Après notre escale à Scilla, suite au passage du canal de Messine, c’est à 11h que l’on quitte l’ancrage à destination de Panarea. Les vents hésitent un peu, nous aussi. Mais après peu de temps nous hissons les voiles et nous faisons route, tout en douceur, vers notre ancrage.
Il
fait un temps magnifique : soleil, mer calme et vent doux. Ça pourrait
ressembler à un temps de début d’été ? Nous nous approchons de Panarea, la plus
huppée des Éoliennes et, du coup, nous nous approchons de Stromboli et du
volcan du même nom.
Nous
pouvons voir quelques manifestations d’activité volcanique, en l’occurrence des
nuages de gaz et de poussières qui émergent aux 2-3 minutes environ. À
l’approche de la destination, deux dauphins assez grands nous accompagnent de
leurs cabrioles.
| Île de Panarea en avant plan et Stromboli derrière... |
| Jean rédige le blog pendant notre navigation !!! |
| Superbe arrivée à notre ancrage... |
Nous jetons l’ancre vers 19 hres après quelques 40MM de navigation.
La
nuit ne fut pas très réparatrice : le vent et la houle ayant contribué à
rendre notre sommeil entrecoupé de périodes d’éveil…bof !
Nous
quittons au matin en direction de Lipari, après avoir supputé les possibilités
de voir le Stromboli à la nuit tombante…rien n’y fit, la pluie et vent prévus
rendent la mission…délicate.
Sous
génois seul nous avançons vers Lipari, éventuellement les vents ayant tournés
suite à une pluie assez forte près du passage entre Vulcano et Lipari, nous
faisons le dernier bout sous moteur et changeons d’ancrage pour celui de
Vulcano Est, très bien protégé des vents d’ouest, et empestant l’anhydre
sulfurique, alias les œufs pourris, grâce à la présence d’une source de gaz,
chauds, à environ deux mètres sous l’eau, et, portés par les vents en direction
du bateau ☹
Quand
les vents se calment, nous changeons d’ancrage pour aller cette fois dans la
baie Ouest.
Nous
apercevons les fumerolles du cratère de Vulcano, le sol est jaune indiquant la
présence de souffre, un effet secondaire des émanations d’anhydre sulfurique,
mais celles-ci sont en hauteur… Des bateaux croisés en Tunisie sont à
l’ancrage.
Nous
sommes en retrait de l’ancrage près de la fin de la baie, néanmoins la nuit
sera bonne, et nous fera grand bien !
Au
matin, nous nous interrogeons sur la suite des choses : les vents
changeront et seront d’ouest, la pluie sera de la partie et nous voulons aller
marcher le Vulcano, qui est le volcan le plus surprenant des éoliennes. Or,
nous n’aimons pas trop la baie est à cause de la source de souffre et le temps
est à la pluie…
Nous
décidons quand même d’aller monter le Vulcano. Avec nos impers dans notre sac à
dos, nous allons en annexe sur la plage et nous nous dirigeons vers les
sentiers qui nous mèneront au volcan.
Surprise
à notre arrivée : des touristes sont attroupés près d’une pancarte, mais
surtout un feu rouge est allumé indiquant l’interdiction de gravir le
volcan…!??
En
anglais, l’explication est limpide : l’ascension doit être amorcée avant
10h30 ou après 16h30 (siesta des autorités oblige…). Bon nous nous nous
recentrerons sur l’ascension du Vulcanello, petit frère de l’autre.
En
route, nous croisons un petit resto et nous prenons une pointe de pizza et une
arancini. L’ascension est rapide et offre un point de vue intéressant sur nos
deux ancrages. Le ciel s’assombri, nous croyons que nous ne serons pas épargnés
par la pluie…et pourtant, oui, nous pourrons regagner l’annexe puis le bateau
bien au sec.
Par
contre, c’est rouleur, grâce aux traversiers et à l’absence de vent :
c’est fort désagréable…nous ne souperons même pas.
| Le Vulcano et notre ancrage vue du Vulcanello... |
| Île de Lipari... |
Nuit rouleuse, ciel menaçant au matin. On déjeune et on décide de partir quand même pour grimper Vulcano. En partant, on va voir les gens du bateau Sancerre, des britanniques, et on apprend que l’homme a un abcès sous une dent, c’est douloureux. Nous avons des antibiotiques à bord : un truc passe-partout pour les infections du « haut du corps ». On retourne au bateau, on prend des antibiotiques et on lui en remet.
On
file à la plage, on croise des tchèques très sympa…qui habitent en Rép. Tchèque
près de Vienne…le monde est petit. Nous grimpons le Vulcano, ça valait la
peine : magnifiques vues et cratère spectaculaire.
Retour
au bateau après petite épicerie. Orages et pluie forte sont au menu pour
l’après-midi…et pour la nuit : ça roule en Tabaslack !
| Le cratère du Vulcano et le Stromboli en arrière-plan... |
| Verdure incroyable... |
| On s'est bien amusé à prendre des photos panoramique du Vulcano... |
Vers
6h, Jean se lève pour un pipi et aperçoit Sancerre qui ne pointe pas dans la
direction du vent…bizarre. Jean sort dehors ce qui alerte Yolène qui le
rejoint : l’orin de Sancerre est pris dans le cordage de son annexe. Cette
situation pourrait faire décrocher l’ancre de Sancerre.
Nous
les réveillons en sifflant ; facile, ils sont à 10m de nous… l’homme sort
la tête par l’écoutille avant et lâche un « Oh ! ». La situation est
maitrisée rapidement, mais nous sommes très réveillés. On vérifie la
météo : nous avons une fenêtre météo pour aller vers Cefalù, notre
prochaine destination sur la Sicile. Il est grandement temps pour nous de
quitter les îles Éoliennes !
À bientôt pour la suite des aventures !
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