Destination : Newport, RI
Mercredi
10 août, il pleut au réveil et ça semble être parti pour longtemps, puis vers
10h00 la pluie s’arrête et les vents sont au rendez-vous. Nous préparons le
bateau, le lunch du midi et levons l’ancre vers 10h30. Nous ne connaissons pas
grand-chose à la pêche mais assez toutefois pour savoir qu’il existe : la
pêche à la traîne, la pêche à la mouche, la pêche avec des harpons, etc. Par
contre, nous ne savions pas que nous pouvions pêcher avec une chaîne ! En
effet, Yolène, en remontant l’ancre, s’aperçoit que nous avons un crabe de
bonne dimension sur notre chaîne. Il est pris dans un amas de fils de pêche
dont nous devons nous libérer et on lui rend sa liberté…
Notre première prise !!!
Nous
filons sous génois (voile avant) seul sur une mer relativement calme car les
vents sont d’environ 16 nœuds, nous sommes encore protégés par la côte de Block
Island et nous n’avons pas une grande distance à parcourir pour atteindre
Newport. Nous remarquons que Juste Ciel ! a aussi décidé de quitter Block
Island et de filer vers Newport. Au bout d’un certain temps, le vent mollit et
nous décidons de sortir la grand-voile pour maintenir notre vitesse. Par
contre, cela nous oblige à modifier un peu notre cap et nous serons contraint
de faire un empennage (le vent passant d’un côté à l’autre du bateau par
l’arrière). Nous repérons l’entrée de la baie de Newport par son pont et nous
rentrons les voiles peu avant d’arriver dans la baie, jonchée de balles de
mouillage. Nous faisons le tour de la baie pour repérer un endroit où nous
pourrions nous ancrer, pas de chance, l’emplacement dont nous avions les
coordonnées est maintenant interdit d’ancrage. Au bout d’un moment nous voyons
Juste Ciel ! et nous nous ancrons près d’eux. Nous constatons que Newport
regorge de gros voiliers à multiples barre de flèches. D’ailleurs, la nuit, on
peut compter au moins 6 mats dont l’extrémité est illuminée d’un feu rouge (au
lieu d’un feu blanc comme la grande majorité des voiliers). Le feu rouge, si
mon souvenir est exact, est requis à partir d’une certaine longueur de mât,
genre 80 ou 100 pieds (nous, on a 52 !). De plus, on voit sortir et entrer dans
la baie des goélettes et aussi des 12 mètres comme au temps de l’America’s cup
des années 80-90 et de Dennis Connors. Ces bateaux ont fière allure.
Un 12 mètres
Le
lendemain, nous partons à l’assaut de la ville en annexe, non sans avoir fait
le tour des gros bateaux. Nous trouvons le quai à annexe et nous partons à pied
dans la ville direction supermarché, wine store et café internet. Nous trouvons
facilement le « Stop & Shop », bon assortiment et prix très
raisonnable, puis wine shop pour un peu de bière et une bouteille de vin
« cheap » pour préparer une sangria pour l’apéro avec Juste Ciel !
qui nous ont partagé leur recette : moitié vin rouge cheap et moitié San
Pelligrino à l’orange sanguine (ou pas) et glaçons. Ça désaltère et c’est pas
mal bon ! On trouve un café internet au moment où une fine pluie s’abat sur
Newport : le réseau est sécurisé, rapide on en profite pour faire des
mises à jour sur l’ordi et régler quelques aspects administratifs. La pluie
cesse et nous retournons sur Caffè Latte pour le lunch. Nous repartons, en
après-midi, sur Newport avec nos vélos. Nous roulons dans des quartiers
magnifiques et nous aboutissons sur Ocean View : spectaculaire. Une longue
plage longe la route aménagée pour y accueillir les vélos.
Nous aboutissons à une voie piétonnière collée sur le bord de la mer d’où l’on peut voir de loin en loin 60 quelques manoirs et nous constatons que Newport, sous des apparences parfaites cache un problème criant : un manque cruel de logements sociaux J
Vous voyez ce que nous voulons dire...
Après
discussions dans tous les sens, soupesant les vents, la marée et le courant
nous statuons en fin de journée que le lendemain pour partirons pour Menemsha, Massachusetts,
situé sur l’île de Martha’s Vineyard.
Destination : Menemsha, MA
Déjà
au réveil, les vents sont établis, on prévoit du SW (et oui encore !) 10-15
avec rafales de 25 en après-midi. La sortie de la baie se fait au moteur pour
nous éviter de trop fréquents virements de bord. La topographie de cette baie
concentre les vents, une fois sorti de la baie les vents réels sont de 12 à 16
nœuds, nous filons avec grand-voile et génois. Le bateau se comporte bien dans
cette mer avec des vagues plus longues qui font 5-7 pieds, c’est très agréable
de se faire pousser par le vent de la sorte. Peu à peu, les vents forcissent,
nous roulons plus rapidement et nous prenons la décision de réduire la voilure
un peu. Nous mangeons en faisant route et, vers 13h30, nous arrivons à Menemsha
pour constater avec étonnement que la baie extérieure n’offre pas de protection
pour les vents SW (les vents rées sont maintenant de 26 nœuds soit plus de 50
km/h) et la présence dans la baie de quelques voiliers ancrés nous laisse
présager que la petite baie intérieure est pleine… Nous décidons, sous
l’impulsion de Yolène de repartir vers Edgartown, au cœur de Martha’s Vineyard,
cette fois-ci sous génois seul. Nous filons quand même à plus de 8 nœuds avec
un courant favorable d’un peu plus d’un nœud et nous arrivons à Edgartown
Harbour en approche finale à moteur. Nous trouvons un ancrage parfait devant la
célèbre plage de Chappaquiddick vers 18h00. Il n’y a qu’une dizaine de bateaux
dans la baie dont plusieurs yatchs... On
relaxe, contents de notre navigation de 52 MM et du comportement du bateau dans
ces conditions.
Un des nombreux yatchs
Le
lendemain, nous partons en annexe, avec les vélos, vers Edgartown, déterminé à
explorer Martha’s Vineyard. D’entrée de jeu, nous sommes séduits, c’est très
joli (oui nous nous répétons…) et c’est, comment dire, dense. Il y a beaucoup à
voir, restos, boutique et quartiers charmants. Nous prenons une carte de la
ville et constatons qu’il y a vraiment plusieurs circuits à faire en vélo. Nous
partons en direction de Oak Bluff et c’est génial et côteux un brin (nous
disons merci aux 6 vitesses de nos vélos !). Nous longeons le littoral sur une
voie aménagée spécialement pour le vélo, c’est vraiment trop bien ! Nous
arrivons à Oak Bluff, nous prenons une crème glacée bien méritée (il fait
environ 40C avec le facteur humidex !) et nous repartons de plus belle vers
Vineyard Haven mais au bout d’une heure environ la chaleur a eu raison de nous
et nous rebroussons chemin en empruntant un parcours un peu moins bucolique
vers Edgartown. De retour sur Caffè Latte, nous dinons et profitons de
l’après-midi pour nous baigner, installer nos lignes de vie (longues lanières
qui longent le bateau de part et d’autre et qui servent à y accrocher nos
longes qui sont attaché à nos vestes de flottaison – pour une sécurité lors des
navigations). On profite aussi de l’accès à un quai flottant dispensant de
l’eau potable, Jean s’y rend pour remplir un contenant de 20 litres… nous
sommes un peu limite pour prendre une bonne douche… Nous y retournerons, avant
de quitter, pour y remplir nos réservoirs. Pas question de laisser notre
ancrage douillet, nous ne voulons pas risquer de se le faire chiper.
La
nuit nous apporte un peu de pluie et pas mal de vent. Les vents tournent et nos
voisins d’ancrage, pour certains, sont contraint de se désancrer. Nous
observons le tout de notre cockpit, entre 00h30 et 2h30, et en profitons pour
voir le spectacle des perséides dans le quadrant NE et aussi voir une nébuleuse
(la voie lactée possiblement). On retourne se coucher, encore quelques pointes
de vent et changement de direction du vent… Au réveil, 2 bateaux additionnels
ont quitté la baie et 2 autres se sont réancrés plus loin. Nuit fertile en
mouvement de bateaux…
Phare à Edgartown
Nous avons passé une journée additionnelle à Edgartown, un dimanche très relaxe: lecture, marche
dans la ville d’Edgartown et baignade.
Notre prochaine destination prévue est Cuttyhunk, MA, petite ile désertique...
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