samedi 27 août 2016


Destination : Les Hamptons (Est du Long Island)

Au matin, le ciel est gris et nous croyons qu’il y aura orage sous peu…cela s’avère : de la pluie forte poussée par le vent (mais pas trop fort le vent). Ça tombe ainsi pendant deux heures. Résultat : 3 pouces d’eau dans le dinghy. Nous nous servons de l’eau de pluie contenu dans l’annexe pour rincer les endroits qui ont été épargnés lors de l’averse…

En après-midi nous posons le moteur hors-bord sur le dinghy pour une exploration rapide des lieux : le temps est toujours menaçant… Sag Harbour est une petite ville où les commerces abondent et nous nous y sentons très bien. Nous regagnons le voilier vers 17h00 non sans avoir fait de menues emplettes au IGA (Independant Grocer’s Association, hé oui !). Nous allons souper à bord et nous soupèserons nos options pour le lendemain un verre de vin à la main.

Nous statuons que Coecles Harbour à Strater Island, sera notre prochain arrêt : le trajet pour s’y rendre est court mais ponctué de quelques obstacles dont un chenail très étroit et étonnamment près des rives ensablées. Nous procédons avec la plus grande des prudences les yeux rivés sur l’écran multi fonction et sur le profondimètre. Nous passons, sans encombre, et puisque nous avons activé une « trace » (qui indique sur l’écran là où nous sommes passé, à la manière d’un trait de crayon sur un bout de papier), nous saurons par où repasser en sortant pour éviter un échouage. Nous dînons suite à notre ancrage derrière quelques bateaux qui ont des équipages qui semblent se connaître : environ quatre bateaux arborent le même pavillon et certains vont de bateau en bateau avec leur annexe. Nous irons faire du vélo en après-midi pour explorer la presqu’île malgré de le temps plutôt gris. Au départ du bateau, en voulant démarrer le hors-bord, la corde servant à lancer le moteur se coince et nous devons faire une réparation au moteur sur l’eau, bien accroché à Caffè Latte. Une demi-heure plus tard, on file à dinghy au quai. Nous enfourchons les vélos, une carte des lieux en main et on se tape une bonne vingtaine de km. C’est très sauvage en général sur cette presqu’île et on adore notre ballade. Ça nous permet de découvrir les possibles ancrages d’une perspective totalement différente. À un moment donné on se retrouve à un hôtel/bar/resto où, visiblement, les gens sont là pour y être vus…très peu pour nous, on passe notre chemin.

Retour au bateau sans problème et souper à bord tranquillo. Des risques d’orage sont prévus pour la nuit et conséquemment, nous rangeons BBQ et plaçons l’annexe sur le côté du bateau protégé par une défense. Nous ôtons aussi le lien qui joint le « dodger » au bimini pour minimiser les risques de bris. Nous nous couchons tôt.

Vers 01h00 du matin, des goulettes de pluie commencent à tomber et nous réveillent. Le vent souffle un peu et Yolène se charge de fermer l’écoute de notre chambre, Jean s’occupe de l’écoutille du carré. Yo constate en fermant l’écoutille qu’un bateau est en mouvement, sa position est perpendiculaire à nous et il est à moins de pieds : OMG ! Il chasse (son ancre n’est plus accrochée au fond !). Nous sortons dehors pour diriger notre corne de brune en direction du bateau en perdition et pour l’éclairer à l’aide d’un phare puissant : l’objectif ici étant de tenter d’alerter/de réveiller l’équipage du bateau en question. Rien n’y fit, l’équipage dort sur ces deux oreilles (avec des bouchons ?), on ne peut dire la même chose des autres équipages avoisinant notre bateau. Tout le monde est sur leur pont, vérifiant si eux même ne chassent pas, tant et si bien que le bateau le plus près de nous croit, faussement, que son bateau chasse et se désancre sous nos yeux ! Pendant ce temps, nous continuons de tenter de capter l’attention du bateau qui se déplace toujours en direction de l’entrée du chenail très étroit ! Finalement un ami de l’équipage saute dans son annexe et file vers le bateau en question pour tenter de le réveiller. À son retour, il nous remercie d’avoir réveillé les bateaux de la baie en tentant d’alerter son ami qui chassait. Dix minutes s’écoule quand l’orage prévu s’abat sur la baie : vents violents, pluie torrentielle. Ça y est, tous les équipages sont sur le qui-vive pour surveiller le comportement de leur bateau : les lumières de navigation s’allument et des torches électriques illumine la nuit… Ça va continuer comme ça jusqu’à 4h00 du matin. Nous, on se recouche confiant que nous ne chasserons pas et convaincu que les autres équipages vont jouer de la corne de brume au premier signe de décrochage.

Au matin, le ciel est bleu, l’annexe doit être vidée à la chaudière : sans exagérer il y a au moins 4 pouces d’eau dans le dinghy.  Le proprio du bateau « chasseur » vient nous remercier à son tour pour notre implication durant la nuit. Nous levons l’ancre peu après, vents réels de vingt nœuds et nous devons nous engager dans le chenail. Tout se passe bien mais nous étions assez concentrés, mettons ! Nous nous dirigeons vers Greenport à moteur, petite balade de 7 milles marin.

Nous atteignons Mitchell Park Marina, recommandée à nous par Ron (grand merci !) et accostons au quai qui nous est réservé. Wow ! Toute une marina : des quais flottant en béton, bien protégé des vents et des vagues, wifi gratuit, etc.. Et pour couronner le tout, on a un spectacle live dans le parc ce soir : cool !  Nos voisins de droite sont super sympa, ils ont un Grand Banks, un trawler un peu mythique, et font du vélo : on se lie d’amitié sur le champ. Nous décidons de souper à bord plus tôt que d’habitude pour pouvoir assister au concert qui débutera vers 19h30. Vers 19h15, nous terminons notre vin, lorsqu’on entend : plouk ! Un coup de vent a fait tomber le vélo de notre voisin de gauche (moins sympa disons) dans l’eau. Nous nous précipitons au lieu du dit plouk et constatons que des bulles s’échappent vers la surface positionnant à coup sur le point de chute du vélo. Nous sortons notre gaffe, sous les yeux ébahis de notre voisin, pour constater que notre perche n’est pas assez longue. Jean allume les instruments du bateau : le vélo est tombé dans plus de 14 pieds d’eau… Nous suggérons au voisin de faire venir des plongeurs demain matin pour qu’il récupère son vélo : c’est un vélo électrique qui doit valoir environ 4,000$USD. Nous rentrons faire la vaisselle lorsque Jean a une idée. Si on joint deux gaffes par des « tie-wrap », nous ferons facilement 16-18 pieds et on pourra repêcher le vélo nous-même, sans plongeur. Nous sortons avec notre gaffe et nos « tie-wrap » et nous disons au voisin de sortir sa gaffe : on a une idée. Nous joignons les gaffes et rapidement Yolène (elle est super bonne dans ces trucs) retrouve le vélo au fond de l’eau et dirige les opérations de remontée. Pendant que le vélo remonte lentement Jean suggère au proprio du vélo de rincer copieusement son vélo à l’eau douce pour minimiser le risque de rouille. Pour nous remercier, ils nous invitent à bord pour prendre un verre et… souper avec eux ! Nous resoupons avec eux : les pâtes sont incroyables. Nous nous couchons assez tard et dormons comme des bébés.

Le lendemain matin, Jean doit monter au mât pour retirer la lumière de mât qui ne fonctionne pas. Elle est neuve et elle ne marche pas. Jean la retire, la redescend et se dirige vers le magasin d’accastillage du village pour voir ce qui peut être fait pour réparer le tout. Le personnel du magasin ne peut rien pour nous sauf nous donner le no de tél du contact américain pour cette fameuse lumière. Finalement, elle est défectueuse et le sera remplacée.
Jean est tout la haut

Vers 11h00, départ à vélo vers le vignoble Croteaux situé à une vingtaine minutes en vélo : magnifique randonnée. Ce vignoble, recommandé par Ron et Claude, fait des vins rosés tranquilles et pétillants. Nous arrivons avant l’heure d’ouverture (12h00) et nous en profitons pour manger notre lunch. De l’extérieur, l’endroit semble bien tenu. Nous pénétrons la cour intérieure qui sert de décor pour la dégustation des vins et nous sommes charmés : plein de petits endroits tout mignons et tous différents les uns des autres. Un exemple : un abri à trois façades dont le mur côté sud a une ouverture d’environ 12 pieds sur 8 qui est tapissée de bouteilles de vins en verre transparent, des bancs sont aménagé et sont jonchés de coussins roses. Nous dégustons les vins et ramenons deux bouteilles. Un autre trente minutes de vélo pour se rendre au deuxième vignoble : Kon-ta-KOS-ta. Totalement différent mais tout aussi intéressant. Un bâtiment moderne, climatisé et inondé de lumière trône au milieu du vignobles. Nous dégustons un viognier et un autre vin blanc et nous les achetons tous les deux. Retour au bateau où Jean doit remonter à nouveau dans le mât pour y fixer la lumière qui ne fonctionne pas : la fixture ne supportera pas l’environnement salin si elle n’est pas protégée. Souper au resto puis « night cap » avec nos amis Ed et Karen de Decoy. Des personnes super sympathiques, belle soirée.

Et pour les photos, désolé, nous avons oublié notre appareil pour cette magnifique journée…

1 commentaire:

  1. Bonjour les aventuriers. Bien content de voir que vous passez du bon temps. On vous reconnaît ! Sauver un vélo électrique de la noyade et réveiller la baie au complet pour venir en aide aux autres! C'est bien vous! Bon vent et belles rencontres.

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