dimanche 10 septembre 2023

Marbella, Espagne

Nous voulons aller voir cette ville située à environ une heure de route de La Linea. Nous tentons de louer une voiture, mais, en ce vendredi, les voitures disponibles pour le week end sont rares, voire inexistantes.

Qu’à cela ne tienne nous irons en bus, après tout nous sommes à moins d’un kilomètre de la station de bus et l’horaire est très convenable. Nous allons acheter nos billets sur place la veille (sur internet il n’y avait plus de billets disponibles !?)

Au matin, nous déjeunons tranquillement et quittons Caffè Latte vers 9h30 pour notre bus dont le départ est prévu pour 9h55. Ce sera une journée assez chaude, 34C et la clim est limite dans le bus, mais bon.

Nous arrivons à Marbella vers 11h15. Nous nous orientons assez rapidement, c’est une ville somme toute assez petite. Une déception toutefois, le village de maisons blanches, Mijas, est à 5 kilomètres et nous devrons passer notre tour.

Nous amorçons la visite en nous dirigeant vers une église située dans une grande place. Malheureusement nous ne pouvons visiter l’église. Nous continuons notre visite dans les rues piétonnières et les ruelles, c’est fort joli, puis nous prenons une courte pose dans un parc.











Nous continuons de marcher dans la ville, pour aller vers la mer, et y voir un petit port et la plage. Nous retournons aux abords d’un parc pour manger un peu.

Nous sommes à côté de l’office de tourisme et nous en profitons pour récupérer une carte de la ville. Nous faisons le choix d’aller voir une marina assez connue qui abrite des Méga Yachts et des « célébrités ». Le trajet est de 7km à pied, mais nous longeons la mer sur une voie assez large, il fait beau et nous faisons un peu d’exercice. Nous arrivons à destination au bout d’un peu plus d’une heure.

Ça ressemble un peu à St-Tropez : entourant les pontons du port, des boutiques de luxe et de chics restos et bars. Quelques Bentley, Ferrari et Lamborghini agrémentent le décor. Des Méga Yachts sont présents mais pas de traces de célébrités. Nous sommes trèèèèès déçus 😉 !




Nous retournons vers Marbella en bus urbain. Une fois sur place nous cherchons un endroit pour prendre un café, puis nous retournons vers la station de bus pour retourner sur La Linea.

Une journée fort agréable à Marbella, une ville à visiter !

À bientôt pour la suite!

jeudi 31 août 2023

Bye bye Méditerrannée

Destination Gibraltar / La Linéa de la Conception, Espagne

Depuis quelques jours nous surveillons et analysons la météo et les vents pour les jours à venir. Nous serons dans une période sans vent, peu propice à la voile (vent trop faible…), pour au moins trois jours. Nous aurons 140 à 150MM à franchir pour arriver à destination et sortir de la Med.

Notre objectif...
Ceci est le phare de Gibraltar
juste à l'entrée de la Med...

Faire du moteur, seule solution avec les vents prévus, nous répugne : bruyant, ennuyant et contraire à l’esprit de la voile. Avec une vitesse de 5 nœuds sous moteur, nous en avons pour environ 30 heures. Nous faisons environ 10 heures de navigation par jour, donc, on a le choix de faire 3 journées consécutives de 10 heures de moteur (sachant que les ancrages sont souvent rouleurs) ou un 30 heures « non-stop ». Après discussion, nous optons pour le 30 heures, surtout parce que nous dormirons une partie du trajet, que les conditions de mer seront confortables et que le ronron du moteur sera supportable dans la cabine avant où nous dormirons.

Il nous faut aussi intégrer un autre élément : à partir de Marbella la présence des orques (appelés épaulards par chez nous) a été signalée, et une interaction a eu lieu, à la mi-juillet et par mesure de précaution les recommandations aux navigateurs sont de naviguer dans 20m (66 pieds) d’eau. À cette profondeur, les thons, au menu des orques et raison de la présence de ces derniers, ne s’y trouvent pas.

Les orques ont développé un fâcheux et dangereux comportement depuis environ 3 ans : ils s’attaquent au safran (portion immergée du gouvernail) des voiliers, les brisant voire les fracassant et causant de graves problèmes. Certains bateaux ayant même coulés suite à ces interactions.

Nous sommes équipés pour faire fuir les orques
qui décideront d'approcher Caffè Latte...
Des pétards...

Pour naviguer en sécurité dans 20m d’eau il faut le faire de jour, car le risque de s’empêtrer dans les appareils de pêche (casiers, filets…) est trop grand. Nous synchronisons notre départ pour arriver à Marbella au lever du soleil soit environ 7h30. Départ de Almérimar fixé à midi.

Le 23 août, au lever, alors que nous sommes à la marina d’Almérimar, nous validons une dernière fois la météo : pas de changements significatifs. Nous déjeunons, Yolène fait cuire quelques œufs à la coque en prévision des lunchs du midi. Nous finalisons la préparation du bateau. Vers 11h00, nous larguons les amarres et nous sortons tranquillement de la marina. Il fait beau, il y a peu de vent et une houle de l’est nous berce doucement. Nous tentons de faire de l’appui moteur mais l’angle du vent n’est pas propice pour cet exercice. Nous prenons notre cap sur Marbella, un courant favorable de plus d’un nœud nous portera sur presque toute notre route; notre régime moteur sera plus bas que d’habitude, 1600rpm.

Nous avons inversé l’ordre des quarts à bord. Jean ira au dodo avant Yolène, soit à 22h. Nous ferons un 2h-2h-3h-3h de cette façon vers 8h nous aurons un équipage complet pour assurer la vigie des orques et des appareils de pêche.

C'est très calme comme navigation...

et bien désagréable d'être sous moteur...

Le coucher du soleil...

C'est via notre GPS
que nous nous assurons de respecter la ligne des 20 mètres...

et le lever...

Au matin, c'est toujours calme...

8h30, Yolène se réveille. Nous constatons tous les deux qu’il y a vaguement une odeur de soufre dans l’air. Yolène dit que l’odeur est présente à l’intérieur du bateau. Jean descend à l’intérieur et pense aux batteries qui peuvent dégager de l’hydrogène et de la vapeur d’acide sulfurique. Constat et effroi : deux des 3 batteries de service sont en train de se déformer sous l’effet de la pression causée par la chaleur : les batteries affichent une température de 65 à 70C ! Il faut jeter l’ancre et arrêter le moteur ASAP.

Heureusement, nous sommes près de la rive, à environ 400m. Nous laissons aller l’ancre et la chaîne en mode manuel, sans faire intervenir le guindeau, gros consommateur d’énergie, ce qui aurait accentué le réchauffement des batteries.

Jean ouvre les panneaux du moteur pour laisser sortir la chaleur et amorcer le refroidissement des batteries. Jean contacte le technicien qui nous a vendu les batteries à Malte et lui demande conseil : il suggère de débrancher toutes les sources d’énergies alimentant et soutirant l’énergie des batteries. Heureusement, Jean avait installé un interrupteur pour les panneaux solaires il y a quelques années.

Résultat des courses. Nous n’avons plus d’énergie à bord du bateau, donc, pas d’eau, pas d’instruments de navigation, pas d’auto-pilote, pas de frigo, pas de four, pas moyen de recharger les appareils électroniques (iPhone, iPad, PC, etc…) et il nous reste 30MM soit 6 heures à faire pour arriver à la marina de La Linea…avec les mêmes contraintes de naviguer dans 20m pour éviter les orques mais sans moyen de savoir si nous sommes dans 20m…

On peut voir rapidement que les batteries sont gonflées...

Nous déjeunons et remontons l’ancre et la chaîne à la main, repartons le moteur, car la batterie moteur a été épargnée. Nous contrôlons le comportement de cette dernière (température et voltage) afin de s’assurer que tout fonctionne normalement. Nous suivons le tracé de voiliers devant nous, puis Yolène suggère d’utiliser le PC avec un logiciel de navigation et une antenne GPS sur port USB. Jean sort le PC, il reste environ 50% de la charge, ce qui est correct. Il installe l’antenne GPS et rapidement on se repositionne sur la carte qui a les contours de profondeur. On réussit à maintenir le cap avec les compas (boussoles) du bateau.


Le capitaine à la barre...

Contents d'arriver à Gibraltar...
Les vents et les courants sont favorables
c'est-à-dire presque inexistants...

Nous arriverons sans encombre à la Marina Alcaidesa, que nous retrouvons avec plaisir ! Nous nous installons à quai. Nous avons de l’électricité, mais pas pour alimenter le bateau, mais nous pourrons nous débrouiller et nous avons de l’eau mais seulement à partir d’un boyau d’arrosage, mais ça ira. Nous avons accès a d’excellents sanitaires et nous sortons le BBQ de sa retraite 😉 Il agira comme grille-pain, four et plaque de cuisson ; il semble heureux de contribuer à la vie à bord ! Nous avons une bouilloire électrique pour avoir de l’eau chaude pour la vaisselle et pour le thé (et ce, grâce à notre transformateur: c'est un appareil qui convertit l'électricité de 220v en 110v que nous utilisons depuis que nous sommes en Méditerrannée...)! Ah oui, et nous utilisons une lumière d’ambiance à batterie pour nous éclairer!


Jean fait des démarches pour remplacer les batteries, nous trouvons exactement les batteries dont nous avons besoin. D’autres démarches sont faites pour avoir un électronicien pour identifier la source du problème. Finalement, après 6 jours, un technicien certifié constate que la cause la plus probable est qu’une des batteries avait une cellule défectueuse. Nous sommes toujours dans l’attente des batteries prévues pour aujourd’hui!

Il y a deux batteries
qui ont tellement chauffées
qu'elles sont inséparables...

Entre-temps, nous faisons des plans pour rallier le Maroc et y explorer certaines villes non loin de Tanger et aussi nous préparer à visiter les Canaries. Jean contacte notre fournisseur de service Iridium (connexion satellitaire) pour finaliser les détails des abonnements pour les traversées.

Vue de notre marina...  On adore !!!

On ne manque pas l'opportunité de célébrer
une autre étape de franchie dans notre aventure...
Et cette fois, avec un mousseux de Samos,
l'île grecque la plus à l'est que nous avons visitée...


Nous allons en bus à Marbella pour visiter cette très jolie, et très touristique, ville de la côte espagnole. Nous y avons passé une belle journée. On y reviendra dans une prochaine publication, avec plusieurs photos de cette magnifique ville.

Nous occupons nos journées en faisant de menus travaux et des randonnées au bord de la mer.


Un classique a ne pas manquer à La Linéa...
Roman, un vendeur de grosse patate au four
et farcie à votre guise...

Et voilà,
le Capitaine heureux de sa grosse patate !!!

Et voici à quoi ressemble nos 4 années à naviguer la Méditerrannée...


À bientôt pour la suite de l'aventure !



dimanche 27 août 2023

Côte espagnole méditerranéenne

Calp, Espagne

Calp est une destination que nous connaissons déjà pour y avoir été en avril 2019 suite à notre entrée en Med. Nous avions aimé cet endroit et nous avons hâte d’y être pour, entre autres faire la rando qui amène au sommet du pic rocheux aux abords de la ville.

De Ibiza, le 13 août, nous levons les voiles vers 10h lorsque les vents sont là; au départ nous sortons GV et génois mais rapidement nous sortons le spi, notre grande voile d’avant colorée. Ça fait bien avancer le bateau et nous aimons porter cette voile, qui requiert un peu d’attention.

Les Iles Vedra et Vedranell en quittant Ibiza...



Nous faisons un beau 57 MM et arrivons à Calp vers 21hres, à la nuit tombante, nous voyons très bien l’ancrage et nous tentons de nous positionner un peu derrière le brise-lame du port.

Nous passons une bonne nuit. Le lendemain, nous nous dirigeons à terre, vers l’entrée du parc naturel qui nous amènera au pic rocheux. Nous entamons la montée à l’extérieur du sentier « normal » et c’est assez abrupt. Rapidement, nous prenons le sentier balisé et arrivons à l’entrée du parc : il faut payer pour entrer et il semble que les responsables contrôlent le nom des gens avant nous, et c’est long… Jean demande à une préposée s’il faut réserver? En fait, il eut fallu réserver car aujourd’hui c’est complet les 300 places disponibles sont déjà attribuées…  Nous n’avions pas eu ces soucis en avril 2019 😉

Nous en profitons pour visiter le parc en amont du sentier du pic, il y a quelques miradors et nous nous rendons à une plage : nous nous sommes dégourdis les jambes.


Notre ancrage derrière la marina...


Le fameux rocher de Calp...

Au retour, nous nous réancrons, pour être encore mieux protéger par le brise-lame. Nous passons une autre bonne nuit. L’analyse météo, avant de nous coucher, confirme que nous aurons des vents pour nous rendre à Torrevieja. Le lendemain matin, dès 8hres nous levons les voiles !

Torrevieja, Espagne

Nous quittons l’ancrage sous GV et nous sortons le génois. Les vents sont un peu plus forts que prévus (trop forts pour sortir le spi…) mais après deux empennages nous arrivons à la pointe et là les vents sont ok pour le spi.

En route vers notre destination, nous croisons le méridien de Greenwich, point d’origine de l’est et de l’ouest. Nous passons à l’ouest : un pas de plus vers le retour à la maison !  

Le spi est sorti, les vents reprennent de la force et se sera une super navigation jusqu’à Torrevieja.

Le port de Torrevieja est particulier : il y a, derrière un immense brise-lame assurant une protection des vents et de la houle à presque 360 degrés, une marina, un vaste espace où les bateaux peuvent s’ancrer et une longue plage urbaine assez achalandée avec en arrière-plan des tours d’habitation. Le fond est de sable et la profondeur de l’eau est parfaite soit environ 20 pieds (6 mètres). Nuit fort agréable est pas rouleuse.

Au réveil, nous déjeunons et nous allons à terre en annexe pour nous rendre à l’épicerie et une petite marche dans la ville que nous trouvons sans intérêt. Le lendemain, nous faisons un peu de paddle board en attendant que les vents s’établissent, soit après le lunch : les voiles sont levées à 13h45, destination la mer intérieure Menor.

Mer intérieure Menor, Espagne

Les vents nous obligent, comme prévu, à faire des virements de bord au près serré sur 27 MM. Nous arrivons à temps, avec une vingtaine de minutes d’avance, pour profiter de l’ouverture du pont nous donnant accès la mer intérieure. En effet, l’ouverture est aux deux heures de 8h à 22h en période estivale.

Nous sommes le premier bateau en ligne pour entrer dans le canal menant à la mer intérieure. Il y a un peu de vent et de courant et les profondeurs indiquées sur notre traceur de carte sont inexactes : heureusement c’est plus profond qu’indiqué ! C’est quand même un peu le bordel, les bateaux moteurs (qui peuvent passer en tout temps sous le pont sans qu’il ne soit ouvert), dépassent les voiliers, ce qui est dangereux mais surtout irrespectueux : m’évervent  !



Quoi qu’il en soit nous allons à l’île Mayor où 2 autres bateaux nous rejoignent. Nous passerons une superbe nuit. À noter la présence d’un nombre incalculable de méduses, d’une variété inoffensive, sur ce plan d’eau.

On vous le confirme: non, nous nous sommes pas baignés !!!


Carthagène, Espagne

Le lendemain, nous voulons emprunter le canal en sens inverse, pour l’ouverture du pont de midi. Au sortir du canal, les vents ne sont pas de la direction attendue, nous devons faire de l’appui moteur avec la GV puis éventuellement avec le génois… Finalement, les vents collaborent une fois la pointe passée et nous faisons des virements de bord au près pour rallier Carthagène, que nous atteindrons à 18h30 après 27 milles de navigation. Nous allons en marina à Yacht Port Carthagena. Nous relaxons à bord, prenons une douche terrienne et soupons « tranquillo » sur Caffè Latte.

Notre sortie de la mer intérieure...
à la queue leuleu...

Notre navigation au près serré...

Le lendemain, nous avons du pain sur la planche : du lavage de linge, le lavage du bateau, une visite de la ville et une épicerie. Le soir venu nous soupons à bord, puis allons en ville pour une crème glacée.


Le superbe théâtre romain...


L'entrée du port...
Un grand port naturel...

L'Amphithéâtre romain...

L'Hôtel de ville...

La base militaire... hihihi!!!

Le musée navale qui était
malheureusement fermé en ce samedi d'août...

Le Gran Hôtel
lors de notre promenade en soirée...



Cala San Pedro, Espagne

Les vents sont faibles à 9h mais nous décidons tout de même de quitter la marina car la manœuvre de sortie sera plus simple. Cela nous oblige à faire de l’appui moteur avec la grand ’voile pour un petit bout, puis nous sortons le spi et, en tandem avec la GV, nous filons très bien. Cela ne durera pas, nous devrons repartir le moteur pour compléter notre navigation. Nous jettons l’ancre à 20h30 et, comble de malheur, la baie est rouleuse 

Au matin nous déjeunons, les vents sont établis et nous ne tardons pas à lever l’ancre.

Almérimar, Espagne

Nous sommes poussés par les vents, et, la mer étant peu formée, la navigation est très confortable. Nous arrivons à une pointe où nous devons « tourner légèrement à droite » et nous serons franchement en vent arrière, donc nous roulons le génois et filons avec seulement la GV. Très confortable et très stable. Si stable que nous décidons de tangonner le génois et de faire du « ciseau », c’est à dire que, vent arrière, la GV sera d’un côté et le génois de l’autre. Nous progressons à bonne vitesse. Les vents tournent un peu, et notre cap aussi, donc nous mettons GV et génois tangonné sur la même amure (les deux recevant le vent du même côté). Presque arrivé à destination, les vents faiblissent, nous repartons le moteur pour notre entrée à Almérimar.

Nous naviguons en ciseau... 

Et notre amure, tout du même côté!!!

Nous retournons à cette marina où nous étions en 2019 avec nos amis du bateau Noëlli, et nous serons à deux positions près du même emplacement !

Nous nous installons et nous passons une soirée tranquille à bord.

Le lendemain, nous recevons la peinture antisalissure que nous avions commandée et nous avons un technicien qui vient travailler sur notre radar. Il vient changer le câble et modifier la connexion, mais ça ne résout pas le problème. Bon, tant pis, on a encore le temps de faire quelque chose, vraisemblablement de changer le radar !

La soirée est venteuse, mais nous sommes bien placés dans le port, nous dormons bien et nous attaquerons la dernière étape pour sortir de la Med, en principe, demain.

À bientôt pour la suite de notre aventure !

dimanche 13 août 2023

Ibiza, Les Baléares

Ibiza, suite et fin !

La baie de Xarraca s’avère un endroit que nous aimons bien. Il n’y a pas à dire, Ibiza traîne une réputation « d’île de party » mais cet ancrage est peut-être l’exception confirmant la règle? Nous profitons du lieu pour nous remettre à niveau : petits travaux, mais, en lien avec la traversée de l’Atlantique.

Un exemple : l’auto-pilote méritait une révision. Après avoir dégagé l’accès au mécanisme de la barre à roue et à celui de l’auto-pilote, Jean inspecte. Un repositionnement du pignon de la barre à roue s’impose, un des pointeaux n’était pas assez serré…La tension dans la chaîne de l’auto-pilote n’est pas correcte, il faut retendre un peu et la chaîne de la barre à roue a deux mailles qui ne se déploient pas bien et ça fait un léger « tock », il faut regraisser le tout. C’est aussi ça la vie de marin !

Ses Balandres et Cala Albarca

Au matin du 10 août, nous quittons le mouillage en direction sud, sous voile sur une distance de près de 10MM. Nous jetons après 2 heures à Ses Balandres où des parois rocheuses verticales empêche tout signal Internet d’y entrer…mais on ne peut en dire autant de la houle qui, elle, entre à profusion. Par ailleurs, c’est très beau avec un rocher splendide devant nous. Ça roule beaucoup et ça ne semble pas vouloir s’arrêter alors on quitte ce lieu pour un ancrage mieux protégé. Sans moyen de vérifier la météo, on y va un peu au pif, nous faisons 3MM et nous arrivons à Cala Albarca. Cet endroit s’avèrera adéquat pour la nuit.

Un aperçu... évidemment,
la photo ne rend pas justice
à l'immensité des falaises...

Vers 5h30 du matin, nous sommes réveillés par le vent et la houle qui impriment un mouvement du haut vers le bas dans l’axe du bateau (le tangage). Nous n’arriverons plus à nous endormir, nous déjeunerons plus tôt et quitterons cette baie vers 8h30.

Cala Tarida

Nous levons l’ancre et nous ferons du moteur, jusqu’à ce que le vent forcisse un peu et nous permettent de faire de la voile jusqu’à destination. Une belle grande baie, des hôtels, un fond de sable et…beaucoup d’action !

Le paysage de la côte ouest d'Ibiza... très sauvage.
Le réseau internet n'est pas toujours accessible
dans les ancrages!!



Des bateaux qui dérapent (leur ancre ne les retient plus) et qui aboutissent dans les cordages délimitant les zones de baignade sans trop s’en rendre compte et surtout sans trop savoir quoi faire… Mais bon, nous y passons une nuit agréable et somme toute tranquille.

Au réveil, nous déjeunons, Yolène fait un peu de paddle board, puis, nous levons l’ancre à destination de Cala d’Hort situé à 3,5MM.

Cala d’Hort

Nous ouvrons les voiles malgré un vent très faible, mais rapidement on se rend compte que nous pourrons nous rendre à destination à la voile. Nous arrivons à la Cala sous moteur. Il est 11h. Une autre belle et grande baie, pas si occupé que cela et peu de bateau moteur. Il faut dire que les vents s’engouffrent dans un entonnoir formé de la paroi rocheuse d’Ibiza sur la gauche et sur deux îles sur la droite : nous voyons 16 nœuds (30km/hre) sur nos instruments…les bateaux moteurs n’aiment pas trop !

L'ancrage...
les falaises et les petits hangars pour les bateaux de pêche...

Le coucher de soleil... une attraction...
10 bateaux sont arrivés 15 minutes
avant le coucher du soleil pour nous bloquer la vue...



Ce matin, Demain, nous poursuivons notre route… on navigue vers l’Espagne continentale à Calp, situé à moins de soixante milles marins…

À bientôt pour la suite de notre aventure !