dimanche 10 juin 2018

Flores... à la découverte de l’île…


Après avoir passé les quelques premiers jours à l’ancre, dans la baie, nous avons pris une place dans la petite marina de Lages. Nous sommes parmi les plus gros bateaux à l’intérieur. Nous avons un quai extérieur et sommes à côté de Altair, un bateau de La Rochelle. Nous faisons connaissance avec Katherine et Jean-Marc et leurs deux garçons. Nous profitons du fait d’être à quai et avec de l’eau à profusion pour laver le bateau à l’extérieur comme à l’intérieur : après des jours de navigation dans de la vague et avec beaucoup d’humidité dans l’air ambient (surtout le soir venu) ce n’était pas superflu malgré la pluie des premiers jours qui avait dessalé l’extérieur du bateau ! Nous faisons aussi la lessive, vivement des draps propres et couette chaude et une garde-robe mieux adaptée à une température plus fraîche. Ceci dit, après 18 mois de chaude température Caribéenne en continue, un repli du thermomètre est tout à fait le bienvenu. Aussi, à cause de la latitude des Açores (plus de 39 degrés, Montréal est à 45 degrés), nous bénéficions d’un ensoleillement beaucoup plus long, ce que nous apprécions au plus au point. En raison du fuseau horaire et du choix des Açores de devancer l’heure, il fait clair jusqu’à 22h et le soleil se pointe vers 7h00.

Nous avions travaillé fort avant le départ de St-Martin pour colmater les endroits où l’eau de mer pouvait entrer à bord. Nous avions identifié la proue (le devant du bateau) et nous nous étions appliqués. Ce qui arrive c’est que parfois, à certains angles de vent (au près) les vagues frappent le devant du bateau et passent par-dessus le pont. Les premiers jours de la traversée, nous naviguions au près et lorsque nous avons fait du moteur nous avions constaté qu’il y avait eu encore de l’eau salée qui était entré. Nous avions retiré cette eau. Nous avons recommencé nos tests d’eau à la marina. Cette fois, avec le soleil de fin de journée, Jean a vu un rayon de soleil pénétré dans le bateau, signe d’une ouverture par laquelle l’eau pouvait s’engouffrer…Ah ben ta… une ouverture de 0,3cm par 5cm sur l’étrave et assez près de la hauteur du pont. Yolène, experte en calfeutrage, rempli la cavité de « caulking » en moins de deux et le lendemain matin, on fait des tests d’eau avec un boyau d’arrosage et beaucoup de pression et, oh joie, l’eau n’entre plus dans le bateau! Nous sommes contents.

Nous décidons que nous ferons un tour de l’île guidé, ce jeudi. Nous ne serons que tout les deux à bord du véhicule et nous aurons le guide à nous seuls. Nous partons à 9h30 de la marina. Nous allons de surprise en découverte : l’île est vraiment très jolie. Laissons les photos parler d’elle-même…


Rocha dos Bordoes (Rocher des bâton de marche)


Faja Grande, village côté ouest de l'île



Aldeia da Cuada, village touristique


Maison du St-Esprit, tradition de Flores


Chute à Faja Grande



Lieu de baignade à Faja Grande


Petit hike pour atteindre Poco da Ribeira do Ferreiro

Chutes à couper le souffle...  Wow!!!




Caldeira Camprida (qui veut dire "Lac long")

Caldeira Negra (qui veut dire "Lac noir")


Village Ponta Delgada, tout au nord de l'île et l'île Corvo

Mousse de linchen gorgée d'eau
(contient 20 fois son poids en eau...)

Cedros, côté est d l'île


Piscine naturelle à Santa Cruz...
un peu trop froid pour nous!!!

Caldeira Funda (veut dire "Lac profond")
et Cladeira Rasa (veut dire "Lac à ras")




Nous avons été à un BBQ de marins français (bretons!) et ce fut un plaisir, de même, hier, un apéro de groupe qui s’est terminé un peu tard pour saluer le départ de quelques équipages. Quant à nous, nous prévoyons quitter Lages das Flores, ce mardi ou mercredi, et nous naviguerons en direction de l’île de Faial avec comme destination Horta, la capitale nautique des Açores. Nous pourrons être suivi de la même façon pour ce déplacement à la page web :
À bientôt!

lundi 4 juin 2018

La Traversée... jusqu'aux Açores


Traversée St-Martin – Flores, Açores

Nous allons tenter de vous faire vivre nos impressions sur la traversée que nous avons effectuée en 17 jours et 6 heures à la vitesse moyenne de 6 nœuds (environ 11.5 Km/hre).

Nous avons communiqué, à notre arrivée, un temps de 17 jours et 8 heures mais il faut retrancher 2 heures à ce temps parce que nous avons effectué deux changements d’heure en cours de passage : à longitude 052° 30’ et à 037° 30’. En plus, à notre arrivée à Flores nous avons devancé l’heure de 2 heures car les açoriens vivent à l’heure de Lisbonne, capitale du Portugal (TU). 

Premier temps : St-Martin vers le nord jusqu’au Bermudes (jour 1 à 5)

C’est le début de la traversée, les vents sont très bons, nous filons vraiment bien, nous gitons (le bateau penche sur un côté) et Yolène, comme à tous les débuts de passages et incommodée par un début de mal de mer, elle n’a pas d’appétit et veut constamment dormir. Nous avons un remède miracle à bord et Yolène est tout de même fonctionnelle. Dans ces conditions de navigation, les repas sont rapidement préparés et ingurgités : la bonne bouffe ce sera pour plus tard! Nous nous couchons par terre au centre du bateau avec un matelas fait, on dirait, spécialement pour cela. C’est très confortable et nous dormons le côté, le dos appuyé sur un surface verticale. Mais, malgré tout, nous sommes en déficit de sommeil. Nos quarts sont de trois heures et ils sont passés à surveiller la progression du bateau, la vitesse des vents et notre cap. Pour la nuit, nous prenons un angle de navigation qui évite au bateau de trop taper : il nous faut dormir. Durant le jour, nous allons siester (Yo) ou pas (Jean). Durant ce bout de traversée, nous allons établir nos meilleures vitesses et allons augmenter la surface de voile pour compenser les vents plus faibles. Nous contemplons les étoiles la nuit venue et avons droit à tout un spectacle avec, en vedette, la voie lactée et Vénus. Nous esquivons les grains dans la mesure du possible avec un bon taux de succès.

Sieste à l'extérieur... on cherche l'ombre...
Le sommeil est mieux à l'intérieur...

Et voilà notre chambre à coucher durant la traversée !!



Yolène développe une analogie entre la traversée et un accouchement (chose qu’elle n’a pas vécu elle-même, mais quand même) :

1. Nécessite beaucoup de préparation et c’est trippant.

2. Quand vient le jour « J », tu ne sais pas combien de temps ça prendra et tu n’as pas le contrôle. Tu fais de ton mieux et tu dors peu.

3. Quand c’est terminé, tu es heureux d’avoir cet enfant dans tes bras et tu es très fière. C’est comme s’ancrer dans un nouvel endroit à découvrir…

En conclusion, une première partie de traversée rapide, où il est plus difficile de vivre à bord, et qui amène son lot de petits bonheurs…

Deuxième temps : Bermudes à l’Anticyclone des Açores, puis sud d’une dépression au NW (jour 6 à 10)

Les vents faiblissent et le confort revient à bord, c’est un répit. Nous faisons du moteur pour 27 heures. Nous en profitons pour travailler sur le bateau et se faire quelques bonnes bouffes, c’est aussi le début de notre tradition de la tisane en début de quart de nuit. Le rythme de la traversée et solidement implantée. Les vents reprennent peu à peu, nous faisons du vent arrière avec deux voiles à l’avant du bateau et sans grand-voile, très confortable et efficace. Les vents continuent de forcir et nous faisons quelques expériences avec les voiles pour maintenir notre cap et être toujours en position de réduire notre voilure rapidement, au cas où. Finalement, nous optons pour mettre la grand-voile avec deux ris et utiliser notre trinquette (petite voile avant). Plus tard, on réduira encore notre grand-voile en prenant trois ris. Nous atteignons la marque de mi-parcours au jour 9. Ça brasse un peu trop pour célébrer l’occasion avec notre demi-bouteille de champagne, partie remise. Ces vents nous les aurons jusqu’au passage du front froid.

Les averses se voient bien à l'œil...

On ne se lasse pas des couchers de soleil...




Un peu plus menaçant...




Lever du soleil....

Découverte : l’auto pilote fonctionne beaucoup mieux quand le niveau de sensibilité est faible. Ça nous fait aller plus en ligne droite, consomme moins d’énergie et beaucoup plus de confort. Nous évitons des grains du passage du front froid en équipe, on perd un peu de sommeil mais on fait une superbe job! Puis les vents faiblissent, on part le moteur pour environ une dizaine d’heure, on se permet un verre de vin. En résumé une étape de transition.

Troisième temps : Cap sur les Açores, île de Flores (jour 11 à 17)

Toujours sous moteur pour quelques heures encore, puis on remet le génois seul et on roule aussi vite et dans la bonne direction, ça arrive la nuit sous l’impulsion de Yolène. Ça calme le jeu. Nous décidons d’attendre le lever du jour pour ajouter la grand-voile, nous jouons de prudence comme d’habitude. Avec pleine voilure, nous roulons bien et c’est confortable, en fin d’après-midi une bonne douche et pour le souper foie gras en entrée et salade d’avocat rillette de thon et orange le tout arrosé de notre petite bouteille de champagne. Juste avant le début de son quart Jean est victime d’une crampe au cerveau : des grains à l’horizon, pleine voilure et pas de direction des vents sur l’anémomètre : mauvais mix, il faut réduire la voilure... Mais non Jean, il ne s’agit que de grains de fin de journée en Atlantique, relax ça ira… On remet de la voilure… Dans les faits, les vents sont faibles et la grand-voile « flacotte » avec fracas et empêche le sommeil. Retour au moteur, avec un cap en direction de Flores, on en profite à nouveau pour faire des choses à bord, puis nous retrouvons le vent au début de 16 à 20 nœuds puis, durant la nuit, les vents montent à plus de 25 nœuds on enroule le génois et on sort la trinquette. Ces changements de voiles sont épuisants car cela rogne notre sommeil, mais on est si près du but! Le matin, on réévalue la situation, on fait quelques tests et on opte pour le génois et deux ris dans la grand-voile : ça roule très vite et c’est sécuritaire. La nuit venue, on enroule le génois et sort la trinquette, un peu plus tard nous prenons un autre ris sur la grand-voile et vers 3h00, nous affalons la trinquette, nous avons des vents de 38 nœuds lors d’un grain assez grand en superficie et pour lequel nous avons été en périphérie… Quand les vents deviennent de 20 à 28 nœuds, nous ressortons la trinquette, on roule vite mais tout à fait en contrôle, nous en profitons pour continuer à dormir à tour de rôle pour récupérer. Pour les 55 derniers miles, nous augmentons la voilure, les vents faiblissent et change de direction nous obligeant à faire du près. En résumé, pour cette dernière étape, pas question de se soustraire au cap (on doit arriver à Flores) et nous faisons tout ce qu’il faut pour avoir les voiles du temps en tout temps, avec succès! Nous nous enlaçons fort à l’arrivée : mission accomplie.


On souligne notre mi-parcours...


Une belle découverte, trinquette et genois tangonné, en ciseau.


Jean à l'eau... pour vérifier
s'il y avait des sargasses à l'entrée d'eau du moteur...

Méduse qui fait de la voile au près serré...
Il y en a des tonnes sur notre route.

Terre en vue, à 35MM...


Des dauphins nous souhaitent la bienvenue...

Drapeau de quarantaine, avant de faire les douanes



Notre drapeau a connu de meilleurs jours...
Et oui, il manque quelques provinces !!!

Mission accomplie... Champagne, merci M&M

À notre mouillage...



La traversée en chiffres

2 440 Milles Marins (4 516 km)

414 heures de navigation

156 litres de diésel

52 repas

2 équipiers



Notre top 5 de la traversée

1.     Notre équipage

2.     Notre routeur météo et plus, Benoît Villeneuve, très gros merci!

3.     Notre auto pilote : Tonton a barré pour nous 99% de la traversée.

4.     Notre trinquette : polyvalente et surprenante (utilisée pour 80% de la traversée)

5.     Notre bateau : comportement prévisible, rapide et sécuritaire

Et notre mention spéciale…

Le InReach Explorer+, une solution qui vient en renfort au téléphone satellitaire. Merci à mon ami Merrill de nous avoir montrer la voie.

La boîte de qui j’ai acheté de téléphone satellitaire il y a deux ans et qui, lors de la traversée m’a avisé par texto qu’il ne me restait que 22 minutes de temps d’antenne. Merci Gaël de Sense Communication.
Et voilà tonton à l'action et nous, on s'occupe à autre chose!
Leçons apprises et trucs pour voileux

1.     Étai largable et voiles de gros temps (trinquette et tourmentin) et 3 ris dans la GV

Selon nous, il s’agit d’un « must » pour qui veut faire une traversée. La trinquette permet de rouler aussi vite, ou presque, que le génois et plus confortablement quand les vents dépassent 20-25 nœuds tout en soulageant le grément. De plus, elle performe bien à toutes les allures. Au près, on utilise l’avale tout du rail du chariot d’écoute du génois à la position la plus reculée. Au portant, on pose une poulie au taquet du milieu du bateau ce qui déporte le point de tire vers le maître bau et plus à l’avant ce qui permet plus de puissance et minimise le risque de déventement. Au vent arrière, en tandem avec le génois tangonné c’est la paix d’esprit, le confort et la performance. Tant qu’au troisième ris dans la GV, c’est une évidence quand les vents forcissent au-delà de 25-28 nœuds, encore une fois cela soulage le grément et procure confort et sécurité. Dernier point fort important, si on opte pour une trinquette qui s’endraille sur l’étai largable (par opposition à l’utilisation d’un enrouleur), il faut idéalement avoir un sac de pont. Ce dernier permet une fois la trinquette ou le tourmentin désendraillé de le ranger proprement, prêt à être utiliser. Parfois on peut laisser la trinquette ou le tourmentin endraillé et utiliser un cordage pour stabiliser et sécuriser la voile sur le pont. Finalement, pour affaler efficacement une voile endraillée la méthode qui fonctionne pour nous est, lorsqu’au pied de l’étai, de tirer vers soi la voile et de créer un pli exactement entre deux mousquetons. Une fois cette opération faite on pourra soit attacher la voile sur le pont (si on pense la réutiliser bientôt) ou la désendrailler, tout en conservant le pliage réalisé, et la ranger dans le sac de pont.


2.     Pour la nuit, toujours penser facilité à réduire la voilure et avoir un plan

En prévision des quarts de nuit, la plupart des bateaux en équipages réduit (1 à 4 équipiers) jouent de prudence et réduisent leur voilure. Nous sommes allés un peu plus loin dans notre réflexion : il faut être en mesure de pourvoir réduire facilement la voilure si le vent montre des signes d’augmentation. Il faut avoir un plan.

Par exemple : j’ai 2 ris sur la GV et la trinquette et le vent monte. Étape 1, prendre le troisième ris sur la GV en remontant au bon plein et en déportant le chariot d’écoute de la GV. Étape 2, si les vents forcissent encore affaler la trinquette tout en conservant notre allure au portant. Le même conseil que pour la prise de ris s’impose : quand on pense qu’il est temps de réduire la voilure, on réduit la voilure immédiatement. Il ne faut surtout pas attendre. Nous ne faisons pas une course et nous n’avons personne à impressionner. Nous avons un équipage et un bateau à protéger.



3.     Autopilote faire des essais à différents niveaux de sensibilité

Nous ne sommes pas de grand utilisateur de l’autopilote, dans les Caraïbes, nous barrions nous même à 99% du temps. Nous utilisions l’autopilote que pour les navigations où nous nous déplacions la nuit. Par contre, en traversée nous sommes à 99% du temps sous autopilote. Notre autopilote est un Raymarine mouture 2013 et à l’allumage, il se remet toujours au niveau 5 soit au milieu de la gamme (1 à 9). Au niveau 5, nous constations que le bateau faisait beaucoup de mouvements en lacet et le moteur entrainant l’autopilote travaillait très fort. Or, notre bateau ne demande que peu de mouvement de la barre pour corriger notre cap, le bateau est sensible car il a un bon safran et une quille profonde. Il s’en suit que l’autopilote doit être désensibilisé. En désensibilisant l’autopilote, nous avons constaté immédiatement une baisse marquée des mouvements en lacet (zigzag), une réduction importante du travail du moteur entrainant l’autopilote, une réduction de l’énergie consommée en traversée et un confort nettement amélioré. Chaque bateau doit trouver son réglage propre pour optimiser la performance de l’autopilote, il faut faire des essais…Dans notre cas, on utilise le niveau 2.

Pour l’instant nous profitons de notre arrivée à Flores pour nettoyer le bateau, certaines pièces d’équipement et des vêtements. À partir de lundi, nous allons progressivement découvrir l’île en louant une voiture et en visitant les points d’intérêt de cette île magnifique.

À très bientôt!

dimanche 13 mai 2018

Nouvelle étape... les Açores


Bonjour les amis,

Nous nous préparons activement pour quitter les Antilles après presque exactement 18 mois de navigation dans cette région. Nous avons adoré cet endroit et nous y retournons mais, pour l’instant une autre étape nous attend : la traversée de l’Atlantique pour aller en Europe. Nous serons que nous deux à bord et nous aurons aussi un routeur météo : quelqu’un qui est à la fois très fort pour interpréter les systèmes météos et qui est un marin chevronné qui a plusieurs traversées à son actif et qui, de la terre ferme, nous guidera.

Nous communiquerons à tous les jours avec ce routeur (Benoît Villeneuve) pour lui donner l’état de la mer et des vents, notre configuration de voile, notre direction, notre vitesse, s’il y a eu des bris et l’état d’esprit sur le bateau. La communication se fera par téléphone satellitaire. De son côté, il pourra aussi nous donner de nouvelles directives au fur et à mesure que nous progresserons sur l’Atlantique.

Nous avons acheté un InReach Explorer+ de Garmin et ce bidule transmettra notre position via satellite à toutes les 4 heures et « postera » notre parcours sur un site web que nous vous donnerons (plus bas dans le texte). Ce bidule nous permettra aussi d’envoyer de courts messages pré-écrits qui vous donnerons un aperçu de ce que nous vivons. Ces messages sont eux aussi visibles sur le site web en question.

Notre préparation va bon train, nous sommes confiants en nos moyens et en notre bateau, nous serons bien entourés et nous entretenons une « saine appréhension » par rapport à cette traversée de quelques 2200 Milles Marins que nous estimons pouvoir boucler en une vingtaine de jours. Notre atterrissage sera sur l’île de Flores dans l’archipel des Açores, au beau milieu de l’Atlantique. Nous passerons quelques semaines là bas puis ferons route pour rallier la Med, par le détroit de Gibraltar, une étape d’environ 8 ou 9 jours. Nous devrions passer 18 mois en Méditerrannée.

Voici le lien pour le InReach : 


Information importante : svp ne jamais répondre aux messages apparaissant sur le site web Mapshare du InReach, bien qu’il soit possible d’y répondre, nous gardons le nombre restreint de messages de réponse pour les situations d’urgence. Merci de votre compréhension.

A+ les amis !