samedi 18 novembre 2017

Tobago


Et voilà, une nouvelle étape commence : une deuxième saison dans les Caraïbes. En effet, nous sommes arrivés le 15 novembre dernier à Tortola aux BVI. Que du bonheur, on s’y plait beaucoup.
Nous avons quitté la Grenade, évidemment, avec un pincement au cœur, puisque nous y sommes restés 4 mois et avons créer des liens avec des locaux : Pierre Jean, Cathie, Jean-Louis, Bruno, France, Pierrot, Bruno… Tous des français expatriés. Ils nous manquent déjà, mais nous reviendrons un jour en Grenade.
Pour l’instant, l’heure est au préparatif pour aller à Tobago. Nous serons finalement trois bateaux : Grand Cru, Alexian et nous. Nous partons pour Carriacou à destination de Tyrrell Bay. Nous levons l’ancre à 11hre et nous avons une navigation de 7 à 8 heures à faire, en fonction des courants et des vents. La navigation se déroule bien et nous jetons l’ancre à 19hres, il fait nuit noire mais nous connaissons bien cette baie et nous nous ancrons sagement à l’arrière des bateaux déjà sur place. Une douche rapide, un bon repas et dodo. Le lendemain matin, nous allons nous dédouaner et nous quittons pour Petit Saint-Vincent de façon à maximiser notre angle de navigation pour aller à Tobago (située au sud-est de PSV). Nous y arrivons en début d’après-midi : toujours sous le charme de PSV, magnifique petite île.


Mardi, 7 novembre (Bonne fête Coralie!!!!), nous levons l’ancre vers 14hres et nous faisons du moteur pour contourner les récifs entourant PSV. Nous constatons qu’il y a beaucoup de sud dans notre est. Le vent est presque du sud-est, très mauvais pour aller au sud-est. Nous demeurons patients, c’est peut-être l’effet entonnoir des îles, aussi la mer est assez agitée. Nous contactons nos amis de Grand Cru et Alexian, par VHF, pour les informer des conditions que nous observons et de notre intention de persévérer une quinzaine de minutes de plus pour voir si les vents changeront ou non. Au bout de quinze minutes, nous décidons de rebrousser chemin, avec ce vent la traversée aurait été trop pénible.
Nos amis viennent nous rejoindre à PSV, le lendemain, en fin avant-midi. Nous nous concertons sur les prévisions météo et il semble qu’à compter de 17 h les vents deviendront de l’est ce qui est bon pour nous. À 14 heures, nous levons l’ancre et nous refaisons les même manœuvre qu’hier. La mer est moins agitée mais le vent est toujours du sud-est, nous naviguerons vers l’est pendant 2h30 pour encore une fois, augmenter notre angle par rapport à Tobago. À 16h30, donc, nous faisons un virement de bord pour aller vers le sud-est sur une route à 148 degrés. Le vent tourne effectivement et vient de l’est pour un moment…puis retourne sud-est, tant pis ça ne brasse pas et éventuellement il virera à l’est. Or, tout le long de la traversée les vents ont varié en intensité (de 9 à 23 noeuds) et en direction (sud-est à est), nous avons eu des grains et tout… Mais nous sommes arrivés à bon port vers 9h30, jeudi matin soit le 9 novembre, à Charlotteville. Nous nous dépêchons pour faire les formalités, mais peine perdu, le responsable de l’immigration ayant été malade la veille, est donc en retard sur son horaire et nous sommes contraints de devoir patienter jusqu’à 13h30 pour compléter les formalités…Dîner rapide et sieste bien méritée pour compenser la nuit de mercredi où franchement nous avons à peine dormi… Le soir venu, nous allons au seul resto de Charlotteville, mais on y sert de la bonne bouffe ! Sans consultation, tout le monde prend le même plat : le poisson à la créole qui est délicieux.


Vendredi, nous faisons une randonnée, en matinée, et nous arrêtons prendre la bière la plus fraîche de l’île. En effet, la bière est si froide que l’humidité de l’air crée un petit nuage qui coule le long de la bière de toute beauté. Vendredi, en après-midi, nous nettoyons le dinghy sur la plage.





Sous le slogan "A man's beer" il est écrit : "it's a man's world, rule it responsibly".
Pour l'égalité homme femme on repassera... 

Samedi, 11 novembre, en matinée, nous allons faire une randonnée au fort Campbleton et en après-midi, nous allons sur la plage par la route.












Le lendemain, nous quittons pour aller à Anse Bateau. Pour nous y rendre, nous devrons composer avec un courant contraire. Heureusement, nous sommes à marée montante et cela réduira la force du courant à environ un nœud. Nous longeons la côte pour minimiser l’emprise du courant et nous sommes assez près de rochers. Nous arrivons sans problème à Anse Bateau, nous nous ancrons mais nous devons nous réancrer nous sommes pris dans les coraux. La baie est un peu rouleuse mais c’est super beau et nous sommes que trois bateaux ! Nous allons à terre explorer Speyside, c’est dimanche et c’est très tranquille.







Nous allons à l’hôtel qui se trouve dans la baie où nous sommes ancrés, pour réserver deux voitures, pour le lendemain. Problème de communication entre l’hôtel et le loueur, nous aurons les voitures vers 10h30, lundi matin. Jean est le chauffeur de la voiture de tête. La conduite est à gauche ici. Ça demande un peu d’adaptation, heureusement, la voiture est automatique. Nous allons à la chute Argyle, une randonnée facile. Certains d’entre nous vont dans une des piscines situées au sommet de la chute. De retour dans la voiture, direction Buccoo Bay, non sans arrêter dans une patisserie, wow ! Nous prenons un feuilleté au fromage et un à la noix de coco : un pur délice ! Nous arrivons à Buccoo Bay, plage magnifique longue d’au moins un km, à nous seul ! Nous revenons vers Charlotteville en passant de l’autre côté de l’île, la route est étroite et sinueuse, ça prend des nerfs solides. À un moment donné, nous arrêtons pour admirer un paysage et les deux chauffeurs sont d’accord pour dire que s’est éprouvant… Nous arrivons au Blue Waters hôtel juste avant le coucher du soleil.








La nuit sera rouleuse au point où nous ne dormirons pas beaucoup…et nous avons de la plongée à 8h30… Deux belles plongées, pas les plus extraordinaires faites mais dans le top 30%. Nous allons voir dans Coral Garden le plus gros corail cerveau de l’hémisphère nord : 10 pieds de haut et 16 pieds de diamètre !




Après le lunch, nous quittons pour Englishman’s Bay. Nous nous y ancrons un peu avant le coucher du soleil nous sans avoir été escorté par 8 dauphins qui ont nagé pendant 30 minutes autour de la proue. Yolène était assez excitée.
Nos amis arrivent, le lendemain, et nous nous retrouvons sur la plage. Hier, nous faisons de l’apnée près du bateau, c’est assez joli. Nous discutons de la suite, et nous retournerons à Charlotteville pour un dédouanement à 12h30. Nous quitterons pour Bequia probablement lundi ou mardi en fonction de la météo, une navigation de 120 milles marins soit environ 20-24 heures de navigation.  Ce sera une petite escale avant d’aller à Ste-Lucie… 

À bientôt !   

mardi 7 novembre 2017

Grenade, suite et fin


Maladie de Jean, suite et fin

Nous sommes, le 3 novembre, ça fait presqu’un mois que la plaie est apparue. Après le sevrage d’antibiotique du 19 octobre, nous avons continué à appliquer de l’antibiotique topique, en crème, sur la plaie. Il y a quelques jours nous avons commencé à laisser la plaie toujours à l’air libre et à appliquer une crème favorisant la cicatrisation. Le tout est en bonne voie de guérison. Bientôt Jean pourra aller dans l’eau salée !

Selon les informations météo, nous partons pour Tobago, cet après-midi, 7 novembre. Nous allons naviguer toute la nuit pour arriver à Tobago tôt en avant-midi, ceci pour nous permettre de faire nos procédures d’immigration et de douanes, réputées assez longues à Tobago. Nous serons un groupe de 4 bateaux qui quitteront en même temps. Nous avons fait un petit meeting pour définir les endroits où nous irons à Tobago, et par la suite ce sera la Barbade. 

Guindeau, la saga se conclue

En juin dernier, lors de notre escapade en Martinique, nous avions essuyé un grain et nous avions dû nous poser à Bequia pour la nuit. Lors de notre manœuvre d’ancrage, un bris de la base de notre guindeau est survenu. Ce bris n’empêche pas l’utilisation du guideau pour jeter et pour monter l’ancre, mais pose un problème de sécurité en ce sens que nous devons avoir une personne qui dirige la chaîne vers le puit d’ancre lors de la remontée. Nous avons contacté un fournisseur de pièce pour bateau, dès le 22 juin, pour commander la base. Après de nombreux délais, certains dus à l’ouragan Irma et un manque de suivi de la part du fournisseur, la base fut reçue vers le 20 septembre. Comble de malheur, les dimensions de la base reçue ne coïncide pas avec celles de la pièce d’origine. Nous signalons ceci rapidement au fournisseur. Il entame des procédures pour contacter le fabriquant, et il doit passer par le bureau chef situé à St-Martin (détruit par l’ouragan Irma) mais aucun lien internet avec le bureau chef n’est établi. Pour ajouter à notre frustration, lors de la réception de la pièce (la base) le prix qui nous avait été communiqué avait été augmenté et de plus nous devions assumer les frais de transport de 50$ canadiens. Après s’être plains au responsable du magasin, le prix original fut respecté et 50% des frais de transport furent supporté par le fournisseur. Le 29 octobre, on nous avise que les pièces de nouvelles dimensions qui complèteront notre installation sont reçues. De plus, on nous informe que pour éviter toute mauvaise communication le prix des pièces nous sera communiqué sous peu… Là, Jean explose, dans les échanges de courriel, le fabriquant a écrit, « donne l’adresse de livraison du client et nous allons expédier les pièces ». Normalement, cela signifie que les pièces seront envoyées gratuitement, le fabriquant se reconnaissant une portion de la responsabilité des délais et du changement des spécifications de la pièce (la base du guindeau). Jean écrit au patron du magasin, un courriel, lui expliquant la situation et répond à l’employé du magasin qu’il tombe de sa chaise, que nous devons payer les pièces suite au commentaire du fabriquant. Le lendemain, la réponse de l’employé confirme que les pièces sont gratuites. Nous récupérons les pièces au magasin et Jean démonte le guideau, installe la nouvelle base, nettoie et graisse les autres composantes et remonte le tout. Oh miracle, nous avons maintenant un guindeau fonctionnel et sécuritaire 4 mois et une semaine après que le bris fut survenu. Yeahhhhh!




Nos dernières activités à la Grenade

Nous nous sommes fait beaucoup d’amis en Grenade, en particulier un groupe de français habitant la Grenada. Nous avons fait beaucoup de hash avec eux, des sorties aussi et même une navigation à Carriacou. Pour une courte semaine, Cathie et Pierre Jean, furent à bord de Caffè Latte et nous avons eu beaucoup de plaisir. Pas question de quitter la Grenade, pour y revenir, mais plus tard, sans faire des au revoir. Nous sommes allés le soir de l’Halloween au resto à Bruno où un repas nous attendait : soupe de betterave au gingembre, porcelet et crème brulée au fruit de la passion, magnifique !
On se déguise comme on peut avec ce qu'on a à bord...

C'est donc des superhéros...  SuperYo et mettons, SuperCan!!!






Puis, nous avons été reçus chez Jean-Louis, Chef de son métier, il nous a préparé une bisque d’écrevisses et des écrevisses de la Grenade accompagnés de pâte Alfredo (dont il nous a partagé sa recette), un pur délice.


Puis ce fut, un souper au Carib Suchi, avec le groupe : miam !


Finalement, au full moon party, du Benji Bay, les amis étaient là pour un dernier au revoir et comme c’était l’anniversaire du partenaire de PJ, Rodger, nous avons été invité au party privé, en son honneur. Pour ajouter au plaisir de la fête, nous avons retrouvé par hasard, des amis, Lisa et Paul d’Ottawa, qui était à bord de Kinship en tant d’équipage lors de la Carib 1500, en novembre dernier. Depuis, Lisa et Paul ont pris leur retraite et acheté un bateau et s’apprête è commencer leur aventure dans les Caraïbes à leur tour.




Finalement, France, dont nous soulignions l’anniversaire au Carib Suchi, a décidé de nommer son nouvel oiseau en l’honneur de Yolène : le volatil se nommera Yoyo. Leur point en commun : la houppette!!
France vous présente Yoyo!!!