dimanche 25 décembre 2016


Toujours dans les BVI…

Désolé de notre long silence… Nous sommes passé du mode « vacances » au mode « voyage ». Nous sommes maintenant assez à l’aise de passer du temps au même endroit même si on sait que cela implique que ne verra pas « toute, toute, toute » des BVI mais nous profitons pleinement de chacun des endroits où nous nous posons.

Nous savons maintenant que nous ne partirons pas pour l’Europe en mai ou juin 2017, mais plutôt en mai ou juin 2018. Nous avons aussi fait des constats concernant notre bilan énergétique : nous avons besoin d’un autre panneau solaire pour pallier à l’ensoleillement plus limité des Caraïbes (au plan du nombre d’heure). Nous allons remédier à cette situation. L’entretien de l’acier « théoriquement » inoxydable est une réalité de la vie en eau salée et requiert trois étapes : brosser à l’aide d’une brosse à poils d’acier inox le plus gros de la rouille, nettoyer puis polir à l’aide d’un produit (le metal wax) l’acier inox et finalement enduire les jonctions acier inox / acier inox d’un produit développé par Boeing, le T-9 qui protège contre la corrosion.

Nos journées sont ponctuées de tâches à accomplir, de petites navigations, de sorties en apnée, d’apéros à terre, de communications via internet et, bien sûr, d’échanges avec des bateaux amis.

Les navigations entre les îles des BVI sont courtes et agréables et nous donnent l’occasion de mettre à profit notre Watt&Sea pour faire le plein d’énergie. Les destinations sont souvent des endroits où l’apnée est intéressante.
On croise constamment des poules et des coqs...
Les orages sont fréquents... mais heureusement,
ça ne dure que quelques minutes.
Nos sorties d’apnée se font généralement dans des conditions où il est possible d’amarer le bateau ou l’annexe à une balle de mouillage prévue à cette fin. Ainsi, nous partons l’esprit en paix et sommes à proximité du lieu de plongée. Nous filmons, avec une GoPro, les fonds marins et les poissons. À date nous sommes surtout impressionné par la flore sous-marine et le littoral des BVI : pour la faune, nous aimerions qu’il y a beaucoup plus de poissons, mais ce n’est que partie remise, plus au sud la situation devrait s’améliorer.
Endroit où l'on a fait de l'apnée
Un autre endroit d'apnée

Notre endroit préféré est The Baths, un phénomène naturel de rochers de granite gigantesque… 



 




Les bars et les restos aux BVI sont assez extraordinaires : c’est chic (mais pas trop), c’est propre et de bon goût. Les coûts sont raisonnables quand on profite des 2 pour 1 lors des « happy hours ». Au resto les prix sont assez élevés, mais la fréquence à laquelle nous y allons est telle que c’est tout à fait acceptable. L’offre au niveau de la nourriture est faible ici est donc les prix sont en conséquence…

 Apéro à Saba Rock avec Merrill et Maryse
 Tarpons, de gros poissons osseux, de 5 à 6 pieds 
Attraction à Saba Rock: de la peau de poissons est donnée aux tarpons
qui est tenue pas un touriste, le poisson s'y accroche...

L’internet des bars et des restos est généralement très acceptable ce qui nous permet de pallier à notre « data package » de Digicel… on en profite pour se télécharger quelques éditions de La Presse+ et se mettre à jour notre logiciel de protection internet.
Le 14 décembre, jour de la pleine lune, nous sommes allés à Treillis Baie pour le Full Moon Party sur la plage.  Des orchestres sur la plage, des boules de feu et plein de monde qui font le party…


Nous sommes en tandem avec un bateau ami, Ambition avec Maryse et Merrill, depuis notre arrivée aux BVI. Difficile de trouver mieux comme partenaires. Nous ne nous sentons jamais obliger de les suivre ou de faire la même chose qu’eux. Mais, plus souvent qu’autrement nous les accompagnons dans leurs propositions, et vice et versa. Bref, c’est toujours relax et facile avec Merrill et Maryse. Nous les apprécions beaucoup.
Et oui, le 19 décembre, nous avons pris l’avion en destination du Québec….  Merci à la neige et au froid de nous avoir accueillis…


Notre ami, Anh, a ouvert un resto Pizza No 900 au 1481, rue Laurier Est, à Montréal...  Excellent pizza, excellent vin et surtout, superbe ambiance.  Nous sommes allés lui rendre visite, avec nos amis.

Chers amis, nous profitons de ce blog pour vous souhaiter un très Joyeux Noel.

lundi 5 décembre 2016


Toujours dans les BVI…

Nous quittons finalement la balle de mouillage, à moteur, à 10h00, avec Ambition en direction de Salt Island pour y faire de l’apnée parmi les vestiges du Wreck of The Rhone.

Le RMS (Royal Mail Service) Rhone est un navire anglais construit en 1865 et qui est insubmersible…en théorie. Or, voilà qu’en 1867 il coule suite à un ouragan qui le projette sur Salt Island. Le bateau est encore visible, une section à environ 10 mètres (c’est la partie que nous avons pu voir) et l’autre section par environ 30-40 mètres. Nous y faisons de l’apnée avec un petit requin… On a beau se dire que c’est un petit requin, quand il se retourne et qu’il nage vers nous alors que nous sommes en train de le filmer sur la GoPro, que nous le voulions ou non, nous changeons de direction et nous nous en éloignons !  Puisqu’il s’agit d’un Park National, il y a des balles de mouillage à proximité qui nous permettent de faire de l’apnée à partir du bateau plutôt que prendre l’annexe pour s’y rendre.

Après l’apnée, nous quittons pour Manchioneel Bay à Cooper Island. L’endroit est magnifique, nous en profitons pour faire de l’apnée sur le bord de la plage, il y a tout plein de poissons. Quelqu’un nous montre une pieuvre, terrée dans un trou de récif de corail… Nous allons au Cooper Island Resort pour un apéro avec Ambition et nous croisons Lyall, un des employés de la ARC qui habite à Hawaï. Il loue un bateau avec des amis et sa petite famille. Le rhum est délicieux et Merrill et Maryse profite de l’internet du rhum bar. Nous rentrons à bord pour le souper. Life is good, nous sommes heureux ! 

Vue au levée du soleil

Vue au coucher du soleil
Le lendemain matin, nous acceptons l’invitation de Maryse et de Merrill : nous ferons de la voile à bord de Ambition, un Hylas 46. Nous laissons nos annexes sur la balle de mouillage. Le vent réel est d’environ 8 à 10 nœuds et nous filons jusqu’à 7.4 nœuds toutes voiles dehors au près/bon plein. Le comportement du bateau est très différent de celui de Caffè Latte : moins nerveux, très stable et étonnamment rapide pour de si petits vents : le bateau pèse un peu plus de 50,000lbs soit plus du double de Caffè Latte… Yolène est à la barre d’Ambition pour presque toute l’excursion. En après-midi, de l’apnée à Cistern Point, c’est superbe. Souper tranquille à bord. 



Nous sommes le 1 décembre, ça fait six mois que Caffè Latte est notre maison et nous sommes parfaitement à l’aise avec cela !

Nous quittons la balle de mouillage en direction de Great Harbour sur l’île de Jost Van Dyke du nom du pirate hollandais. Nous naviguons au portant avec des vents de 8 à 12 nœuds, on en profite pour recharger les batteries avec le Watt&Sea et nous arrivons à Great Harbour vers 14h00. Nous prenons des balles de mouillage près de Ambition. Nous constatons que plusieurs bateaux de la Carib sont présent dans cette baie : Peacekeeper, RC Wings et Kinship. Nous prenons un apéro avec Maryse et Merrill et Skip au Foxy’s et le soir venu la musique du Foxy’s nous, euh, accompagne ! Pour rentrer à bord de Caffè Latte nous avons besoin de l’annexe de Ambition car le moteur de notre annexe est noyé L.  Nous avons du champagne au frais pour célébrer nos six mois mais nous reportons sagement le tout au lendemain : la modération a meilleur goût… Bon dodo à bord.

La veille Matthew et Kathleen de Kinship nous propose un hicking à Mahonny Hill de 321 mètres surplombant Jost Van Dyke, nous en parlons à Maryse et Merrill et ils seront partant eux aussi. Vers 9h30, le petit groupe se met en branle en annexe vers le quai à dinghy. Nous entamons la montée vers 10h00 et atteignons le sommet vers 11h30 environ, nous étions motivé : l’équipage de Kinship avait des gâteries pour ceux qui atteindrait le sommet. Au choix gâteau aux carottes ou danoise à la canelle… Nous redescendons vers le quai. Nous repartons vers nos bateaux respectifs. Voilà qu’Ambition est en panne à une quinzaine de mètres de son bateau. Nous les remorquons à notre tour. 

Le groupe au départ...

Côté de la mer...

Vue de la baie

Chèvres rencontrées..

Après le dîner plusieurs feront un mini-roupillon.  Nous recevons la visite de Kinship en après-midi : Katleen veut une coupe de cheveux et ils apportent des bières et du vin en échange J Yolène s’exécute et nous apercevons Merrill en train de travailler sur son moteur hors-bord. Pour le taquiner Matthew et Jean sautent dans leurs annexes et se dirigent vers Merrill… L’essence de l’annexe d’Ambition est en cause. Jean repart avec Merrill pour remplir le réservoir avec de l’essence exempte d’eau. Une fois de retour sur l’annexe d’Ambition, le moteur repart mais seulement après des efforts répétés et avec l’étrangleur (choke) en fonction. Le verdict tombe : le filtre à essence doit être changé, Merrill croit avoir la pièce, mais ne l’a pas. Le lendemain, ils devront aller à Nanny Cay pour en faire l’achat.

Notre « Veuve » est toujours au frigo : ce soir c’est décidé, Veuve et foie gras pour notre anniversaire de vie à bord ! Vers 19h00, alors que nous sommes dans un champ de balle de mouillage, un voilier arrive, tous feux éteints. Nous n’en croyons pas nos oreilles : il jette l’ancre juste à côté de nous… Nous l’apostrophons, l’informons qu’il est dans un « mooring field » qu’il ne doit pas s’ancrer ici, que c’est dangereux. Rien n’y fit, il se fout de nous et de tous les bateaux autour. Jean ne renonce pas il monte dans l’annexe et se dirige vers le bateau : non, ces messieurs sont de très mauvaise foi. Jean repart cette fois vers le Foxy’s qui, vérification faite auprès de Merrill, « gère » les balles de mouillage. Le gérant de l’endroit nous annonce que malheureusement il ne peut rien pour nous. Peine perdue. Le hasard a fait que tous les bateaux autour étaient chez Foxy’s lors de l’arrivée de l’intrus. Nous n’avons pas été supporté dans notre démarche initiale. Comme c’est souvent le cas, ces bateaux qui arrivent tard, partent généralement tôt pour se soustraire au paiement de la balle de mouillage ou, en l’occurrence pour se dérober avant que les bateaux voisins ne constatent leur présence. Fort heureusement aucun dommage à déplorer.

Vers 9h30, nous quittons Jost Van Dike pour Little Jost Van Dike en passant par la mer et en faisant 70% du tour de l’île, juste pour le plaisir de faire de la voile et de recharger les batteries du bateau. On y rejoint Kinship. Avec Kathleen et Matthew nous allons au Bubble Pool. Il y a une formation rocheuse qui laisse passer les vagues du large et qui cause des bulles et des remous dans un genre de piscine naturelle. C’est beau mais sans plus. 




Nos amis doivent quitter pour Nanny Cay pour faire des emplettes, ils sont à sec. Nous décidons d’aller à Gardner Bay, nous y jettons l’ancre, nous y sommes presque fin seul, quand, au loin se profile la silhouette familière d’Ambition se dirigeant vers la baie. Apéro à bord d’Ambition avec les chèvres, les pélicans et les poissons !

Après la grâce matinée du dimanche matin, nous levons l’ancre pour Sandy Spit, une toute petite île, où l’apnée n’est pas terrible mais où la baignade y est agréable. Nous dinons puis nous filons vers Cane Garden Bay à moteur. Ancrage au sud de la baie : wow ! Promenade sur la plage, très grande plage, plusieurs bars, restos et boutiques. Nous prenons quelques consommations au bar Quito et invitons Maryse et Merrill à se joindre à nous pour souper sur Caffè Latte. Belle soirée ! 

Sur la plage

Vue de la plage, du bateau, au coucher du soleil

Puisque l’endroit est intéressant et qu’il annonce de la pluie, à intermittence, pour la journée, nous décidons de rester dans cette baie, à l’ancre.


mardi 29 novembre 2016


Ça fait deux jours que nous sommes à une balle de mouillage à Treillis Bay.  On relaxe et ça fait un grand bien.  Hier, il y plu tout l’avant-midi mais ce n’est pas grave, le bateau se fait laver et nous, nous continuons de relaxer !!!  Ici, le soleil se couche tôt donc on a tendance à se coucher tôt… pour faire changement !!! 

On prévoit faire de la voile, aujourd’hui mais nous sommes en attente du vent…  

Nathalie nous a fait parvenir des photos de son séjour avec nous:

En navigation

Au resto "De Loose Mangosse"

lundi 28 novembre 2016


Îles Vierges Britanniques (BVI)

Alain et Nathalie, de Cygnus, arrivent à 9h30, à Nanny Cay, comme prévu. Ils s’installent à bord pendant que nous réglons les dernières formalités : « check out » de la marina et obtention du permis des Parcs Nationaux des BVI. Ce permis nous permettra d’utiliser les balles de mouillages à proximité des quelques 60 sites de plongée des BVI. Le but de cette initiative est de protéger les récifs de coraux sans qui les poissons et autres bestioles marines ne seraient présents pour notre plus grand plaisir. Nous y reviendrons. Vers 10h30, nous quittons la marina avec Nathalie pendant qu’Alain se dirige vers l’aéroport pour y rendre la voiture 5 jours plutôt que prévu…en effet, nous ferons de la voile jusqu’à Treillis Bay, à cinq minutes de marche de l’aéroport, pour récupérer Alain avec notre annexe. Belle navigation jusqu’à Treillis Bay mais nous devons utiliser le radar pour visualiser de déplacement des grains qui se profilent au loin et pour éviter ces derniers. Mission accomplie, nous arrivons à destination sans avoir essuyer de grain et nous récupérons Alain. Nous dînons sur place puis nous nous dirigeons vers Lee Bay, un endroit recommandé par un vendeur de SUP (paddle board). Arrivés sur les lieux, nous jetons l’ancre, notre nouvelle ancre Fortress, conçue pour les fonds sablonneux. Malheureusement, le fond s’avère rocheux et nous ne voulons pas risquer de nous échouer alors nous rebroussons chemin et nous prenons une balle de mouillage près de l’aéroport.

Le lendemain matin, nous partons à voile pour Virgin Gorda, par la mer. Nous nous dirigeons vers Prickly Pear Island dans le North Sound. Une belle navigation en mer un peu formée. Nous nous baignons autour du bateau puis nous décidons d’aller en annexe à un plage située un peu plus loin dans la baie. Nous voyons le célèbre Falcon Maltese (Faucon Maltais) un trois mats de près de 300 pieds. Ce bateau conçu et réalisé en Italie a la particularité d’avoir des voiles aurique (carrées) posées sur 3 mats rotatifs pivotant pour soutirer au mieux de la puissance du vent et, évidemment, est d’un luxe inouï (recherche Google pour les curieux). 

Faclon Maltese passe l'hiver aux BVI et l'été en Méditerranée, en location...

Sur la plage, les gens du rally « Salty Dawg » ont organisé un « pot luck » chacun amenant un plat à partager. Nous visitons la plage et prenons un rhum punch bien mérité J. 

Avec Caffè Latte en arrière plan...

Couleur de l'eau sublime..

Nous retournons au bateau lorsque nous constatons que Kinship (bateau ayant fait la Carib 1500 avec nous) est ancré à proximité de nous. Nous allons leur faire un coucou et ils nous offrent une bière bien méritée J. Au lever nous nous dirigeons à voile vers « The Baths » au Sud de Virgin Gorda, en passant par le côté est, une superbe navigation. Nous prenons une balle de mouillage des Parcs Nationaux et rapidement nous enfilons nos vêtements et équipements de plongée. Nous arrivons aux Baths, ce sont de grosses roches en granite, d’origine volcanique qui ont été arrondies et sculptées par les vagues. Elles sont disposées de façon aléatoire et parfois ça forme des mini cathédrales. Toujours, les vagues s’y engouffrent et en ressortent avec des intensités variables. Nous arrivons à un endroit plus vaste où les roches forment un demi-cercle d’une centaine de mètres de rayon : spectaculaire ! Nous y restons 2 heures puis retournons au bateau pour nous déplacer vers Savannah Bay pour un ancrage pour la nuit, pour finalement constater que c’est trop risqué, trop peu profond et mal protégé de la houle, donc, retour vers North Sound à moteur en passant par l’ouest cette fois-ci (plus court !). Nous jetons l’ancre plus loin dans la baie. Nous serons encore mieux protégés.

Le lendemain, nous décidons de retourner aux Baths à la voile, cette fois-ci au portant, belle navigation à nouveau. Nous prenons à nouveau une balle de mouillage mais cette fois plus à l’est. Notre arrivée à la plage après une courte nage est plus périlleuse : le sable de la plage est constitué de coquillage et les vagues sont fortes. Yolène se retrouve sur le dos et subit des éraflures superficielles… Nous allons visiter the Cave et Devil’s Bay : magnifique. Au retour, nous croisons un gros arrivage de touristes Croate : il est temps de quitter ce petit paradis ! Nous nous dirigeons vers Norman Island à la voile, encore une fois, superbe navigation. Nous prenons une balle de mouillage non sans avoir repéré et salué les bateaux Ambition (Maryse et Merrill) et Peacekeeper (Skip) qui ont fait la Carib 1500 eux aussi.

Le lendemain, nous partons en annexe vers The Caves. Nous avons reçu un texto de RC Wings qui est dans les parages. Nous leur signifions notre intention de visiter The Caves. Nous sommes accompagnés d’Ambition. Nous partageons une balle de mouillage et nous explorons les lieux : wow ! Il y a une variété de poissons ici, poisson lune, poisson perroquet, sergent major, etc… il y a des caves qui sont le long du littoral et des récifs de coraux un peu partout et les poissons y foisonnent. Trop beau ! Nous poussons une pointe à la nage vers RC Wings pour les saluer. Ils vont bien et entendent bien profiter des BVI avant leur départ pour la Floride à la mi-décembre. Retour à l’annexe puis au bateau. Nous remercions Ambition pour les palmes prêtées à Nathalie et à Alain et les informons de notre intention de retourner à Treillis Bay pour pouvoir y déposer nos invités demain matin. Nous quittons, en après-midi, après Ambition, et nous arrivons à Treillis Bay. Pour le souper notre plan est d’aller au resto « De Loose Mangoose ». Maryse, Merrill, Nathalie et Alain et nous nous retrouvons autour d’une table et la soirée est très sympathique et la bouffe est très bonne ! Nous rentrons au bateau pas trop tard car demain nous devons nous lever à 5h30 pour aller déposer Alain et Nathalie sur la rive pour qu’il puisse prendre leur vol vers Montréal.

Après les adieux et le départ des amis, nous nous recouchons et nous levons vers 8h00. On chill, très relax. En après-midi, une mini épicerie rapide et en fin d’après-midi un apéro à bord avec Maryse et Merrill : super sympa.

Nous avons commencé à faire de l’eau avec le déssalinateur : c’est vraiment cool de produire une eau de très bonne qualité et d’être autonome en matière d’eau. Nous produisons environ 11 litres par heure. Nous faisons tourner le « water maker » environ deux heures par jour et sommes à remplir un des deux réservoirs du bateau de cette eau de qualité, qui goûte vraiment l’eau, c’est-à-dire : rien !!!


Pendant la navigation...

Virgin Gorda est plutôt rocheux (dû aux volcans)

lundi 21 novembre 2016


Étape importante accomplie…

Nous avons franchi la ligne d’arrivée à 21h21 le 15 novembre après exactement 10 jours et 7 heures de navigation. Nos derniers jours de navigation furent particuliers ; nous étions au près serré à 32 degrés du vent apparent. Impossible de serrer le vent plus que ça, c’était pourtant ce qu’il fallait faire étant donné notre parcours…comment nous sommes nous rendu à cette obligation de naviguer à cette allure extrême ?



Retour en arrière…

Le départ, pour la traversée, est devancé d’une journée afin que nous puissions profiter de meilleures conditions météorologiques, ce qui implique que l’horaire du vendredi, est complétement chamboulé. Au skipper’s meeting, les instructions de navigation nous sont « garochées », pas de support audio-visuel, c’est brouillon, on le « feel » pas. C’est le souper de départ, tout le monde rush : la consigne ce n’est pas d’alcool, pas de café et les gens semble n’avoir qu’une idée en tête, retourner à leur bateau au plus vite. Notre table est vraiment le fun : Ambition (Merrill, Maryse et Jean) et New Vison (Robert, Petra et 2 crew) mais tout le monde a la tête ailleurs. On quitte l’endroit rapidement et on va au bateau. Il nous reste un « to do » assez long pour le lendemain…On se couche en arrivant après avoir fait quelques trucs.

Au réveil, tôt, on met la main à la pâte pour préparer le bateau. Nous quittons la marina à 10h00, suivi de près par Kinship, un bateau ami avec Matthew, Kathleen, Paul et Lisa. Nous filons vers la ligne de départ : le Chesapeake Bay Tunnel-Bridge. Nous la franchissons à 14h21. Premier obstacle à franchir, le Gulf Stream. Ce courant qui contrôle et régule le climat de la côte est américaine jusqu’en Europe peut être complexe à négocier. Nous avons des informations contradictoires sur les points d’entrée et de sortie du Gulf Stream. Nous adressons un courriel au « rally control » et le lendemain matin, ce point est précisé. Nous sommes dans une machine à laver et le cycle en cours n’est pas « delicate » : ça brasse ! Nous finissons par en sortir, et là on a des vents au portant mais avec de la houle de 12-15 pieds et un peu de vague aussi mais le bateau se comporte super bien c’est rassurant. La nuit la navigation est magique : nous survolons les flots et le bateau, aidé de l’autopilote, est animé d’une vie qui lui est propre. L’autopilote, au début, nous le nommions «Trojan » à cause de sa propension à capoter, mais rapidement il nous est apparu clair que sans lui nous serions sans doute enclin à capoter nous-même… Bref, ça brasse mais le bateau et la mer ne font qu’un et tout se déroule super bien. Un matin au réveil, le vent est presque absent et tout ce qui subsiste c’est la houle : c’est comme un champ de vallons, un terrain de golf, c’est tellement beau. Le ciel est gris, ça se dégage et nous notons que la mer est maintenant d’un bleu profond, de toute beauté… Les planctons photoluminescents nous accompagnent et leur lumière est apaisante. Le jour et la nuit se succède et nous sommes comme engourdi…nous visons un cap de 148 degré nuit et jour et bouffons des milles marins. Parfois, nous avons des moments magiques, comme la nuit où nous naviguons vent de travers et où le vent forcit doucement et que le bateau va de plus en plus rapidement sous un ciel de presque pleine lune avec quelques nuages : c’est fou comme c’est relaxant et sans effort, souvenir impérissable. Nous avons une opportunité de sortir le spi pour faire du 60 à 70 degrés au vent apparent et la saisissons. Wow ! Super navigation pendant 5 heures, jusqu’au moment où la nuit venue nous devons entrer le spi : nous sommes deux et nous nous devons d’être prudent. Les quarts s’échangent en même temps que notre AIS personnel, cordon ombilical en cas de chute par-dessus bord : nous sommes constamment relié au bateau par des sangles et avons en tout temps nos VFI de la dernière technologie, la sécurité est notre crédo. Des nuages menaçant se profilent de plus en plus mais il ne sont pas chargé de vents violents comme au début de la traversée (Jean s’est amusé avec ceux-ci), non il y a juste de la pluie forte. Au radar, nous suivons leur progression. Heureusement, tous les nuages se dissipe à notre arrivé à leur hauteur. Terre en vue ! Nous fixons la proue du bateau et apercevons les Îles Vierges Britanniques, il est 17 h00, un peu fatigué, mais ragaillardi par cette vision, il nous reste une vingtaine de milles à franchir, les vents résultant des averses nous aident à mieux pointer notre destination, le soir tombe et Tortola s’illumine, c’est civilisé ici ? Nous devons changer de cap radicalement (de 90 degrés) pour 3 milles pour mieux franchir la ligne d’arrivée. Nous filons à plus de 7 nœuds, tout est calme un sentiment de devoir accompli nous envahi. Nous sommes heureux et fiers de nous. Nous n’aurions jamais pu faire ceci sans cette confiance mutuelle que nous nous portons : nous sommes une équipe, une équipe dynamique et pleine de ressource. Il nous reste une dizaine de milles pour atteindre la marina. Nous arrivons et la pluie (essentiellement absente depuis le départ) chaude des tropiques nous salue. Nous devons retarder notre entrée à quai…Nous sommes maintenant en approche finale mais il y a un soucis, notre safran (gouvernail) s’est décalé lors de la traversée et le bateau tourne maintenant beaucoup à gauche et très peu à droite…pas très grave, mais malheureusement nous devons tourner à droite pour notre entrée à quai. On négocie le tout comme il le faut. L’accueil qu’on nous réserve fait chaud au cœur : cris, trompette, cornes de brune et des gens le long du quai. Un rhum punch bien frais nous attend, cool, ça fait onze jours que nous sommes sans alcool. Nous nous couchons heureux et fiers : mission accomplie nous avons rejoint les caraïbes par la mer sans encombre et sans bris.

Les jours qui suivent seront consacrés à transformer le bateau du mode traversée en mode croisière. Nous croisons les bateaux amis au fil des 5h à 7h qui se succèdent. L’ambiance est définitivement plus relaxe que celle à Portsmouth, avant le départ… La soirée de remise de prix a lieu le 18 novembre.  C’est une des rares traversées où tous les bateaux inscrits arrivent à destination. Nous remportons le prix de « party boat » comme reconnaissance de notre bonne attitude en tout temps et de notre capacité à entrer en relation positive avec les équipages et pour notre enthousiasme à accueillir les bateaux. Nous sommes fiers, c’est drôle, Yolène avait un peu prédit que nous serions reconnus pour ceci : faut dire que s’est dans la nature des québécois de se démarquer pour leur joie de vivre et leur attitude positive…

Nous ne le dirons jamais assez, nous sommes fiers de cet accomplissement.

Le top 5 de la traversée du point de vue de capitaine Jean :

1.     Yolène, mon équipière et amoureuse, toujours là, beau temps mauvais temps

2.     « Trojan », notre fidèle autopilote, sans celui-ci point de salut

3.     Notre téléphone satellitaire, vielle technologie et ça fonctionne à tout coup

4.     Le bateau en général : solide, comportement prévisible, nous l’aimons vraiment

5.     Nos VFI (veste de flottaison) et AIS personnel : ça rassure et ça nous force à penser sécurité 24/7

Depuis samedi matin, les bateaux, un à un, quittent la marina… Nous quitterons, ce mardi, avec nos amis de Cygnus qui seront à bord pour 5 jours.  Nous explorons les BVI pour le prochain mois… et prendrons l’avion pour le Québec le 19 décembre prochain et y resterons jusqu'au 4 janvier.

Derniers préparatifs avant le départ 

Caffè Latte décoré
Caffè Latte en navigation

Meilleur endroit pour dormir durant la Traversée

Jean à la barre pour donner une pause à "Trojan"

Levée du soleil

Coucher de soleil

Miam...  Souper au cassoulet

Grosse pêche.... un poisson volant de 3 pouces...

Fiers d'avoir franchis la ligne d'arrivée...

Remise des prix sur la plage....
Caffe Latte 'best party boat' and always on the docks welcoming new arrivals

Avec Isabelle, l'organisatrice de l'évènement

Yolène et Maryse (Ambition)
La table des bateaux canadiens...
Le bonheur se voit !!!