Ça y
est, jeudi, le 12 juillet à 10h00, nous levons l’ancre en direction de l’Espagne…
Nous
en profitons pour faire la calibration de notre anémomètre, c’est ardu car
l’alarme AIS (détection des bateaux à proximité) s’enclanche fréquemment (nous
sommes à côté du port) et à chaque fois on doit redémarrer le processus. On
calibre de peine et de misère et à 10h30 on lève les voiles : c’est le
départ. Sweetie quitte une demi-heure après nous.
Nous
sommes choyés par les vents qui sont autour de 15 à 20 nœuds. Nous jouons avec
nos voiles, et, à l’approche du début de nos quarts de veille, nous réduisons
la voilure, ce sera la grande voile avec deux ris et plein génois. Une heure
plus tard, les vents forcissent un peu et nous mettons la trinquette. Nuit
noire : pas de lune, pas d’étoiles, des nuages, on ne distingue pas la mer
du ciel : il faut faire une profession de foi et se dire qu’il n’y a rien
de dangereux à l’horizon. Première nuit ; nous dormons mal, on doit se
réhabituer…pourtant à l’intérieur du bateau c’est très silencieux et on
« tape » assez rarement.
Au jour
2, on doit faire du moteur, les vents ont faiblit. Nous avons perdu le contact
radio avec Sweetie, nous sommes en avant d’eux, nous avons communiqué avec eux
par courriel via le téléphone satellitaire mais sans succès. On se doute que
leur radio a un problème et qu’ils seront privés de météo pour un bout. Nous
continuerons à tenter de les joindre par VHF quelques fois par jour, toujours
sans succès. Nous aurons fait 30 heures de moteur avant que nous soyons à
nouveau dans une zone de vent. C’est une journée froide et nuageuse mais nous
voyons notre première baleine : elle est à 100 pieds du bateau. Son
souffle nous signale sa présence! Nuit noire de nouveau, mais bon on s’y est
habitué. Nous entamons la quatrième journée avec beaucoup de variabilité dans
le vent et nous ajustons de façon à pouvoir tenir le cap requis. Un front froid
s’abat sur nous mais rien de stressant : des vents de 12 à 15 nœuds, c’est
juste parfait! Une fois passé le front laisse place à une nuit étoilée où se
succède la voie lactée, des étoiles filantes, Vénus et même la station spatiale :
trop cool!
Au jour
5, le vent est très faible pour utiliser les voiles, on doit donc faire un 5
heure de moteur. Nous dormons comme des bébés, retour de la nuit noire… Jour 6,
pleine voilure, vent faible mais très acceptable pour notre allure, on a droit
au soleil. On relaxe et on en profite pour lire nos nombreux guides sur
l’Espagne et le Portugal. Nous sommes perplexes : il n’y a pas de ports
d’entrée près de Finisterre…c’est soit plus au nord (La Corogne) ou plus au sud
(Vigo), on se donne la nuit pour y penser… Le matin du jour 7, on décide
d’aller vers le sud à Portosin, une marina qui peut faire les formalités. Vers
15 heures, nous recevons un courriel de Sweetie, ils viennent de toucher terre
à Finisterre et c’est très joli et très calme…bon ok on ira à Finisterre en
premier, sans toucher terre. Nous arriverons à Finisterre à 7h du matin, après
avoir croisé un corridor de trafic maritime assez intense : au moins 8
cargos et de nombreux bateaux de pêche…nous avons eu du vent un peu plus fort
durant la nuit et nous avons remercié encore une fois notre prudence et notre
trinquette…
Mais
nous sommes arrivés : heureux et fiers. Après un petit déjeuner, nous dormons un peu
avant d’attaquer le nettoyage du bateau. Nous retrouverons Sweetie, en soirée,
pour un cocktail dinatoire : merveilleuse soirée de retrouvailles!
Nous
avons franchi 893 MM (1650 km) en 6 jours et 20 heures pour une moyenne de 5.5
noeuds (10 km/hre).
Nous
découvrirons la Galice dans les prochaines semaines et cela s’annonce fort
prometteur!
À suivre et à bientôt!
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