lundi 4 juin 2018

La Traversée... jusqu'aux Açores


Traversée St-Martin – Flores, Açores

Nous allons tenter de vous faire vivre nos impressions sur la traversée que nous avons effectuée en 17 jours et 6 heures à la vitesse moyenne de 6 nœuds (environ 11.5 Km/hre).

Nous avons communiqué, à notre arrivée, un temps de 17 jours et 8 heures mais il faut retrancher 2 heures à ce temps parce que nous avons effectué deux changements d’heure en cours de passage : à longitude 052° 30’ et à 037° 30’. En plus, à notre arrivée à Flores nous avons devancé l’heure de 2 heures car les açoriens vivent à l’heure de Lisbonne, capitale du Portugal (TU). 

Premier temps : St-Martin vers le nord jusqu’au Bermudes (jour 1 à 5)

C’est le début de la traversée, les vents sont très bons, nous filons vraiment bien, nous gitons (le bateau penche sur un côté) et Yolène, comme à tous les débuts de passages et incommodée par un début de mal de mer, elle n’a pas d’appétit et veut constamment dormir. Nous avons un remède miracle à bord et Yolène est tout de même fonctionnelle. Dans ces conditions de navigation, les repas sont rapidement préparés et ingurgités : la bonne bouffe ce sera pour plus tard! Nous nous couchons par terre au centre du bateau avec un matelas fait, on dirait, spécialement pour cela. C’est très confortable et nous dormons le côté, le dos appuyé sur un surface verticale. Mais, malgré tout, nous sommes en déficit de sommeil. Nos quarts sont de trois heures et ils sont passés à surveiller la progression du bateau, la vitesse des vents et notre cap. Pour la nuit, nous prenons un angle de navigation qui évite au bateau de trop taper : il nous faut dormir. Durant le jour, nous allons siester (Yo) ou pas (Jean). Durant ce bout de traversée, nous allons établir nos meilleures vitesses et allons augmenter la surface de voile pour compenser les vents plus faibles. Nous contemplons les étoiles la nuit venue et avons droit à tout un spectacle avec, en vedette, la voie lactée et Vénus. Nous esquivons les grains dans la mesure du possible avec un bon taux de succès.

Sieste à l'extérieur... on cherche l'ombre...
Le sommeil est mieux à l'intérieur...

Et voilà notre chambre à coucher durant la traversée !!



Yolène développe une analogie entre la traversée et un accouchement (chose qu’elle n’a pas vécu elle-même, mais quand même) :

1. Nécessite beaucoup de préparation et c’est trippant.

2. Quand vient le jour « J », tu ne sais pas combien de temps ça prendra et tu n’as pas le contrôle. Tu fais de ton mieux et tu dors peu.

3. Quand c’est terminé, tu es heureux d’avoir cet enfant dans tes bras et tu es très fière. C’est comme s’ancrer dans un nouvel endroit à découvrir…

En conclusion, une première partie de traversée rapide, où il est plus difficile de vivre à bord, et qui amène son lot de petits bonheurs…

Deuxième temps : Bermudes à l’Anticyclone des Açores, puis sud d’une dépression au NW (jour 6 à 10)

Les vents faiblissent et le confort revient à bord, c’est un répit. Nous faisons du moteur pour 27 heures. Nous en profitons pour travailler sur le bateau et se faire quelques bonnes bouffes, c’est aussi le début de notre tradition de la tisane en début de quart de nuit. Le rythme de la traversée et solidement implantée. Les vents reprennent peu à peu, nous faisons du vent arrière avec deux voiles à l’avant du bateau et sans grand-voile, très confortable et efficace. Les vents continuent de forcir et nous faisons quelques expériences avec les voiles pour maintenir notre cap et être toujours en position de réduire notre voilure rapidement, au cas où. Finalement, nous optons pour mettre la grand-voile avec deux ris et utiliser notre trinquette (petite voile avant). Plus tard, on réduira encore notre grand-voile en prenant trois ris. Nous atteignons la marque de mi-parcours au jour 9. Ça brasse un peu trop pour célébrer l’occasion avec notre demi-bouteille de champagne, partie remise. Ces vents nous les aurons jusqu’au passage du front froid.

Les averses se voient bien à l'œil...

On ne se lasse pas des couchers de soleil...




Un peu plus menaçant...




Lever du soleil....

Découverte : l’auto pilote fonctionne beaucoup mieux quand le niveau de sensibilité est faible. Ça nous fait aller plus en ligne droite, consomme moins d’énergie et beaucoup plus de confort. Nous évitons des grains du passage du front froid en équipe, on perd un peu de sommeil mais on fait une superbe job! Puis les vents faiblissent, on part le moteur pour environ une dizaine d’heure, on se permet un verre de vin. En résumé une étape de transition.

Troisième temps : Cap sur les Açores, île de Flores (jour 11 à 17)

Toujours sous moteur pour quelques heures encore, puis on remet le génois seul et on roule aussi vite et dans la bonne direction, ça arrive la nuit sous l’impulsion de Yolène. Ça calme le jeu. Nous décidons d’attendre le lever du jour pour ajouter la grand-voile, nous jouons de prudence comme d’habitude. Avec pleine voilure, nous roulons bien et c’est confortable, en fin d’après-midi une bonne douche et pour le souper foie gras en entrée et salade d’avocat rillette de thon et orange le tout arrosé de notre petite bouteille de champagne. Juste avant le début de son quart Jean est victime d’une crampe au cerveau : des grains à l’horizon, pleine voilure et pas de direction des vents sur l’anémomètre : mauvais mix, il faut réduire la voilure... Mais non Jean, il ne s’agit que de grains de fin de journée en Atlantique, relax ça ira… On remet de la voilure… Dans les faits, les vents sont faibles et la grand-voile « flacotte » avec fracas et empêche le sommeil. Retour au moteur, avec un cap en direction de Flores, on en profite à nouveau pour faire des choses à bord, puis nous retrouvons le vent au début de 16 à 20 nœuds puis, durant la nuit, les vents montent à plus de 25 nœuds on enroule le génois et on sort la trinquette. Ces changements de voiles sont épuisants car cela rogne notre sommeil, mais on est si près du but! Le matin, on réévalue la situation, on fait quelques tests et on opte pour le génois et deux ris dans la grand-voile : ça roule très vite et c’est sécuritaire. La nuit venue, on enroule le génois et sort la trinquette, un peu plus tard nous prenons un autre ris sur la grand-voile et vers 3h00, nous affalons la trinquette, nous avons des vents de 38 nœuds lors d’un grain assez grand en superficie et pour lequel nous avons été en périphérie… Quand les vents deviennent de 20 à 28 nœuds, nous ressortons la trinquette, on roule vite mais tout à fait en contrôle, nous en profitons pour continuer à dormir à tour de rôle pour récupérer. Pour les 55 derniers miles, nous augmentons la voilure, les vents faiblissent et change de direction nous obligeant à faire du près. En résumé, pour cette dernière étape, pas question de se soustraire au cap (on doit arriver à Flores) et nous faisons tout ce qu’il faut pour avoir les voiles du temps en tout temps, avec succès! Nous nous enlaçons fort à l’arrivée : mission accomplie.


On souligne notre mi-parcours...


Une belle découverte, trinquette et genois tangonné, en ciseau.


Jean à l'eau... pour vérifier
s'il y avait des sargasses à l'entrée d'eau du moteur...

Méduse qui fait de la voile au près serré...
Il y en a des tonnes sur notre route.

Terre en vue, à 35MM...


Des dauphins nous souhaitent la bienvenue...

Drapeau de quarantaine, avant de faire les douanes



Notre drapeau a connu de meilleurs jours...
Et oui, il manque quelques provinces !!!

Mission accomplie... Champagne, merci M&M

À notre mouillage...



La traversée en chiffres

2 440 Milles Marins (4 516 km)

414 heures de navigation

156 litres de diésel

52 repas

2 équipiers



Notre top 5 de la traversée

1.     Notre équipage

2.     Notre routeur météo et plus, Benoît Villeneuve, très gros merci!

3.     Notre auto pilote : Tonton a barré pour nous 99% de la traversée.

4.     Notre trinquette : polyvalente et surprenante (utilisée pour 80% de la traversée)

5.     Notre bateau : comportement prévisible, rapide et sécuritaire

Et notre mention spéciale…

Le InReach Explorer+, une solution qui vient en renfort au téléphone satellitaire. Merci à mon ami Merrill de nous avoir montrer la voie.

La boîte de qui j’ai acheté de téléphone satellitaire il y a deux ans et qui, lors de la traversée m’a avisé par texto qu’il ne me restait que 22 minutes de temps d’antenne. Merci Gaël de Sense Communication.
Et voilà tonton à l'action et nous, on s'occupe à autre chose!
Leçons apprises et trucs pour voileux

1.     Étai largable et voiles de gros temps (trinquette et tourmentin) et 3 ris dans la GV

Selon nous, il s’agit d’un « must » pour qui veut faire une traversée. La trinquette permet de rouler aussi vite, ou presque, que le génois et plus confortablement quand les vents dépassent 20-25 nœuds tout en soulageant le grément. De plus, elle performe bien à toutes les allures. Au près, on utilise l’avale tout du rail du chariot d’écoute du génois à la position la plus reculée. Au portant, on pose une poulie au taquet du milieu du bateau ce qui déporte le point de tire vers le maître bau et plus à l’avant ce qui permet plus de puissance et minimise le risque de déventement. Au vent arrière, en tandem avec le génois tangonné c’est la paix d’esprit, le confort et la performance. Tant qu’au troisième ris dans la GV, c’est une évidence quand les vents forcissent au-delà de 25-28 nœuds, encore une fois cela soulage le grément et procure confort et sécurité. Dernier point fort important, si on opte pour une trinquette qui s’endraille sur l’étai largable (par opposition à l’utilisation d’un enrouleur), il faut idéalement avoir un sac de pont. Ce dernier permet une fois la trinquette ou le tourmentin désendraillé de le ranger proprement, prêt à être utiliser. Parfois on peut laisser la trinquette ou le tourmentin endraillé et utiliser un cordage pour stabiliser et sécuriser la voile sur le pont. Finalement, pour affaler efficacement une voile endraillée la méthode qui fonctionne pour nous est, lorsqu’au pied de l’étai, de tirer vers soi la voile et de créer un pli exactement entre deux mousquetons. Une fois cette opération faite on pourra soit attacher la voile sur le pont (si on pense la réutiliser bientôt) ou la désendrailler, tout en conservant le pliage réalisé, et la ranger dans le sac de pont.


2.     Pour la nuit, toujours penser facilité à réduire la voilure et avoir un plan

En prévision des quarts de nuit, la plupart des bateaux en équipages réduit (1 à 4 équipiers) jouent de prudence et réduisent leur voilure. Nous sommes allés un peu plus loin dans notre réflexion : il faut être en mesure de pourvoir réduire facilement la voilure si le vent montre des signes d’augmentation. Il faut avoir un plan.

Par exemple : j’ai 2 ris sur la GV et la trinquette et le vent monte. Étape 1, prendre le troisième ris sur la GV en remontant au bon plein et en déportant le chariot d’écoute de la GV. Étape 2, si les vents forcissent encore affaler la trinquette tout en conservant notre allure au portant. Le même conseil que pour la prise de ris s’impose : quand on pense qu’il est temps de réduire la voilure, on réduit la voilure immédiatement. Il ne faut surtout pas attendre. Nous ne faisons pas une course et nous n’avons personne à impressionner. Nous avons un équipage et un bateau à protéger.



3.     Autopilote faire des essais à différents niveaux de sensibilité

Nous ne sommes pas de grand utilisateur de l’autopilote, dans les Caraïbes, nous barrions nous même à 99% du temps. Nous utilisions l’autopilote que pour les navigations où nous nous déplacions la nuit. Par contre, en traversée nous sommes à 99% du temps sous autopilote. Notre autopilote est un Raymarine mouture 2013 et à l’allumage, il se remet toujours au niveau 5 soit au milieu de la gamme (1 à 9). Au niveau 5, nous constations que le bateau faisait beaucoup de mouvements en lacet et le moteur entrainant l’autopilote travaillait très fort. Or, notre bateau ne demande que peu de mouvement de la barre pour corriger notre cap, le bateau est sensible car il a un bon safran et une quille profonde. Il s’en suit que l’autopilote doit être désensibilisé. En désensibilisant l’autopilote, nous avons constaté immédiatement une baisse marquée des mouvements en lacet (zigzag), une réduction importante du travail du moteur entrainant l’autopilote, une réduction de l’énergie consommée en traversée et un confort nettement amélioré. Chaque bateau doit trouver son réglage propre pour optimiser la performance de l’autopilote, il faut faire des essais…Dans notre cas, on utilise le niveau 2.

Pour l’instant nous profitons de notre arrivée à Flores pour nettoyer le bateau, certaines pièces d’équipement et des vêtements. À partir de lundi, nous allons progressivement découvrir l’île en louant une voiture et en visitant les points d’intérêt de cette île magnifique.

À très bientôt!

dimanche 13 mai 2018

Nouvelle étape... les Açores


Bonjour les amis,

Nous nous préparons activement pour quitter les Antilles après presque exactement 18 mois de navigation dans cette région. Nous avons adoré cet endroit et nous y retournons mais, pour l’instant une autre étape nous attend : la traversée de l’Atlantique pour aller en Europe. Nous serons que nous deux à bord et nous aurons aussi un routeur météo : quelqu’un qui est à la fois très fort pour interpréter les systèmes météos et qui est un marin chevronné qui a plusieurs traversées à son actif et qui, de la terre ferme, nous guidera.

Nous communiquerons à tous les jours avec ce routeur (Benoît Villeneuve) pour lui donner l’état de la mer et des vents, notre configuration de voile, notre direction, notre vitesse, s’il y a eu des bris et l’état d’esprit sur le bateau. La communication se fera par téléphone satellitaire. De son côté, il pourra aussi nous donner de nouvelles directives au fur et à mesure que nous progresserons sur l’Atlantique.

Nous avons acheté un InReach Explorer+ de Garmin et ce bidule transmettra notre position via satellite à toutes les 4 heures et « postera » notre parcours sur un site web que nous vous donnerons (plus bas dans le texte). Ce bidule nous permettra aussi d’envoyer de courts messages pré-écrits qui vous donnerons un aperçu de ce que nous vivons. Ces messages sont eux aussi visibles sur le site web en question.

Notre préparation va bon train, nous sommes confiants en nos moyens et en notre bateau, nous serons bien entourés et nous entretenons une « saine appréhension » par rapport à cette traversée de quelques 2200 Milles Marins que nous estimons pouvoir boucler en une vingtaine de jours. Notre atterrissage sera sur l’île de Flores dans l’archipel des Açores, au beau milieu de l’Atlantique. Nous passerons quelques semaines là bas puis ferons route pour rallier la Med, par le détroit de Gibraltar, une étape d’environ 8 ou 9 jours. Nous devrions passer 18 mois en Méditerrannée.

Voici le lien pour le InReach : 


Information importante : svp ne jamais répondre aux messages apparaissant sur le site web Mapshare du InReach, bien qu’il soit possible d’y répondre, nous gardons le nombre restreint de messages de réponse pour les situations d’urgence. Merci de votre compréhension.

A+ les amis !

mardi 8 mai 2018

Antigua


C’est sous genois que nous avons navigué de Green Island jusqu’à Flamouth Harbour pour la « Sailing Week » qui débute le 28 avril.  Une semaine de vraie course de voile…

Vendredi matin, 27 avril, nous croisons Gilles Barbot de Esprit de Corps. C’était un de nos coach pour notre défi de course à pied Montréal-Toronto en 2010. Nous l’avions contacté car nous savions que l’an dernier, il avait fait la course Antigua – Bermudes…et procédé au sauvetage d’un bateau canadien au large de côtes d’Antigua. Bref, nous marchons dans la rue et on entend : « Jean! Jean! » nous nous retournons et nous voyons Gilles ! Pareil comme si on s’était vu la veille…Nous échangeons nos plans pour les mois à venir, nous ne serons pas les seuls à traverser l’Atlantique…sauf pas à la même vitesse. Son Open 60 ex Volvo Ocean Race peut faire 18-20 noeuds sur un surf…nous on a touché 10 noeuds une fois (!!) et nous n’en revenions pas. Il nous a fait visiter son bateau… wow, c’est assez impressionnant. Nous avons bien tenté de faire un souper avec Gilles à bord de Caffè Latte mais, manque de chance, il y avait toujours quelque chose pour nous en empêcher. À une prochaine et bons vents Gilles ! Le soir, nous allons prendre un apéro au Nelson Dock Yard, dans le cadre des festivités de la semaine de voile, et nous nous attablons plus tard à une table en marge des stands de bouffe de rue expressément là pour la Sailing Week. C’est une très cool soirée.

Le 28, c’est le début des courses mais nous avons un spécialiste du calfeutrage (caulking) qui vient à bord pour faire un estimé en avant-midi. Nous avons deux fuites mineures mais « gossantes » : une sur une fenêtre côté bâbord et l’autre sur le « Skylight » côté tribord. Il fait son estimé et on se donne rendez vous à la Marina de Jolly Harbour, le 3 mai pour effectuer les travaux. Nous profitons de la journée pour travailler sur le bateau, faire de l’internet et acheter un InReach Explorer+ de Garmin, ce bidule permettra aux gens qui souhaitent le faire de voir où nous sommes rendus dans notre traversée de l’Atlantique tout simplement en accédant à internet et en cliquant sur le lien :


D’ailleurs, nous ferons un courriel sous peu pour vous décrire un peu plus comme ça fonctionnera. Bref, un bien beau et bien bon petit gadget !

Parade des équipes...

Où est Charlie ? Pouvez-vous nous trouver ?
Dimanche matin, à 9h15 nous avons rendez-vous avec 3 autres équipages (Ambition, New Vision et Rodignard) pour aller voir les courses à partir d’un promontoire donnant sur l’extérieur de la baie de Falmouth. C’est assez hot de voir ces bateaux modernes et très rapides faire des virements de bord, attaquer la ligne de départ et filer « en malade » sur le plan d’eau. Vers midi, alors que nous avions abandonné l’idée de voir les bateaux revenir, Jean aperçoit un spi filant vers la ligne de départ – arrivée…puis un autre et un autre : WOW impressionnant la vitesse des plus grandes unités, Warrior et Opus surfent à plus de vingt nœuds, leur sillage est très long. Nous rentrons vers le bateau et puisqu’il est 13h30 nous décidons avec Robert et Petra de prendre une bière à un resto. Nous y recroisons Ambition et Rodignard qui y ont aussi lunchés. Nous commandons des burgers à notre tour : ils sont effectivement excellents !





Un maximum de voile sur ce bateau de 115 pieds...
Lundi, le 30 avril, re belotte, cette fois rendez-vous à 8h45 d’où nous irons à un autre endroit : c’est très bien car nous voyons encore mieux la ligne de départ. Nous retournons au bateau en après-midi, on relaxe à bord. Le lendemain, nous avons du travail préparatoire à la traversée que nous exécuterons, un peu d’internet aussi et une mini épicerie. En soirée, nous allons rejoindre notre ami Michael (Eleonora) pour un apéro au Nelson Dock Yard, où c’est le branle-bas de combat car un spectacle de reggae avec un artiste connu a lieu ce soir et les gens de l’île y accourent de partout pour y assister…il a même trois barrages policiers pour limiter le nombre de personnes…résultat des courses, Gilles, a été pris dans la circulation jusqu’à 21hres donc on a dû annuler notre souper avec lui .


Opus, un bateau de 80 pieds...


OPUS en action !



J'espère que tout le monde connaît les règles de route...  ouf!

Le bateau rouge, c'est celui de Esprit de corps...
un Open 60 Volvo Ocean Race




Ceci est la classe "Cruising Boat",
des bateaux comme Caffè Latte étaient de la course !
Mercredi, 2 mai, nous levons l’ancre avec Ambition, génois seul, en direction de Jolly Harbour. Nous jetons l’ancre à 11h30, mais c’est rouleur, donc nous quittons pour la Marina de Jolly Harbour après le lunch. Il y a un très bon internet ici, une superbe épicerie à quelques pas et de très jolis restos. On aime ça !! Souper relaxe à bord. Comme prévu, le 3 mai, Chris notre « caulk king » 😊 vient à bord pour travailler et nous faisons des trucs sur internet en préparation du départ. Apéro et souper à bord de Caffè Latte avec Maryse et Merrill d’Ambition, très belle soirée comme d’habitude avec eux. Le lendemain, Chris revient travailler sur le bateau en avant-midi et nous faisons divers travaux. En soirée, souper à un resto grec avec Maryse et Merrill : wow ! Ça faisait longtemps que nous avions mangés grec et c’était très, très bon ! Et samedi matin, 5 mai, Chris finalise les travaux en avant-midi et nous partons pour St-John’s, la capitale d’Antigua, avec Ambition en autobus, après le lunch.
Retrait de la fenêtre... 

Il n'y a plus de fenêtre...





Nous quittons finalement la marina, dimanche midi, un peu de confusion dans la communication avec les préposés de la marina… petit accrochage à la sortier… Nous allons faire le plein de gasoil, 166 litres de consommé en 14 semaines…c’est un peu notre moyenne. Nous jetons l’ancre dans la baie de Jolly Harbour. Soirée tranquille à bord.

Hier, c’était une journée de congé à Antigua, nous sommes donc tranquilles au bateau à finaliser nos préparatifs pour la traversée.  Aujourd’hui, nous avons fait le dédouanement puisque demain matin, tôt, nous levons les voiles pour St-Martin.  Ce soir, ce sera nos aurevoirs à Maryse et Merrill, apéro et souper pizza !!!!!