samedi 15 juillet 2017

Grenade pour un long séjour...


Un grain se dirige sur nous durant la navigation
En ce vendredi, 7 juillet, nous quittons Carriacou pour se rendre en Grenade.  Nous levons l’ancre à 8h30 croyant avoir à faire une navigation d’une vingtaine de milles marins… erreur, notre mémoire nous a joué un tour, en fait, il s’agit plutôt d’une ballade de 34 milles marins. Les vents sont comme prévus à 10-15 nœuds. Nous partons avec notre pleine voilure au portant puis au travers. Nous prenons soin de laisser sur notre bâbord le périmètre de sécurité de 1,5 km du volcan sous-marin « Kick ’em Jenny ». Dès que nous atteignons l’île de Grenade, le vent tombe. Nous enroulons le génois, gardons la GV en place et lançons le moteur : nous faisons du « motorsailing ». Cette technique permet de prendre avantage du peu de vent présent, avec l’aide du moteur, nous accroissons la vitesse du bateau, augmentant ainsi le vent « apparent » et ainsi le bateau bénéficie de l’apport du moteur et de la voile pour se propulser. Nous arrivons dans la baie de St-George vers 15h30, sous un soleil magnifique. Ici, nous sommes tout près de la capitale, ce qui n’empêche pas l’eau d’être hyper limpide et accueillante pour la baignade ! Nous amis de New Vision sont non loin de nous.

Nous serons en Grenade jusqu’en septembre. Notre bateau sera sorti de l’eau à la Marina de Clarkes Court le 11 août, d’ici là, notre objectif est de découvrir la Grenade : l’île aux épices.
Marina où le bateau sera sorti de l'eau
Dimanche, en après-midi, nous allons sur la plage magnifique de Grande Anse en compagnie de Petra et Robert. Nous achetons un collier d’épices (clous de girofle, muscade, cannelle et autres) négocié à 15 EC par les filles : good job ! Ce collier embaumera le bateau de ses parfums…


St-George vue de la plage de Grand Anse
Lundi, nous avons un tour de l’île dans un minibus avec Cutty et sa fille Maya. Nous quittons à 9h00 et nous revenons à 17h00, entre temps nous aurons découvert une portion de cette île magique. Cutty nous parle de l’histoire de son pays et nous montre ce que la nature a de meilleur à nous offrir : épices (cannelle, muscade, girofle, etc…), fruits (mangues, caramboles, pommes, ananas, bananes, limes, avocats etc…). Il nous amène à des endroits où nous pouvons cueillir ces fruits gratuitement…et nous en profitons ! Nous allons aux chutes Anandale : wow !  Nous avons droit aussi à la rencontre de singes « mona », ils sont mignons comme tout et très habiles pour prendre les bananes que nous leur tendons.
Vue de l'ancrage, à St-George

Cutty nous offre de la cannelle et du curcuma







Sous la pelure rouge, se trouve une muscade

Les cabosses de cacao

Des caramboles

Nous dinons dans un lieu magnifique où la nourriture est à la hauteur de la beauté des lieux, au préalable nous avons visité deux chocolateries artisanales.

Après le repas, nous visitons la rhumerie Rivers, où les techniques de production n’ont pas changé depuis 1850 : une gigantesque roue hydraulique fournit l’énergie nécessaire au broyage de la canne à sucre. À l’aide de la bagasse (résidu de canne à sucre broyée), une chaudière est alimentée pour concentrer la teneur en sucre du jus de canne de 5% à 15% (c’est la seule rhumerie visitée qui procède ainsi). Par la suite, la fermentation à l’air libre a lieu dans des bassins en béton. Le « vin » est par la suite distillé dans un alambic très simple, alimenté en énergie par la combustion du bois, où il atteindra un minimum de 75% d’alcool. L’embouteillage est réalisé à la main. Nous achèterons une bouteille de rhum Rivers à 75% : parfumé à souhait.

Roue hydraulique pour alimenter la machine qui broie la canne à sucre

Cuve de fermentation ouverte, de la chaleur s'en dégage

L'alambic multi-centenaire

Un travailleur, sa tâche: remplir les thermos à jus de rhum...

Le remplissage se fait à la main...
Mercredi, nous allons avec New Vision à Grand Étang. Nous empruntons le système de transport en commun de l’île : assez impressionnant. Des minibus sillonnent l’île sur 9 trajets différents, on n’attend pas plus de 10 minutes pour voir arriver un bus et le coût d’un trajet varie entre 2,50 et 5,00EC (entre 1,25$ et 2,50$ canadien). Nous faisons la randonnée du Mont Qua Qua dans des conditions un peu boueuse, « rain forest » oblige… Ici, il tombe environ 160 pouces de pluie par année (environ 4m). Au niveau de la mer, à St-George, il en tombe quatre fois moins. Une belle randonnée de 2h30.



Nous retournons à St-George après le lunch et nous nous arrêtons au « fish market ». Surprise : grande variété de l’offre (mahi mahi, requin et thon) à des prix incroyables. Le thon se vend 7,50EC la livre (3,75$ CND pour nos lecteurs français, 2,75Euro) et le requin 5,00EC la livre (2,50$CND) : qui dit mieux ? Nous prenons 4 livres (2Kg) de thon que nous mangerons en tartare et en steak sur le BBQ : miam !!! On se promet d’y retourner pour le requin que nous ferons en fish burgers sur le BBQ…

Jeudi, nous faisons des menus travaux à bord et en après-midi, Jean et Robert vont à terre pour s’informer de frais de douanes pour les pièces pour le bateau que nous ramènerons du Québec. Il a plu toute la nuit… et encore, vendredi tout l’avant-midi… En plus, ce fut une nuit rouleuse…  Bref, après le lunch, nous quittons la baie pour se rendre à Blue True Bay, 5 milles marins plus loin : endroit tranquille et relaxe.      

jeudi 13 juillet 2017

Carriacou.. encore!


Notre retour à Carriacou n’était pas anodin : nous aimons cette île, bien sûr, mais nous voulions aussi refaire quelques plongées. Dès notre arrivée, nous nous dirigeons vers Lumbadive, pour saluer les proprios Diane et Richard et les informons que nous voudrions faire deux plongées, lundi, le 3 juillet. Nous nous présentons donc comme prévu lundi matin et là on nous propose de faire notre certification de plongeur avancée. Il faut faire 5 plongées différentes pour devenir plongeur avancé : nous acceptons sur le champ!
Nous ferons, en premier, une plongée profonde à Sister Rocks où nous sommes allés à 96 pieds, suivi d’une plongée de perfectionnement de la flottabilité à Tropical Hill avec des exercices vraiment cool : passer au travers des cerceaux, faire des pirouettes verticales et horizontales… Le lendemain, nous poursuivons, cette fois, avec une plongée sur épave à Rose Wreck avec comme entre autres objectif de mesurer la longueur et la largeur de l’épave. Par la suite, nous avions une plongée orientation dont un des exercices est de faire un carré de 100 pieds par cent pieds que nous avons réussi haut la main.
















Le mercredi, 5 juillet, nous profitons d’une journée de pause (de plongée…) pour aller avec New Vision à Sandy Island et à Paradise Beach puis à l’Anse la Roche, le lendemain matin. Wow ! C’est à deux pas de Tyrrel Bay et c’est totalement différent et magique : nous faisons de l’apnée, marchons sur la plage et profitons de la vie relaxante des Caraïbes.
Sandy Island...
Caffè Latte, New Vision et Sandy Island

Paradise Beach...
Anse la Roche...
 





Jeudi dernier, en début d’après-midi, nous quittons Anse la Roche et retournons à Tyrrel Bay en vue d’une plongée en fin de journée : une plongée de nuit. Nous sommes un peu excités à l’idée de plonger la nuit. Pour faciliter le tout, en fait, nous entrons dans l’eau environ 5 minutes avant le coucher du soleil : cela permet une transition plus facile. Nous nous élançons les uns après les autres mais Jean a un problème d’équilibrage de ces oreilles, il doit remonter à la surface 2 fois pour finalement régler le problème.  Entre temps, Yolène observe que la bouteille de Jean a une fuite d’air. Elle le signale à l’instructeur, Diane passe l’embout de secours à Jean pendant que Steven le divemaster règle la fuite sur la bouteille de Jean : un problème de « o ring » (joint torique) mal calé… La plongée de nuit peut enfin commencer… La nuit, le comportement des créatures sous-marine est différent : les langoustes sortent de leurs cachettes et se baladent tranquillement, certains poissons dorment au fond de coraux nommés « vases ». La présence de torches étanches distribuées à chacun de plongeur rend les couleurs encore plus spectaculaires que le jour. Bref, la plongée de nuit est un exercice à refaire. Après la plongée, nous nous retrouvons tous au resto pour une pizza et quelques bières bien méritées : après tout nous sommes officiellement des plongeurs avancés !




Les langoustes...  miam... et non, nous ne sommes pas dans la saison...
il est donc interdit d'en pêcher... 


C'est nous, à la fin de la plongée avec nos lampes de poche!!!

P.S. Merci à Lumbadive pour les magnifiques photos lors des plongées ainsi qu'à New Vision pour les photos sous l'eau.... On a hâte d'avoir notre appareil photo qui pourra aller sous l'eau...

Nous avons quitté Carriacou, le 7 juillet dernier, pour passer les deux prochains mois à Grenade.  On vous revient avec nos découvertes de l’île!

samedi 8 juillet 2017

Caffè Latte en vedette...


Suite à un échange de courriels sur un sujet « pas rapport », les gens de Dufour Amérique du Nord, nous demande de le faire un bref « cruising report » pour leur blog…
Ainsi donc, Caffè Latte fait la manchette sur leur blog.

Vous pouvez lire l’article via www.dufouryachtsblog.com

Cheers !

Retour de la Martinique


Le 26 juin dernier, la fenêtre météo étant favorable, nous levons l’ancre à 8h30, pour se rendre à Ste-Lucie.  Par contre, nous devons faire le plein de carburant. Notre dernier plein remonte à la fin février… Nous avons rajouté 40 litres à Bequia avant de quitter pour la Martinique. Au total des totaux, nous avons fait 89 heures moteur en 4 mois et avons consommé 161 litres de diésel (un peu moins de 2 litres/heure). Notre empreinte carbonique est somme toute assez faible…

Ce fut une belle balade de 23 milles marins, au portant avec 2 ris dans la GV. Nous jetons l’ancre vers 13h30, à Rodney Bay. Nous relaxons un peu car nous repartirons tôt le lendemain, cette fois en direction de Bequia, une navigation de 14 hres si nous faisons 5 nœuds.

Lever à 4h30, ancre levée à 5hres, le jour point, les vents sont de 15 Nds : pleine voilure ! Nous mettons en place notre système de mesure de notre progression à la voile : à toutes les heures, nous faisons une lecture de notre « trace » (c’est-à-dire, littéralement la route que nous parcourons sur le fond de la mer, comme si nous y laissions une trace) et nous notons longueur actuelle de la trace et calculons : milles marins parcourus dans la dernière heure et moyenne horaire depuis le départ. Notre objectif : minimum 5 noeuds… Nous nous faisons prendre à quelques reprises par des vents fort à la hauteur de St-Vincent, nous affalons la GV, les vents tombent, on ressort tout et tout près de Bequia on se fait reprendre à nouveau par un départ à l’auloffé. Nous arrivons à Bequia et y jetons notre ancre à 18h30, au coucher du soleil : magnifique navigation !!

Par contre notre guideau (ce qui remonte et jette l’ancre) a une avarie…mais rien de vraiment majeur. La nuit à Bequia est rouleuse et pluvieuse : on ne dort pas très bien, nous profiterons de la journée pour relaxer à bord. Le lendemain, nous décidons d’un commun accord avec New Vision de rester une journée de plus à Bequia. Nous en profiterons pour remplacer une valve, travailler un peu sur le guindeau, teindre le rail de fargue bâbord et faire du lavage : gros soleil, grosse journée !

Le 30 juin, nous levons l’ancre à 7h00, en direction de Carriacou. Le vent nous offre 15 nœuds, nous prenons un ris dans la GV et nous croisons beaucoup de sargasses, ces algues tenaces et jaunâtre qui empoisonnent notre vie et celle de notre hydrogénérateur… Nous arrivons à Carriacou vers 13h30. Nous faisons le dédouanement et comme c’est vendredi et que c’est soirée capitaine (rituel sur New Vision), nous faisons un « take out » de pizza… la belle vie !

Le 1 juillet, fête du Canada, nous écoutons du Brian Adams en matinée. En soirée, nous allons à un resto local pour y déguster un combo poulet et côtes levées : miam ! Après le souper, nous allons sur la rue principale et puisque c’est le « Fishermen Apreciation Day », il y a de la musique dans la rue et on y sert des plats cuisinés à base de poisson. Nous rentrons au bateau après une belle soirée en compagnie de l’équipage de New Vision.