lundi 12 août 2019

Roccapina à Bonifacio, Corse


Nous quittons Propriano, le 2 août en fin de journée, pour aller à Campomoro pour la nuit afin d’être mieux protégé de la houle et du vent...

Nous repartons de Campomoro vers 10h00 pour nous rendre à Roccapina, belle navigation tranquille, et arrivée vers 13h30 dans cet endroit magique qu’est Roccapina.

L’ancrage est très beau sur fond de sable mais il y a quelques haut fond et rochers affleurant dont on doit se méfier. Mais la couleur de l’eau et les belles plages de sable blanc rendent le tout vraiment joli.

Les calanques entourant cette baie se découvrent en SUP et c’est vraiment le moyen idéal pour s’en approcher. Assez écrit, laissons parler les images.

Une petite randonnée pour aller voir une autre tour génoise…
et se dégourdir les jambes !!!

Usez de votre imagination...
c'est le Lion (dans la roche) de Roccapina...

Est-ce que cet angle est plus facile pour voir le lion…???

La plage et son eau cristalline...

Notre ancrage...



Nous resterons 3 nuits à Roccapina, avant de quitter pour Ventilègne question de se protéger des vents assez forts qui entrent dans la baie de Roccapina. Nous avons des vents de plus de 20 nœuds (40 Km/hre) en route vers là.

Nous changeons d’idée par rapport à notre ancrage quand nous constatons le nombre de bateaux déjà en place. Nous allons deux milles plus loin est nous trouvons un ancrage venteux mais une mer calme. Nous dormirons d’un sommeil léger…

Le matin, nous décidons de quitter cet endroit sans attrait car il y aura des vents de l’ouest puis de l’est : Chevanu, selon nous nous offrira cette double protection.

En effet, c’est bon.

Le lendemain, nous levons l’ancre pour filer vers Bonifacio et nous aurons une jolie navigation, pépère, au portant, toutes voiles dehors (grand-voile et trinquette).

L’arrivée à Bonifacio marque la transition entre les massifs de granite rose et les falaises de calcaire blanc : le contraste est spectaculaire. L’entrée du port naturel (pas aménagé par l’homme) est splendide et possiblement qu’il été connu même dans l’Antiquité, au temps des Grecs.

Magnifique...




Nous n’irons pas à la marina, à quai, c’est plein à craquer, mais nous pourrons nous amarrer sur des falaises de calcaires dotées d’anneaux et de cordages prévus à cet effet. La prises de ces lignes est complexe et on n’a jamais vu ou utilisé rien de tel. Heureusement, un sympathique personnage, un turc, à bord d’un gros voilier de 58 pieds (nous, 41 pieds…) nous interpelle : « Toronto, Toronto, come on my boat ».

Il nous fait signe de venir se coller sur son bateau et il va nous aider à prendre les cordages et tout. Trop sympa ! Avec son aide, nous nous amarrons très bien. Merci beaucoup Monsieur le Turc, vous êtes vraiment gentil !

Nous aimons l’ancrage et sommes contents d’être à Bonifacio et apprécions le moment présent. En fin de journée, c’est la parade des méga yachts. Le port est longiligne et tous doivent attendre leur tour pour être dirigé vers leur emplacement. C’est fou, on a vu un voilier de 200 pieds avec un mat de 250 pieds en carbone, rien de moins !

Vue de notre ancrage...

Au matin...


Nous avons un souci que nous traînons depuis la fin mai : notre voile d’avant est ôtée parce qu’une pièce devait être remplacée. Longue histoire courte, nous avons finalement reçu la pièce, trouvé l’outil spécial, compris ce qu’il fallait faire, tenté la manœuvre et échoué.

Nous téléphonons à Luc, le réparateur de bateau de coin. Il sera sur notre bateau demain, vendredi vers 8h30… Luc arrive vers 9h00, et au bout d’une heure, nous apprend qu’il ne peut pas dégripper les ridoirs, bref, il nous suggère de contacter le spécialiste de la Corse pour ce genre de problème et qui est à Propriano.

Nous contactons le Christian en question et il pourra travailler sur notre bateau que le 19 août, mais c’est ok.

Nous profitons de la fin d’avant-midi pour aller en reconnaissance à Bonifacio et nous visiterons la ville en après-midi. Laissons parler les photos.


Première vue du calcaire, côté de la mer...



La porte de Gênes...
l'entrée dans la vieille ville via un pont-levis


Rue de Bonifacio, et par hasard,
c'est le resto où nous sommes allés

Les remparts...

Notre ancrage, Caffè Latte est le premier bateau à l'entrée...

Notre ancrage...

Le cimetière marin…
connu comme étant le 2e plus beau cimetière de la Med...

L'entrée de Bonifacio et son phare...


L'escalier du Roy D'Aragon...
187 marches taillées et qui forment un escalier à 45 degrés dans la falaise...





Super bonne nuit à bord. En avant-midi, nous allons faire une randonnée vers un sémaphore (sorte de phare). En après-midi, visite d’une caverne en annexe. Rapide apéro sur un bateau canadien et souper dans un resto typiquement Corse : Wow !

Voyez les photos, non mais ce n’est ti pas beau ici !

La dernière maison tient de peu...vive le rocher de calcaire !

Bonifacio au loin sur son calcaire…  de toute beauté !!!


La grotte… malheureusement, la photo ne rend pas tout à fait justice...

Dimanche, nous quittons Bonifacio en direction de Rondinara, une baie sauvage où internet ne sera pas disponible…

À très bientôt !

vendredi 2 août 2019

Porto Pollo à Propriano, Corse


Nous sommes toujours à Porto Pollo, le 29 juillet, la houle s’est finalement calmée durant la nuit. En fin d’avant-midi, nous faisons une randonnée de 3 heures en direction de la tour génoise de Capanella.

C’est la première tour qui est aménagée de façon à ce que nous puissions y entrer et monter à l’intérieur. La randonnée se termine sur une route en gravier, peu passante mais pas très bucolique, mais en gros : belle rando.






En après-midi, retour sur Porto Pollo pour explorer les environs. Nous nous informons pour une location de scooter électrique et nous en profitons pour prendre un apéro sur une terrasse et acheter quelques pizzas, Chez Jean, pour le souper. Super !

Le lendemain, nous prendrons le scooter vers 15h00 au lieu de 11h00, problème de batteries pas totalement rechargées…et entre temps nous prendrons du gasole (diésel) pour le bateau mais en « jerry can » de 2 x 20 litres. Nous referons le même exercice au retour de notre virée en scooter.

Nous quittons vers 15h00 en direction du site mégalithique de Filitosa. Le scooter électrique c’est bien mais l’autonomie est un challenge. Nous devons mettre dans notre sac à dos une seconde batterie pour bien s’assurer de pouvoir revenir. Ceci dit, c’est silencieux, confortable et pas super rapide, ce qui plaît à Yolène 😉.

Le site de Filitosa est le premier et le plus imposant site mégalithique de la Corse. En fait, il y a environ 6,000 ans, les homos sapiens, nos ancêtres, sont passés de nomades à sédentaires. Ce site révèle 5 peuplements consécutifs, tous construits les uns par-dessus les autres.

Aperçu global du site


C’est assez fascinant : la première construction est simplement un mur protégeant une maison constituée d’un bloc de granit, naturellement érodé pour former une cavité faisant office de toit et d’un trou remettant l’arrivée d’air frais.

Première construction...

Autres constructions... 


L’autre particularité du site sont ses menhirs (pensez ici Obélix et Astérix) dont le nom signifie « longue pierre ». En effet, les menhirs sont sculptés de façon sommaire, dévoilant visage et masque, des armes (épée et couteau) et cuirasse dorsale.






La visite guidée se conclue sous un olivier millénaire entouré, de menhirs plus récents, qui eux représentent la tête et les épaules en plus des caractéristiques décrites précédemment.

Olivier entrouré de 5 Menhirs



Nous quittons maintenant en direction du village d’Omelto, qui nous a été chaudement recommandé. Nous arrivons de peine et de misère avec la première batterie presque à plat…

Nous partons à la découverte, à pied, d’Omelto. Nous nous dirigeons vers une magnifique demeure, pour y croiser un couple de jeunes norvégiens qui nous explique que le grand-père de la jeune femme a acheté cette demeure il y a fort longtemps et que toute la famille s’y réuni à l’occasion des vacances.


Superbe vieille maison


Nous continuons la visite et nous sommes soufflé par la tranquillité et la beauté du lieu. Nous échangeons avec un groupe de 3 hommes assez âgés qui nous indiquent le chemin à prendre pour visiter le village.


Nos 3 vieux messieurs…  les escaliers nous mènent au village...



À noter, ici, au-dessus de la porte d'entrée, un abri en verre...


Nous croiserons la plus vieille maison du village, remontant au 16ième siècle. Nous redescendons doucement et nous rencontrons deux frères sur leur balcon.

Ils sont nés à Omelto et là, ils écoutent du Blues, et nous faisons causette. Nous leur racontons que nous venons de Montréal, patrie de Leonard Cohen, et ils adorent Cohen, nous montrant un CD de ce dernier ! Nous aurions pu continuer à leur parler longtemps mais nous devons rentrer pour remettre le scooter vers 19h00... 

La plus vieille maison...



Nous changeons de batterie et filons vers Porto Pollo, pour découvrir qu’à partir de maintenant nous descendons vers la vallée, et à vive allure…heureusement pour la passagère arrière, le scooter a d’excellents freins !

Nous arrivons sans encombre à Porto Pollo, prenons un autre 40 litres de fuel et retournons à bord avec quelques provisions dont un poulet fermier rôti pour le repas du soir !

Nuit calme, mais il est temps de bouger. Assez tôt, vers 10h30 nous filons à la voile en direction de Campomoro situé à 5 MM environ. Belle navigation.

Nous nous ancrons, il y a beaucoup de bateaux et certains sont sur bouées de mouillage.

Heureusement, un bateau quitte laissant un bon endroit. Nous sommes les plus rapides et prenons cet ancrage au bond. Là, on est bien !

En après-midi, avant l’apéro (faut pas perdre nos bonnes habitudes 😉) nous faisons une longue ballade en SUP pour découvrir le littoral et la longue plage. Bonne nuit à bord.

Le lendemain, nous prenons nos SUP à nouveau pour aller à terre pour y faire une randonnée. Nous en avons pour 2 heures maximum où nous visiterons, encore, une tour génoise, une des plus grande de la Corse et qui est aussi entourée d’un rempart.


Notre ancrage...







Par la suite, nous nous dirigeons vers une série de blocs de granite le long de la mer, sculptés par le vent, et du plus bel effet. Nous rentrons au bateau. 

Pouvez-vous voir le dauphin créé par les roches et notre imagination...

Où est Yolène?


Nous levons l’ancre pour une navigation au moteur, pas de vent, vers Propriano : objectif épicerie, alcool et lavage (?)… Mission accomplie, avec une belle redécouverte. Nous trouvons un vin en cubi que nous avons adoré aux Açores, le M.J. Freitas. Bref, jamais trop prudent on prend 15 litres de rouge…et 5 litres de blanc 😉.

Le village d'Olmeto vu de notre ancrage à Propriano...




Plus tard, vers 18h30, une québécoise, en SUP, vient vers nous et nous échangeons pendant un bon bout de temps. Belle conversation. Elle a quitté le Québec en 2001, a passé 15 ans en Corse et est retournée à Québec l’an dernier.

Nous nous apprêtons à souper lorsque, sur le même SUP deux petits garçons se dirigent vers le bateau. Jean fait signe aux garçons de venir au bateau. Il s’agit d’un des fils de la québécoise et son ami. L’ami a le mal de mer et ils repartent rapidement.

Dix minutes plus tard, le « fils de », Mathis, revient, toujours en SUP. Nous lui faisons visiter le bateau, il pose des questions, il commence à faire plus sombre et nous lui proposons de le reconduire à terre en annexe. Sur les entrefaites, son père et un ami, arrivent sur le bateau et récupère le petit : le père était un peu inquiet mais tout est bien qui finit bien.

Nuit calme, enfin presque…Vers 03h00, coup de vent et pluie. Nous réveillons pour fermer les écoutilles, puis Jean va à l’extérieur pour ôter la toile car le vent forcit, juste un peu, rien de trop excitant, sauf que… le bateau qui était derrière nous dérape et est maintenant à 200-300 m de nous en direction du port… Coups de corne de brume pour le réveiller : ça ne marche pas, il est trop loin.

Heureusement, l’annexe est déjà à l’eau avec le moteur dessus. Lampe frontale et torche puissante, Jean part en direction du bateau en dinghy.

Toc! Toc! Toc! C’est un bateau en alu, ça résonne à l’intérieur, le capitaine sort dehors et au début il ne croit pas qu’il a dérapé. En plus, maintenant il s’est réaccroché (ce qui arrive assez souvent). Bref, quelques mercis plus tard Jean revient au bateau.

On dort toujours d’un sommeil plus léger après un incident du genre…

À bientôt pour la suite des aventures !