Destination : Watch Hill, Rhode Island
Après
une petite navigation, à voile, de 9 MM (18 km), on s’ancre, à la ville voisine
de Watch Hill, soit Stonington tout près du breakwater (un mur de pierres qui
nous protège principalement des vagues).
En fait, il est un peu trop risqué pour Caffè Latte de se rendre
directement à Watch Hill puisque ce n’est pas très profond. Le chenal pour s’y rendre indique 7.5 pieds
alors que Caffè Latte a besoin de 7… ça ne donne pas beaucoup de marge…
C’est
avec l’annexe que nous nous rendons visiter Watch Hill, une balade de 45
minutes. Cette fois-ci, pas de vélo,
nous y allons à pied. On découvre un
super beau coin, les maisons sont impeccables tout comme leur jardin, la plage
et même la maison de Taylor Swift où des gardiens de sécurité sont en poste !!!
On
oubliait, l’équipage de Bedouin a renommé Stonington pour Rollington…. On
confirme, toute la nuit, nous avons roulé… les vagues arrivent sur le côté du
bateau et nous bercent… Ça peut sembler
apaisant mais ce n’est pas le cas !!!
Watch Hill - La maison blanche de Taylor Swift
Destination : Block Island, RI
La
veille de notre départ pour Block Island, nous revoyons la météo, on prévoit
des vents du SW 10-15 avec rafales à 20, c’est idéal pour faire du
« travers » vers cette destination. C’est l’allure la plus rapide
pour la voile : le vent apparent arrive sur le travers du bateau à 90
degrés de celui-ci. On prend soin de faire notre route avec Open CPN et on lève
l’ancre vers 9h15, le vent que l’on a, est en ligne avec ce que la météo prévue
!
Nous
esquivons les quelques bouées au départ et surveillons de près les
« pots » des pêcheurs (ce sont de petits objets flottant colorés qui
marquent l’emplacement de cages de homard ou de crabe : préférable
d’éviter…). Les vents se mettent à mollir au bout d’une quarantaine de minutes
et de plus, des vagues nous frappent sur notre côté ce qui nous fait
« rouler » pareil comme à Rollington L.
Petit
point technique : tantôt nous mentionnions que l’on avait le vent apparent
sur notre travers et plus tard, nous disons que les vagues nous frappent de
travers. En principe, si nous recevons le vent sur le travers, les vagues, principalement
perpendiculaires au vent, devraient nous frapper un peu sur l’arrière du bateau
parce que le bateau avance. Or, dans notre cas, les vagues les plus importantes
n’étaient pas le fruit du vent présent mais plutôt d’un vent antérieur, dont
les vagues se sont rendues à nous. Est-ce qu’on vous a mêlé, totalement ?
Désolé…
Bref,
dans ces conditions de vent et de vagues, les voiles « flacotent » ce
qui est mauvais pour les voiles, pour l’haubanage et pour l’équipage L. Nous nous résignons à rentrer le
voile et à poursuivre vers Block Island à moteur. Nous arrivons à Block Island vers
13h30 et nous tentons de trouver un endroit pour nous ancrer. Le vent a forci,
et les endroits disponibles sont rares (un samedi après-midi)… nous trouvons
enfin un endroit correct mais on doit s’y pendre à trois reprises pour être à
l’aise avec le positionnement du bateau. La particularité de cet ancrage est
qu’il faille (coudonc, c’est du subjonctif ça : danger !) s’ancrer devant les bateaux et donc de prévoir
en amont l’impact de la longueur de la chaîne jetée sur la position finale du
bateau.
Pourquoi
cette particularité ? Excellente question, dans cette baie, l’ancrage est
strictement interdit du côté nord et puisque le vent venait du sud (lors de
l’ancrage), nous devions mettre le bateau face au vent, donc face au sud et
reculer le bateau selon la longueur de la chaine que nous mettons, vers le
nord. Ainsi, ceci expliquant pourquoi
nous jetâmes l’ancre devant les autres bateaux. D’ailleurs, lors de notre
séjour, ici, nous avons vu deux bateaux se faire remorquer à quai (avec
pénalité$) par le « harbour master » parce que les bateaux ne
respectaient pas la limite d’ancrage prescrite.
Après
une nuit très calme, nous décidons d’aller à terre prendre nos repères, sans
les vélos. On obtient deux cartes de l’île, des infos sur l’emplacement du
super marché (le BIG c’est-à-dire le Block Island Grocery !) et du wine store
(incontournable, comme dirait mon ami Alain de Cygnus : I’ll drink to that
!). Nous voyons aussi un endroit où il y a un service de blanchisserie :
18$ la brassée, on y pense : ça fait plus de 2 semaines sans accès à une
laveuse…
De
retour au bateau, on appelle pour un service de Pumpout Boat… vous vous
souvenez qu’on avait de la difficulté à trouver des marinas ayant les
installations fonctionnelles pour vider le réservoir d’eau noire… et bien
maintenant, il y a des bateaux qui se promène pour vider les réservoirs… on n’a
plus besoin de courir les marinas, on ne se fait plus chi…avec ça (!!) et en
plus, c’est gratuit !!!
Après
le lunch sur le bateau, on retourne sur la terre ferme avec les vélos, cette
fois. On se choisit un des nombreux circuits sur l’île et on part à l’aventure.
Nos amis Ron et Claude qui adorent cet endroit, nous avaient prévenus :
c’est un super endroit pour le vélo, c’est dépaysant, on se croirait dans les
années 60, c’est « laid back » et ça ne ressemble en rien aux USA. On
le confirme, c’est très cool. Pour nous,
ce sont les Iles de la Madeleine des États-Unis ! Nous sillonnons la route (peu
de circulation automobile) et nous sommes constamment émerveillé par le paysage
ou par la couleur particulière de la verdure ou par autre chose…on aime
beaucoup. Et les gens sont sympa aussi. Un cycliste s’accroche à la roue de
Jean et commence à luire faire la conversation : un type vraiment sympa,
habite NYC et a une résidence secondaire ici. Il travaille de plus en plus à
Boston qui est très facile d’accès (traversier ou avion). Il prévoit prendre sa
retraite dans 4 ans. Jean l’encourage dans sa démarche…
Nous
arrivons au wine store et on trouve ce que l’on cherchait depuis un moment
déjà : un carton de 3 L de Big House, pas le « red » que nous
connaissons mais plutôt le cabernet sauvignon et un pinot gris. On file ensuite
vers le BIG et on achète nos trucs. Ce qui est génal avec les vélos c’est nos
sacs qui se fixent sur ceux-ci (capacité 20 L). Nous pouvons y ranger plein de
vivres.
Avant
de retourner au bateau, on va à la buanderie pour s’informer des délais :
dépôt des vêtements tôt en AM, récupération possible en PM. Ça nous va, le
commerce ouvre à 8h00, nous y serons !
De
retour au bateau, on va prendre l’apéro avec Michel et Jocelyne, de Juste Ciel,
qui viennent d’arriver dans la baie.
Le
lendemain, nous faisons de petits travaux et par la suite on retourne à vélo
sur l’île et on capote à nouveau, cette fois on va vers un phare au Nord de
l’île, très joli. En fin de journée, après une autre randonnée de vélo on
récupère notre linge propre, bien plié et qui sent bon : un investissement
judicieux J
Après
avoir consulté la météo, pour planifier nos prochains jours de navigation, on
décide de rester une autre journée à Block Island. Les vents annoncés sont faibles et ne nous
permettrons pas de se rendre à notre prochaine destination, Newport, RI, à
voile… Devinez ce que vous avons
fait : du vélo sur l’île.
Ce
fut donc un super 4 jours à Block Island.
Nous en gardons de beaux souvenirs.
Le phare au nord de l'île
Et oui, on fait du vélo!
Le phare au nord de l'île, de plus près!
Les plages sont nombreuses autour de l'île
Caffè Latte à l'ancre, à Block
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