Batteries :
suite et fin…
7
septembre 2023. Exactement deux semaines, jour pour jour, après notre incident
de batteries, oh miracle, nos batteries sont arrivées. Elles devaient nous être
livrées au bateau : on parle de 3 batteries, 135kg (250lbs). Par un
concours de circonstance, entremêlant mensonges, mauvaise foi, stupidité et
absence d’empathie, nous choisissons de les ramener à bord par nos propres
moyens. Cinq cents mètres séparent notre bateau du fournisseur de
batteries : diable et chariot nous serons utiles. Ah oui, on est un peu
fâchés ☹ !
En
mois d’une heure les batteries sont montées à bord, installées (ceinturées de
bois et sanglées) et branchées. Jean procède au test, tout est fonctionnel,
nous amorçons la charge des batteries.
| Un autre classique de La Linéa, pour nous, le restaurant "3 Hermanos" (les 3 frères) où ils servent un excellent fish&chips (qui n'est pas encore servi!!!) |
| Gib le soir... |
| En attendant les batteries, on s'est promené dans la ville... |
| Des "Boat Haus": appartement sur l'eau en location... |
Gibraltar :
usine à nuages
Phénomène
météo très visible sur Gibraltar : la genèse de nuages. Quand un vent
d’est, amenant de l’air chaud et humide de la Méditerrannée, rencontre le
rocher, l’air est poussé en altitude et du fait de la température plus basse en
altitude, l’humidité se condense et forme un panache de nuage. C’est comme si
les nuages s’accrochaient au rocher. C’est joli.
| Ici, The Rock est complètement sous les nuages et la brume... c'est quand même un phénomène agréable à observer... Ça change rapidement aussi !!! |
Sortie
de l’espace Schengen
Le
8 septembre au matin, après un bon petit déjeuner, nous allons faire les
formalités de sortie de l’espace Schengen, nous finalisons le paiement de la
marina et nous quittons La Linea.
Direction
« fuel dock » de Gibraltar, là où se trouve le fuel le moins de
l’Europe (En euro c’est 1,14/litre soit 1,65$/litre). Nous faisons le plein,
puis nous allons dans le grand ancrage face à La Linea et planifions y rester
jusqu’à samedi, où les conditions de vents et de marée « devraient »
nous assurer un transit facile (avec un courant favorable presque tout le long
du trajet).
Oui,
« devraient » car en 2018 nous avions suivi les instructions de
navigation d’un guide Imray/Vagnon et nous avions eu (avec nos copains de
Sweety) une traversée avec des courants sur le nez, sauf à la fin.
À
l’ancrage, un bateau croisé en Tunisie en 2019, Imagine2 avec Paul
et Lori, donne lieu à un apéro à leur bord. Échanges et rattrapages.
La
nuit sera tranquille et nous renouons avec le doux bercement des vagues. Le
lendemain, journée consacrée à l’installation de logiciels qui serons sur
l’iPhone et l’iPad pour s’arrimer à l’Iridium GO (appareil satellitaire). Un
fois cela fait, c’est le début des tests avec l’iridium GO.
Jean
effectue des requêtes de fichiers météo, de carte synoptique (montrant une vue
d’ensemble de l’Atlantique pour les prochaines 48 heures), de routage et tente
de placer quelques appels via l’iPhone connecté à l’Iridium GO. Tout
fonctionne, sauf les appels téléphoniques. Jean fera une recherche internet et
trouvera le réglage à modifier. Gisèle, la mère de Yolène, recevra le premier
appel.
Direction
Tanger, Maroc
Samedi
matin, le 10 septembre, réveil à 7h30. Petit déjeuner rapide. 8h00 nous levons
l’ancre et filons sous moteur vers Europa point, contournant les cargos et
traversiers sillonnant la grande baie d’Algéciras. L’AIS (système permettant de
voir sur l’écran GPS l’emplacement, la direction, la vitesse, le nom des
bateaux et nous informant de la distance la plus près des bateaux par rapport à
nous ainsi que du moment où cette distance minimale sera atteinte), nous sera
d’une grande utilité, car ça foisonne de bateaux autour de nous.
| Les triangles rouges sont des bateaux, et le noir, c'est nous! |
| Bye bye ... |
Arrivé
à Europa point, nous pointons le DST (Dispositif de Séparation du Trafic) dans
sa portion « franchissable » nous en avons pour 5MM. La mer est
calme, nous faisons de la vigie bateau mais aussi (et surtout ?) de la vigie
orque : nos pétards sont prêts !
Une
fois le DST franchi nous visons presque notre cap pour arriver à Tanger. La mer
est toujours calme, le vent nous pousse, nous sortons le génois pour nous
accélérer et le courant, environ 1 nœud, nous pousse aussi vers Tanger.
À
environ 5MM de notre destination, un bruit et une vibration se font
entendre : des orques ? un cordage dans l’hélice ? Jean met le moteur au
neutre. Le courant et le vent commencent à changer de direction et nous
approchons d’une zone peu profonde. Bonne nouvelle, ce ne sont pas des orques.
Jean met le moteur en marche arrière : vibrations très fortes ; en marche
avant peu ou pas de vibration. Pourquoi ?
Pas
le choix, Jean doit aller à l’eau pour voir ce qu’il y a. L’eau est à 18C,
combinaison et chandail de plongée, masque et tuba. Avec le courant qui
prévaut, Yolène installe une amarre au taquet du milieu du bateau pour que Jean
puisse s’y tenir. Constat de Jean : un tissu en polypropylène tissé, de
couleur bleue (un bout de bâche…) est présente au centre de l’hélice repliable.
Jean tente de se rapprocher le l’hélice mais c’est trop dangereux, il y a un
peu de houle et le bateau se déplace trop rapidement avec le courant. Nous
pourrons naviguer vers Tanger en marche avant et avant de rentrer au port, Jean
replongera pour ôter le bout de bâche.
| Quelle belle prise dont on aurait pu se passer !!! |
Nous arrivons à Tanga Marina Bay International, où nous avons une réservation. Nous allons au quai d’accueil. La marina est presque pleine, tout un contraste avec notre arrivée à l’automne 2018 où, en tout et pour tout il y avait 6 bateaux !
Les
formalités complétées (un peu moins de trois heures tout de même!) nous sommes
installés à notre ponton. Souper, arrosé, à bord !
Heureux
de renouer avec Tanger ! Avons hâte de se réapproprier la ville !
À bientôt pour la suite de l’aventure !
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