Depuis
le 20 mars, nous sommes toujours à la Marina Alcadeisa, la météo ne collabore
pas tout… les vents forts d’est sont toujours là mais, au moins, le soleil est
généralement présent. Nous sortons au restaurant avec des amis, nous recevons des
amis pour souper et sommes reçu sur d’autres bateaux. Ça occupe nos journées.
| Gibraltar vue de la marina |
![]() |
| Souper sur Noelli |
Nous
voulons planifier une sortie en Espagne, à Grenade, plus précisément. Des amis
iront dans ce coin aussi avant de poursuivre sur Madrid, que nous avons visité récemment.
Nous prévoyons donc nous y rendre avec eux, et y séjourner deux jours. Nous
réservons un Airbnb et nous nous attaquons à l’achat de billets pour visiter
l’Alhambra. Cet endroit est extraordinaire (aller voir Alhambra de Grenade sur
internet). Malheureusement, sur le site de réservation aucun billet n’est
disponible… À regret, nous informons nos amis que nous ne pourrons nous joindre
à eux, et que nous allons annuler la réservation du Airbnb. Nous sommes déçus
car nous voulions vraiment passer du temps avec eux et Grenade eut été un
superbe endroit pour le faire. Nos amis quittent toutefois pour se rendre vers
Madrid sans passer par Grenade.
Le
lendemain matin, dimanche le 24 mars, nous recevons un appel de nos amis :
leur bateau aurait un problème, ils ont été contactés par la Marina. Jean
enfile ses souliers et se rend au bateau. Catastrophe : le bateau est
enfoncé dans l’eau profondément et l’ancre sur le devant du bateau touche
presque au quai!
Nous
sommes en contact avec nos amis pour pouvoir trouver leur clé pour ouvrir le
bateau. Euréka, après quelques recherches, nous trouvons la clé et ouvrons le
bateau. Il y a 40cm d’eau par-dessus le plancher. Les gars de la Marina
arrivent avec une pompe submersible de bonne taille, nous l’installons à bord
et au bout de 45 minutes le bateau est de nouveau à flot et l’entrée d’eau
maitrisée.
Après
un déjeuner rapide, nous nous attaquons au plancher, nous retirons les
différentes planches nous les rinçons à l’eau douce, les aspergeons de vinaigre
et nous les mettons à sécher au soleil. Nous occupons aussi d’un coffre à
outil : nettoyage à l’eau claire, l’essuyage et un peu de WD-40.
Notre
ami nous annonce qu’il revient vers le bateau, il y sera vers 18h00. Nous l’accueillons,
c’est une épreuve terrible pour un marin. Le bateau est sauvé mais il reste
beaucoup de boulot. Nous accompagnerons notre ami dans cette tâche pour les
trois prochains jours : nous viderons le bateau de son contenu, pièce par
pièce, trierons ce qui doit être jeté, et nettoierons et sècherons tout le
reste. Le bateau sera aéré le jour et le chauffage la nuit sera en fonction,
plus tard un déshumidificateur entrera aussi en fonction pour continuer
d’assécher le navire. Tâche titanesque à laquelle nous nous prêtons avec
entrain car nous apprécions beaucoup ces amis et que nous croyons que c’est
vraiment la moindre des choses à faire dans ces circonstances…
Finalement,
la météo semble prometteuse pour un départ lundi, le 1er avril, et ce n’est pas
un poisson d’avril ! L’équipage de Noëlli, Christian et Corinne, partira en
même temps que nous pour rallier Almerimar à environ 140 MM de là. Nous ferons
une navigation de nuit. Les vents prévus sont assez faibles, mais de la bonne
direction, donc, nous ne nous plaindrons pas. Nous ferons beaucoup de moteur,
aidé de nos voiles. Une navigation sans encombre.
| Le phare de Gibraltar marque le début de la Méditerrannée... |
Nous
constatons que l’eau près de Gibraltar est souillée que se qui semble être du
ballast de cargo (de l’eau huileuse et rouillée qui flotte entre deux eaux).
Plus loin, des dauphins viennent nager près de nous, maintenant que l’eau est
meilleure et plus belle : ils sont jusqu’à une vingtaine à la fois autour
du bateau !
La
nuit nous réserve d’autres surprises : du plancton photoluminescent en
quantité importante créant de la lumière assez forte à l’étrave, à l’arrière du
bateau (l’eau brassée par l’hélice) et aussi dans la mer au gré des vagues.
C’est spectaculaire, vraiment.
La
nuit est noire, sans lune, mais étoilée et, notre fidèle amie la constellation
d’Orion, veille sur nous : c’est le bonheur. Le matin, le soleil est au
rendez-vous et nous apercevons la côte Espagnole et la Sierra Nevada avec ses
pics enneigés. Nous sommes enfin dans la Méditerranée. Nous arrivons vers
13h30. Un ami canadien, Michael et à la marina et nous le rejoindrons.
| La première nuit, en mer, est toujours difficile... |
| Les montagnes enneigées... |
Nous
soupons avec Michael et discutons de destinations et de météo…et attendant,
comme d’habitude, une météo favorable à un départ, après 5 jours à la marina…plus ça change plus c’est
pareil !
Aujourd'hui, il y a 35 noeuds de vents (70km)…
ils y en qui sont bien heureux...
|
On prévoit partir lundi… à suivre !

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