samedi 6 avril 2019

Nouvelle étape... la Méditerrannée...


Depuis le 20 mars, nous sommes toujours à la Marina Alcadeisa, la météo ne collabore pas tout… les vents forts d’est sont toujours là mais, au moins, le soleil est généralement présent. Nous sortons au restaurant avec des amis, nous recevons des amis pour souper et sommes reçu sur d’autres bateaux. Ça occupe nos journées.

Gibraltar vue de la marina


Souper sur Noelli


Nous voulons planifier une sortie en Espagne, à Grenade, plus précisément. Des amis iront dans ce coin aussi avant de poursuivre sur Madrid, que nous avons visité récemment. Nous prévoyons donc nous y rendre avec eux, et y séjourner deux jours. Nous réservons un Airbnb et nous nous attaquons à l’achat de billets pour visiter l’Alhambra. Cet endroit est extraordinaire (aller voir Alhambra de Grenade sur internet). Malheureusement, sur le site de réservation aucun billet n’est disponible… À regret, nous informons nos amis que nous ne pourrons nous joindre à eux, et que nous allons annuler la réservation du Airbnb. Nous sommes déçus car nous voulions vraiment passer du temps avec eux et Grenade eut été un superbe endroit pour le faire. Nos amis quittent toutefois pour se rendre vers Madrid sans passer par Grenade.

Le lendemain matin, dimanche le 24 mars, nous recevons un appel de nos amis : leur bateau aurait un problème, ils ont été contactés par la Marina. Jean enfile ses souliers et se rend au bateau. Catastrophe : le bateau est enfoncé dans l’eau profondément et l’ancre sur le devant du bateau touche presque au quai!

Nous sommes en contact avec nos amis pour pouvoir trouver leur clé pour ouvrir le bateau. Euréka, après quelques recherches, nous trouvons la clé et ouvrons le bateau. Il y a 40cm d’eau par-dessus le plancher. Les gars de la Marina arrivent avec une pompe submersible de bonne taille, nous l’installons à bord et au bout de 45 minutes le bateau est de nouveau à flot et l’entrée d’eau maitrisée.

Après un déjeuner rapide, nous nous attaquons au plancher, nous retirons les différentes planches nous les rinçons à l’eau douce, les aspergeons de vinaigre et nous les mettons à sécher au soleil. Nous occupons aussi d’un coffre à outil : nettoyage à l’eau claire, l’essuyage et un peu de WD-40.

Notre ami nous annonce qu’il revient vers le bateau, il y sera vers 18h00. Nous l’accueillons, c’est une épreuve terrible pour un marin. Le bateau est sauvé mais il reste beaucoup de boulot. Nous accompagnerons notre ami dans cette tâche pour les trois prochains jours : nous viderons le bateau de son contenu, pièce par pièce, trierons ce qui doit être jeté, et nettoierons et sècherons tout le reste. Le bateau sera aéré le jour et le chauffage la nuit sera en fonction, plus tard un déshumidificateur entrera aussi en fonction pour continuer d’assécher le navire. Tâche titanesque à laquelle nous nous prêtons avec entrain car nous apprécions beaucoup ces amis et que nous croyons que c’est vraiment la moindre des choses à faire dans ces circonstances…

Finalement, la météo semble prometteuse pour un départ lundi, le 1er avril, et ce n’est pas un poisson d’avril ! L’équipage de Noëlli, Christian et Corinne, partira en même temps que nous pour rallier Almerimar à environ 140 MM de là. Nous ferons une navigation de nuit. Les vents prévus sont assez faibles, mais de la bonne direction, donc, nous ne nous plaindrons pas. Nous ferons beaucoup de moteur, aidé de nos voiles. Une navigation sans encombre.


Le phare de Gibraltar marque le début de la Méditerrannée...



Nous constatons que l’eau près de Gibraltar est souillée que se qui semble être du ballast de cargo (de l’eau huileuse et rouillée qui flotte entre deux eaux). Plus loin, des dauphins viennent nager près de nous, maintenant que l’eau est meilleure et plus belle : ils sont jusqu’à une vingtaine à la fois autour du bateau !

La nuit nous réserve d’autres surprises : du plancton photoluminescent en quantité importante créant de la lumière assez forte à l’étrave, à l’arrière du bateau (l’eau brassée par l’hélice) et aussi dans la mer au gré des vagues. C’est spectaculaire, vraiment.





La nuit est noire, sans lune, mais étoilée et, notre fidèle amie la constellation d’Orion, veille sur nous : c’est le bonheur. Le matin, le soleil est au rendez-vous et nous apercevons la côte Espagnole et la Sierra Nevada avec ses pics enneigés. Nous sommes enfin dans la Méditerranée. Nous arrivons vers 13h30. Un ami canadien, Michael et à la marina et nous le rejoindrons.

La première nuit, en mer, est toujours difficile...


Les montagnes enneigées...


Nous soupons avec Michael et discutons de destinations et de météo…et attendant, comme d’habitude, une météo favorable à un départ, après 5 jours à la marina…plus ça change plus c’est pareil !

Aujourd'hui, il y a 35 noeuds de vents (70km)…
ils y en qui sont bien heureux...


On prévoit partir lundi… à suivre !

Aucun commentaire:

Publier un commentaire