m ou moins, en général on retrouve les prises à trois broches placées en forme de cercle. Le voltage de cette prise est de 110V et permet 30A (une autre prise existe, 50A 220V). On ne peut donc pas brancher directement de la prise à quai Européenne à un bateau « américanisé ». Si on veut utiliser des appareils électriques à bord du bateau en utilisant les prises Nord-Américaines installées à bord et accessoirement charger ses batteries, on devra se résoudre à acheter un transformateur. Le rôle du transformateur est de modifier le voltage. Dans le cas qui nous intéresse, on veut passer de 230V de l’alimentation européenne à du 110V pour nos appareils électriques et pour le chargeur de batteries. Un problème demeure toutefois : la fréquence, en Hertz (Hz), de l’électricité Européenne est de 50Hz alors qu’en Amérique du Nord on parle de 60Hz. Pour certaines applications, la télé par exemple, c’est un problème. Il faut toujours vérifier directement sur l’appareil électrique : il sera écrit 50-60Hz si l’appareil peut accepter les deux fréquences. Si ce n’est indiqué que 60Hz, en général, il vaut mieux s’abstenir d’utiliser l’appareil avec du 50Hz. La solution de rechange est l’utilisation de « l’inverter » (ondulateur en français) qui lui donne du 60Hz, tout comme les génératrices « américaines ». Compte tenu de notre situation, il ne reste plus qu’à s’acheter un transformateur, des fiches appropriées, du câble électrique et dans notre cas un appareil de chauffage électrique…

Le transformateur :

Le transformateur est la pièce maitresse de l’œuvre, on ne doit pas lésiner là-dessus. Dans notre cas, nous avons acheté en même temps qu’un bateau ami, sur Amazon UK, un transformateur allemand de marque Bronson++ modèle 5000VT de 5000 Watts. C’est un transformateur « step up / step down », il permet d’augmenter ou de réduire le voltage entre 110V et 250V. Ça nous a couté 225 Euros incluant la livraison en Espagne. On sélectionne le voltage d’entrée (110V à 250V) et nous avons deux sorties une de 110V et une autre de 220V à 250V. C’est une belle boîte solide et lourde mais qui ne résiste pas aux intempéries : elle doit se trouver à l’intérieur du bateau, au sec.


Le transformateur, côté entrée. En haut le sélecteur de voltage.

Le transformateur, côté sortie : sorties 110V et 240V.


Les fiches électriques :

La beauté en Europe, c’est qu’il est possible de faire son câblage électrique soi-même. Les fiches sont très bien conçues et il est facile de réaliser les branchements pour que le tout soit étanche (très important!). Nous avons choisi de faire un câble de 17m avec une prise mâle et une prise femelle Européenne du plus petit diamètre. Nous nous faisons aussi un câble de 1m mâle gros diamètre et femelle petit diamètre.

Câble 1m : gros mâle et petite femelle

Câble de 17m : petit mâle.


Puisque le transformateur est acheté sur Amazon UK l’entrée est anglaise donc on doit acheter une prise mâle Européenne petit diamètre combinant une prise femelle anglaise.


Prise femelle anglaise, à l'autre bout petite prise mâle européenne.


Pour brancher le bateau, on utilise la « queue de cochon » mâle 110V trois fiches (une ronde et deux plates) et le connecteur femelle 110V 30A type Marin américain et le câble Marinco jaune pour se rendre à la prise bateau.

La queue de cochon dans la sortie 110V et son connecteur marin américain.

Le câble Marinco jaune dans l'entrée électrique du bateau.


Appareil de chauffage :

C’est un peu un must…commence à faire frais le soir est au réveil c’est frette. Nous avons acheté un appareil 1000W/2000W 220V avec un ventilateur et un thermostat. Il est équipé de la prise intérieure Européenne à deux fiches rondes mais comme une des sorties du transformateur est à prise anglaise on a acheté un convertisseur pour la prise.

Le convertisseur pour la prise : prise anglaise côté mâle.

Convertisseur branché et exposant la prise femelle européenne.

L'appareil de chauffage électrique branché au transformateur.


C’est un peu de réflexion et de travail, mais, en bout de piste on a une installation sécuritaire et polyvalente qui nous servira pendant les saisons où nous serons en Europe!
Cheers!

samedi 27 octobre 2018

Escapade à Tarifa, Espagne


La vie près de Gibraltar, à l’ancre, se module au gré de la direction des vents. De l’est, les nuits sont paisibles, la grande baie calme et l’utilisation de l’annexe pour aller à terre ne pose aucun problème. De l’ouest, en revanche, la houle est plus importante, parce que venant de plus loin : le « fetch ». Nous nous faisons bercer la nuit et les sorties en annexe sont…plus calculées. Le vent d’ouest pousse l’annexe sur le mur de roche de la jetée, il faut obligatoirement jeter l’ancre de l’annexe à l’arrière de celle-ci. Bref, si nous avons de longues sorties de prévue nous insistons pour que le vent vienne de l’est…

Mercredi, le 24 octobre, le vent d’est est au rendez-vous : nous irons à Tarifa! Nous y irons en bus avec les amis de Sweetie. Le bus quitte le terminus à 11h30, cela nous permet de déjeuner « tranquillo » à bord : au menu des œufs, des toasts, du fromage et un bon caffè latte, of course. Nous arrivons à Tarifa vers 12h30. L’atmosphère du lieu nous imprègne dès notre arrivée : ici c’est hipster, baba cool, relax… Les petites boutiques de la rue principale sont géniales : kite surf en quantité, un mot là-dessus plus loin, artisanat original, local et hip, vêtements tirés tout droit des années hippie, très qualitatifs et présentés dans des décors inspirants. L’endroit est peu achalandé, on aime. C’est très différent des boutiques de Gibraltar où les magasins d’électroniques, d’alcool et de cigares, de vêtements griffés et de montres de luxe foisonnent : un changement bienvenu!




Au-delà des boutiques cool, Tarifa est réputée pour avoir des vents de plus de 30 nœuds (55 km/hr), 300 jours par an. Ce qui nous amène au phénomène du kite surf. Une très longue jetée s’avance dans la mer, jusqu’au phare de Tarifa, et cette jetée accessible des deux côtés en font un haut lieu du kite surf (le kite surf est un cerf-volant, contrôlable, qui tracte une personne sur une petite planche de surf). Le vent très présent, ne lève pas de vague et passe facilement par-dessus la jetée et se renforce à 2-3m au-dessus de la jetée. C’est donc un lieu idéal pour s’initier au kite, y parfaire sa technique et pour y tenir des compétitions. Jour de chance pour nous : une compétition est en cours lors de notre arrivée et nous nous installons dans un endroit où nous verrons les manœuvres des kite surfers. Les kite surfers se produisent en groupe de quatre et nous assistons, lors des trois vagues de kite surfers, à un crescendo de talent et de virtuosité. Les kites surfers accélèrent en se dirigeant tantôt sur la jetée où, à quelques dizaines de mètres de celle-ci, ils prennent leur envol et exécutent vrilles et autres figures tout en manipulant leur planche retirée de leurs pieds et remise en place juste à temps pour l’amerrissage. Wow! C’est époustouflant! Au retour, ils montent une vague qu’ils chevauchent avant de l’utiliser comme tremplin pour d’autres cabrioles. Nous regardons le spectacle et ne pouvons retenir nos Oh et nos Ah. Nous y resterons là à les regarder pendant une bonne heure et demie.

Poisson qui donne la direction des vents !!!

Plage où à lieu la compétition...



Petit vidéo...


Nous retournons vers la vieille ville où se trouve quantité de petits resto sympas, souvent végétariens et toujours décoré façon hipster et cool. Nous nous attablons et nous partageons une salade de croutons au brie fondu et au chèvre avec des noix de Grenoble, de la roquette et une vinaigrette au miel le tout, accompagné d’un excellent café au lait. Exquis! Nous empruntons la rue principale en direction du terminus : nous devons prendre le dernier bus en direction de La Linea – Gibraltar à 16h40!

Entrée de la vieille ville...








Au retour, nous allons au bureau de poste dans l’espoir de récupérer le colis qui contient le transformateur que nous avons commandé. Déception, le colis n’a pu être livré : problème d’adresse de livraison et de logistique. Nous recevrons finalement le colis le lendemain après des démarches ardues où le transporteur a finalement livré au shipchandler de la marina. Par ailleurs, au retour de Tarifa, nous nous arrêtons, après l’épisode du bureau de poste, à un kiosque de bouffe où des pommes de terre au four géantes sont vendues. À ces pommes de terre, il est possible d’ajouter : beurre, viande, fromage, légumes et sauce. Nous emportons nos patates à bord et en faisons notre repas : c’est assez « bourratif » et tout à fait délicieux. Cela conclu de belle façon une journée très agréable à Tarifa !!!
Nous continuons à profiter de l’endroit et ce, en attendant une fenêtre météo…nous désirons du vent de l’est afin de nous faire « pousser » jusqu’au Maroc.  D’ici mercredi, ce sera que du vent de l’ouest…          


dimanche 21 octobre 2018

Gibraltar...


C’est mercredi le 10 octobre que nous recevons le colis tant attendu…Youppi ! Toujours à la marina de Cadix, nos amis de Carina, James et Shelley, arrivent de Séville et nous les invitons au bateau pour un dessert et un digestif. Nous soulignons leurs anniversaires sachant que c’est en octobre… sans connaître les dates exactes ! Nous leur disons au revoir car demain matin nous quitterons pour Barbate.

La nuit est mouvementée, un vent d’est nous réveille : pas très bon pour nous pour quitter la marina, on décide de dormir encore un peu... Vers 9h, le vent tourne à l’ouest, ce qui est mieux. Nous quittons le ponton vers 10h30 avec l’aide de James et de Shelley. Nous sommes contraints de faire du moteur pour sortir du long chenal puis nous hissons les voiles. Nous arrivons à Barbate vers 19h et nous tentons de nous protéger de la houle du SW en nous plaçant le plus possible à l’abri derrière la jetée du port. Ça roule un peu au début puis un peu plus et beaucoup plus mais rapidement ça se calme et nous faisons une bonne nuit.

Au matin, on consulte la météo à venir pour les prochains jours : que des vents d’est (et on va vers l’est…), sauf aujourd’hui : pas de vent. On doit bouger tout de suite : on fait du moteur et on suit les conseils de navigation de notre guide de croisière pour gérer les courants près de Gibraltar…malgré tout, nous avons le courant contre nous tout le long. En fait, il faut dire que la Méditerrannée a besoin de l’eau de l’Atlantique : la température plus chaude de ce bassin conduit à une évaporation plus importante que du côté Atlantique d’où cet apport d’eau qui cause un courant. Ça se complique aussi par le fait que la marée est présente en Atlantique (environ 3 pieds ou un mètre) et ne l’est pas en Med. Un troisième phénomène entre aussi en jeu, la différence de la densité de l’eau en Med et en Atlantique. Bref, c’est assez complexe. Bref, notre premier 18MM c’est fait en 5 heures… c’est pas très vite… Nous constatons que la protection pour Tarifa sera mauvaise, nous poursuivons donc jusqu’à Gilbraltar – La Linéa. C’est assez irréel… d’un côté l’Espagne, de l’autre l’Afrique et en face, Gibraltar…  On capote !!!

Les dauphins nous ont acceuillis...

L'Afrique...

Gibraltar…
Nous arrivons au coucher du soleil et nos derniers milles se font avec un courant favorable, enfin! Le coucher du soleil s’annonce spectaculaire, avec l’Afrique sur notre droite, la Med au centre et le rocher de Gibraltar sur la gauche : c’est MALADE !! Nous nous ancrons tout près de Sweetie et nous en profitons pour prendre quelques photos avec un appareil digne de ce nom. Nous rentrons pour souper à l’intérieur, car c’est frais et nous ne nous couchons pas trop tard…

Gibraltar...

L'Espagne…

Le lendemain, 13 octobre, nous sommes heureux d’être à Gibraltar dans cette grande baie assez bien protégée. Nous allons à l’épicerie et constatons la pauvreté relative de ce quartier de la ville de La Linéa, côté espagnole. Nous retournons au bateau pour nous reposer un peu.

Ce sont les forts vents et la pluie qui nous réveillent : un vent d’ouest, séquelle de l’ouragan Leslie qui est passé au Portugal, près de Porto. Nous décidons de rester à bord et nous nous occupons à faire de menus travaux. La nuit est assez venteuse et tapageuse, mais ça fini toutefois pas se calmer au milieu de cette dernière. Durant la matinée les vents reprennent de plus belle, nous restons à bord et en profitons pour faire des travaux et du ménage en prévision de notre retour au Québec. Nous nettoyons, entre autres, tous nos moustiquaire et stores.

Nuage qui se crée sur Gibraltar lors de vent d'est (Levante)

Sweetie avec, en arrière plan, la ville de La Linéa


C’est finalement mardi, le 16 octobre, que la météo nous permet de sortir du bateau… nous en profitons pour aller à terre avec nos vélos pour visiter Gibraltar : The Rock, comme la surnomme les « Brits ». Nous traversons la frontière : une vraie passoire, zéro contrôle : sans ralentir ni arrêter les gens tiennent leur passeport dans leur main et continuent leur chemin. Nous nous rendons au cœur de Gibraltar en vélo, nous verrouillons ces derniers et filons à pied. Nous marcherons un bon 3 heures et gravirons les 418m de dénivelé (1350 pieds). Il y a des vues vraiment spectaculaires, des singes macaques (qui sont capables de sauter sur nous pour prendre le contenu de nos sacs à dos : ça nous est arrivé!) et un resto au sommet. Nous nous laissons tenter et lunchons là. Nous redescendons de là-haut avec le tramway aérien et visitons la ville, plus bas.  Ce fut une magnifique randonnée ! Nous rencontrons des amis à Sweetie et nous les recroiserons à l’apéro en soirée sur Sweetie. Belle rencontre. Avant de rentrer au bateau, nous nous sommes rendus à la Policia National pour préparer notre sortie de l’espace Schengen. Le policier, super gentil et compréhensif, nous explique que pour sortir de Schengen il faut d’abord y être entré, nous lui disons que nous sommes sortis de Schengen au Açores parce que nous pensions aller en Angleterre (demi-vérité…) et que lors de notre arrivée en Espagne, personne n’a voulu étamper notre passeport lorsque l’on a réintégré Schengen. Il nous a proposé plusieurs façons de régulariser la situation. La plus simple pour nous sera d’aller à la marina, d’y prendre une place à quai et de lui fournir un document prouvant que le bateau est bien à la marina.

Porte au cœur du centre ville de Gibraltar...



Un des nombreux macaques
(à droite sur la photo selon Jean!!!)

Ville de Gibraltar...

Notre ancrage l'autre côté de l'aéroport de Gibraltar…




C’est le lendemain matin que nous allons à la marina à bord de Caffè Latte et nous obtenons le document requis. En après-midi, nous nous présentons à la Policia National et le gentil policier étampe nos passeports, nous sommes dans Schengen et pourrons donc en sortir, un peu plus tard pour entrer au Maroc! Nous sommes bien contents. Par la suite, nous retournons en vélo pour continuer la visite de Gibraltar. Nous faisons littéralement le tour de la presqu’île en vélo : nous nous rendons à Europa Point, nous traversons deux tunnels : c’est magnifique. Puisque nous sommes à la marina, nous avons accès à la ville Espagnole de La Linéa à pied, sans prendre notre annexe, et nous en profitons pour aller souper au restaurant avec Sweetie : resto typiquement espagnol et familial, très bon!

Un des deux tunnels

Et voilà le fameux phare d'Europa Point…  Mythique!!!


C'est m-a-l-a-d-e !!!!

The Rock, vu de la marina...

The Rock...at night !!!

Nous restons une journée de plus, à la marina, et en profitons pour travailler sur le bateau : nettoyage de la ligne d’eau en partie, achat d’une chaine pour l’ancre (on va remplacer la nôtre, rouillée, qui salit tout…).

Vendredi dernier, nous quittons la marina et retournons nous ancrer, tranquillement, au même endroit. Nous devrions passer la prochaine semaine, à l’ancre, à profiter du bon ancrage, relaxer, se promener dans la ville  et faire de petits travaux à bord avant de faire les 30MM qui nous séparent du Maroc !