jeudi 29 septembre 2016


Destination : Annapolis, MD

Après 3 jours passés à Baltimore où nous en avons profiter pour visiter la ville à vélo et aller voir un match de baseball des Orioles, nous levons l’ancre à 6h30, au lever du soleil : nous avons un rendez-vous à la Marina de Port Annapolis. Nous devons y être pour 13h00. Malgré l’horaire très chargé de cette marina, en préparation du Boat Show du 6 octobre, Kevin, le responsable du service des travaux d’entretien, accepte d’insérer Caffè Latte dans son planning. Notre désallinateur sera installé par des professionnels. Au préalable Kevin nous avait demandé des photos de l’endroit où nous voulions avoir l’appareil et des précisions sur l’étendue des travaux. Nous lui avions soumis rapidement les infos et il nous confirma que ce que nous voulions en termes d’installation était possible. John serait le technicien affecté à notre projet. 

 Stade des Orioles


Nous faisons route à partir de Baltimore, à moteur, pour principalement sortir de la rivière et terminons la navigation à voile. Nous nous amarrons au quai de service de Port Annapolis à 12h30 accueilli par Kevin. Quelques minutes plus tard John monte à bord de Caffè Latte pour constater « de visu » l’emplacement, voir l’appareil en question et échanger avec nous sur les différentes possibilités d’installation. Nous convenons qu’il vaut mieux installer toutes les pièces du désallinateur sur le mur extérieur de la chambre qui nous sert d’entrepôt. Le filtre, la pompe, la membrane, de même que les valves, la lumière et les commutateurs serons placé sur l’arrière du bateau à l’abri des regards mais accessible facilement par une ouverture munie d’une petite cloison amovible. John commencera les travaux vendredi matin et prévoit avoir besoin d’environ 2 petites journées pour compléter le tout, ce qui nous convient parfaitement.

Nous sortons les vélos pour aller explorer les environs de la marina. Nous repérons rapidement l’épicerie et le magasin Fawcett qui regorge de trucs pour les bateaux et nous y avons un escompte spécial puisque nous sommes inscrits à la Carib 1500. Nous revenons au bateau avec la ferme intention de retourner chez Fawcett le lendemain avec la liste des items qui nous restent à acheter pour finaliser la préparation de Caffè Latte.

Le lendemain, nous quittons Caffè Latte en début d’après-midi à destination de Fawcett. On y achète un module MOB (homme à la mer), des babioles d’identification et de sécurité, une couverture en cas de feu sur la gazinière, un sac pour ranger les vestes de sauvetage de l’annexe et un sac flottant spécialement conçu pour recevoir tout ce qu’il faut avoir lorsque l’on doit quitter le bateau en cas de naufrage. Il va nous rester 4 items à acheter au Boat Show pour compléter la préparation du bateau pour la traversée : une ancre Fortress pour les fonds sablonneux des Caraïbes, 600 pieds de cablot pour l’ancre parachute, le kit de feux de détresse SOLAS et l’ancre pour l’annexe. De retour au bateau en fin d’après-midi, on range nos achats et on prend un apéro bien mérité : c’est épuisant le magasinage !

Au lever, nous nous attaquons à l’installation des achats fait la veille : nous avons trouvé deux poignées en teck qui vont servir à la fois de main courante et de point d’ancrage devant la gazinière et devant l’évier. Quand le bateau fait route et que la mer est agitée, les mains courantes sont utilisées pour prendre appui et s’agripper quand on se déplace à l’intérieur du bateau alors que les points d’ancrage permettent de se fixer, avec le harnais de notre veste de sauvetage, devant la gazinière lors de la préparation des repas ou devant l’évier pour laver la vaisselle. 

Deux mains courantes ajoutés pour plus de sécurité


Nous en profitons pour identifier notre bouée au nom de Caffè Latte et y attacher un sifflet et une lumière qui clignote au contact de l’eau. En après-midi, nous repérons un bar où le match de hockey Canada-Russie sera présenté. Après le souper, nous nous dirigeons en annexe vers le quai municipal pour nous amarrer, direction Davis’s Pub où l’on voit de l’extérieur qu’un poste de télé présente le match de hockey en question. On rentre à l’intérieur et nous nous installons devant la télé avec un pichet de bière. Nous faisons la connaissance d’Allan et de Janet, deux ex-militaire dans la trentaine avec qui on a bien rit toute la soirée. Victoire du Canada, Yessss !!! Retour sur Caffè Latte en annexe, le cœur léger…

Le lendemain, nous devions partir pour une autre destination mais Kevin nous avait informé que nous pouvions rester jusqu’à lundi à la marina sans problème (ie gratos) ce que nous ferons. Dimanche matin, notre voisine de quai s’enquiert de nos plans pour la journée et puisque nous ne partirons que lundi, elle nous invite à un cocktail à bord de son bateau un magnifique Nordhavn 76 pieds.

Notre voisin de quai...



Au cocktail, nous retrouvons nos hôtes Gail et Tokkie, Kevin et sa compagne, Bonny et Erik et Alex et sa compagne. Tous des gens qui sont à la marina de Port Annapolis et qui sont super sympa et qui vivent sur leur bateau, vraiment une belle soirée. Nous avons eu une visite guidée du bateau, hors norme, hyper bien équipé. Deux exemples :

1.     un système qui transforme les eaux noires (on pourrait aussi les appeler eaux brunes…) en eaux grises (eg eau de vaisselle ou eau de la douche) qui peuvent être rejetées à peu près n’importe où sans avoir recours au pump out. Bon, c’est sûr que transformer l’eau en vin comme le faisait JC c’est plus fort comme truc mais quand même…

2.     un spa situé sur le troisième pont du bateau d’où on admire la baie dans laquelle on est ancrée…

Le lundi matin, nos voisins quittent pour Beaufort qu’ils prévoient atteindre en 48 heures. Au départ du quai, nous pouvons apprécier le travail des propulseurs d’étrave et de poupe du Nordhavn qui littéralement déplacent le bateau parallèlement au quai pour lui permettre de s’engager dans le « fairway » de la marina.

À notre tour, vers 10h00, nous nous élançons du quai avec l’aide de propulseurs humains que sont Kevin et un de ses employés s’aidant de gaffes, c’est moins impressionnant, mais tout aussi efficace ! Nous nous dirigeons vers St-Michael’s à environ 30 MM d’Annapolis. 



Destination : St-Michael’s

Nous naviguons au moteur le long de Back Creek pour sortir sur la Chesapeake. Nous constatons que le vagues sont déjà bien formées et que les vents sont d’environ une vingtaine de nœuds. Avec les contraintes du chenal et des vagues que l’on doit prendre à 30-45 degrés, nous choisissons de poursuivre à moteur et de longer la côte est de la rive où la taille des vagues est sensiblement plus faible. Aussitôt que nous contournons la dernière bouée du chenal pour prendre la direction de Eastern Bay, nous ouvrons les voiles. Nous louvoyons dans le petit chenal jusqu’à notre approche finale de St-Michael's. Nous jetons l’ancre vers 15h30, au sud à l’entrée de St-Michael's. Nous sommes à marée basse, le marnage n’est que de 18 pouces ici, le profondimètre indique 10 pieds : nous avons progressé !

Nos amis de Juste Ciel ! étaient déjà arrivés à St-Michael's et nous les apercevons en annexe revenant du village et ne dirigeant vers nous. Petit apéro impromptu : c’est la fête à Jocelyne aujourd’hui et elle célèbre ces… non, vous ne le saurai pas ! Il y a un Pub Irlandais sympa en ville et nos amis nous rapportent qu’il y a des écrans de télé. Avec le premier match de la finale de la Coupe du monde de hockey, le lendemain soir, nous élaborons des plans pour que nous assistions au match dans ce Pub.

Le lendemain, nous sommes réveillés, par la pluie, vers 5h00. Nous faisons différents travaux sur le bateau, entre autres nous installons de nouveaux haut-parleurs extérieurs et nous nous acquittons de tâches administratives, et, en fin d’après-midi nous allons en annexe à St-Michael's. Deux objectifs :

1.     Sécuriser notre soirée au Pub ; peuvent-ils mettre le match à la télé pour nous ?

2.     Faire une petite épicerie

Après le souper nous quittons le bateau, en annexe, pour aller voir le match au Pub : victoire du Canada ! Yesss !!

Jeudi matin, nous sommes encore réveillés par le vent et la pluie vers 5h00, nous nous rendormons tant bien que mal. Nous déjeunons et consultons la météo des jours à venir : vents d’est et pluie pour les prochains jours. Nous consultons les cartes et déterminons que Shaw Bay dans la Wye River offre une bonne protection des vents d’est, bien mieux qu’à l’entrée de St-Michael’s où nous avons aucune protection de l’est. Nous levons l’ancre vers 10h15 et nous parcourrons les 5MM nous séparant de Shaw Bay à moteur. Michel et Jocelyne se joindrons à nous.

En après-midi, partie de Toc avec Juste Ciel ! : les filles contre les gars, comme il se doit. Résultat des courses, une partie de chaque côté, la table est mise pour un match décisif éventuel.

La nuit est assez agitée, il pleut fort par moments et le vent siffle à l’extérieur : 25 nœuds constaté à l’anémomètre. L’ancrage y est bon et il y a peu de vagues : c’est confortable mais les bruits nous empêchent de fermer l’œil. Nous décidons au réveil que nous dormirons dans la cabine arrière la nuit prochaine pour être moins incommodé par les bruits du vent et de la pluie : des rafales de 30 à 35 nœuds sont prévues.
Bateau de pêche en bois typique du Maryland qui tourne autour de nous depuis 5h du matin!


Nous profitons donc de la journée pluvieuse pour faire du ménage ainsi qu’encore des menus travaux sur le bateau.

La prochaine destination sera Annapolis pour le Boat Show.  Nous y serons une semaine à l’avance afin d’avoir un bon ancrage puisque nous anticipons qu’il y aura beaucoup de bateaux dans les environs…  Nous anticipons aussi y apercevoir beaucoup de bateaux provenant du Lac Champlain : c’est le rendez-vous des voileux qui vont vers le sud, un genre de passage obligé !

mercredi 21 septembre 2016

Tel que promis, voici quelques photos de notre ancrage à Baltimore, dans le secteur Inner Harbour.

Caffè Latte est tout juste à côté du sous-marin, Torsk, qui a fait la deuxième guerre mondiale

Vue de Federal Hill Park

Capitaine, Johnny Boy est bien content de son ancrage!

mardi 20 septembre 2016


Destination : Portsmouth, VA
Nous avons notre fenêtre météo : des vents du NE puis de l’est pour environ 48 heures à ompter du jeudi, 15 septembre. Nous décidons, la veille, que nous partirons le lendemain matin vers 6h00. Durant la nuit, nous nous faisons réveiller à 4h00 du matin par des vents forts : ça hurle un peu et le bateau oscille de gauche à droite. Vers 5h00, la montre nous réveille, nous avions tout juste réussit à fermer l’œil L. Nous nous faisons un café que nous mettons dans nos thermos. On revérifie la météo : les vents annoncés ont forci marginalement et la mer a pris un pied en plus en termes de hauteur de vague. Bof ! Nous levons l’ancre à la noirceur et nous empruntons le canal qui nous mènera à la sortie de la Baie de Cape May. Nous apercevons le brise lame : des vagues s’y fracassent jetant des embruns emportés par le vent. Les vents réels sont de 27 nœuds, le ciel est sombre : on ne le « sent pas ». Nous pourrions y aller si nous y étions contraints, mais là, aller se jeter dans la gueule du loup, comme ça pour rien… Nous optons sagement pour un retour à notre ancrage où les vents forts sévissent toujours. Nous croisons Jocelyne et Michel de Juste Ciel, qui eux devaient partir pour la Delaware Bay le matin même : ils ont aussi mis un frein à leur projet de départ… Nous tentons de nous assoupir pour récupérer un peu de sommeil.

Nous passons une partie de la journée, à soupeser nos options pour la suite de notre aventure : la mer pour parfaire notre expérience ou le Delaware Bay pour se diriger vers Chesapeake Bay et Annapolis.

Finalement, la prochaine fenêtre météo pour une sortie en mer est dans 4 jours… Ça fait un peu loin compte tenu de l’attrait de Cape May… nous optons pour la traversée de la Delaware Bay.  Quelques obstacles se dressent devant nous :
1. nous ne pouvons emprunter un canal qui nous amènerait directement dans la baie car les deux ponts à traverser ont des hauteurs libres de 55 pieds (Caffè Latte a besoin de 65 pieds…)
2. pour bénéficier de courants favorables, nous devrions quitter notre ancrage vers 4h00,   c’est un peu tôt...


Destination : Chesapeake Bay, MD

La montre nous réveille à 5h00, nous faisons un café et préparons le lunch pour la route, qui sera longue…  Nous avons prévu une navigation de 86 MM.  Nous levons l’ancre, à la noirceur, encore, et nous nous dirigeons vers la sortie de la baie de Cape May, à moteur.  Les vents sont de l’est, comme prévu, et il y a une possibilité de couper court, en empruntant un passage entre des hauts fonds (14 pieds) de Cape May.  Nous optons pour la prudence, et maintenons la route prévue initialement.  Nous filons, sous voile, après avoir contourné la pointe de Cape May, au vent de travers et au bon plein et avec un courant favorable.  Vers 14h00, le vent tombe et nous faisons de la voile à moteur : du motor sailing.  Vu la direction du vent et du chenal à suivre, nous nous trouvons devant une situation toute nouvelle pour nous : notre grande voile est perpendiculaire au bateau puisque le vent est sur notre arrière et nous roulons à moteur à vitesse grand V avec un courant contraire de 2 nœuds !  C’est l’option la plus efficace !  Nous poursuivons ainsi jusqu’au nord de la Delaware Baie où nous rencontrerons, sur notre passage, plusieurs grands bateaux, dans ce chenal, qui est l’un des plus achalandé au monde. Nous croisons aussi une centrale nucléaire gigantesque : la tour de refroidissement des eaux semble faire 1000 pieds de hauteur. Nous amorçons la remontée du C&D Canal (reliant la Chesapeake Bay et le Delaware Bay), vers 18h.  Encore une fois, nous sommes avec un courant de face et cette fois, aucun vent ne peut nous aider.  Nous nous résignons à y faire du moteur tout en longeant la paroi du canal pour minimiser l’effet du courant.  La noirceur tombe, la lune se lève, jaune, pleine et extraordinaire. Au détour d’une courbe, nous regardons vers l’arrière et constatons que cette lune surplombe un pont : c’est vraiment magnifique, un des plaisirs de la navigation de nuit.  Nous poursuivons notre route, au travers des 14 miles de ce canal puis dans le chenal. Celui-ci est fortement parsemé de bouées de navigation qui clignotent pour nous indiquer la voie à suivre…en théorie, car il y en a vraiment beaucoup et ça peut porter à confusion. Nous jetons l’ancre vers 22h15 dans la Bohemia River après 17 heures de navigation.

La nuit fut courte mais excellente.  Nous nous retrouvons dans un endroit où l’eau n’est pas tout à fait aussi salée que dans la mer grâce à la présence de la rivière. Nous en profitons pour nettoyer notre ligne d’eau de même que pour nous baigner et nous laver !  Mais, il y a un mais… c’est samedi et la circulation de bateaux moteur y est intense et nous décidons de rejoindre nos amis, de Juste Ciel !, à la Sassafras River.  Nous levons l’ancre à 13h30 pour une petite navigation, à la voile, avec un courant favorable (enfin !) et nous nous ancrons vers 16h00.  Apéro sur Juste Ciel ! que nous nous apprêtons à quitter puisque nos destinations seront différentes pour les quelques semaines à venir.

Après une excellente nuit, nous levons l’ancre à 11h00, en direction de Hawk Cove dans Middle River.  Les vents sont parfaits, nous naviguons, pleine voilure, au près avec des vents de plus de 10 nœuds, du sud.  Malgré la contrainte imposée par le chenal de navigation, nous tirons facilement des bords pour nous permettre de filer vers notre destination où nous jetons l’ancre, à 16h.  Hawk Cove est un endroit tranquille, désertique, même où la nature règne en roi et maître.

La météo prévoit des possibilités d’orages et de pluie pour la nuit qui vient et nous préparons le bateau en conséquence.  Nous sommes effectivement réveillés par la pluie, vers 6h00.  Nous refermons les écoutilles et redormons paisiblement jusqu’à 8h00.  La pluie se poursuit et ne semble pas vouloir arrêter.  Nous décidons tout de même de lever l’ancre à 11h pour pouvoir bénéficier des courants favorables pour notre prochaine destination : Baltimore.


Destination : Baltimore, MD

Les vents prévus étaient du secteur est de 5 à 10 nœuds mais avec la pluie et l’obligation de naviguer dans des chenaux, vu la profondeur des fonds, nous naviguerons sous moteur.  Le port de Baltimore est très industriel et nous nous y enfonçons jusqu’à l’endroit recommandé par notre Guide de la baie de Chesapeake.  Nous arrivons au bout du chenal pour découvrir un endroit où il est permis de s’ancrer gratuitement, près du centre-ville de Baltimore. Le soir venu, nous voyons le stade de baseball des Orioles et le skyline de la ville. L’endroit est plutôt paisible et il est possible d’accéder facilement à la ville, en annexe, grâce à un quai qui est à proximité. Le bonheur ! Nous devons avouer que c’est un peu irréel d’être installé ici… lors de notre arrivée nous avons pris soin de contacter le Harbour Master pour vérifier si effectivement, nous pouvions nous ancrer à cet endroit…  Nous sommes donc ancrés tout juste à côté du sous-marin Torsk !

Dans les prochains jours, nous visiterons Baltimore et nous ajouterons les photos de notre ancrage !

jeudi 15 septembre 2016


Retour en arrière…

Nous avons passé un superbe 10 jours avec nos amis, Mary et Luc.  Nous sommes restés deux jours à visiter New York avant d’aller naviguer cinq jours dans le Long Island Sound (jusqu’à Greenport) et revisités New York pour la fin du séjour.

Voici quelques photos de ces bons moments.

Vue de la marina.. à droite, c'est la Liberty Tower

Station de métro du World Trade Center

Les amis et Yo

Le flatiron... Bâtiment préféré de Jean

La fête des gars soulignée au Sauterne !

Que de bons moments...

Vue de NYC au haut de l'Empire State

Destination : Sandy Hook, NJ

Après le départ de nos amis, le 6 septembre, nous sommes demeurés une journée de plus à la marina pour y planifier la suite de notre périple. Le 7 septembre à midi commençait une autre étape : se rendre dans les états du Delaware, du Maryland et de la Virginie.  Éole étant de notre côté (pour une fois), c’est à voile que nous avons navigué jusqu’à Sandy Hook. Nous avons jeté l’ancre à 17h30 après 19 MM et quelques louvoiements pour contourner barges, remorqueurs et autre navires commerciaux ancrés entre la Statue de la Liberté et le pont Verrazano. La marina Atlantic Highlands, permet l’ancrage à l’entrée du mur brise-lame, c’est bien protégé et pas trop achalandé. Nous reconnaissons quelques bateaux croisés au préalable cet été.  

Nous y sommes restés 4 nuits afin d’attendre notre fenêtre météo pour notre prochaine destination : Cape May à 120 MM…  Nous attendions un vent du nord pour nous permettre de naviguer au portant c’est-à-dire en se faisant pousser par le vent, ce qui en théorie est plus confortable et sollicite moins le bateau…et l’équipage.

Nous en avons donc profiter pour faire, encore, de menus travaux sur le bateau (cirage de la coque, mise à jour de nos dépenses (!!), installation du tangon, réparation du lien et du bimini, installation finale de l’hydrogénérateur (enfin !!) et tenter de régler une petite fuite d’eau).  Nous avons terminé notre séjour avec un souper au resto avec Michel et Jocelyne de Juste Ciel ! qui nous avait rejoint à Sandy Hook, le lendemain de notre arrivée.


Destination : Cape May, NJ

Voilà, nous y sommes…une autre étape… Une fenêtre météo idéale : 2 jours de vent en provenance du nord (alors que nous allons vers le sud) entre 10-15 nœuds…

Nous levons l’ancre à midi sachant que nous avons 120 MM à franchir. Nous estimons avoir besoin de 24 heures de navigation consécutive pour atteindre Cape May.  Ainsi, en quittant à midi, nous devrions arriver à destination durant la journée ce qui nous donne en fait une marge de plus ou moins 4 heures pour pallier aux aléas d’Éole.

La sortie de la baie a été costaude… sous moteur, vagues de 5 pieds et vents réels de 22 nœuds… Par la suite, nous sommes protégés des vagues mais le vent est toujours là !  Ceci facilitera l’établissement des voiles et nous permettra de naviguer au portant : nous sommes heureux !!! Bon, c’était trop beau pour que ça dure et au bout de quelques heures le vent tombe, nous rentrons les voiles et filons sous voile d’acier… En fait, la transition de secteur du vent a créé une accalmie et vers 20h30 le vent était de retour. Nous ressortons les voiles et nous revoilà parti ! Les vents forcissent mais demeurent largement contrôlables, c’est super ! Nous sommes en principe affecté à des quarts, pendant que Yolène barre, Jean se repose etc… mais bon c’est une première navigation en duo, nous débordons d’énergie donc nous restons dans le cockpit quand nous sommes « off » et nous tentons de fermer l’œil tant bien que mal. Un peu avant minuit les vents soufflent maintenant à 25 nœuds, nous sommes sous pleine voilure et nous en avons plein les bottes. Nous nous résignons à ne rouler qu’au génois, nous affalerons la grand-voile. Sage décision, les vents maintiennent leur vigueur et sous génois, nous pouvons aller encore plus près du vent arrière et ainsi maintenir un cap plus en lien avec notre destination. La lune est là, au rendez-vous, le ciel est étoilé et nous filons à 5-7 nœuds avec des vagues qui déferlent doucement autour du bateau : c’est vraiment cool ! Nous apercevons depuis un bon moment déjà sur notre droite, un amas de lumières rouge et blanche qui grossit et se précise : Atlantic City et ces hôtels et casinos !!! Vers 4h00 du matin, il fait un peu plus froid et nous devons enfiler des jeans (nous n’avions pas porté de pantalons longs depuis fin juin…), et, par-dessus notre pull, un imper pour nous couper du vent. Le jour se lève, les vents mollissent et nous apercevons au loin Wildwood puis Cape May. Nous arrivons à destination sous voile jusqu’à l’entrée de la baie de Cape May où, par respect des courants, nous affalons les voiles et poursuivons au moteur. Il y a un ancrage où les bateaux canadiens sont nombreux : pas moins de 5 bateaux battent pavillon unifolié.     

Globalement, ce fut une navigation qui a duré 24 heures, dont 2h30 à moteur et tout le reste fut fait à la voile !  Le bonheur !  Nous avons fait un post mortem de cette navigation et identifié quelques éléments à améliorer pour les prochaines traversées. Notre prochaine destination sera Portsmouth, VA situé à 170MM de Cape May, une navigation d’environ 36 heures. Nous attendons un fenêtre météo favorable pour passer à l’action !
On quitte NYC, c'était le 11 septembre !

Juste Ciel ! à la sortie de la Baie de Sandy Hook

Caffè Latte à l'action


À bientôt…

dimanche 4 septembre 2016


Destination : New York, NY

Une autre étape se termine… On quitte le Long Island Sound après un super beau mois à le naviguer.  Nous gardons d’excellents souvenirs des lieux visités.  Merci à Ron et Claude d’avoir partagé leurs coups de cœurs qui deviennent aussi les nôtres !

Nous avons maintenant 120 milles marins (240 km) à parcourir pour accueillir nos amis à New York.  Ceci nécessite de la planification puisque nous devons considérer les passages à emprunter, les courants, le vent et les arrêts pour se reposer !!!

Le matin du 24 août, on se lève tôt car on veut bénéficier de courants favorables pour passer le Plum Gut. Finalement, nous quittons vers 8h30, notre navigation se fera à moteur puisque les vents sont sous la barre des 4 nœuds, le soleil brille. Nous jetons l’ancre vers 16h30 à Port Jefferson après 46 milles marins. Nous voulons faire un pumpout, mais finalement, nous en ferons un nous-même le lendemain matin, à partir d’une station flottante où l’on vide les sanitaires à l’aide d’une pompe manuelle plus ou moins efficace… C’est tout ce qui fonctionne, présentement, à cet endroit !

On quitte donc la baie à 9h00.  Les vents sont bons, environ 15 nœuds du SW et nous faisons les 38 milles marins nous séparant de Manhasset Bay en un peu plus de 7 heures à une moyenne de 7 nœuds. Belle navigation !

Encore une fois, nous nous levons tôt, le matin du 26, pour passer le Hell’s Gate dans les conditions favorables. Nous filons à moteur dès 7h40 et le passage du Hell’s Gate se fait sans problème on roule parfois à 10 nœuds ce qui nous fait arriver à notre marina à 10h30…à marée basse et on touche légèrement le fond. Nous sommes fâchés car nous avions rempli toute la documentation requise (taille du bateau, largeur et tirant d’eau) et on ne nous avait pas avisé qu’à marée basse, il n’y a que 6 pieds de profond à l’entrée... Bref, nous sortons de là et nous attendons jusqu’à midi pour se diriger vers notre quai.

Nos amis arrivent à 13h00 et nous passerons, avec eux, les 10 prochains jours à visiter New York et à faire de la voile dans le Long Island Sound.

Dû à l’ouragan Hermine, nous rentrons plus tôt à NYC et trouvons une marina bien protégée (nous l’espérons) des vents.  Nous y resterons jusqu’à mercredi ou plus selon les conditions météorologiques pour laisser passer l’ouragan.

À compter du 7 septembre, une autre étape débutera soit celle de se diriger vers Annapolis pour le Boat Show au début octobre.

samedi 27 août 2016


Destination : Les Hamptons (Est du Long Island)

Au matin, le ciel est gris et nous croyons qu’il y aura orage sous peu…cela s’avère : de la pluie forte poussée par le vent (mais pas trop fort le vent). Ça tombe ainsi pendant deux heures. Résultat : 3 pouces d’eau dans le dinghy. Nous nous servons de l’eau de pluie contenu dans l’annexe pour rincer les endroits qui ont été épargnés lors de l’averse…

En après-midi nous posons le moteur hors-bord sur le dinghy pour une exploration rapide des lieux : le temps est toujours menaçant… Sag Harbour est une petite ville où les commerces abondent et nous nous y sentons très bien. Nous regagnons le voilier vers 17h00 non sans avoir fait de menues emplettes au IGA (Independant Grocer’s Association, hé oui !). Nous allons souper à bord et nous soupèserons nos options pour le lendemain un verre de vin à la main.

Nous statuons que Coecles Harbour à Strater Island, sera notre prochain arrêt : le trajet pour s’y rendre est court mais ponctué de quelques obstacles dont un chenail très étroit et étonnamment près des rives ensablées. Nous procédons avec la plus grande des prudences les yeux rivés sur l’écran multi fonction et sur le profondimètre. Nous passons, sans encombre, et puisque nous avons activé une « trace » (qui indique sur l’écran là où nous sommes passé, à la manière d’un trait de crayon sur un bout de papier), nous saurons par où repasser en sortant pour éviter un échouage. Nous dînons suite à notre ancrage derrière quelques bateaux qui ont des équipages qui semblent se connaître : environ quatre bateaux arborent le même pavillon et certains vont de bateau en bateau avec leur annexe. Nous irons faire du vélo en après-midi pour explorer la presqu’île malgré de le temps plutôt gris. Au départ du bateau, en voulant démarrer le hors-bord, la corde servant à lancer le moteur se coince et nous devons faire une réparation au moteur sur l’eau, bien accroché à Caffè Latte. Une demi-heure plus tard, on file à dinghy au quai. Nous enfourchons les vélos, une carte des lieux en main et on se tape une bonne vingtaine de km. C’est très sauvage en général sur cette presqu’île et on adore notre ballade. Ça nous permet de découvrir les possibles ancrages d’une perspective totalement différente. À un moment donné on se retrouve à un hôtel/bar/resto où, visiblement, les gens sont là pour y être vus…très peu pour nous, on passe notre chemin.

Retour au bateau sans problème et souper à bord tranquillo. Des risques d’orage sont prévus pour la nuit et conséquemment, nous rangeons BBQ et plaçons l’annexe sur le côté du bateau protégé par une défense. Nous ôtons aussi le lien qui joint le « dodger » au bimini pour minimiser les risques de bris. Nous nous couchons tôt.

Vers 01h00 du matin, des goulettes de pluie commencent à tomber et nous réveillent. Le vent souffle un peu et Yolène se charge de fermer l’écoute de notre chambre, Jean s’occupe de l’écoutille du carré. Yo constate en fermant l’écoutille qu’un bateau est en mouvement, sa position est perpendiculaire à nous et il est à moins de pieds : OMG ! Il chasse (son ancre n’est plus accrochée au fond !). Nous sortons dehors pour diriger notre corne de brune en direction du bateau en perdition et pour l’éclairer à l’aide d’un phare puissant : l’objectif ici étant de tenter d’alerter/de réveiller l’équipage du bateau en question. Rien n’y fit, l’équipage dort sur ces deux oreilles (avec des bouchons ?), on ne peut dire la même chose des autres équipages avoisinant notre bateau. Tout le monde est sur leur pont, vérifiant si eux même ne chassent pas, tant et si bien que le bateau le plus près de nous croit, faussement, que son bateau chasse et se désancre sous nos yeux ! Pendant ce temps, nous continuons de tenter de capter l’attention du bateau qui se déplace toujours en direction de l’entrée du chenail très étroit ! Finalement un ami de l’équipage saute dans son annexe et file vers le bateau en question pour tenter de le réveiller. À son retour, il nous remercie d’avoir réveillé les bateaux de la baie en tentant d’alerter son ami qui chassait. Dix minutes s’écoule quand l’orage prévu s’abat sur la baie : vents violents, pluie torrentielle. Ça y est, tous les équipages sont sur le qui-vive pour surveiller le comportement de leur bateau : les lumières de navigation s’allument et des torches électriques illumine la nuit… Ça va continuer comme ça jusqu’à 4h00 du matin. Nous, on se recouche confiant que nous ne chasserons pas et convaincu que les autres équipages vont jouer de la corne de brume au premier signe de décrochage.

Au matin, le ciel est bleu, l’annexe doit être vidée à la chaudière : sans exagérer il y a au moins 4 pouces d’eau dans le dinghy.  Le proprio du bateau « chasseur » vient nous remercier à son tour pour notre implication durant la nuit. Nous levons l’ancre peu après, vents réels de vingt nœuds et nous devons nous engager dans le chenail. Tout se passe bien mais nous étions assez concentrés, mettons ! Nous nous dirigeons vers Greenport à moteur, petite balade de 7 milles marin.

Nous atteignons Mitchell Park Marina, recommandée à nous par Ron (grand merci !) et accostons au quai qui nous est réservé. Wow ! Toute une marina : des quais flottant en béton, bien protégé des vents et des vagues, wifi gratuit, etc.. Et pour couronner le tout, on a un spectacle live dans le parc ce soir : cool !  Nos voisins de droite sont super sympa, ils ont un Grand Banks, un trawler un peu mythique, et font du vélo : on se lie d’amitié sur le champ. Nous décidons de souper à bord plus tôt que d’habitude pour pouvoir assister au concert qui débutera vers 19h30. Vers 19h15, nous terminons notre vin, lorsqu’on entend : plouk ! Un coup de vent a fait tomber le vélo de notre voisin de gauche (moins sympa disons) dans l’eau. Nous nous précipitons au lieu du dit plouk et constatons que des bulles s’échappent vers la surface positionnant à coup sur le point de chute du vélo. Nous sortons notre gaffe, sous les yeux ébahis de notre voisin, pour constater que notre perche n’est pas assez longue. Jean allume les instruments du bateau : le vélo est tombé dans plus de 14 pieds d’eau… Nous suggérons au voisin de faire venir des plongeurs demain matin pour qu’il récupère son vélo : c’est un vélo électrique qui doit valoir environ 4,000$USD. Nous rentrons faire la vaisselle lorsque Jean a une idée. Si on joint deux gaffes par des « tie-wrap », nous ferons facilement 16-18 pieds et on pourra repêcher le vélo nous-même, sans plongeur. Nous sortons avec notre gaffe et nos « tie-wrap » et nous disons au voisin de sortir sa gaffe : on a une idée. Nous joignons les gaffes et rapidement Yolène (elle est super bonne dans ces trucs) retrouve le vélo au fond de l’eau et dirige les opérations de remontée. Pendant que le vélo remonte lentement Jean suggère au proprio du vélo de rincer copieusement son vélo à l’eau douce pour minimiser le risque de rouille. Pour nous remercier, ils nous invitent à bord pour prendre un verre et… souper avec eux ! Nous resoupons avec eux : les pâtes sont incroyables. Nous nous couchons assez tard et dormons comme des bébés.

Le lendemain matin, Jean doit monter au mât pour retirer la lumière de mât qui ne fonctionne pas. Elle est neuve et elle ne marche pas. Jean la retire, la redescend et se dirige vers le magasin d’accastillage du village pour voir ce qui peut être fait pour réparer le tout. Le personnel du magasin ne peut rien pour nous sauf nous donner le no de tél du contact américain pour cette fameuse lumière. Finalement, elle est défectueuse et le sera remplacée.
Jean est tout la haut

Vers 11h00, départ à vélo vers le vignoble Croteaux situé à une vingtaine minutes en vélo : magnifique randonnée. Ce vignoble, recommandé par Ron et Claude, fait des vins rosés tranquilles et pétillants. Nous arrivons avant l’heure d’ouverture (12h00) et nous en profitons pour manger notre lunch. De l’extérieur, l’endroit semble bien tenu. Nous pénétrons la cour intérieure qui sert de décor pour la dégustation des vins et nous sommes charmés : plein de petits endroits tout mignons et tous différents les uns des autres. Un exemple : un abri à trois façades dont le mur côté sud a une ouverture d’environ 12 pieds sur 8 qui est tapissée de bouteilles de vins en verre transparent, des bancs sont aménagé et sont jonchés de coussins roses. Nous dégustons les vins et ramenons deux bouteilles. Un autre trente minutes de vélo pour se rendre au deuxième vignoble : Kon-ta-KOS-ta. Totalement différent mais tout aussi intéressant. Un bâtiment moderne, climatisé et inondé de lumière trône au milieu du vignobles. Nous dégustons un viognier et un autre vin blanc et nous les achetons tous les deux. Retour au bateau où Jean doit remonter à nouveau dans le mât pour y fixer la lumière qui ne fonctionne pas : la fixture ne supportera pas l’environnement salin si elle n’est pas protégée. Souper au resto puis « night cap » avec nos amis Ed et Karen de Decoy. Des personnes super sympathiques, belle soirée.

Et pour les photos, désolé, nous avons oublié notre appareil pour cette magnifique journée…

samedi 20 août 2016


Destination : Cuttyhunk, MA

On se lève tôt ce matin, on a une quarantaine de milles marin à faire et nous devons remplir nos réservoirs d’eau, sans faute. On se dirige vers le bar à eau flottant ; nous serons deux bateaux à s’y approvisionner. Nous entamons la discussion avec l’équipage, ils sont en vacances pour deux semaines, ce sont deux couples d’amis. Ils nous demandent nos plans et on leur explique notre projet. Ils nous demandent si nous avions été à Noank. Euh, oui, on y ait allé et on a trippé sur le restaurant Ford’s! Ces gens demeurent juste à côté de là, on pense même savoir dans quelle maison ils habitent ! Leur coup de cœur à ce resto : le risotto au homard, comme nous ! On leur parle du TreeHouse à Mystic et ils enchaînent avec « faut y aller pour leur 4 à 7 » …euh, oui, on y est allé et c’est un incontournable, on est bien d’accord. On se quitte en se faisant inviter chez eux si on repasse à Noank, avec plaisir, c’est noté !

On sort d’Edgartown Harbour, on lève les voiles et les vents sont bons (on dépasse un 12 m, Intrepid qui roule… à moteur !). Superbe navigation, toujours au près. Les vents nous favorisent : ils adonnent. Ça signifie que nous faisons un meilleur cap vers notre destination, au fur et à mesure de notre navigation. À un moment donné, il y a des vents de 5 nœuds on fait de 5.2 nœuds, merci courant ! Nous repérons Quick Hole, un passage entre les Elizabeth Islands où, comme son nom l’indique, le transit peut y être rapide. Le courant est alors favorable et l’effet d’entonnoir, nous fait rouler ! Nous nous ancrons dans la baie extérieure. Il a une petite île assez proche de nous et on y distingue des vaches, il doit y en avoir 6-8. C’est assez joli.

Phare à l'approche de Quick Hole

Ile à l'entrée de Cuttyhunk

Les vaches... ou autre animal...

On prend une douche rapide et on part en annexe pour l’apéro avec Juste Ciel ! qui sont eux, dans la baie intérieure, à une balle de mouillage. À notre arrivée, un « food boat » propose des fruits de mers. Nous décidons plutôt d’aller sur l’île pour y acheter du poisson local. Finalement, on retourne sur Juste Ciel ! pour l’apéro avec 4 homards fraîchement cuit : on va se régaler au souper.

En retournant au bateau, on constate que nous avons chassé, c’est-à-dire que notre ancre a glissé sur le fond. Nous nous réancrons et comprenons ce qui s’est passé… Nous avions ancré une première fois et nous étions un peu trop près d’un bateau donc on s’est ancré de nouveau. Lors du désancrage, Yo a constaté qu’il y avait une motte de glaise, confirmant que c’est un bon fond pour s’ancrer et elle n’a pas pensé retirer cette motte pour faciliter l’accroche lors du réancrage. Bref, leçon apprise !

En passant, les homards étaient bons mais ceux du Québec sont meilleurs !!!



Destination : Block Island, RI

Nous levons l’ancre à 9h30, zéro vent. Nous allons faire du moteur, aujourd’hui, pour lentement nous diriger vers NYC pour y accueillir nos amis Mary et Luc, le 26 août. Au démarrage du moteur, nous entendons un bruit, un couinement, du ventilateur d’évacuation de la chaleur du compartiment moteur. Va falloir surveiller ça. Quand le moteur tourne à son régime de croisière, le couinement n’est plus audible. À un moment donné, Yo passe sa main près de l’évacuation de l’air chaud et constate que la soufflerie ne fonctionne plus. Nous ralentissons le bateau, nous ôtons des panneaux amovibles du compartiment moteur, nous ouvrons des écoutilles dans le cockpit pour favoriser un refroidissement « naturel » du moteur. Nous nous détournons vers Newport pour y acheter une nouvelle soufflerie : il y a un West Marine là-bas. Nous contactons une Marina spécialisée dans les moteurs pour avoir un avis sur la gravité de la situation. Selon le mécanicien rejoint, il n’y a pas de soucis, plusieurs bateaux, n’ont même pas ce système d’évacuation de la chaleur. Nous décidons, quand même, de contacter notre ami Jean-François de Marina Lennox qui est une encyclopédie et dont nous respectons énormément l’avis. Il nous confirme que ce n’est pas très grave pour le moteur mais que les batteries elles n’aiment pas beaucoup la chaleur excessive. Comme nous avons de batteries dans le compartiment du moteur, nous poursuivrons notre route avec les précautions prises mais, il nous faut remplacer le ventilateur. Nous arrivons à Newport en début d’après-midi et nous filons au West Marine. Nous trouvons un ventilo un peu plus gros que celui d’origine (3 po de dia. Vs 2 ¾ po.) mais nous pourrons l’installer quand même. Nous modifions les trous d’ancrage mais l’installation s’avère plus compliquée que prévu. Il nous faudra attendre au lendemain pour finaliser l’installation : au souper, on discute de cela lorsque nous avons le flash qui nous permettra de surmonter le problème. En soirée, texto de nos amis Patrick et Line qui seront à Newport, le lendemain, comme ça, par hasard. Yesss! On fait des plans pour le lendemain : ils viendront à bord de Caffè Latte pour l’apéro et nous irons souper au resto ensemble. Superbe soirée avec nos amis : ah comme le hasard fait bien les choses !



Destination : Block Island prise 2

Faible pluie au réveil, nous quittons Newport vers 10h00, les vents sont faibles mais permettent la navigation à voile. Nous faisons une belle navigation, au près avec des vents de 5 à 10 nœuds. Nous jetons l’ancre à Block Island sans encombre vers 17h00 après un parcours de 29 milles marin. En soirée, une magnifique lune s’offre en spectacle.

Phare Nord de Block Island

La lune du 18 août à Block Island



Destination : Sag Harbour, NY – soit les Hamptons (l’est du Long Island)

Nous levons l’ancre vers 9h45 non sans avoir fixé le tangon sur le pont et avoir fait faire un « pump out ». Les vents sont un peu capricieux en force et en direction et nous sommes en plein sur l’autoroute des bateaux moteur qui nous dépassent à babord et à tribord. Le bateau subit du roulis et les voiles claquent à chaque fois. On décide de rentrer les voiles pour faire un peu de moteur en attendant des vents meilleurs. On fera cela 3 fois (sortir et entrer les voiles par manque de vent…) mais il s’avère que la dernière est la bonne.  Dans la Baie de Gardiner, les vents nous donnent du plaisir ! Par contre, Jean a dû se remettre du défaite… contre un 95 pieds (nous c’est un 41 pieds !!!) qui roulait à 9.4 nœuds (nous à 6.2 !!!). On s’ancre à l’extérieur du breakwater et déjà, nous adorons l’endroit.

Yo est heureuse, à la barre

Le fameux 95 pieds...

Pour les prochains jours, nous allons se promener à travers les Hamptons.  Au menu, bonnes bouffes, vélo, visite de vignobles et la nature (c’est un peu sauvage, ici).  Ensuite, on naviguera jusqu’à NYC pour recevoir nos amis, Mary et Luc.