Court séjour à Marrakech
Pascale, la fille ainée de Jean, sera au Maroc à compter du 1er juin. Il y a longtemps qu’il se sont vus. Elle était au Costa Rica depuis novembre 2020, elle était au Québec auparavant et durant l’été 2020 nous nous sommes vus à quelques reprises dont à la cérémonie à la mémoire de la mère de Jean.
Jean ira donc au Maroc pour 6 jours alors que Yolène
restera sur le bateau, bien amarré à la marina… Nous avons un contrat jusqu’au
11 juin que nous profiterons pleinement !!!
Jean arrive à Marrakech le 31 mai et se pose dans une riad située dans la Médina (ville fortifiée). Père et fille y passeront deux jours, l’occasion de visiter le souk, quelques mosquées, de partager des repas et des discussions et de relaxer dans le cadre calme de cette charmante riad.
Au jour 3, nous quittons pour Essaouira, ville balnéaire sur la côte Atlantique du Maroc où nous avons une riad pour 3 nuits, là aussi dans la Médina. Cette dernière étant de dimension plus modeste, nous n’aurons pas l’occasion de nous y perdre régulièrement comme à Marrakech 😉
Tout à fait par hasard, notre arrivée coïncide avec un festival de musique Africaine qui est assez prisé au Maroc. Nous y ferons quelques arrêts à la scène principale de façon aléatoire car l’horaire des spectacles et le nom des groupes invités ne sont pas disponibles (Welcome to Africa !!).
De longues balades sur la grande plage ventée, profonde
et dotée d’un sable fin et doré occupent nos journées. Le spectacle des
« kiters » nous interpelle.
Nous repartirons d’Essaouira après avoir rencontré
de charmantes personnes, très bien mangés et découvert une fort jolie petite
ville.
Nous nous séparons après un retour sur Marrakech en
bus. Jean direction aéroport et Pascale direction hôtel pour la nuit. Une belle
petite vacances père fille !
Jean arrivera à Marmaris à 6 :00 du matin après
21 heures de transit en bus, en avion et en taxi.
Incident cocasse mais qui aurait pu être
dramatique : Jean repère la porte d’embarquement du vol pour Dalaman de
l’avion. Dans l’aéroport les écrans sont muets sur les portes, elles ne seront
affichées qu’à 00 :15. Vers 00 :30 la porte s’affiche : G12A.
C’est environ à 8 minutes à pied. Il y a un peu de retard. Quand Jean arrive à
la porte et montre sa carte d’embarquement : stupeur. Mauvaise porte,
mauvais vol !! Course effrénée vers la porte F1A (celle affichée à bord de
l’avion). À fond de train jusqu’à F1A, Go Go Go ! À l’arrivée le responsable de
l’embarquement constatant que Jean est à bout de souffle, lui glisse :
« Monsieur prenez une grande respiration, relaxez, vous serez à bord de ce
vol ».
La Turquie : « Te quittez si difficile » - Daniel Bélanger
Oui, comme dans la chanson, mais pas pour les mêmes raisons. Le 9 juin, le bateau est fin prêt, notre rendez-vous pour les formalités de sortie est pris, nous quittons la Marina vers 10 hres à direction d’une autre Marina, celle de Netsel, pour y faire le plein de fuel et faire vider le réservoir d’eaux noires et malodorantes.
Après une attente d’environ 1 heure, le temps que
les bateaux arrivés avant nous soient servis, notre tour arrive. Tout se passe
bien et nous décidons d’aller à l’ancre devant la plage pour y luncher et
attendre l’heure du rendez-vous. Après le lunch Jean regarde dans le
compartiment moteur, par prudence, pour valider que la fuite d’huile a
effectivement été réparée : zut, celle-ci est toujours là ☹
Nous contactons notre agent pour reporter le
rendez-vous au lendemain pour cause de problème moteur. Nous levons l’ancre,
impossible de la faire se décrocher. L’ancre est bien prise dans 60 pieds… Nous
tentons diverses techniques, finalement après avoir fait un demi-tour sur nous
même l’ancre de désengage sur fond et nous constatons qu’un filet de pêche,
assez costaud retenait l’ancre. Nous constatons que la roulette du davier qui
reçoît la chaîne a été brisée, nous devrons faire changer cette pièce aussi,
misère! Surtout que cette pièce avait été fabriqué sur mesure en Tunisie…
Nous filons vers la Marina pour faire
re-re-re-vérifier la fuite d’huile. Le rendez-vous pour la fuite est fixé pour
demain matin 9h30.
Entre temps, la pièce du davier est fabriquée en
1h30 top chrono !
Le problème de la fuite est un joint torique (le bon
vieux o-ring) sur la pièce qui active la manette des gaz…mais cette dernière
est brisée, doit être changée et est difficile à trouver. Or, notre rendez-vous
le plus tardif pour les formalités est à 15h30. Il est 13h et toujours pas de
pièce en vue. Ultime tentative un technicien va en ville et doit localiser un
gars qui a ladite pièce. Le technicien arrive sur le bateau à 14h, 15 minutes
plus tard le travail est terminé, la facture payée et nous sommes prêt à
quitter la Marina.
Le vent se lève et nous filons à voile vers le quai
des douanes. Le quai est flottant, assez court et ne semble pas des plus
robuste. Nous nous amarrons sans difficulté. Formalités faites à 16h15, trop
tard pour même tenter de rallier la Grèce. Nous retournons près de la Marina de
Marmaris pour y jeter l’ancre pour la nuit…qui sera courte car les vents seront
forts demain et il faudra partir à 5h du matin pour éviter les gros vents.
Réveil à 4h45, vérifcation de la météo : vents prévus plus fort que ceux vus la veille, pluie et orages toute la journée…non, nous ne partirons pas aujourd’hui, demain peut-être ?
| Dernier ancrage en Turquie... |
Oui, finalement le 12 juin à 8h nous quittons l’ancrage et nous levons la grande voile avec appui moteur. Au bout d’une heure, nous constatons un problème avec un chariot de latte de grand’voile. Jean a une pièce de rechange, nous affalons la GV, nous réparons et remontons la GV. Les vents changent un peu de direction, nous sortons le génois, coupons le moteur et filons très bien à voile.
Arrivée à notre ancrage plan B, nous regardons la
nouvelle mouture de la météo et nous décidons de poursuivre vers notre plan, A
l’île grecque de Symi : nous entonnons le succès de Lionel Ritchie :
« See you Symi ».
Nous ne sommes pas tout à fait au bout de nos
peines, la Turquie est fâchée de nous voir la quitter : elle nous envoie
des vents puissants et soutenus entre la côte turque et Symi. Nous rallions les
derniers 2 MM sans voile et sous moteur, nous nous ancrons sans trop de
problème mais des rafales puissantes seront présentes dans la baie jusqu’à très
tard la nuit.
Nous voilà, peut être libéré de la Turquie…à suivre
!!!
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