Nous
attendons notre météo et nous pensons à notre parcours en Med. Nous profiterons
du mois qui vient pour visiter Ibiza et Formentera (deux des îles Baléares) et
laisserons, pour plus tard, à notre départ de la Med, les îles de Minorque et
de Mallorque. Nous constatons qu’il est possible de naviguer en Med : il
suffit d’être patient.
Ça
y est, mardi, le 23 avril, à la fin du congé pascal, la météo est clémente, le
ciel est radieux et nous en profiterons pour nous rapprocher d’Ibiza en destination
de Javéa à 18 MM.
Nous
partons en début d’après-midi. Toutes voiles dehors, une jolie navigation. À
notre arrivée, le ciel assombri, les vents deviennent plus forts et en passant
tout près de notre lieu de mouillage prévu nous constatons que nous ne pourrons
pas nous y arrêter pour la nuit : la houle y rentre à plein. Nous
contactons Sweetie pour nous enquérir des conditions à leur mouillage, situé à
2 MM de là. Tout est beau, nous nous y rendons pour prendre une balle de
mouillage, dans un endroit très calme et en somme assez sauvage. Nous y passons
une bonne nuit.
Au
réveil, nous revalidons la météo, c’est maintenant un rituel. Tout est beau,
nous aurons de bons vents et une houle modérée. Pour la météo, nous utilisons
Squid, un produit belge pour lequel on doit avoir un abonnement. Nous
consultons quelques-uns des modèles proposés en cours de navigation pour voir
lequel est le plus fidèle à la réalité observée. Il semble qu’Arpège soit le
plus pertinent ici.
| À notre départ de Javéa... |
Nous
avons des vents qui forcissent un peu en cours de route et nous réduisons la
voilure en conséquence. À l’arrivée, nous avons réduit la GV à 2 ris et nous
avons mis la trinquette. Une ballade de 52 MM à 7 nœuds de moyenne et une
vitesse maxi de 11 nœuds. Nous jetons l’ancre, dans le beau sable du superbe
ancrage de Cala Bassa, sur l’île d’Ibiza à 18h.
Ïles à notre arrivée à Ibiza…
On peut constater la mer un peu agitée...
|
Bonne
nuit de sommeil, nous profitons de l’endroit : on se croirait en vacances,
comme dans les Caraïbes (juste un peu plus frais 😉). Nous profitons du
départ de catamarans pour nous réancrer devant la jolie plage pour être mieux
protégé des vents d’ouest annoncés. Magnifique endroit...
Le
27, nous levons l’ancre pour continuer la visite d’Ibiza, direction Cala Port
Roig (baie de port rouge) dans le sud de l’île. Nous naviguons sous moteur sur
une mer d’huile. Nous y rejoignons Sweetie. Bel ancrage d’où il est possible de
faire du paddle board : ça fait tellement longtemps…tellement qu’à sa
première sortie, Jean tombe à l’eau, en short, t-shirt, casquette et
lunettes : de toute beauté ! Apéro en soirée avec Sweetie, que l’on ne
reverra pas avant un bout de temps : nos parcours diffèrent.
| Premier déjeuner à l'extérieur... |
Des huttes de pêcheurs… des cabanes où les pêcheurs y mettent leur bateau...
Ce n'est qu'ici que nous avons vu cela!
|
Le
lendemain, nous quittons le mouillage vers 14 heures pour l’île de Formentera.
Nous aurons un 12 MM à faire, sous pleine voilure et vent d’environ 10
nœuds : du bonheur ! Nous jetons l’ancre vers 16 heures, dans la Cala
Sahora. Peu de bateaux, et magnifique endroit pour les couchers de soleil. Seul
problème : pas d’internet de qualité…
Au
matin, nous poursuivons la découverte de l’île, nous quittons Cala Sahora pour
contourner l’île et aller au sud-ouest à Cala Raco d’es Mares à 12 MM. Nous
faisons le tout à voile, sous pleine voilure et à toutes les allures,
délicieuse navigation, comme des pros. Ancrage un peu rouleur mais acceptable
!!
Le
30, au matin nous consultons la météo et nous décidons de quitter pour le nord
de Ibiza vu les vents du nord-est qui sont prévus pour les 2 prochains jours.
Le nord de l’île c’est le plus beau d’Ibiza. Nous repérons une toute petite
baie, très protégée Cala Portinatx. Nous ferons les 32 MM navigation sous pleine
voilure avec des vents de 10 à 15 nœuds : c’est génial. Nous jetons
l’ancre à 18 h, magnifique endroit, inondé de soleil : le bonheur. Nous y
passerons deux jours, sans toutefois toucher terre.
Le
2 mai, courte navigation pour rejoindre Benirras à environ 10MM à l’ouest.
Sympathique endroit où, un rocher, dont l’apparence ressemble à la reine Elizabeth 1ère assise sur son trône, nous
accueille. Nous nous ancrons devant deux autres voiliers qui quitterons
l’ancrage peu de temps après… Le lendemain, un autre voilier arrive, celui-là
faisant du Charter de plongée sous-marine, avec son compresseur, bruyant, en
fonction. Le temps se dégrade, il pleut, et vers 21h30 nous quittons cette baie
devenue rouleuse et affreuse…
Nous
naviguons à moteur vers San Vincente située à une quinzaine de MM soit à 3
heures de là. La navigation est sans encombre, nous nous ancrons aisément, et
nous tombons rapidement dans les bras de Morphée.
San
Vincente a peu d’attrait mais offre une bonne protection de presque tous les
vents. Ça tombe bien parce que pour notre deuxième nuit ici nous aurons de
vents extrêmement variables en direction et en force : impossible de
trouver un ancrage nous protégeant de tous ces vents.
Nous
faisons le choix délibéré de rester ici, même si en début de nuit nous serons
« cul » vers la plage : ce qui implique que si nous dérapons (si
l’ancre tient mal et décroche) nous nous échouons sur la plage. Normalement,
nous ne faisons pas cela, mais nos options sont limitées. La nuit ne se passe
pas trop mal, les vents prévus se concrétisent et au réveil tout est bien.
Depuis
quelques jours, nous cherchons à quitter Ibiza pour Barcelone, mais à chaque
jour le bon moment, d’un point de vue d’une navigation se décale d’un
jour : ça devient frustrant, mais bon, il y a pire…
Nous
changeons toutefois de baie à nouveau, car à San Vincente, ne sera pas
confortable aujourd’hui…Nous décidons de retourner à Portinatx. Nous savons que
nous ferons brasser un peu durant le jour mais que nous y passerons une bonne
nuit. Cela s’avère, heureusement !!
Nous
sommes le 6 mai, à tous les jours nous scrutons les fichiers « grib »
pour déterminer si et quand nous pourrons quitter pour Barcelone. Nous
épluchons quelques modèles météo par jour, regardons différents moments pour
quitter : un gros exercice d’une grosse heure, heure et demie…
Ce
matin, nous avions convenus, pour bouger un peu, quitter vers 11h pour
Mallorque, une autre île des Baléares, située à 50 MM pour nous rapprocher un
peu de Barcelone et demain matin, quitter, vers 8h, pour Barcelone. Nous avons toutefois
une tâche à réaliser avant de partir : une réparation mineure à une voile,
mais qui ne peut attendre.
Nous
nous mettons tous les deux à réparer la voile : nous devons mettre du
ruban à voile, double face super collant et super mince, puis mettre un tissu
adhésif par-dessus le tout. Nous faisons pareil de l’autre côté de la voile.
Finalement, Yolène recouds au travers de la voile pour sécuriser la réparation.
Pour avoir un accès plus facile à la toile, le sac contenant la voile a été
relâché. Jean s’installe pour le remettre en place et paf!!!! Le cordage se
brise… et la voile tombe sur le pont. Nous attachons la voile à la bôme, nous
sortons la chaise pour grimper dans le mât et nous réparons le cordage brisé.
Jean monte au mât pour enfiler le cordage et redescend. Au bout de 30 minutes
nous sommes prêts à partir, sauf que, nous regardons à nouveau les fichiers
météo, et, si nous attendons à demain matin 4h, nous aurons essentiellement les
mêmes vents mais moins de houle et nous arriverons plus tôt à Barcelone. Donc,
nous reportons notre départ à demain matin 4h…sommes nous à une journée près ? 😉
À
bientôt!
Aucun commentaire:
Publier un commentaire