Calp, Espagne
Calp
est une destination que nous connaissons déjà pour y avoir été en avril 2019
suite à notre entrée en Med. Nous avions aimé cet endroit et nous avons hâte
d’y être pour, entre autres faire la rando qui amène au sommet du pic rocheux
aux abords de la ville.
De
Ibiza, le 13 août, nous levons les voiles vers 10h lorsque les vents sont là;
au départ nous sortons GV et génois mais rapidement nous sortons le spi, notre
grande voile d’avant colorée. Ça fait bien avancer le bateau et nous aimons
porter cette voile, qui requiert un peu d’attention.
| Les Iles Vedra et Vedranell en quittant Ibiza... |
Nous
faisons un beau 57 MM et arrivons à Calp vers 21hres, à la nuit tombante, nous
voyons très bien l’ancrage et nous tentons de nous positionner un peu derrière
le brise-lame du port.
Nous
passons une bonne nuit. Le lendemain, nous nous dirigeons à terre, vers
l’entrée du parc naturel qui nous amènera au pic rocheux. Nous entamons la
montée à l’extérieur du sentier « normal » et c’est assez abrupt.
Rapidement, nous prenons le sentier balisé et arrivons à l’entrée du
parc : il faut payer pour entrer et il semble que les responsables
contrôlent le nom des gens avant nous, et c’est long… Jean demande à une
préposée s’il faut réserver? En fait, il eut fallu réserver car aujourd’hui
c’est complet les 300 places disponibles sont déjà attribuées… ☹
Nous n’avions pas eu ces soucis en avril 2019 😉
Nous en profitons pour visiter le parc en amont du sentier du pic, il y a quelques miradors et nous nous rendons à une plage : nous nous sommes dégourdis les jambes.
| Notre ancrage derrière la marina... |
| Le fameux rocher de Calp... |
Au retour, nous nous réancrons, pour être encore mieux protéger par le brise-lame. Nous passons une autre bonne nuit. L’analyse météo, avant de nous coucher, confirme que nous aurons des vents pour nous rendre à Torrevieja. Le lendemain matin, dès 8hres nous levons les voiles !
Torrevieja,
Espagne
Nous
quittons l’ancrage sous GV et nous sortons le génois. Les vents sont un peu
plus forts que prévus (trop forts pour sortir le spi…) mais après deux
empennages nous arrivons à la pointe et là les vents sont ok pour le spi.
En
route vers notre destination, nous croisons le méridien de Greenwich, point d’origine
de l’est et de l’ouest. Nous passons à l’ouest : un pas de plus vers le
retour à la maison !
Le
spi est sorti, les vents reprennent de la force et se sera une super navigation
jusqu’à Torrevieja.
Le
port de Torrevieja est particulier : il y a, derrière un immense
brise-lame assurant une protection des vents et de la houle à presque 360
degrés, une marina, un vaste espace où les bateaux peuvent s’ancrer et une
longue plage urbaine assez achalandée avec en arrière-plan des tours
d’habitation. Le fond est de sable et la profondeur de l’eau est parfaite soit
environ 20 pieds (6 mètres). Nuit fort agréable est pas rouleuse.
Au
réveil, nous déjeunons et nous allons à terre en annexe pour nous rendre à
l’épicerie et une petite marche dans la ville que nous trouvons sans intérêt.
Le lendemain, nous faisons un peu de paddle board en attendant que les vents
s’établissent, soit après le lunch : les voiles sont levées à 13h45,
destination la mer intérieure Menor.
Mer
intérieure Menor, Espagne
Les
vents nous obligent, comme prévu, à faire des virements de bord au près serré
sur 27 MM. Nous arrivons à temps, avec une vingtaine de minutes d’avance, pour
profiter de l’ouverture du pont nous donnant accès la mer intérieure. En effet,
l’ouverture est aux deux heures de 8h à 22h en période estivale.
Nous
sommes le premier bateau en ligne pour entrer dans le canal menant à la mer
intérieure. Il y a un peu de vent et de courant et les profondeurs indiquées
sur notre traceur de carte sont inexactes : heureusement c’est plus
profond qu’indiqué ! C’est quand même un peu le bordel, les bateaux moteurs
(qui peuvent passer en tout temps sous le pont sans qu’il ne soit ouvert),
dépassent les voiliers, ce qui est dangereux mais surtout irrespectueux :
m’évervent ☹ !
Quoi
qu’il en soit nous allons à l’île Mayor où 2 autres bateaux nous rejoignent.
Nous passerons une superbe nuit. À noter la présence d’un nombre incalculable
de méduses, d’une variété inoffensive, sur ce plan d’eau.
| On vous le confirme: non, nous nous sommes pas baignés !!! |
Carthagène,
Espagne
Le
lendemain, nous voulons emprunter le canal en sens inverse, pour l’ouverture du
pont de midi. Au sortir du canal, les vents ne sont pas de la direction attendue,
nous devons faire de l’appui moteur avec la GV puis éventuellement avec le
génois… Finalement, les vents collaborent une fois la pointe passée et nous
faisons des virements de bord au près pour rallier Carthagène, que nous
atteindrons à 18h30 après 27 milles de navigation. Nous allons en marina à
Yacht Port Carthagena. Nous relaxons à bord, prenons une douche terrienne et
soupons « tranquillo » sur Caffè Latte.
| Notre sortie de la mer intérieure... à la queue leuleu... |
| Notre navigation au près serré... |
Le
lendemain, nous avons du pain sur la planche : du lavage de linge, le
lavage du bateau, une visite de la ville et une épicerie. Le soir venu nous
soupons à bord, puis allons en ville pour une crème glacée.
| Le superbe théâtre romain... |
| L'entrée du port... Un grand port naturel... |
| L'Amphithéâtre romain... |
| L'Hôtel de ville... |
| La base militaire... hihihi!!! |
| Le musée navale qui était malheureusement fermé en ce samedi d'août... |
| Le Gran Hôtel lors de notre promenade en soirée... |
Cala
San Pedro, Espagne
Les
vents sont faibles à 9h mais nous décidons tout de même de quitter la marina
car la manœuvre de sortie sera plus simple. Cela nous oblige à faire de l’appui
moteur avec la grand ’voile pour un petit bout, puis nous sortons le spi et, en
tandem avec la GV, nous filons très bien. Cela ne durera pas, nous devrons
repartir le moteur pour compléter notre navigation. Nous jettons l’ancre à
20h30 et, comble de malheur, la baie est rouleuse ☹
Au
matin nous déjeunons, les vents sont établis et nous ne tardons pas à lever
l’ancre.
Almérimar,
Espagne
Nous
sommes poussés par les vents, et, la mer étant peu formée, la navigation est
très confortable. Nous arrivons à une pointe où nous devons « tourner
légèrement à droite » et nous serons franchement en vent arrière, donc
nous roulons le génois et filons avec seulement la GV. Très confortable et très
stable. Si stable que nous décidons de tangonner le génois et de faire du
« ciseau », c’est à dire que, vent arrière, la GV sera d’un côté et
le génois de l’autre. Nous progressons à bonne vitesse. Les vents tournent un
peu, et notre cap aussi, donc nous mettons GV et génois tangonné sur la même
amure (les deux recevant le vent du même côté). Presque arrivé à destination,
les vents faiblissent, nous repartons le moteur pour notre entrée à Almérimar.
| Nous naviguons en ciseau... |
| Et notre amure, tout du même côté!!! |
Nous retournons à cette marina où nous étions en 2019 avec nos amis du bateau Noëlli, et nous serons à deux positions près du même emplacement !
Nous
nous installons et nous passons une soirée tranquille à bord.
Le
lendemain, nous recevons la peinture antisalissure que nous avions commandée et
nous avons un technicien qui vient travailler sur notre radar. Il vient changer
le câble et modifier la connexion, mais ça ne résout pas le problème. Bon, tant
pis, on a encore le temps de faire quelque chose, vraisemblablement de changer
le radar !
La
soirée est venteuse, mais nous sommes bien placés dans le port, nous dormons
bien et nous attaquerons la dernière étape pour sortir de la Med, en principe,
demain.
À
bientôt pour la suite de notre aventure !
Aucun commentaire:
Publier un commentaire