dimanche 27 août 2023

Côte espagnole méditerranéenne

Calp, Espagne

Calp est une destination que nous connaissons déjà pour y avoir été en avril 2019 suite à notre entrée en Med. Nous avions aimé cet endroit et nous avons hâte d’y être pour, entre autres faire la rando qui amène au sommet du pic rocheux aux abords de la ville.

De Ibiza, le 13 août, nous levons les voiles vers 10h lorsque les vents sont là; au départ nous sortons GV et génois mais rapidement nous sortons le spi, notre grande voile d’avant colorée. Ça fait bien avancer le bateau et nous aimons porter cette voile, qui requiert un peu d’attention.

Les Iles Vedra et Vedranell en quittant Ibiza...



Nous faisons un beau 57 MM et arrivons à Calp vers 21hres, à la nuit tombante, nous voyons très bien l’ancrage et nous tentons de nous positionner un peu derrière le brise-lame du port.

Nous passons une bonne nuit. Le lendemain, nous nous dirigeons à terre, vers l’entrée du parc naturel qui nous amènera au pic rocheux. Nous entamons la montée à l’extérieur du sentier « normal » et c’est assez abrupt. Rapidement, nous prenons le sentier balisé et arrivons à l’entrée du parc : il faut payer pour entrer et il semble que les responsables contrôlent le nom des gens avant nous, et c’est long… Jean demande à une préposée s’il faut réserver? En fait, il eut fallu réserver car aujourd’hui c’est complet les 300 places disponibles sont déjà attribuées…  Nous n’avions pas eu ces soucis en avril 2019 😉

Nous en profitons pour visiter le parc en amont du sentier du pic, il y a quelques miradors et nous nous rendons à une plage : nous nous sommes dégourdis les jambes.


Notre ancrage derrière la marina...


Le fameux rocher de Calp...

Au retour, nous nous réancrons, pour être encore mieux protéger par le brise-lame. Nous passons une autre bonne nuit. L’analyse météo, avant de nous coucher, confirme que nous aurons des vents pour nous rendre à Torrevieja. Le lendemain matin, dès 8hres nous levons les voiles !

Torrevieja, Espagne

Nous quittons l’ancrage sous GV et nous sortons le génois. Les vents sont un peu plus forts que prévus (trop forts pour sortir le spi…) mais après deux empennages nous arrivons à la pointe et là les vents sont ok pour le spi.

En route vers notre destination, nous croisons le méridien de Greenwich, point d’origine de l’est et de l’ouest. Nous passons à l’ouest : un pas de plus vers le retour à la maison !  

Le spi est sorti, les vents reprennent de la force et se sera une super navigation jusqu’à Torrevieja.

Le port de Torrevieja est particulier : il y a, derrière un immense brise-lame assurant une protection des vents et de la houle à presque 360 degrés, une marina, un vaste espace où les bateaux peuvent s’ancrer et une longue plage urbaine assez achalandée avec en arrière-plan des tours d’habitation. Le fond est de sable et la profondeur de l’eau est parfaite soit environ 20 pieds (6 mètres). Nuit fort agréable est pas rouleuse.

Au réveil, nous déjeunons et nous allons à terre en annexe pour nous rendre à l’épicerie et une petite marche dans la ville que nous trouvons sans intérêt. Le lendemain, nous faisons un peu de paddle board en attendant que les vents s’établissent, soit après le lunch : les voiles sont levées à 13h45, destination la mer intérieure Menor.

Mer intérieure Menor, Espagne

Les vents nous obligent, comme prévu, à faire des virements de bord au près serré sur 27 MM. Nous arrivons à temps, avec une vingtaine de minutes d’avance, pour profiter de l’ouverture du pont nous donnant accès la mer intérieure. En effet, l’ouverture est aux deux heures de 8h à 22h en période estivale.

Nous sommes le premier bateau en ligne pour entrer dans le canal menant à la mer intérieure. Il y a un peu de vent et de courant et les profondeurs indiquées sur notre traceur de carte sont inexactes : heureusement c’est plus profond qu’indiqué ! C’est quand même un peu le bordel, les bateaux moteurs (qui peuvent passer en tout temps sous le pont sans qu’il ne soit ouvert), dépassent les voiliers, ce qui est dangereux mais surtout irrespectueux : m’évervent  !



Quoi qu’il en soit nous allons à l’île Mayor où 2 autres bateaux nous rejoignent. Nous passerons une superbe nuit. À noter la présence d’un nombre incalculable de méduses, d’une variété inoffensive, sur ce plan d’eau.

On vous le confirme: non, nous nous sommes pas baignés !!!


Carthagène, Espagne

Le lendemain, nous voulons emprunter le canal en sens inverse, pour l’ouverture du pont de midi. Au sortir du canal, les vents ne sont pas de la direction attendue, nous devons faire de l’appui moteur avec la GV puis éventuellement avec le génois… Finalement, les vents collaborent une fois la pointe passée et nous faisons des virements de bord au près pour rallier Carthagène, que nous atteindrons à 18h30 après 27 milles de navigation. Nous allons en marina à Yacht Port Carthagena. Nous relaxons à bord, prenons une douche terrienne et soupons « tranquillo » sur Caffè Latte.

Notre sortie de la mer intérieure...
à la queue leuleu...

Notre navigation au près serré...

Le lendemain, nous avons du pain sur la planche : du lavage de linge, le lavage du bateau, une visite de la ville et une épicerie. Le soir venu nous soupons à bord, puis allons en ville pour une crème glacée.


Le superbe théâtre romain...


L'entrée du port...
Un grand port naturel...

L'Amphithéâtre romain...

L'Hôtel de ville...

La base militaire... hihihi!!!

Le musée navale qui était
malheureusement fermé en ce samedi d'août...

Le Gran Hôtel
lors de notre promenade en soirée...



Cala San Pedro, Espagne

Les vents sont faibles à 9h mais nous décidons tout de même de quitter la marina car la manœuvre de sortie sera plus simple. Cela nous oblige à faire de l’appui moteur avec la grand ’voile pour un petit bout, puis nous sortons le spi et, en tandem avec la GV, nous filons très bien. Cela ne durera pas, nous devrons repartir le moteur pour compléter notre navigation. Nous jettons l’ancre à 20h30 et, comble de malheur, la baie est rouleuse 

Au matin nous déjeunons, les vents sont établis et nous ne tardons pas à lever l’ancre.

Almérimar, Espagne

Nous sommes poussés par les vents, et, la mer étant peu formée, la navigation est très confortable. Nous arrivons à une pointe où nous devons « tourner légèrement à droite » et nous serons franchement en vent arrière, donc nous roulons le génois et filons avec seulement la GV. Très confortable et très stable. Si stable que nous décidons de tangonner le génois et de faire du « ciseau », c’est à dire que, vent arrière, la GV sera d’un côté et le génois de l’autre. Nous progressons à bonne vitesse. Les vents tournent un peu, et notre cap aussi, donc nous mettons GV et génois tangonné sur la même amure (les deux recevant le vent du même côté). Presque arrivé à destination, les vents faiblissent, nous repartons le moteur pour notre entrée à Almérimar.

Nous naviguons en ciseau... 

Et notre amure, tout du même côté!!!

Nous retournons à cette marina où nous étions en 2019 avec nos amis du bateau Noëlli, et nous serons à deux positions près du même emplacement !

Nous nous installons et nous passons une soirée tranquille à bord.

Le lendemain, nous recevons la peinture antisalissure que nous avions commandée et nous avons un technicien qui vient travailler sur notre radar. Il vient changer le câble et modifier la connexion, mais ça ne résout pas le problème. Bon, tant pis, on a encore le temps de faire quelque chose, vraisemblablement de changer le radar !

La soirée est venteuse, mais nous sommes bien placés dans le port, nous dormons bien et nous attaquerons la dernière étape pour sortir de la Med, en principe, demain.

À bientôt pour la suite de notre aventure !

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