Nous
allons chercher Gisèle et Coralie à l’aéroport Aimé Césaire en voiture. La
signalisation routière est identique à celle de la France, les routes sont de
bonne qualité il y a des dos d’âne au Marin et dans les villes traversées. La
circulation automobile est très légère, en ce Dimanche de Carnaval. Nous
arrivons à l’aéroport alors que l’avion s’était posé depuis une quinzaine de
minutes. Une dizaine de minutes s’écoulent et Gisèle et Coralie arrivent :
bisous, câlins et on se dirige à la voiture.
Nous
rejoignons le Marin en une trentaine de minutes. Certaines rues sont barrées
pour permettre aux chars du Carnaval de circuler. On nous annonce que le défilé
devrait passer dans environ 30 ou 40 minutes. Nous garons la voiture et Jean va
remettre les clés à Gilles (mais ce dernier et Vivianne font une petite
sieste…). Pendant ce temps, les filles vont au bateau pour s’y installer. Nous
essuyons une petite ondée, nous nous ouvrons une bière et nous nous dirigeons
vers le défilé du Carnaval. Nous arrivons sur place et constatons qu’il n’y a
qu’un char avec de la musique et quelques danseurs et danseuses. Il doit avoir
un maximum de 60 personnes sur place. Nous restons là peut être une demi-heure
et nous décidons de rentrer au Marin. À notre arrivée une averse nous accueille
et nous installons un des deux côtés pour nous garder au sec lorsqu’à
l’extérieur dans le cockpit du bateau. Gilles et Vivianne passe nous voir, nous
prenons un petit apéro et nous leur indiquons où se trouve leur voiture. Nous
nous installons pour le souper : au menu, pain, fromages et salade, le
tout précédé d’un Loupiac accompagnant un bloc de foie gras. Miam!
Nous
quittons le Marin, vers midi, aidé de « marinaros » qui vont nous
aider à sortir le bateau sans embûche, il vente fort aujourd’hui! Nous nous
dirigeons vers Ste-Anne, un ancrage situé à quelques milles nautiques du Marin.
Nous y ferons, Coralie, Yo et Jean, de l’apnée en nous rendant en dinghy
jusqu’à une balle de mouillage prévue à cet effet. C’est le baptême de Coralie
et elle adore l’apnée. Ce n’est pas le meilleur endroit pour l’apnée mais c’est
quand même assez cool.
Caffè Latte en pendulette, à quai du Marin
Premier coup de soleil!!!
Coralie et Jean en apnée
Nous
retournons au bateau après une sortie de 45 minutes. On se fait mouiller au
retour mais on s’en fout… Douche rapide et apéro. Souper assez tôt (poulet au
four et salade césar) et petite partie de toc : début du tournoi à la
ronde. Chaque personne joue un match avec tous les joueurs. Nous comptons le
nombre de victoires et de défaites. Pour les finales « un » jouera
avec « deux » contre « trois » et « quatre » dans
un format « deux de trois ». Des heures de plaisir!
Le
lendemain matin, nous allons faire de l’apnée à une balle de mouillage nous
loin d’où nous étions. Yolène et Coralie s’y amusent : belle apnée à Pointe
borgnesse! Nous levons les voiles en direction des anses d’Arlet. Super navigation,
nous sommes au bon plein, nous passons près du rocher Diamant par le passage
des fous : on file à plus de 8 nœuds, c’est cool! Nous nous ancrons, non
sans peine. Nous dînons puis en après-midi nous faisons une autre sortie en
apnée. Nous allons un peu au nord et rapidement nous voyons une tortue verte,
puis une deuxième. Cette deuxième tortue, nous réserve une
« surprise » de taille : elle largue, coup sur coup, deux,
comment dire, cylindres verts émanant de ses entrailles. Nous nous arrêtons :
vont-ils flotter ou couler? Pas question que « ça » nous touche…
Finalement, la crotte de tortue, ben ça coule : c’est bien fait la nature.
Excellente sortie d’apnée.
Le
lendemain, nous allons du bateau vers un rocher à fleur d’eau, tout près de la
plage : une recommandation de Didier et Isabelle de Solway. Wow! Tonnes de
poissons et une flore très colorée, eau assez claire : assez intéressant
ma foi! Nous faisons une autre sortie en après-midi, cette fois près du bateau
et même constat : beaucoup de poissons et un flore colorée à souhait.
Nice!
Vidéo d'une sortie d'apnée
Lendemain,
nous levons l’ancre direction Grande Anse d’Arlet, sous génois pour 2 milles marins.
Ancrage réussit du premier coup! Nous décidons d’aller à terre pour le dîner.
Nous sautons tous dans l’annexe et nous nous dirigeons vers le quai à dinghy.
Nous faisons le tour des restos pour voir les menus. Finalement nous jetons
notre dévolu sur un resto : le
Bidjoul.
Nous
prenons du poulet boucané et des accras de morue à partager. Le service s’avère
spécialement lent, nous désespérons. Il y a des erreurs sur la facture et nous
demandons à être remboursé pour notre deuxième bière eut égard au service
tortue.
Nous quittons, non sans avoir été près d’un voilier qui gisait sur le côté et pour qui la « Sauvegarde » tentait une manœuvre de déhalage. Des ballons attachés aux taquets tentaient de faire flotter le bateau sans grand succès. Le bateau de la Sauvegarde avec une amarre solidement fixé au taquet du voilier tirait, à fond les gaz, mais rien ne bougeait, sauf l’amarre étirée au maximum, risquant de se rompre et de fouetter le personnel sur le voilier et sur le remorqueur. Une manœuvre visant à faire pivoter le voilier vers le large à réussit à le dégager momentanément, et, ragaillardi par ce succès, la Sauvegarde remet les gaz au maximum et réussit à déplacer le voilier…pour qu’il s’enfonce encore plus profondément en se ré immobilisant. Clairement le voilier avait une voie d’eau, tous ses efforts étaient vains. Tristesse.
Nous
regagnons le bateau et Jean et Coralie décide d’aller faire de l’apnée près du
bateau. Surprenante apnée, assez de poissons, certains assez rare, dont un
« look down », et une flore très colorée. Nous regagnons le bateau en
nous promettant d’y retourner le lendemain matin avec Yolène, ce qui fut fait.
Nous
quittons Grande Anse d’Arlet en direction de St-Pierre vers 10hres. Les vents
sont au rendez-vous et Gisèle laisse parler ses émotions…Nous filons au près à
près de 8 nœuds et la gîte, contrôlée, est au rendez-vous. Nous parvenons à
nous ancrer assez loin du quai à dinghy mais en sécurité et en confort pour la
nuit. Nous explorons la ville sommairement en après-midi et nous retournons
prendre l’apéro sur le bateau.
Nous voulons faire la visite de la ville en train routier, ça a lieu à 11h le matin, ce que nous ferons. Super visite avec un guide hors pair, érudit, drôle et faisant réfléchir sur les terribles évènement du 8 mai 1902 : l’éruption du Mont Pelé. En 69 petites secondes, 267 années d’urbanisation et 30,000 personnes furent anéantis. Les vestiges du « petit Paris des Antilles » sont toujours les témoins de ce passé glorieux. Nous visitons le théâtre ainsi que la prison (qui sont côte à côte) et le guide nous raconte l’histoire que M. Cyparis, l’un des deux survivants du drame. Le positionnement de sa cellule dans la prisons l’a miraculeusement préservé des affres de l’éruption. Il s’agit essentiellement du même type d’éruption qu’à Montserrat, soit des « nuées ardentes », un souffle chaud rempli de cendre, de roches incandescentes qui enflamment tout sur leur passage. Un bloc de roche d’au moins 8 mètres de diamètre a été projeté à plus de 7 km. La puissance de l’éruption fut 10 fois plus intense que l’explosion de la bombe atomique à Hiroshima. Si vous allez en Martinique cette visite est un must. Nous allons luncher au resto La Vague. Correct mais sans plus. Nous rentrons au bateau…pour mieux retourner à terre, des achats de souvenirs devant être effectués.
Ruine du théâtre
Ruine de la prison
Cellule de M. Cyparis
Arbre ayant survécu au Volcan
Vue du Mont Pelée
Le
lendemain matin, nous levons l’ancre tôt, vers 7h30 pour filer à Fort de
France. Les vents sont capricieux pour un bout puis se stabilisent et nous
filons rapidement. Deux bords et nous sommes à la rade de F de F où nous nous
ancrons près de Fort St-Louis et d’où nous pouvons apprécier la beauté et la
modernité des lieux. Nous allons à terre pour explorer les lieux. Nous allons
au Marché pour compléter les achats de souvenirs et pour acheter quelques
fruits et légumes. Nous retournons sur le bateau après avoir mangé une glace au
McDo et avoir consommer un peu d’internet « gratisse » !
Dimanche,
jour du grand départ on relaxe à bord, pendant que les valises se finalisent.
Deux dernières parties de Toc scellent l’issue du tournoi : Gisèle et
Yolène sont les grandes gagnantes ! Nous reconduisons les invitées à terre et
nous nous dirigeons vers l’endroit convenu où le chauffeur de taxi, Yvon, doit
prendre Coralie et Gisèle à 11h30 pour les déposer à l’aéroport. Le temps file,
toujours pas de Yvon et toujours pas de taxi point. Finalement, Gisèle parle à
un jeune homme qui se propose de les transporter jusqu’à l’aéroport après avoir
fait quelques clichés pour un ami. Nous apprenons, par la suite qu’il y a grève
des taxis en ce dimanche… Gisèle et Coralie seront reconduites, saines et
sauves, à Aimé Césaire part ce gentil jeune homme, Marc.
Ce
fut donc une belle semaine bien remplie qui a plu à tous!
Dans notre prochain blog, nous vous présenterons les activités faites à la Martinique dont la visite du Jardin de Balata...
Aucun commentaire:
Publier un commentaire