mardi 10 octobre 2023

Lanzarote, Île des Canaries, Espagne

La météo sera de notre côté aujourd’hui, 2 octobre : jolis vents et soleil seront de la partie. Vers 10h30, nous levons la GV à l’ancre, nous remontons la chaîne et nous sommes partis.

Grand’ voile et génois sous le soleil puis, avec des vents qui fléchissent un peu, nous sortons le spi puis, graduellement, nous atteignons et dépassons les 9 noeuds. Malheureusement, nous constatons une déchirure en « L » près de la chute, mais, heureusement, elle va s’arrêter horizontalement sur la prochaine couture. Nous rentrons le spi pour ne pas amplifier la déchirure. Nous ressortons le génois, les vents forcissent un peu, et nous faisons quelques empennages, les vents tournant un peu.

Sur le dernier segment pour rejoindre la pointe avant de tourner à gauche pour nous diriger vers Playo del Pozo les vents sont carrément sur l’arrière du bateau nous enroulons le génois et nous filons à bonne vitesse sous GV seule. À l’approche de la pointe, nous changeons notre cap, déroulons le génois, nous accélérons et passons du portant au largue. Avec notre ancrage en vue nous roulons génois et affalons GV. Belle navigation de 37MM en moins de 6 heures.

Playa Papagayo offre un fond de sable et l’accès à quatre superbes plages. Les vents sont soutenus jusqu’en début de soirée, se calment et tournent de 180 degrés jusqu’à 1h ou 2h du matin puis reprennent en intensité en tournant à nouveau de 180 degrés, en sens inverse et le cycle se répète. Ce fut ainsi pour les trois jours où nous y avons été.

Profitant d’une accalmie de vent d’après-midi nous enfilons masque, palmes et tuba et nageons les quelques centaines de mètres nous séparant de la plage, tout ça au-dessus d’un continuum de sable… Sur place, nous visitons trois des quatre plages : magnifiques et toutes un peu différentes. Puis nous repartons à la nage vers Caffè Latte.

Nous avons une réservation à la marina Rubicon du 5 au 8 octobre et une voiture pour le 6 et le 7. Nous nous installons à la marina après avoir fait de la voile sur environ 3MM. L’endroit est parfait, il y a plein de bateaux qui traverserons l’Atlantique et le lendemain de notre arrivée, un bateau suisse qui nous « suit » depuis Graciosa, s’invite comme voisin de ponton : on a bien ri !

Lanzarote est une île volcanique et les éruptions de 1730 à 1736 l'ont façonnée. C'est donc un environnement aride qui nous attend... 

Nous récupérons la voiture vers 9h30 et nous partons vers Arrecife, la capitale, pour faire étamper notre passeport dans l’espace Schengen. Le douanier est super sympa, il nous réexplique (et confirme) ce que nous savons déjà sur la pratique de Schengen en Espagne : pas de soucis de temps (le fameux 90 jours) tant que nous demeurons sur le bateau et que nous ne nous en éloignons pas de plus de 10km. Puisque nous voulons visiter l’ïle, nous acceptons de nous faire étamper, mais à notre départ de Lanzarote nous nous ferons étamper hors Schengen.

Nous débutons notre visite en nous dirigeant vers la grotte de Jameos del Agua, un segment d’un tunnel de lave, faisant partie du plus long tunnel de lave au monde, un truc qui fait deux km de long ! L’aménagement du site porte la signature du célèbre architecte et artiste de Lanzarote César Manrique. C’est époustouflant, l’espace peut accueillir des centaines de visiteurs dans un décor tout sauf ringuard : c’est brillamment aménagé. Nous y retrouvons, le tunnel bordé de deux accès latéraux, une piscine signature, une salle de concert souterrain, un centre d’interprétation de l’activité volcanique de Lazarote. Tout y est parfait.

À chacun des sites, César Manrique a laissé son empreinte...




La salle de concert...

La piscine... dans un décor de lave...

Maquette en pierre de lave de Lanzarote
et ses multiples volcans...

Un bel effet miroir...


De là nous allons à Cueva de los Verdes, c’est une cave longue de six km, dont 1 km est aménagé pour la visite. Cette cave relie le volcan de la Coronna à la mer. À l’intérieur un guide nous raconte les particularités de cette cave qui regorge de minéraux (et donc de couleurs) qui sont magnifiés par de l’éclairage judicieux et de la musique planante.

De plus, dans une section tapissée de petits stalactites (les bidules qui tombent du plafond d’une grotte résultant de l’évaporation de l’eau et de la cristallisation des minéraux contenues dans cette dernière), l’acoustique y est sublime et donne lieu à des concerts de musique classique, de jazz et de piano…300 personnes peuvent y assister ! Wow, quel endroit !





La salle de spectacle...


Nous complétons notre trio de visite par le Mirador del Rio. Ce n’est qu’une fois sur place que Jean comprend de quoi il s’agit. Nous sommes en fait face à Graciosa, non loin de notre ancrage à l’arrivée dans les Canaries, et nous surplombons Graciosa situé à 5 ou 6 centaines de mètre plus bas. Nous reconnaissons le petit village, les quatre volcans, notre ancrage si parfait (la couleur de l’eau y est magnifique) et observons un phénomène météo pareil comme celui de Gibraltar : l’air chaud et humide est poussé vers le plus haut volcan de Graciosa (268m) et l’eau dans l’air s’y condense, en altitude, formant ainsi un nuage. Le site est encore une fois aménagé de façon qualitative !


Ile de Graciosa... 


Sur la gauche, l'ancrage où nous étions...


Nous filons maintenant vers la ville de Teguise, l’ancienne capitale de l’île. La présence d’un ancien château et d’une jolie place publique constituent, avec un « musée » improbable (assemblage de plâtres complètement décousu, bof!), les attractions.

En route... le paysage et un village
où les maisons sont toujours blanches aux volets verts...

Teguise...

Dans le Petit futé, "Un lieu fou! Débile!
Un musée indescriptible à ciel ouvert.
Un amoncellement improbable
de sculptures de toutes sortes..." : VRAI

Finalement, un dernier arrêt à la fondation César Manrique. Il s’agit du lieu où était situé sa maison. Un truc qui fait 1800m2 (18,000pi2) sur un terrain jonché de lave de 30000m2 (300,000pi2). C’est une ode à ce célèbre artiste et architecte. On y côtoie ces œuvres, de nombreuses photos de lui-même entouré d’amis et de personnalités et on découvre une demeure splendide qui incorpore le relief volcanique et sa substance, la lave, le tout dans le bon goût, le confort et, franchement, la beauté. Un être brillant et flamboyant chapeau à Manrique !

Une des oeuvres de César Manrique...

Sa piscine... creusée dans la lave...

C'est son terrain !!!!  Un champ de lave...










La journée se conclu par un retour à la civilisation pour avitailler le bateau, et j’ai nommé Mercadona et Lidl ! Nous étions dûs, après trois semaines… Le soir nous décidons de faire un « take away » au restau de tapas. Excellent choix tout est bon !

Nous nous couchons tôt, une grosse journée nous attend demain : exploration de deux volcans… Au lever nous déjeunons et nous partons en voiture vers le Parc National Los Volcanos. Nous voulions faire un autre Parc, celui de Timanfaya, mais il ne reste plus de disponibilité en ligne, tant pis.

On voit bien que les routes
ont été creusées dans les champs de lave...

L'entrée du parc...


Nous amorçons la marche dans le champ de lave noire après avoir garé la voiture. Il fait chaud et très sec : nous ne suons pas, tout s’évapore de notre peau. Le sentier est très bien balisé et plusieurs affiches explicatives bordent la randonnée.

Un point sur la météo s’impose : les températures qui sévissent à Lanzarote sont hors norme compte tenu de la saison. Normalement il devrait faite 20-25 degrés le jour et un peu moins la nuit. Ce que nous avons, le jour ça peut dépasser les 33 degrés, c’est inédit. Ceci dit la météo à plus long terme montre que la température redeviendra normale 5 jours environ…Inch’Allah ! De retour sur le sentier…

Nous amorçons la première montée, la pente est douce et le vent chaud bien présent. Nous faisons le tour de la caldera et redescendons pour entreprendre la montée du second volcan. La pente est un peu plus abrupte et le sentier plus exposé au vent chaud, pour éviter d’avoir l’intérieur du nez trop sec nous mettons notre main par dessus le nez et la bouche pour conserver l’humidité de notre exhalation : ça fonctionne. Nous rejoignons la caldera puis en faisons le tour car le point le plus haut se trouve à 180 degrés de notre position. Arrivés à cet endroit Jean monte sur la colonne de béton (qui fait 25cm de diamètre) pour que Yo puisse prendre une photo.

Nous redescendons en continuant de suivre la caldera, nous en serons quitte pour un 11,5km de marche. Nous arrivons à la voiture un peu déshydratés, mais nous avons une autre bouteille d’eau à l’intérieur.

Le début de notre randonnée...
on y voit les champs de lave
et les deux cratères que nous irons voir...

Le premier... Montana Caldereta...



Le deuxième, que l'on voit ici, Montana Blanca...





Sur notre chemin de retour...

Un éboulement de lave...
et les grosses roches se forment
comme des boules de neige déboulant une pente...


Nous partons en direction de la route des vins et profitons de la route à faire pour manger et nous réhydrater. La première halte est à un vignoble artisanal qui produit de 5,000 à 10,000 bouteilles par année. Nous goutons un Malvasia sec, en blanc, qui est correct. Nous en achetons une bouteille.

Deuxième arrêt, la bodega Stratus, joli endroit où l’on peut déguster les vins et manger : c’est « class ». Nous goûtons à deux Malvasia en blanc et à un Syrah en rouge. Les Malvasia sont très bons mais le Syrah est vraiment excellent. Nous prenons une bouteille à… 27Euros (40CND) que nous réservons pour une occasion spéciale…la bouteille est unique.

Église sur notre chemin... 

La culture des vignes, dans la lave, se fait de cette façon...
On peut comprendre que le coût de la bouteille est élevé...
Ce n'est pas beaucoup de raisins au pied carré...!!!


On y voit plusieurs façons de cultiver les vignes...

Nous terminons la journée en visitant une lagune avec de l’eau hyper salée et verte et une double grotte sur la mer qui est très bien aménagée…dans les deux cas malheureusement, la luminosité est mauvaise dû au vent d’est (venant de l’Afrique, du Sahara en fait) chargé de poussière, chaud et sec : le fond de l’air, au-dessus de l’horizon est jaune.


On voit bien l'air brun... 






Retour à la civilisation pour finaliser l’avitaillement, nous rencontrons, par hasard, au Lidl (une chaîne allemande) nos amis Munichois, Thomas et Uli : joyeuses retrouvailles !

Nous nous entendons pour aller prendre un verre et pour aller souper ensemble au resto : très agréable soirée.

La marina Rubicon...  on y voit le derrière de Caffè Latte...
3e bateau à gauche du catamaran!!!


Nous décidons de rester deux jours de plus à la marina, ça nous permettra de relaxer un peu et de retourner à la capitale en bus et à vélo pour nous faire étamper notre passeport hors Schengen et aussi pour livrer un jeu de pavillons de pavois à un navigateur français dans le port d’Arrecife...

Nous profitons de la piscine de la marina et nous nettoyons le bateau pour le libérer de la poussière de sable du Sahara !! Demain, nous retournons au magnifique ancrage près de la marina afin de poursuivre, dans les prochains jours, la découverte d'une autre île...

De retour à l'ancrage devant les plages de Papagayo...




À très bientôt pour une autre publication de notre blog !

mardi 3 octobre 2023

Traversée vers les Canaries...

Depuis cinq jours, nous regardons attentivement les données pour trouver une fenêtre météo adéquate. Honnêtement, nous sommes un peu « rouillés » par rapport aux conditions de navigation en Atlantique. Ainsi, nous voyons des vagues de 3m avec une période de 12 secondes sur notre travers avec des vents d’une douzaine de nœuds : est-ce que les voiles vont claquer? En tout cas avec des conditions semblables en Med, où la période aurait été de 5 à 6 secondes, nous ne serions pas sortis. Nous faisons appel à un pro de l’Atlantique, notre ami Benoît. Selon lui c’est jouable, ce n’est pas la vague le problème, c’est effectivement la force des vents. Nous décidons d’attendre un peu.

Finalement, il semble que le 22 septembre soit un bon moment, les vagues maximales atteignant 2,1m avec des vents de plus de 14 nœuds. Nous quittons la marina à 11h30 en direction du ponton d’accueil et de départ.

Formalités terminées à 13h10, Marcel, le suisse qui va à Agadir, a quitté juste avant nous. Nous roulons à voile assez rapidement, à 60 degrés du vent apparent et filons à 6-7nds. Nous avons tenté de dormir dans la cabine avant, c’était un peu trop bruyant pour que nous répétions l’expérience à cette allure, malgré que nous ayons réduit la voilure (2 ris dans la GV) pour la nuit.

Cap Spartel que nous avons visité sur terre...



Au matin, tel que prévu nous nous retrouvons au portant, tribord amure (confort plus moyen) avec pleine voilure, dont le génois tangonné. Très calme à l’intérieur, nous passons une excellente nuit.

Le plus beau coucher de soleil que nous ayons vu...



Au jour 3 de la traversée, au réveil nous larguons les ris de la GV et sortons le spi. Nous roulons à bonne vitesse environ jusqu’à 15h où, suite à des pointes à plus de 9nds, nous affalons le spi et ressortons le génois. Nous maintenons tout de même plus de 7nds très facilement. Cette configuration de voile sera maintenue toute la nuit. Les vents faiblissent un peu et il y a claquement léger des voiles quand notre vitesse baisse à 4-5nds, mais ce n'est pas si mal.


Une petite sieste d'après-midi...
On ne dort pas dans la chambre
mais plutôt dans le carré:
aucun son et confortable...

Magnifique pied de vent !!!



Au matin, les vents reprennent jusqu’à 11h puis nous faisons du moteur, pour nous rapprocher du vent, durant 3 heures. Nous retournons en mode voile vers 14h et nous roulons bien.

Le matin du 25 septembre, nous avons un problème avec la connexion de l’Iridium GO! (le bidule satellitaire qui nous donne la météo et qui, avec SquidX, nous calcule la route optimale à suivre). En gros, l’ordi ne se connecte plus, mais l’iPad lui, peut se connecter. Jean passe beaucoup de temps à tenter de résoudre le problème mais sans succès. Jean demande un fichier météo depuis l’iPad. Ça nous permet de voir le vent qui s’en vient.

Durant, la nuit, vers 2h30 du matin nous faisons un empennage (nous changeons de cap en faisant passer le vent sur l’arrière du bateau) puis à 6h30 nous en faisons un autre. Les vents mollissent pour une heure, on fait du moteur, tout en se préparant pour faire du vent arrière jusqu’à destination. Ce sera génois tangonné et trinquette. Super relaxe, super confo et nous arrivons à Graciosa avec cette configuration…


Terre en vue... Graciosa...

...et Lanzarote !!!


Nous aurons fait 595MM (1100km) en 99h15 soit une moyenne de 6nds (11km/h). Une traversée très bien maitrisée et agréable. À l’arrivée, des bulles italiennes et du saumon fumé bien mérités.

Le problème de l’Iridium GO! a été réglé : mauvaise manipulation de Jean sur l’ordi… 

Graciosa, Ile des Canaries

Nous aurons passé 6 jours au seul ancrage de Graciosa, mais quel ancrage ! La sensation de calme et de sérénité nous envahi. Malgré la présence d’une vingtaine de voiliers c’est très, très silencieux et apaisant. Ceci nous incite à « coller » ici…

Bordé par deux plages de sable blond, avec en toile de fond, d’un côté les collines volcaniques de Graciosa, de couleur ocre, rouge et brun et de l’autre, le plus souvent embrouillé de nuages et de brume, la côte volcanique majestueuse de Lanzarote.

Cette côte nous la découvrirons de plus près lors notre navigation vers la marina Rubicon. Pour l’heure nous allons à terre, en annexe et à la rame, pour y laisser le dignhy en sureté sur le sable…en intégrant le fait qu’il y a de la marée ici contrairement à la Med !

Nous empruntons l’un des nombreux sentiers de rando pédestre, qui nous mènera tour à tour à une plage cachée, au sommet d’une colline volcanique et de sa « caldera » (cratère). Par la suite, nous marcherons jusqu’au village balnéaire (invisible de l’ancrage). Les rues sont de sable et les petites unités coquettes, mais c’est sans vie. Nous prenons une glace (bof..) et reprenons la route en direction de l’annexe. Un 11km qui fait du bien aux jambes, et qui favorisera le sommeil 😉.

La petite plage isolée...


Notre ancrage et le seul autorisé sur l'île...


Mission accomplie !!!







Après une journée plutôt nuageuse, que nous passons à bord, nous partons, le lendemain en milieu d’après-midi, sous le soleil, pour aller faire la rando de la plus haute colline volcanique de Graciosa. Pour s’y rendre il faut compter environ 5 à 6km, l’ascension, surtout vers la fin, est un peu abrupte. Au sommet, la caldera est impressionnante et nous devons marcher sur la crête pour accéder au point le plus haut, 268m, et aussi pour nous rendre vers le sentier qui nous amènera à la base de la colline.

Au fur et à mesure que nous descendons le sentier devient jonché de petites scories rondes qui rendent la surface plus « glissante » … C’est de courte durée, car rapidement nous nous retrouvons avec une bonne épaisseur de billes de roches volcaniques sous les pieds ce qui nous permet de glisser légèrement à chaque pas et de s’y enfoncer : c’est très sécuritaire. En fait, c’est un exactement ce que nous avions expérimenté sur l’Etna en Sicile. Nous atteignons la base sans encombre et nous nous dirigeons vers la plage où se trouve notre annexe. Randonnée de 13,8km très agréable. Cela a aiguisé notre appétit.

Un décor très aride que nous offre Graciosa !!!


L'ile compte 4 cratères, celui-ci est le plus bas...

On y arrive...

Le cratère dans son ensemble...

Nous sommes sur le plus haut cratère et
ceux-ci sont les 2 autres, celui au fond,
c'est le premier que nous avons marché...

C'est le nord de l'île de Lanzarote...


Malgré que notre dernière « vraie » épicerie remonte à quelques jours avant notre départ de Gibraltar, il y donc plus de 3 semaines, eh bien qu’avions nous pour souper?

Jarret de porc italien en sachet sous vide, pommes de terre nouvelles, betteraves et salade de chou, accompagné par un verre de vin (Primitivo italien des Pouilles). Magnifico ! Yolène gère très bien les réserves de nourriture à bord de Caffè Latte 😊.

Au lever nous préparons le bateau pour naviguer vers l’ïle de Lanzarote, voisine de Graciosa, avec comme objectif le secteur de la plage de Papagayo, la plus belle plage de l’île, non loin de la marina Rubicon.       

À bientôt pour la suite de l’aventure, la découverte des Canaries, revenez nous lire pour ne rien manquer !