Orage rencontré lors de notre navigation entre Tintamarre et la Baie de Marigot... Les vents ont soufflés à plus de 30 nœuds...
Nous avons fait nos formalités
de départ à la gare maritime de Marigot, le 31 janvier dernier. L’endroit est
un peu bizarre : un homme bourru nous accueille, nous sommes avec
Ambition, et Merrill passe le premier, ici c’est une personne à la fois…
Merrill termine et sort, l’homme me fait entrer à mon tour. Il entre
l’information requise dans l’ordi des douanes lui-même, bizarre, partout
ailleurs sur les territoires français c’est au touriste d’entrer les infos dans
l’ordi. Merrill revient et donne au personnage 30 Euros. Il termine la
transaction et me réclame 25 Euros. Je trouve ça cher pour passer une nuit
additionnelle à Marigot…et je note que le bonhomme met le cash dans sa poche de
chemise (il n’a pas de caisse…), mais néanmoins nous fournit un reçu pour la
transaction. Chemin faisant vers le resto, nous discutons de la chose avec
Merrill et Maryse : on trouve tous que c’est louche ce truc là…
Après le dîner, nous
allons faire l’épicerie (c’est tellement agréable le Super U français… bonne bouffe et abordable) et nous retournons
au bateau. Nous nous apprêtons à lever
l’ancre pour Grand Case pour retourner au carnaval avec Ambition. Sitôt notre
annexe sortie de l’eau et installée sur le bossoir voilà ti pas les gens de la
douane française qui veulent faire un contrôle. Pas de problème! Les douaniers
sont sympas, le chef est déjà venu au Québec et sa belle-mère a la double
nationalité canadienne et française. Les douaniers nous posent plein de
questions et Yolène répond pendant que le parle au chef et lui relate notre
aventure du midi à la gare maritime : il me répond qu’il va enquêter
là-dessus. Cool! Effectivement, ils nous ont confirmés que l’on s’était fait un
peu arnaqué, que nous aurions dû aller à un autre endroit pour le dédouanement
(Island Water World) et que les coûts auraient été moindre… Nous finissons « l’interrogatoire »
et nous levons l’ancre à destination de Grand Case.
Dauphin dans la baie de Marigot... situation plutôt rare aux dires des douaniers
Nous arrivons là-bas une
heure plus tard, jetons l’ancre et nous nous joignons à Ambition pour aller au
carnaval. Ambiance aussi sympa que lors de notre première visite. Nous
réservons au Blue Martini. La bouffe est super et c’est assez raisonnable comme
prix.
La parade du carnaval, danseuses et...
musiciens.
Nous retournons en fin
de soirée au bateau, pour constater que le bateau a chassé ! Il n’est plus au même
endroit où nous l’avions ancré. Nous démarrons le moteur et amorçons le
processus de réancrage de nuit. Jamais super le fun ça… nous nous reprenons par
deux fois. Finalement c’est ok, nous sommes satisfait. Nous nous couchons en
prenant soin de prendre nos repères au travers des « fenêtres » de
notre cabine. La nuit sera ponctuée de vérification sur notre
position…Finalement tout est beau jusqu’au matin. Nous déjeunons assez tôt car
nous quitterons pour l’île Fourchue (un de nos coups de cœur). Pendant que nous
faisons la vaisselle du matin, nous entendons un coup de corne de brume. Nous
arrêtons tout et nous sortons dans le cockpit : Yo croît que le superyacht
lève son ancre et que nous sommes en jeu, je réalise que nous avons chassé en
direction du superyacht ! Bon, on va se désancrer et on va filer en direction
de l’île Fourchue un peu plus tôt que prévu !
Nous naviguons vers l’île Fourchue sous génois seul avec des vents de 20-22 nœuds, c’est super agréable et le bateau arrive à destination complètement salé!
On se fait un pot luck avec Ambition : charcuterie et fromage et vino ! Nous risquons de voir nos routes se séparer car nous devons être en Martinique et eux en Guadeloupe, à la fin février…
Vers 9h30 nous quittons en direction de Saba, super navigation au portant le vent forci jusqu’à 27 nœuds et sous pleine voilure Caffè Latte a atteint 11.9 nœuds : nouveau record. Par contre, le bateau est vraiment à la limite de partir à l’auloffée donc nous attendons une accalmie pour entrer le génois et affaler la grand-voile : nous ferons le reste sous génois seul, on ira bien assez vite ! Il faut parfois ménager sa monture… Nous prenons une balle de mouillage. C’est beau, peu habité et l’accès à cette île est virtuellement impossible sinon très difficile.
Île Fourchue est maintenant derrière nous
Un oiseau nous a suivi
Voici Saba, la tête dans les nuages
Saba, vue de notre ancrage
Diamond Rock
Saba, vue de notre ancrage
Encore Saba, vue de notre ancrage
Ville de Saba, c'est impressionnant
Belle navigation
Voici St-Kitts
Superbe coucher du soleil
Les bateaux croisières sont très importants et présents pour St-Kitts
Vers 23h30, Yolène était
réveillée et elle entend quelqu’un en annexe s’approcher de nous et cogner sur
la coque. Le monsieur, à qui nous avions parlé plus tôt en après-midi, nous
avise qu’un bateau chasse en notre direction. Ok merci ! Nous nous habillons et
faisons de la vigie sur le pont. On sort les défenses, la gaffe, on part le
moteur et nous surveillons le tout de près. Effectivement, le bateau (un 47
pieds) chasse et se dirige vers nous mais heureusement il passera à côté de
nous. Juste pour s’en assurer, nous avons ôté environ 10 pieds de chaîne pour s’en
éloigner davantage. Le bateau qui chasse est inhabité, pas d’annexe. Yolène
avance la possibilité qu’il soit au bar…pendant ce temps, il chasse toujours en
direction d’un bateau moteur, un magnifique Nordhaven 76. Notre moteur d’annexe
est hors d’usage (le démarreur manuel tourne « dans le beurre »),
nous ne pouvons aller avertir le bateau moteur. Ça nous dérange un peu donc on
reste sur le pont. Finalement, le proprio du bateau qui chasse arrive à la rame
dans son dinghy et arrête à notre bateau. On lui raconte ce que nous savons de
ce qui s’est passé et on lui suggère de s’accrocher à une balle de mouillage à
proximité de son bateau pour freiner sa course et sécuriser son embarcation. On
le regarde s’affairer puis on va se coucher.
Le lendemain, c’est dimanche,
on relaxe un peu et vers 9h00, Jean décide de faire un peu d’eau et part le
déssalinateur : problème ! La pompe fonctionne mais ne produit pas d’eau.
Lecture du guide de dépannage : il semble que le problème serait les
valves à clapet. Pour changer les valves (j’ai un kit complet de valves et
autres pièces pour réparer le déssalinateur) il faut ôter la pompe, l’ouvrir,
changer et lubrifier des « o-ring » et des valves. Jean travaille là-dessus
et vers 16hre la pompe est remontée et le déssalinateur prêt, en théorie. Pas
le goût de savoir s’il marche ou pire encore s’il ne marche pas : on verra
bien demain. Jean attaque maintenant le moteur de l’annexe. Le problème est identifié rapidement : un boulon s’est desserré et empêche un mécanisme se déployant sous l’effet de la force centrifuge de jouer son rôle. On devrait pouvoir régler ça demain.
Le déssalinateur est dans un endroit restreint...
Le moteur hors-bord est plus facile d'accès...
Nous partons pour le bar
sur la plage avec Ambition. Wow ! super beau bar (le plus beau à date), musique
« live » et écran semi-géant pour le Superbowl ! Nous « apéritivons »
pas mal et retournons au bateau.
Groupe de musique à côté du bar
Vue de la baie
Patio extérieur
Merrell, Jean et Maryse
Nous soupons tranquille
à bord et nous souhaitons vivement une nuit calme pour reprendre le sommeil
perdu la veille et l’avant-veille. Au réveil, on constate qu’un catamaran a
chassé mais sans risque pour nuit… Une sortie
d’apnée pour nous changer le mal de place! Jean repart le déssalinateur :
non ça ne marche toujours pas. Jean recommence du début…et trouve le problème :
une algue, assez petite ma foi, est venue obstruer l’entrée de la canalisation
d’entrée et ceci, couplé à une erreur de manipulation lors du redémarrage du
déssalinateur, empêchait le bon fonctionnement de la chose. Finalement nous
faisons de l’eau, yééééé!
Le lendemain, vers 9h30,
nous quittons vers Névis, sous génois seul, vents réels de 20 nœuds avec
rafales à 25 : ça roule super bien et c’est cool ! Nous prenons une balle
de mouillage à l’arrivée. Nous descendons le dinghy et y mettons nos vélos.
Nous pédalons jusqu’au Lime (genre de resto-bar) pour y dîner. On se prend un
wrap au poisson vraiment délicieux et une bière. La pluie nous contraint à en prendre
une deuxième (…bière). Nous avons une carte de l’île et nous décidons de
sillonner les routes longeant les plages, autrement dit nous ferons le « Tour
Névis », la pognez-vous? Ce n’est peut-être pas la meilleure des blagues
mais, sans contredit, c’est plus drôle que de faire le tour de cette île en
vélo. On en a eu plein les bras et les jambes! La fin, par contre, tout en
descente, était très agréable. Retour au bateau ou l’on constate qu’il y a tout
de même un peu de roulis. Souper rapide et dodo tôt : la routine quoi !
On a vu des chèvres partout pendant le tour de vélo de Névis
Tellement montagneux et difficile que nous sommes quelques fois débarqués du vélo, pour monter à pied...
Au lever, ce matin, nous
quittons vers 7h30 le mouillage, en direction de Bugs Hole où une épave nous
attend pour y faire de l’apnée. Il y a beaucoup de bancs de poissons, c’est
cool. Retour au bateau et nous filons vers White House Bay (nous aimons bien
cette baie). Nous en profiterons pour y faire de l’eau, quelques épissures et
frotter un peu le dessous du bateau pour le libérer de la « vie » qui
s’y installe petit à petit. Nous irons au bar ce soir pour le happy hour.
Épave où nous avons fait de l'apnée
Nous quittons St-Kitts
vers la Martinique, en chemin, nous arrêterons à Montserrat, en Guadeloupe et
en Dominique. Par contre, ce sera
principalement des arrêts pour la nuit, pas vraiment de visite des lieux, pour
l’instant. À suivre…
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