mardi 18 mai 2021

Tunisie : 6 jours à explorer le sud

C’est avec nos amis de Sweetie (des Américains) et de Red Roo (des Australiens) que nous voulons refaire un voyage ensemble, comme nous l’avions fait au Maroc…

Pour planifier ce voyage nous nous rendons à Mahdia, là où se trouve Sweetie. Phil, Maree et nous partons en train, un trajet 1h15. Nous en profitons pour visiter cette ville en bordure de mer et situé sur une presqu’île rocheuse. Une ville jadis fortifiée, il reste des remparts çà et là et le port de pêche est actif ! 

Notre groupe !


Palmiers, Cimetière, Mosquée et Phare...








Retour sur Sweetie où un lunch mexicain nous attend, gracieuseté de Shannon : délicieux !

Les filles s’affairent à faire l’itinéraire, inspirées par le voyage de Florent et de Fannie, un couple de français voisins de Red Roo à Monastir.

Nous partirons 6 jours, départ Samedi le 1 mai et retour le jeudi 6 mai. 1600km, six amis, trois gites, deux voitures : une montagne de plaisir !

Notre parcours...
6 jours 1 600 km


Matmata

Nous quittons Monastir à 9h, arrêtons récupérer Shannon et Tony à Madhia et faisons route vers le sud en direction de Matmata que nous rallions vers 15hres. Le décor change du tout au tout : c’est aride, montagneux et fabuleux.







Nous logerons dans un hôtel troglodyte. Nos chambres sont très grandes et taillées dans de la pierre tendre, les murs sont peinturés à la chaux et la température y est constante.


L'entrée de notre chambre...


Toutes les accommodations de l’hôtel sont à même les parois rocheuses : douches et toilettes, restaurant et réception. Nous avons aussi accès à une cour intérieure, aux confins de nos trois chambres : nous y prendrons l’apéro après avoir visité un peu le village berbère.

Le restaurant, la cuisine et même un bar...





Les habitants vivaient enfouis dans leur habitations troglodytes, reliées par des tunnels pour échapper aux envahisseurs.

Nous prenons le repas du soir dans le restaurant, au menu : pain, harissa et huile d’olive, soupe à l’orge, brique (genre de crêpe) à l’œuf, coucous au poulet, et pommes en guise de dessert. Succulent !



Le village


Nous déjeunons sur place puis filons vers Djerba.

Un petit village au passage...





Djerba

Cette île accessible par traversier (0,40$CND par voiture!) était connue et reconnue dès l’Antiquité les fruits du caroubier en avait fait la réputation : les gens qui y arrivaient ne voulait plus en repartir, envoutés par ces fruits. Plus tard elle redevint célèbre, l’île de la Tortue, pour ces pirates. Au 16ième siècle, un armada de bateaux français, espagnols et napolitains voulant nettoyer l’île de ces pirates se heurtèrent à Dragut, un pirate turc, qui leur infligea une défaite, tuant 5000 hommes.

Aujourd’hui, c’est une destination touristique où la douceur du climat est prisée et où les hôtels abondent. En ces temps de Covid, c’était assez désert et malheureusement le soleil brillait par son absence, nous ne l’avons pas vu sous son meilleur jour…





Agréable de retrouver la plage...

Il y a plus de 300 Mosquée à Djerba...
toujours à côté d'un puit...
Quand le puit est vide, la mosquée est abandonnée...
Un nouveau puit est trouvé
et une nouvelle mosquée est construite...


Chénini

La route qui nous amène est longue et nous fait passer par Tataouine.

Les filles ont leur voiture et les gars la leur. Du côté des gars, la voiture a de la clim : on ne savait pas trop au début mais les filles, qui avaient pourtant la voiture la plus récente, n’en avait pas…

Les gars s’amusent pas mal en auto, on commente le paysage, les maisons, les voitures et nous rions beaucoup. La plupart du temps c’est la voiture des gars qui est en avant, nos deux pilotes sont Phil et Tony et nous nous relayons pour le co-pilotage.

Du côté des filles, les pilotes sont Maree et Shannon et elles se relayent pour le co-pilotage aussi. Nous approchons de Chénini et la voiture des filles mène le bal. Nous gravissons une route sinueuse et assez escarpée qui devient de plus en plus étroite… Soudain les habitants du village gesticulent et crient : les filles arrêtent et ne comprennent pas qu’elles doivent faire demi-tour et redescendre pour emprunter un embranchement plus bas. Elles finissent par comprendre, mais c’est devenu compliqué de faire demi-tour.

Oups... on recule !!!

C'est assez étroit...

Nous nous faisons escorter par un gentil berbère en camion bâché, il nous indique par où passer pour rejoindre l’hôtel Chez Kenza. C’est un hôtel troglodyte mais cette fois à flanc de montagne. Il y a un petit imbroglio, nous sommes trois couples et ils proposent deux chambres…la discussion coupe court : nous voulons trois chambres et ils obtempèrent.

L’endroit est MAGNIFIQUE, la nuit tombe rapidement mais nous avons pu voir à quoi nous attendre pour le lendemain. Nous réservons un guide pour la matinée, et nous nous attablons. Excellent repas, similaire à hier mais il y a un excellent couscous au mouton. Nous regagnons nos chambres, mais les Morelli ont un visiteur dans leur bain : un scorpion du désert. Rapidement, le personnel de l’hôtel intervient et chasse l’intrus. Sage conseil anti scorpion de Phil : mettre nos bas dans nos souliers, ne pas les laisser par terre et fermer de façon étanche les sacs à dos. Nuit paisible.

Notre chambre...

Notre lit...




Nous déjeunons et découvrons avec ravissement la splendeur des lieux. C’est assez venteux, il y a un léger couvert nuageux et notre guide, Boubou, est au rendez-vous. Il nous explique l’endroit.

Les berbères y sont établis depuis le 11ième siècle mais auparavant ils habitaient dans la section la plus haute de la montagne. Les ghorfas, attribuées à raison de deux par famille, sont des entrepôts à grains. Elles renferment l’équivalent de 7 années de consommation de grains. La sécheresse et l’étalement des récoltes dans le temps rendirent ces réserves extrêmement désirables et naturellement le ksar (nom donné à l’ensemble des ghorfas) fut placé au sommet de la montagne le rendant difficile à piller. À l’intérieur des ghorfas se trouve des urnes, souvent reliées entre elles par des cordages, rendant leur manipulation plus aisée.

Vue de notre hôtel...  Superbe Mosquée

Ksar que nous irons marcher avec notre guide Boubou...

Vue de notre hôtel en montagne (à gauche)

La visite est fort agréable...
en plus, nous sommes les seuls touristes,
rendant les photos plus simples...

Le restaurant de notre hôtel

Les plus hautes habitations constituent notre hôtel!!!


Un vieux moulin à huile d'olive






Boubou, notre guide berbère...


La photo classique de groupe dans les marches !!!


Magnifique...



On est entré partout où l'on pouvait...



Le paysage est magnifique au loin se profilent des oasis, ces points d’eau essentiel à la vie de la communauté. Palmiers dattier et chemin menant aux champs de cultures ancestraux sont visibles au loin. Nous terminons la visite dans une habitation berbère où Tony et Shannon revêtent les costumes traditionnels des mariés.


Effet d'un petit miroir au mur...

Nous prenons la route, en après-midi, pour aller visiter par nous même les ksour (pluriel de ksar) de la région. Dans la voiture des gars, nous comptons le nombre de Peugeot 404 bâchées que nous croisons. Résultats des courses, nous parcourons environ 100 km et nous en avons dénombrées 179 exactement, presque toutes de la même couleur soit un blanc crème ! Ces bagnoles ont entre trente et cinquante ans et elles roulent toujours ! Nous sommes des fans finis de ces Peugeot !



Ksar Douirat


La section blanche clôturée est un camping...

Un hôtel fermé...
Puisque le touriste n'est pas présent depuis plus d'un an,
plusieurs hébergements sont fermés





Ceci est un cimetière...
plutôt que de mettre des pierres tombales...
ce sont des roches...
3 roches indiquent une femme (à la tête, au ventre et au pied)
alors que 2 roches indiquent un homme...

Même cimetière mais ici avec une pierre tombale
et des roches pour indiquer le sexe du défunt...

Ksour Ouled Debbab

Les fameuses Peugeot




Nous lunchons au Ksar Ouled Soltane, sans doute le plus aboutit des ksour. Nous adorons notre journée.



Superbe Ksar, bien entretenu par les habitants
qui en sont les propriétaires


On grimpe partout...



Ksar Jlidet Gattouffa



Retour à l’hôtel pour une deuxième nuitée. Autre excellent repas cette fois en compagnie de trois jeunes adultes, un couple de suisse allemand et une tchèque. Au menu, cette fois le plat principal est composé de nouilles de vermicelles safranées au poulet : coup de coeur général ! Nous tenterons de nous en cuisiner sur le bateau !

Le coucher de soleil à Chénini...


Photo panoramique...

Le restaurant...

Photo panoramique, au matin ensoleillé...

Au revoir, Chénini, la magnifique...

Chebika

Le lendemain, après le déjeuner, nous filons vers Chebika où notre villa nous attend. Chemin faisant nous nous arrêtons à ksar Haddada, lieu qui a servi au tournage des deux premiers films de Star Wars. Malheureusement l’endroit, devenu un hôtel, est fermé. Nous poursuivons notre route vers Douz où nous lunchons à l’extérieur, à l’ombre.


Nous traversons le désert, sable, dunes, roches et traverse de chameaux : bêtes imprévisibles mais dont la psychologie n’a, semble-t-il, aucun secret pour Phil. Nous roulons et il y a d’un côté de la route trois chameaux et de l’autre un seul. Au moment où nous arrivons à la hauteur du dromadaire esseulé il traverse la route ! Heureusement, Phil connaissait ce comportement et il a promptement avisé Tony de freiner pour laisser passer le chameau.


On y croise plusieures bêtes...  les moutons...

l'âne...

Les dunes de sable...


Yo qui récupère du sable...


On nous avise....

Le chameau qui traverse juste
devant la voiture des gars...

Quand nous arrivons à Chebika, nouvelle traverse de chameaux, cette fois au moins une trentaine de bêtes passent devant nous offrant une scène assez rare pour des nord-américains. Phil nous relate qu’en Australie les dromadaires ont envahi le désert australien…ceci expliquant cela !






Nous découvrons la villa : trois chambres nous attendent, un salon, une salle à manger, une cuisine et une salle de bain. C’est climatisé, les matelas sont très très très fermes et les oreillers le sont tout autant. Pas grave, quand on est fatigué on arrive à dormir là-dessus. Nous avons droit à un repas du Ramadan apporté par notre hôte.

Au matin, petit déjeuner et hop nous rejoignons notre guide, rencontré la veille, pour une visite des lieux. Magnifique oasis et chute d’eau, montagne à couper le souffle regorgeant de minéraux et nombre de points de vue fabuleux. une belle marche en montagne de 2 heures, seuls avec notre guide! Nous sommes choyés !


Notre guide qui nous trouvé très actif
pour cette belle randonnée de 2 heures...



Jean était l'enfant qui sonnait à la porte...

Ancien village...

Ancien village en avant-plan et nouveau village derrière...
En 1969, le village a été détruit
par des pluies torrentielles qui ont durée 3 semaines



Les photos ne rendent malheureusement pas justice
à la beauté des lieux...








Et l'absence des touristes nous a permis
de profiter pleinement des attraits de l'endroit...

Ce sont des palmiers dattes que l'on retrouve dans le désert

Nous filons vers Tamerza où nous lunchons, le restaurant ouvrira spécialement pour nous ce midi : nous sommes les seuls clients ! Après le lunch visite du canyon puis direction Mides pour y voir un autre canyon et nous rapprocher de la frontière Algérienne…




Visite du Canyon....  Magnifique...












Ancien village de Tamerza qui lui aussi a été détruit
par les pluies torrentielles...

Midès, un autre Canyon...
un autre village détruit par les pluies torrentielles...






Sheita puis Monastir

Nous avons grosso modo 6 heures de route à faire pour nous rendre à Monastir pour les uns et Mahdia pour les autres. En route, nous nous arrêterons aux ruines romaines de Sheita. Tous ont vus Pompéi, malgré cela les ruines de Sheita sont d’une qualité remarquable : le théatre romain, les trois temples et les vestiges d’églises chrétiennes et leurs fonds baptismaux font notre bonheur.

L'entrée : l'arche est composée de 7 colonnes et demie...
4 d'un côté...

et 3 1/2 de l'autre...

Le théâtre...



Les temples,,,




Nous nous séparons de Shannon et de Tony, qui prennent une voiture pour rentrer sur Mahdia, alors que Maree, Phil et nous filons direction Monastir. Nous arrivons avant la tombée de la nuit.

Il fait frais à Monastir. Nous nous douchons et saluons les amis du bateau Charly, Annick et Louis, et du bateau Julo, Didier et Annie qui quitterons demain pour Malte. Nous rentrons sagement au bateau pour une bonne nuit de sommeil dans notre chambre au matelas confortable et aux oreillers douillets. Ce fut un magnifique voyage avec nos bons amis : on en reprendrait encore !

Suite au prochain numéro !


mercredi 12 mai 2021

Tunisie: le retour

Le retour sur Caffè Latte…

Et oui, nous voici de retour sur Caffè Latte après une année complète, au Québec, à profiter pleinement de Sutton et de son environnement incroyable…

Après avoir fait nos aux revoir, nous filons sur Montréal le 19 mars pour y faire notre test PCR, pour retourner notre véhicule chez le concessionnaire et pour aller à notre hôtel à l’aéroport puisque nous prenons l’avion que le 20. Notre vol quitte avec un peu de retard et nous arrivons à Tunis, un vol direct, à 5h45 du matin. Avec notre résultat négatif à la Covid et l’attestation de la marina, notre arrivée se déroule rondement.

Nous retrouvons Caffè Latte en bon état, grâce aux bons soins de Yolène. Toutefois, la pluie rouge, pluie contenant des particules très fines de sable du Sahara, transportées par un vent du sud, a fait son œuvre. Quoiqu’il en soit nous aurons bien le temps de nettoyer le bateau. Sitôt arrivés à la Marina, nos amis de Sweetie, Shannon et Tony et de Red Roo, Maree et Phil nous accueillent. Nous sommes vraiment contents de les revoir !

Caffè Latte est le 4e avant dernier..


Nous avions beaucoup de bagages
après un long séjour au Québec !!!

Il nous a fallu 9 jours pour reprendre le contrôle du bateau, comme il se doit, se fut entrecoupé d’apéro, de souper chez nos amis, d’une soirée pizza dans une chambre d’hôtel et d’un BBQ retrouvailles avec les amis de la Marina.

Sans oublier le lavage...des vêtements...

...et du bateau...partout partout!!!


La Tunisie et la Covid

Le test PCR fait à Montréal nous a permis de monter à bord de l’avion : pas de test, pas d’avion. Une fois à bord, les tunisiens, largement majoritaire dans l’avion, respectent à peu près les règles sanitaires. Les agents de bord, font preuve d’un laxisme et d’une capacité à ne pas voir les délinquants dont eux seuls ont le secret.

À la Marina, le capitaine du port vient nous saluer et nous informe que s’il était à notre place, il ne paierait pas pour un autre test PCR pour écourter la quarantaine à 4 jours…nous ne sommes pas si surpris que cela. Nous sommes donc libres de circuler dans Monastir dès notre arrivée…

Dans la ville, le port du masque sur le menton est très populaire. Nous ne nous sommes toujours pas inscrits pour recevoir le vaccin en Tunisie. Au Québec, avant le départ, nous avions lu que grâce à Covax, la Tunisie avait reçu des vaccins chinois et russes et quelques doses de Pfizer. Pas de quoi nous inciter à être inoculés…

Toutefois, nos amis, inscrits eux, ont été convoqués pour une première dose de Pfizer (!), le 22 avril. Rapidement, nous nous inscrivons et Jean obtient un RV pour le 26 avril, toujours du Pfizer. Jean reçoit une excellente nouvelle : sa deuxième dose est prévue pour le 19 mai. Résultats des courses : Jean sera vacciné plus rapidement que s’il était demeuré au Québec. Quant à Yolène, sa jeunesse joue contre elle : elle devra attendre.

Confirmation reçu
pour le rendez-vous de la 1ere dose...

Tourisme médical ?

Un jour, Jean se dirige vers un endroit à Monastir où il y a quelqu’un qui vend des batteries pour bateau. En route, pour valider l’emplacement, il s’arrête à un café où sont attablés trois jeunes hommes bien mis. Jean leur demande par où il faut passer pour aller au magasin de batteries. Ils lui indiquent le chemin et l’un d’eux lui dit que ses incisives auraient besoin d’être remplacées. Ce à quoi Jean répond qu’il a tout à fait raison…

Il poursuit son chemin à vélo et se me met à réfléchir que ça sera une excellente opportunité de les faire changer ici. Ce genre d’intervention n’est pas couvert par nos assurances privées au Québec et ça coute quand même une somme. Bref, l’idée fait son chemin, tant et si bien qu’au retour, Jean s’arrête à nouveau au café et adresse la parole à celui qui avait posé le diagnostic : vous êtes vraiment dentiste ? Il répond que oui. Jean lui demande un RDV.

Nous sommes le 25 mars, il y a un an la mère de Jean décédait et elle disait régulièrement à son fils qu’il avait « un bon travail » et qu’il devrait s’occuper de ses dents. Rita a mis ce dentiste sur son passage. Aujourd’hui, Jean a de nouvelles dents et il est très satisfait du résultat, à quatre fois moins cher qu’au Québec !



Sortie de l’eau, cale sèche

Le 20 avril, nous sommes sortis de l’eau, nous serons en cale sèche pour 4 jours. Les travaux prévus sont : mise à niveau de la peinture antifouling (retarde l’apparition de coquillage et d’algues sur la portion immergée de la coque), nettoyage, frottage et cirage de la portion visible de la coque et changement des bagues du safran.






Le bateau a passé un an dans l’eau de la Marina sans bouger et il y a peu d’algues et pas de coquillage. Nous sommes ravis. Il nous reste environ deux litres de peinture que nous appliquons aux endroits stratégiques : ligne d’eau et devant de la carène, de la quille et du safran.



Tout s'enlève facilement avec un grattoir...

...et un peu d'eau...


Nous nettoyons le bateau puis nous commençons le frottage (rubbing compound) : première et dernière fois que nous utilisons cette marque : c’est nul. Heureusement, nos amis australiens nous prêtent leur produit. Nous poursuivons par la suite avec un bon cirage. Nous sommes satisfaits du résultat, nous nous donnons un 8 sur 10!


Très brillant... le bateau !!!


La bague du safran est changée et nous sommes remis à l’eau. Bonne chose de faite !


C'est cette bague que nous devions changer

Remontage du safran avec les moyens du bord !

Mission accomplie !  Merci Amor !

Caffè Latte bien tranquille au chantier

Prêt pour de nouvelles aventures...



Améliorations locatives

Sur un bateau comme à la maison, il y a toujours des trucs à réparer, à changer et à améliorer. Nous avons pu passer à l’action sur certains éléments.

Notre évier de salle de bain avait le conduit d’évacuation un peu rouillé. Nous décidons de le délester de sa rouille. Résultats de l’opération : il fuit ! Démontage de la tuyauterie pour continuer à ôter de la rouille, regraisser et remonter le tout. Résultat : ça fuit toujours ! Nous nous résignons, il faut changer l’évacuation. Je connais où se trouve une bonne adresse pour la plomberie. Par un hasard incroyable, nous trouvons presque le même conduit d’évacuation, nous achetons et nous sommes contents. Après plusieurs tentatives nous réglons le dossier, ça ne fuit plus !


Lavage derrière le four...

Notre bimini, toile qui protège du soleil, depuis notre départ en 2016 est « en conflit » avec notre arche. Nous avons acheté des pièces pour régler le problème et en 2019 à Monastir nous avons passé à un cheveu de faire faire les travaux.

Cette année, nous sommes revenus sur ce dossier et nous avons trouvé la solution. Nous avons fait couper la tubulure en inox et avons insérer nos pièces et le résultat est probant. Nous avons maintenant un cockpit bien dégagé et deux endroits plus confortables pour naviguer !

Jouer au jeu des erreurs...
Avant

Après


Nous avons renforcé notre point d’ancrage de la passerelle avec un pièce en inox. C’est vraiment bien!

Avant

Après


Plusieurs capotes en tout genre ont été confectionnées par Yolène. Ces capotes protègent, entre autres, la table du cockpit, le pélican de l’étai largable, les défenses etc…le but étant de protéger ces équipements du soleil, de la poussière et de l’usure. Cette année nous avons retiré toutes nos voiles et tous les cordages du bateau pour les nettoyer et les ranger au sec et à l’ombre et ainsi prolonger leur vie utile.



Finalement, notre ancre commençait légèrement à rouiller. Nous avons acheté de l’apprêt à base de zinc et un carrossier l’a peinturé d’une couche de peinture grise et de vernis. De toute beauté !

Système de filtration acheté à rabais !!!

Notre terrain de jeu pour les prochaines années...
de la Tunisie à la Turquie...


Le Ramadan

Fête centrale dans l’univers musulman, nous vivons le Ramadan pour une première fois. Le principe de base est le jeûne entre 4h du matin et environ 19h le soir. Ces deux moments sont soulignés, à tour de rôle dans les mosquées de la ville, par un « coup de canon » produit par une pièce pyrotechnique. Nous, on entend environ un jour sur trois celui de 4h et environ un jour sur deux celui de 19h. Ceci est dû à notre emplacement tout au bas de la ville, au niveau de la mer. La vente d’alcool est interdite pendant tout le Ramadan plus le vendredi précédent et le vendredi suivant soit environ 30 jours. Nous avons dû, en bonnes petites fourmis prévoyantes (et alcolos 😉) faire des provisions en conséquence.

De plus, des fêtes et des rencontres entre parents pour partager un repas lors du Ramadan étant la coutume ici, le gouvernement, pour contrôler la pandémie, a décrété des mesures restrictives au début et à la fin de cette Fête. Présentement, à une semaine de la fin du Ramadan, c’est confinement total : ce qui demeure ouvert sont les épiceries et les pharmacies… et quelques commerçants irréductibles.

La suite…

Nous irons faire une virée dans le sud de la Tunisie avec nos amis de Sweetie et de Red Roo au début de mai. Nous avions fait la même chose avec eux au Maroc et nous nous étions bien amusés. Prochain rendez-vous sur notre blog : un résumé de notre voyage de six jours en voiture dans le désert, les oasis dans le pays des berbères et des habitations troglodytes!



D’ici là amusez-vous bien et profitez de la vie !