mercredi 4 décembre 2019

Traversée vers Monastir, Tunisie


Finalement, mardi matin, le 26 novembre, la fenêtre météo est bien là ! Validation le matin, de nouveau, par Jean et analyse des impacts si nous prenons du retard : nous avons appris 😉.

La fenêtre est belle : la houle va en s’estompant, les vents ne sont jamais au-dessus de 16 nœuds (rafales max. à 20 nœuds), nous aurons du moteur à faire à la fin de la traversée pour un maximum de 6 heures car les vents faibliront. De plus, il fera soleil, nuit sans nuage et sans lune.

Nous partons comme prévu à 7h15, c’est le deuxième départ le plus rapide, le premier eut été à 6h15…Nous voulons partir avec un petit déj derrière la cravate.

Ça commence bien, au portant avec 2 ris et grand’ voile. Nous prenons pleine voilure un peu plus tard, nous filons bien, très bien et respectons les vitesses prévues par le logiciel de routage. À un moment donné, nous devons réduire la grand’ voile, le bateau gîte trop et l’auto pilote travaille trop : c’est inutile.

Les vents se maintiennent, et nous filons : nous bouffons des milles et tout est bien. Soudain, surprise : un courant favorable (nous poussant dans le dos) de 1 nœud s’invite à la fête. Pendant au moins 8 heures, nous ne descendrons jamais sous les 7.5 nœuds avec un maximum de 11 nœuds. Le bonheur : nous allons très vite, ne gîtons pas et le bateau est super stable !

Cela se poursuit tant et si bien qu’un bateau, que nous avions repéré le matin loin devant nous, est rattrapé puis dépassé vers minuit. Pendant la nuit, à tour de rôle, en fonction de nos quarts, nous observons les étoiles et notre amie Orion est là, fidèle au rendez-vous et magnifique.

À 2h du matin, comme prévu, les vents tombent sous les 4 noeuds, nous partons le moteur et nous arriverons à destination à 8h30, sous un soleil radieux : il fera 20 degrés à Monastir, en Tunisie, et c’est ce qui est prévu pour les quatre prochains jours !

Notre saison en Med se termine donc en beauté avec une navigation sublime comme rarement nous en avons eu.
Notre saison, en synthèse :
Plus de 3000 MM de navigation (près de 6000 km),
Près de 250 jours en Med,
Exactement 77 escales,
10 régions, dont Gibraltar, Ibiza, notre chouchou la Corse, la Sardaigne, la Sicile,
5 pays, Angleterre, Espagne, France, Italie et Tunisie,
2 navigateurs hors pair 😉,
1 bateau que nous adorons !

Nous passerons les 3 prochains mois et un peu plus en Tunisie, entrecoupé de voyages en France, chez de bons amis, et au Québec pour y retrouver nos parents et amis.

Nous nous affairons à éplucher la liste des travaux d’hiver. En priorité nous avons lavés et entreposés nos voiles, cordages et accastillage.

Séchage de la grande voile avant la réparation...

Entrée de la marina...

Quelques photos de Monastir, une petite ville que nous avons plaisir à découvrir et à partager avec vous.

À ce jour, nous trouvons l’endroit très sympathique, d’autant plus que la communauté de voileux est assez grande, une vingtaine de bateau sont « habités ». Le marché regorge de fruits, légumes, poissons et viandes (sauf du porc 😊).






À bientôt pour la suite des choses !

dimanche 24 novembre 2019

Traversée vers la Sicile, Italie


Après 6 jours à Agropoli, le 14 novembre, nous décidons de lever l’ancre à destination Cefalù, en Sicile. En gros 160 MM de navigation et environ 27 heures.

Le temps des derniers jours est toujours aussi pluvieux, très venteux parfois, au point où nous avons dû nous amarrer au quai municipal pour une nuit en raison des forts vents prévus.

En rétrospective, pas sûr que cela a été une bonne décision, les vents poussaient le bateau au travers, c’était bruyant et pas spécialement confortable. Au matin, nous nous sommes allés nous ré-ancrer. C’était beaucoup mieux ainsi.

Notre ancrage….




Porte d'entrée de la vieille ville d'Agropoli

Visite du Château




Nous lisons un truc sur les « medicane », contraction de Méditerrannée et hurricane (ouragan). C’est un peu ce phénomène qui cause les vents forts et les pluies des derniers jours. Un vent du désert, le scirocco passe au-dessus de la Med, se renforcit, se charge en humidité et déverse pluie et orages. 

Tous les jours, nous avons une routine météo. Au lever, Jean fait une requête météo pour des fichiers grib couvrant 5 et 8 jours à venir et l’état de la mer. Même exercice en fin d’après-midi avant l’apéro. Yolène, regarde de son côté les ancrages possibles à destination (avec quelques plans B) et les conditions météos prévues aux ancrages.

Nous utilisons depuis environ 6 semaines le module de routage du logiciel Squid, en particulier la fonction « Best Start ». En gros, on identifie la route que l’on veut faire sur la carte et l’intervalle de temps pour le départ, par exemple départ entre 6h le matin et midi le 14 novembre. Le logiciel calcule la trajectoire à suivre et le temps requis pour chacun des départs.

Ceux qui font de la navigation océanique utilisent ce même genre de logiciel.

Le matin du 14 novembre, donc, Jean se réveille à 5h et enclenche une demande de fichiers et une demande de routage de type « Best Start », ceci pour valider que les conditions sont toujours bonnes. La réponse tombe au bout de 5 minutes : Meilleur départ à 6h, deuxième meilleur départ à 7h à 3 minutes près. Nous choisissons de partir à 7h à la clarté et après un bon déjeuner.

Nous imprimons la trajectoire proposée, un fichier XL, pour le départ à 7h et entrons les points de passage sur l’écran multifonction du bateau. Nous levons l’ancre et quittons Agropoli à 7h précise.

Nous allons un peu plus vite que prévu sur le routage mais rien mal à cela. Au bout de 6 heures environ, nous avons une dizaine de minutes de retard sur le routage et nous accélérons un peu pour combler le retard. Tout va bien.

Puis à compter de 1hAM, le vent se décale et nous n’arrivons plus à tenir notre cap, la situation continue de se dégrader davantage lors du quart de Yolène. Pour faire en sorte que le bateau « tape » moins, elle doit décaler le cap encore davantage; pendant ce temps les vents forcissent. Jean se lève et rejoint Yolène dans le cockpit. Nous sommes à 50 MM de notre destination à 3hAM…

Nous convenons de maintenir ce cap jusqu’au matin. Le matin venu toujours pas d’amélioration, nous faisons un virement de bord, ce qui nous éloigne toujours de notre destination.

Plus tard, autre virement de bord, toujours pas plus de succès. Nous nous résignons à faire de l’appui moteur avec que la grand’voile.

Notre cap est meilleur mais ça cogne un peu. Puis les vents montent en intensité, 25,30,35 nœuds (65 Km/hre) mais avec Jean à la barre nous réussissons à réduire les moments où ça tape et progressons à 5-6 nœuds. Ça ne sera pas facile mais nous nous dirigeons vers notre destination.

Les vents ne lâchent pas, mais les vagues elles se font moins hautes, ça fait du bien…

La nuit tombe et nous avons l’opportunité de réduire notre navigation de 10 MM en allant à Cefalù, ce que nous faisons.

Éventuellement, les vents forcissent et ralentissent notre cadence. Nous voulions aller nous ancrer dans un port, mais avec des vents de 30 nœuds, nous décidons d’aller à l’ancrage de long de la plage. Surprise, un catamaran y est ancré. C’est rassurant.

Nous mangeons légèrement, la nuit sera agitée : les vents sifflent jusqu’à 3-4h du matin, inutile de dire que nous ne dormons pas...malgré notre fatigue : 3 heures de sommeil en 39 heures… et possiblement la navigation la plus pénible que nous avons eu en trois ans et demi.

Nous nous réveillons à 9h, les vents sont présents mais moins forts, le catamaran a quitté. Nous ferons de même, vers 11h, en route, cette fois, pour Palerme.

Cefalù



Fort de notre expérience des derniers jours, nous longeons la côte pour minimiser la hauteur des vagues, Jean est à la barre, la trinquette est à poste et nous filons.


La Sicile, c'est très beau…!!!  On adore… On reviendra...


Arrivée au port de Palerme à la nuit tombée, vers 17h30 avec des vents de plus de 40 nœuds (80 km/hre)... Mission accomplie, bien joué !

Qui a dit que la Med rendait les marins meilleurs ? En tout cas, l’équipage de Caffè Latte souscrit à cette thèse !

Ouf ! Enfin une nuit calme à la marina, nous en profiterons bien. Mais avant, nous nous rendons dans la vieille ville, après une bonne douche, pour aller bouffer une pizza bien méritée. Nous trouvons, sur une rue piétonne, un resto fort charmant. Pizza et vin excellents, nous sommes comblés et repus ! De retour au bateau pour un beau gros dodo bien mérité.

Au matin, nous entreprenons de laver le bateau de fond en comble : rarement avons-nous eu un bateau aussi salé. Même nos vêtements de navigation passeront sous le jet d’eau…


Nous terminons la journée en allant faire une épicerie sommaire au Lidl, de quoi se faire un bon petit repas à bord ! Gros dodo, nous avons encore besoin de récupérer…

Lundi, le gérant de la marina, le sympathique Ben (Benedetto), est au boulot. C’est un amoureux de Palerme et une encyclopédie touristique sur deux pattes. Il nous recommande un resto de pâtes pour le souper, s’occupe de la réservation pour nous, nous suggère d’aller au marché Ballaro et d’y manger du « street food » pour le lunch.

Mais avant, il faut faire une vraie épicerie. Nous ferons beaucoup d’achats et avec nos voisins de marinas nous faisons livrer gratuitement nos victuailles sur nos bateaux !

Midi trente, il fait un temps splendide, nous filons vers le marché et nous trouvons, une à une, les spécialités recommandées par Ben (pane y panelle, sfincione et cannolo) : wow, c’est tellement bon ! Nous visitons la ville sous un ciel un peu plus nuageux en fin de journée mais bon : il ne pleut pas.

La fontaine de Vergogna



Quattro Canti… Un coin de rue magnifique...

Une des deux rues principales et piétonnières...

Église spectaculaire, tout en marbre et plutôt massif...





Belle petite rue typique...

La Cathédrale...




Street Food…  wow, Solo Patate… Miam Miam Miam...

Une autre église magnifique…  style Arabe-Normand...

Una autre église Arabe-Normand...
Une mosquée de l'extérieur mais...

ceci est l'intérieur… Magnifique...

Le théâtre...

En soirée, nous allons au restaurant Buatta : entrée typiquement Sicilienne, un délice, et un plat de pâtes. Nous avons droit à une liqueur de la région de Syracuse pour accompagner notre dessert. Wow, quel endroit, super bon et service impeccable. Merci cher Ben!

Le lendemain, devinez quoi : il pleut… Menu travaux sur le bateau, nous épluchons la liste prévue pour la Tunisie, il nous en restera moins à faire 😊

Souper tranquille à bord après une bonne grosse douche chaude; que ça fait du bien.

Le lendemain, il fait beau et nous nous déplaçons en ville, petite épicerie et, en soirée, nous allons au resto à pizza Funnaco. Cette pizza est possiblement la meilleure pizza que nous ayons mangée de toute Italie ! Le service y est toutefois plutôt ordinaire, mais bon. Merci Ben !

Jeudi 21 novembre, nous faisons nos formalités de départ (police de frontière) pour la Tunisie à Palerme tôt le matin. Nous retournons au bateau pour saluer Benedetto une dernière fois et il nous apprend que son ami Luigi a trouvé une pièce pour notre grand’ voile et que nous l’aurons dans une heure.

Nous quittons la marina vers 11h, pour une jolie navigation de 40 MM. Les conditions sont, somme toute, intenses (15-22 nœuds), mais vraiment sous contrôle avec 2 ris et génois. 

Nous réussissons à serrer le vent, au mieux, tout du long et nous serons à voile jusqu’à la toute fin. Belle réussite ! Nous nous ancrons à la nuit tombée à Castellamare. Nuit assez tranquille, nous sommes seul dans cette grande baie.

Le lendemain matin, après vérification météo, nous repartons vers Trapani, où nous prenons soin de réserver, avant de quitter l’ancrage une place à quai en marina : ça va souffler dans les jours à venir !

Nous partons à la voile : les vents hésitent, reprennent, hésitent à nouveau, nous forçant à partir le moteur pour de courts instants.
Durant un de ses épisodes, Jean remarque que le bateau va moins vite sans raison, quelque chose est louche…Moteur mis au neutre, regard vers l’arrière : nous trainons quelque chose qui ressemble à un filet de pêche. Couteau pour couper cela au plus vite. Par contre, il y a un bout qui reste pris sous le bateau. Maillot de bain, palmes, tuba et couteau direction sous le bateau. Rapidement Jean trouve le problème : coupe le filet qui entoure l’hélice et tranche une pièce de caoutchouc que l’on venait d’installer à Rome et qui a décollée. Douche de pont, à l’eau chaude, Jean s’habille et l’on repart de plus belle. Les vents attendus arrivent et nous filons à belle allure, au près sous des vents de près de 20 nœuds, Jean à la barre. 

Nous arrivons à Trapani vers 16h, nous avisons la Garde Côtière de notre arrivée au port, nous contactons Francesco de la marina. Nous rejoignons notre place à quai, finalisons nos amarres et relaxons un peu.. après avoir terminé les installations électriques et lavé à grande eau le bateau.

Bon dodo malgré les vents qui soufflent forts.

Au matin, séance de météo : les vents seront forts jusque tard dans la nuit ce soir (on parle ici de 35 nœuds (70 km/hre) toute la journée…), dimanche ce sera plus tranquille, lundi ce sera très fort et il semble, pour l’instant que mardi sera la bonne journée pour partir vers la Tunisie, cela devrait nous prendre 27 heures environ. Tout cela risque de changer mais, au moins il y a une possibilité en vue, on se croise les doigts !

À bientôt pour la suite !

samedi 9 novembre 2019

Naples et Pompei, Italie


Nous ne sommes pas des « frustrés de la vie », nous reconnaissons notre chance de vivre cette vie. Y a juste un truc, dans les derniers 10 jours nous avons eu droit à 8 jours de pluie…

Oui, l’extérieur bateau est super propre, mais ça chamboule les plans de visite des sites aux alentours et, un peu aussi, les navigations.

Par ailleurs, nous trouvons que l’Italie est belle et très savoureuse : pizzas, pâtes et fromages ; mama mia !!!

Finalement, le 4 novembre en après-midi, après deux jours "rouleur" et de vents forts, nous levons l’ancre pour aller à la marina de Pozzuoli qui se trouve à 3 milles marins.

Sitôt installé au quai, lavage, épicerie et douches puis, soirée tranquille à bord. Nous profitons de l’électricité de la marina pour faire sécher les vêtements. En fait, la marina fourni gracieusement un lave-linge mais n’a pas de sèche-linge…

Le matin, nous prenons le train en direction de Naples. C’est très pratique, il y a des trains au vingt minutes.

Nous arrivons à Naples, et partons à la découverte de la ville. Yolène a identifié les principaux points d’intérêt et nous naviguons dans la ville sans itinéraire précis.

La ville est presque libre de touriste, ce qui rend le tourisme plus agréable.

Comble de chance, il ne pleut pas aujourd’hui. Nous nous arrêtons à un resto de pizza vendues au poids et nous sommes totalement ravis de ce choix : wow, trop bon !


La Basilique sur la place du peuple...
Notez l'absence du peuple…!!!
Une magnifique Alfa Romeo, modèle 1900 des années '50,
 dans une exposition de voiture de police...

Le palais Royal...


Les hôtels en enfilade sur la promenade le long de la mer...



Les vagues étaient assez importantes…
On préfère être en marina !!!

L'entrée d'un centre commercial...


à l'intérieur du centre commercial...



Nous terminons la visite de la ville vers 14h30, nous reprenons le train, arrêtons à l’épicerie et arrivons au bateau vers 16h. Nous sortons nos vélos, retournons à une autre épicerie.

Nous sommes situés au quai des visiteurs, cet endroit est le plus loin des sanitaires. C’est presque une obligation d’utiliser nos vélos pour aller à la douche, pour le reste : chut ! (Heureusement, nous n’avons pas vu âme qui vive se baigner…).

Au réveil, nous voulons quitter la marina mais, évidemment, il pleut encore…Nous en profitons pour faire une autre brassée de lavage et faire un tour au marché de la ville. Nous voulons quitter au plus tard à 13h30, car il nous faut faire 17 MM et nous voulons y être avant la noirceur de 17h…

Ce ne sera pas possible de quitter car à 14h il pleut toujours des cordes et il en sera de même jusqu’à 15h. Nous choisissons de passer une nuit additionnelle.

C’est donc le 7 novembre, au matin, que nous quittons la marina à 6h30, il ne pleut pas, ce sera enfin une belle journée. Nous arrivons à Meta et nous nous ancrons au centre de la petite baie. Nous prenons l’annexe et filons à pied à la gare, d’où nous prenons le train pour Pompéi.

Notre ancrage, à Meta...


Pompéi, suite à l’éruption du Vésuve en l’an 79 de notre ère (après la mort de JC) la ville a été la proie de gaz chauds et d’une intense pluie de cendres. De ce fait, presque instantanément les habitants sont morts asphyxiés sur place et la ville entière a été enfouie sous les cendres. Ceci à permis de découvrir, à compter du milieu du 18ième siècle, date du début des excavations, une ville « figée dans le temps », remarquablement conservée, depuis plus de 2000 ans.

Laissons les photos nous montrer la beauté et l’histoire de ces ruines formidables.

Le forum


Le muletier…
homme retrouvé dans cette position à côté de son âne...

Vestiaire du Therme (Sauna)

Autre vue du vestiaire

Salle chaude du Therme

Fontaine...
À noter, les couleurs sont demeurées intactes

Une taverne...

Une rue…  La fontaine en avant-plan, à droite...
Et les roches traversant le chemin était utilisées
lorsque les rues étaient inondées...

Statuette enjolivant le réceptacle sous l'atrium
pour récupérer l'eau de pluie...

Le jardin d'une demeure...


Il reste encore des découvertes à faire...

Le teinturier...

Un restaurant servant des repas chaud...

L'amphithéâtre...

Les estrades...



Les vignes, le pin parapluie et le Vésuve...


Le jardin de la maison de Julia Félix...
Les fines colonnes de marbre sont intactes, 2 000 ans plus tard...

Yolène au petit théâtre...

Le grand théâtre...

Bye bye Pompei...

Nous profitons d’une fenêtre météo propice pour lever l’ancre vers 8h30, en route pour une navigation de 42 MM, qui nous mènera à Agropoli, où un ancrage bien protégé nous attend.

La navigation est intense, nous faisons la grande majorité du trajet avec trois ris dans la grand’ voile (donc, la grand’ voile est réduite au minimum) et notre voile avant sera la trinquette. Malgré cette petite voilure, nous maintiendrons une moyenne de 7 nœuds.

La fin de la navigation est bienvenue : une concentration de tous les instants c’est exigeant…mais le bel ancrage, éclairé pour la nuit en vaut largement la peine.

Nous passerons une belle et bonne nuit à l’ancre…avec notre compagne favorite : la pluie, forte parfois 😉.

P.S. Nous serons au Québec du 16 janvier au 10 février 2020...  On a bien hâte !!!

À bientôt, pour la suite de l’aventure !