mercredi 22 janvier 2020

Tunis et Sidi Bou Said, Tunisie


14 janvier 2020, neuf ans après la Révolution du Jasmin, nous arrivons à Tunis en pleine manifestation commémorant la fuite du premier ministre de Tunisie d’alors.

Article que l'on retrouve dans l'ascenseur de l'hôtel...


Notre hôtel est situé sur le magnifique boulevard Bourguiba, aussi surnommé « les Champs Élysées Tunisois ». Nous déposons nos bagages à la consigne de l’hôtel, notre chambre ne sera prête que dans une heure. Nous partons à la recherche d’un resto à proximité avec l’aide d’un guide routard, gracieuseté d’un voileux ami de Monastir. Nous trouvons chaussure à notre pied en la personne d’un petit resto servant un sandwich Shawarma à la dinde, agrémenté d’une frite et d’un coca. Pas exactement un repas santé : une fois n’est pas coutume 😉!

Retour à l’hôtel pour affiner le contenu de notre mini sac à dos et voir notre chambre. Nous partons à la découverte de Tunis. Laissons nos photos s’exprimer…


"Les champs Élysées tunisiens…"

Porte d'entrée à la médina

Le Souk… très animé !!!





La mairie...

Le théâtre...

Pas le boulevard métropolitain à Tunis...
Mauvaise idée...


Le lendemain, nous partons, en train, pour Sidi Bou Saïd, à une trentaine de minutes de Tunis. Nous visitons la réputée « ville bleue ». C’est chouette comme petite ville. Nous visitons une maison-musée, le souk et faisons des achats de souvenirs Tunisiens.

Nous prenons le sentier pentu nous amenant au port de Sidi Bou Saïd. C’est une jolie marina. Nous lunchons rapidement, remontons le sentier et filons droit vers la gare pour rentrer sur Tunis.

Tous les édifices sont blanc et bleu...



La salle extérieure de la maison-musée

Le jardin

L'entrée pour la salle de la prière


La salle de la prière



La marina

Une ruelle



Nous faisons le bilan suivant de la comparaison Tunisie .vs. Maroc :

Gentillesse des habitants : Tunisie +
Scolarisation des habitants : Tunisie +
Propreté des lieux publics : Maroc +
Modernité des infrastructures : Maroc +
Gastronomie, expérience au Resto : Maroc +
Attractions touristiques : Maroc +

Donc, pour nous, en ce moment, nous préférons le Maroc à la Tunisie.

À bientôt pour la suite de nos aventures…au Québec! 

Le Québec et sa neige... !!!

dimanche 5 janvier 2020

Escapade à La Rochelle, France


Le 16 décembre dernier, nous quittons Monastir pour prendre notre vol à 16h en direction de Nantes. Nous serons 3 équipages qui prendrons le même vol… Nous fraternisons un peu au café de l’aéroport. Vol sans encombre, nous atterrissons à Nantes vers 18h30.

Marylène et Luc sont déjà là et nous attendent. Après les effusions de joie, nous nous retrouvons dans la voiture en direction de La Jarne, bien au chaud.
Un repas léger, et arrosé, nous attend !

Nous nous couchons tôt. Yolène a une « Tunisite » et est médicamentée au Sinutab. Elle traînera ce rhume pendant une petite semaine.
Nous entamons des petits travaux dans une des salles d’eau, comme déjà convenu.

Jean, à son tour, tombe au combat : gastroentérite. Après une thérapie douce au bactéries, question de repeupler la flore intestinale, nous nous rabattons sur une collègue de Julien, Aurélie qui pose le diagnostic et le traitement : gastroentérite, Smecta (dégueulasse !!!) et Doliprane matin, midi et soir. Beaucoup de sommeil, de riz, de carottes et de bananes. Au bout de deux jours ça va mieux. Puis la Tunisite s’invite chez Jean et Luc, après c’est au tour de Yolène d’avoir une mini gastro.

La terre ne nous convient plus…

Nous avons néanmoins vu les Cheche à deux reprises et nous avons été chez Julien et Violaine pour la veille de Noël, où une délicieuse dinde de 12 Kg nous attendait. Très belles soirées.

Voyage à Bellême pour aller chercher Paulette, la maman de Luc. C’est joli le Perche. Nous en profitons pour rapporter du vin.

Le Perche...


La boucherie qui fut fondée par André, le papa de Luc



La Loire...


Nous avons aussi revu Karine, Nicolas, Camille et Paul et Violaine, Julien, Léane et Nina, chez Luc et Mary. De l’action, des discussions, du monde plein la maison et de la bouffe à profusion !!

Un match de Rugby pour Luc et Jean…
et un petit vin chaud !!!

Lunch avec la cousine de Jean, Lorraine et son conjoint Nalin
alors qu'ils étaient de passage à Chatelaillon,
à 10 minutes de chez nos amis...
Un beau hasard...

Accalmie passagère, puis au tour de la veille de nouvel An de se pointer le nez. Annie et Marc arrivent de Bordeaux. Joyeux Festin, oh là là !! Champagne, foie gras, Margaux et agneau. Heureusement, un peu de danse au programme !!



Nos hôtes… Mary et Luc

Le lendemain, une sortie en matinée nous permet de nous aérer le cerveau, un peu…

Le 2 janvier Marc et Annie regagnent Andernos et nous irons à l'île de Ré, en après-midi, pour une promenade.

Ancien Phare Les Baleines, de l'ïle de Ré...

Nouveau Phare Les Baleines...

Après un dernier repas, où on a fait fort, quand même, une courte nuit s’amorce. Debout à 1h30, douche rapide et départ pour Nantes avec Luc et Mary.

Adieux, ou plutôt, au revoir car nous avons prévus nous recroiser à Venise à la fin du printemps. Que de plaisir chez nos amis qui nous ont accueillis si généreusement!

Notre vol sera retardé d’une heure trente, nous arrivons à Monastir vers 11h30, il fait beau, le bateau est là, il nous attend…

Bonne Année à tous et à toutes !!! Gros Bisous !!
À l’an prochain pour la suite des choses…

dimanche 15 décembre 2019

El-Jem, Tunisie


Il fait plus chaud, en tout cas, nous semble-t-il, à Monastir qu’à Tanger l’an dernier. Nous avons moins besoin du chauffage et pour des périodes plus courtes… Nous croyons que l’influence de la température de l’eau de la Méditerrannée, plus chaude que celle de l’Atlantique, est la raison pour laquelle le climat y est plus doux.

Douceur du climat donc, mais des vents forts (rafales jusqu’à 50 nœuds, 90 km/hre) viennent nous rappeler que l’hiver est à nos portes.

Nous profitons de ces moments pour travailler sur le bateau, à l’intérieur, pour faire des améliorations, du nettoyage et des réparations. Certains travaux de couture ont été confiés à des artisans locaux et nous sommes satisfaits des résultats.

Caffè Latte prêt pour l'hiver… sans cordage, ni voile !!!

Nous visitons le mausolée de Bourguiba (premier président de la République de Tunisie), fils de Monastir. L’endroit est splendide et nous avons droit à un traitement de faveur de la part d’un des gardiens : il nous fait faire la visite, nous donne des explications, etc…



Le lustre de 365 lumières illuminé que pour nous...





Vue du jardin arrière


Nous avons aussi réservé notre date de sortie en cale sèche, en février, pour que nous carénions le bateau : nouvelle peinture antisalissure et cirage de la coque. Des heures de plaisir en perspective 😉.

La communauté de voileux est assez importante ici : une vingtaine d’équipage vivent à bord, ici, pour l’hiver. C’est sympa, d’autant que de façon surprenante, il y a 4 bateaux canadiens…nous en avons croisés exactement zéro de toute la saison !

Le jeudi, 12 décembre, une sortie de groupe est organisée pour aller à El-jem. Les participants sont tous des anglophones, parce que la plupart des équipages francophones (français et belges) sont des récidivistes de la Tunisie, donc ils connaissent déjà l’endroit.

El-jem, connue sous le nom Thysdrus, sous l’empire romain, fût une plaque tournante du commerce en Méditerrannée. Ainsi, entre le troisième et le quatrième siècle, pendant une période de 60 ans fut entrepris la construction d’un colisée.

Voici, de façon synthétique, comment il fut construit, à quoi il fut utilisé et quelques détails sur le déroulement des « Jeux » dans cette enceinte.


Construction :

Contrairement au Colisée de Rome, construit en brique, le colisée de Thysdrus fût érigé en pierre de taille. Ces pierres, du calcaire, furent taillées par des esclaves dans des carrières située sur le bord de l’océan à une trentaine de kilomètres de là. Les pierres furent acheminées, tractées par des éléphants, le long d’un tunnel de 35 km de long et pourvu de bouches d’aération (laissant aussi passer la lumière) à tous les 10 mètres.

Chaque pierre montre des cavités triangulaires qui permettaient qu’un crochet les agrippent solidement lors du transport et de la mise en place.

Les gradins, érigés en trois niveaux et atteignant 26 m de haut, furent entièrement recouvert de marbre blanc italien, de même que le tour de l’arène, ceci pour éviter que les animaux sauvages ne puissent y prendre appui.

Sous la surface de l’arène des salles diverses sont aménagées pour les esclaves, les animaux et les gladiateurs professionnels. Le centre de l’arène est ouvert en temps normal mais se recouvre de planche de bois lors des « Jeux ».










Utilisation :

D’une capacité de 35,000 sièges pour une population de 32,000 personnes, une fois par mois le colisée se remplit de toute la société de Thysdrus : des plus pauvres jusqu’au plus riche, presque sans exception.

En effet, tous ceux qui se présente au colisée reçoit une pièce d’or (pour compenser le manque à gagner, personne ne travaille), du pain et assiste gratuitement au spectacle.

Cette activité permet de resserrer les liens entre les habitants et de diminuer les tensions sociales.

De plus, grâce à 96 points de sortie, le stade se déleste de ses trente quelques milliers de personnes en 20 minutes.

Déroulement des « Jeux » :

Sous le plancher de l’arène, dans des cages métalliques placées dans des chambres, des animaux sauvages sont abreuvés d’eau et ne sont pas nourris pour les garder agressifs. 

D’autres cages renferment des esclaves. Simultanément, par des ouvertures sur le plancher de l’arène, une cage d’animaux sauvage et une cage d’esclaves, par le biais de monte-charges, sont montées dans l’arène et les portes des cages sont ouvertes : s’en suivent des combats mortels. Une morgue est aménagée sous un côté de l’arène, le lendemain des Jeux les cadavres empruntent le tunnel pour être déversés dans la mer.

Les gladiateurs professionnels eux pénètrent l’arène par des portes situées sur les côtés, d’où ils sont acclamés par la foule.


Superbe bâtiment très bien conservé, merci au guide pour toutes les informations. À chaque été un festival de musique classique se déroule dans le colisée.



Nous poursuivons notre visite au musée des mosaïques et aussi nous visitons les vestiges d’une maison et d’un temple.




Après un repas rapide, nous nous retrouvons tous à la gare. Le train est, évidemment en retard (mais que de 15 minutes) et il nous dépose à Sousse.


La moitié du groupe, dont nous, en profitons pour visiter la médina alors que les autres prennent le métro électrique pour rentrer à Monastir.

Quelle ne fut notre surprise, une heure plus tard, de prendre le métro à notre tour et de trouver dans notre wagon l’autre moitié de notre groupe !

Une fort belle journée passée en Tunisie avec de gentils voileux de Monastir : que demander de plus ?

À plus pour la suite de nos aventures qui se poursuivra en France pour les prochaines semaines… !