samedi 20 mai 2023

Îles éoliennes, Sicile

Après notre escale à Scilla, suite au passage du canal de Messine, c’est à 11h que l’on quitte l’ancrage à destination de Panarea. Les vents hésitent un peu, nous aussi. Mais après peu de temps nous hissons les voiles et nous faisons route, tout en douceur, vers notre ancrage.

Il fait un temps magnifique : soleil, mer calme et vent doux. Ça pourrait ressembler à un temps de début d’été ? Nous nous approchons de Panarea, la plus huppée des Éoliennes et, du coup, nous nous approchons de Stromboli et du volcan du même nom.

Nous pouvons voir quelques manifestations d’activité volcanique, en l’occurrence des nuages de gaz et de poussières qui émergent aux 2-3 minutes environ. À l’approche de la destination, deux dauphins assez grands nous accompagnent de leurs cabrioles.

Île de Panarea en avant plan et Stromboli derrière...


Jean rédige le blog pendant notre navigation !!!

Superbe arrivée à notre ancrage...

Nous jetons l’ancre vers 19 hres après quelques 40MM de navigation.

La nuit ne fut pas très réparatrice : le vent et la houle ayant contribué à rendre notre sommeil entrecoupé de périodes d’éveil…bof !

Nous quittons au matin en direction de Lipari, après avoir supputé les possibilités de voir le Stromboli à la nuit tombante…rien n’y fit, la pluie et vent prévus rendent la mission…délicate.

Sous génois seul nous avançons vers Lipari, éventuellement les vents ayant tournés suite à une pluie assez forte près du passage entre Vulcano et Lipari, nous faisons le dernier bout sous moteur et changeons d’ancrage pour celui de Vulcano Est, très bien protégé des vents d’ouest, et empestant l’anhydre sulfurique, alias les œufs pourris, grâce à la présence d’une source de gaz, chauds, à environ deux mètres sous l’eau, et, portés par les vents en direction du bateau 



Quand les vents se calment, nous changeons d’ancrage pour aller cette fois dans la baie Ouest.

Nous apercevons les fumerolles du cratère de Vulcano, le sol est jaune indiquant la présence de souffre, un effet secondaire des émanations d’anhydre sulfurique, mais celles-ci sont en hauteur… Des bateaux croisés en Tunisie sont à l’ancrage.



Nous sommes en retrait de l’ancrage près de la fin de la baie, néanmoins la nuit sera bonne, et nous fera grand bien !

Au matin, nous nous interrogeons sur la suite des choses : les vents changeront et seront d’ouest, la pluie sera de la partie et nous voulons aller marcher le Vulcano, qui est le volcan le plus surprenant des éoliennes. Or, nous n’aimons pas trop la baie est à cause de la source de souffre et le temps est à la pluie…

Nous décidons quand même d’aller monter le Vulcano. Avec nos impers dans notre sac à dos, nous allons en annexe sur la plage et nous nous dirigeons vers les sentiers qui nous mèneront au volcan.

Surprise à notre arrivée : des touristes sont attroupés près d’une pancarte, mais surtout un feu rouge est allumé indiquant l’interdiction de gravir le volcan…!??

En anglais, l’explication est limpide : l’ascension doit être amorcée avant 10h30 ou après 16h30 (siesta des autorités oblige…). Bon nous nous nous recentrerons sur l’ascension du Vulcanello, petit frère de l’autre.

En route, nous croisons un petit resto et nous prenons une pointe de pizza et une arancini. L’ascension est rapide et offre un point de vue intéressant sur nos deux ancrages. Le ciel s’assombri, nous croyons que nous ne serons pas épargnés par la pluie…et pourtant, oui, nous pourrons regagner l’annexe puis le bateau bien au sec.

Par contre, c’est rouleur, grâce aux traversiers et à l’absence de vent : c’est fort désagréable…nous ne souperons même pas.

Très populaire les têtes de céramique..
Elles symbolisent la légende selon laquelle un jeune Maure amoureux
d'une sicilienne qui fut décapité par celle-ci pendant son sommeil.
Lui voulant retourné dans son pays.
Sa tête servie de pot à fleurs et
les fleurs qui en poussèrent furent abondantes et merveilleuses...

Le Vulcano et notre ancrage vue du Vulcanello...


Île de Lipari...

Nuit rouleuse, ciel menaçant au matin. On déjeune et on décide de partir quand même pour grimper Vulcano. En partant, on va voir les gens du bateau Sancerre, des britanniques, et on apprend que l’homme a un abcès sous une dent, c’est douloureux. Nous avons des antibiotiques à bord : un truc passe-partout pour les infections du « haut du corps ». On retourne au bateau, on prend des antibiotiques et on lui en remet.

On file à la plage, on croise des tchèques très sympa…qui habitent en Rép. Tchèque près de Vienne…le monde est petit. Nous grimpons le Vulcano, ça valait la peine : magnifiques vues et cratère spectaculaire.

Retour au bateau après petite épicerie. Orages et pluie forte sont au menu pour l’après-midi…et pour la nuit : ça roule en Tabaslack !

Le cratère du Vulcano et le Stromboli en arrière-plan...

Verdure incroyable...

On s'est bien amusé à prendre des photos panoramique du Vulcano...




Vers 6h, Jean se lève pour un pipi et aperçoit Sancerre qui ne pointe pas dans la direction du vent…bizarre. Jean sort dehors ce qui alerte Yolène qui le rejoint : l’orin de Sancerre est pris dans le cordage de son annexe. Cette situation pourrait faire décrocher l’ancre de Sancerre.

Nous les réveillons en sifflant ; facile, ils sont à 10m de nous… l’homme sort la tête par l’écoutille avant et lâche un « Oh ! ». La situation est maitrisée rapidement, mais nous sommes très réveillés. On vérifie la météo : nous avons une fenêtre météo pour aller vers Cefalù, notre prochaine destination sur la Sicile. Il est grandement temps pour nous de quitter les îles Éoliennes !

À bientôt pour la suite des aventures !

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