mardi 6 juin 2023

Bye Bye Sicile, Bonjour Sardaigne, Italie

Castelmare di Golfo  

Après Palerme, en Sicile, nous atteignons Castelmare di Golfo vers 16h30, les vents prévus ne pas sont là. Nous avons réussi à faire une heure de voile lorsque nous approchions notre destination. Notre ancrage, près du port, nous protègera adéquatement du vent et de la houle : nous avons bien dormi !

Réserve naturelle du Zingaro

Située à 5MM, nous nous rendons sous moteur devant la plage de Cala Mazzo di Sciacca, de là nous pourrons accéder aux sentiers de la Réserve naturelle. La petite plage est fort jolie, mais les vents y tourbillonnent; par ailleurs c’est confortable. Pendant la nuit, du fait que le bateau tourne dans tous les sens, notre chaîne se frotte contre une roche ce qui nous dérange un peu…

Au matin, nous sommes mal protégés des vents d’ouest prévus, mais les vents observés sont du nord est. Nous décidons de nous rendre à terre en dinghy pour aller faire une rando. C’est une randonnée facile, et c’est beau. Nous ferons 12 km en 3 heures.





De retour à l’annexe, nous constatons que le vent entre dans la baie et que le bateau se fait secouer par les vagues du vent du nord est qui ont augmentés en force. Nous levons immédiatement l’ancre et filons vers San Vito sous moteur. À notre arrivée, c’est le calme plat, nous serons très bien protégés ici.

La vue de notre ancrage...


Au revoir Sicile !

Jean regarde la météo du lendemain, le 12 mai, et il semble qu’il y ait une fenêtre météo pour la Sardaigne, située à environ 165 MM. Si nous ne prenons pas la fenêtre de demain la prochaine fenêtre sera, au minimum dans environ une semaine, ce qui nous mettra assez serrés pour la visite de nos amis qui arrivent le 26 mai.

Nous décidons de laisser tomber la visite des îles Edgar, situées à l’ouest de la Sicile et optons pour quitter la Sicile demain vers midi.

Au matin, exercices, déjeuner et consultation de la nouvelle météo de 10h : Jean fait un routage et il faut partir…maintenant.

Les vents prévus sont là : 17 à 22 nœuds de vents. Nous serons successivement au bon plein, au portant, nous faisons un empennage, et de retour au portant puis au bon plein. Nous serons accueillis par un orage à notre arrivée. Nous aurons fait les 172 MM en 28h soit à une moyenne de 6 nœuds. Il fallait être vigilant tout au long de nos quarts, les vents changeaient lentement de direction et, pour avoir du confort à bord, nous devions constamment modifier notre direction : ce fut un peu…épuisant, mais une belle réussite en termes de navigation, nous avons bien joué cela.

Nous jetons l’ancre à Villasimius au sud de Cagliari, juste à l’ouest de la petite marina. Au menu : bon souper, bon verre de vin et dodo à 20h15 pour un 12 heures de sommeil !

Bonjour Sardaigne : Cagliari et les environs

Au réveil, nous décidons de rester au même ancrage malgré que tous les bateaux avoisinants quittent et que nous savons que nous aurons du vent « sur le nez » toute la journée. Par ailleurs, la nuit les conditions devraient être bonnes…mais en fin d’après-midi et au début de la soirée, ça commence à « rouler » un peu : c’est inconfortable.

Jean constate que les bateaux situés au nord de la baie sont moins affectés par la houle. Nous nous désancrons et nous nous dirigeons au nord de la baie. Nous y passerons une bonne nuit.

Au matin, nous consultons la météo et nous pensons quitter à 15h car les vents seront favorables…erreur vers 14h le temps est à l’orage…nous attendons à 16h…pas de vent et un peu de pluie pour 3 heures. Nous arrivons à Poetto, un super ancrage peu profond et vaste juste à côté de Cagliari.

Poetto 

Nous resterons ici 4 nuits. La température est pluvieuse, mais nous en profitons quand même pour aller à Cagliari en vélo à deux reprises. La première fois pour obtenir une carte SIM pour de l’internet et la seconde fois pour visiter et y faire l’épicerie. C’est un bon ancrage très pratique : facile d’accéder à la terre ferme en annexe qu’on laisse à un petit quai à la marina et une fois rendu soit en vélo (bon réseau de pistes cyclables) ou en bus on se rend où l’on veut.

Vue de notre ancrage...

Le bastion, élément fort au centre de Cagliari...

Rue de magasins...




La tour de l'Éléphant...

Vous voyez pourquoi ???


Intérieur de la Cathédrale de Cagliari...


Tuerredda Ouest

Après avoir consulté la météo, nous décidons rapidement de nous rendre à environ 30 MM à l’ouest dans une région plus sauvage où les ancrages sont abondants. On y fera de l’exploration en vue de la visite de nos amis à la fin mai. Il y a du vent, un peu, si bien que nous ferons moitié voile moitié moteur pour nous y rendre…

C’est un très bon ancrage bien protégé de la houle du sud-est, mais hélas la présence de rochers à proximité créant des rebonds de houle rend la nuit un peu rouleuse. Au matin, nous nous réancrons à la faveur du départ d’un voilier. Plus près de la plage et plus éloigné des rochers c’est beaucoup plus calme. Nous nous affairons à divers projets alors que la météo annonçait un jour pluvieuse de bout en bout, ce qui ne s’est pas avéré.

Nous nous redéplaçons le lendemain vers un très petit ancrage, très sauvage qui nous assurera une très bonne protection vent et houle. Nous y sommes rejoints par Monika et Eric de Vadere II (équipage canado-français) rencontré plus tôt à Villasimius. Nous fraternisons avec eux deux soirées consécutives : de bons moments ! Nous en profitons pour aller en annexe à terre et pour faire une rando qui nous amènera aux abords d’un joli phare rouge.


Notre ancrage...




Le 25 mai, nous quittons pour Cagliari, à la voile, une jolie navigation, en direction de Portus Karalis.

Cagliari

Une arrivée au port un peu difficile « grâce » à la compétence douteuse des marineros, mais bon, pas de dommage. Nous nous installons rapidement, nous sommes non loin du centre-ville, la marina est fort agréable.

Nous allons faire l’épicerie, que nous ferons livrer, nous prenons une l-o-n-g-u-e douche et nous repartons visiter la ville.

Le lendemain, épicerie à nouveau, lavage du bateau de fond en comble et préparation pour recevoir Martin et Julie qui arriverons vers 20h ce soir.

Martin et Julie à bord

Après avoir validé que le droit de passage soit acquitté (4kg de beurre d’arachides 😉), permission leur est accordé de monter à bord 😊.

Un cinq jours trop vite passé en excellente compagnie. Visite de Cagliari, souper au resto : magnifique. Déplacements à la voile et au moteur vers Villasimius, puis vers Tuerradda, rando et paddle board, retour vers Poetto, apéro sous la pluie et l’orage (pas grave 😉), parties de Wizard.

Nous les déposons à la Marina Piccola vers 9h30, en annexe, le 1er juin, où le taxi commandé la veille les attendait comme prévu. Bonne continuation de votre voyage en Italie les amis !








Plus tard, nous irons à ce magnifique ancrage...



La suite…

Nous continuerons notre route vers l’ouest de la Sardaigne en direction de Carloforte, une magnifique île sur la côte ouest.

Au plaisir de vous en parler via ce blog. À très bientôt !

samedi 20 mai 2023

Cefalù et Palerme, Sicile

Cefalù

Nous déjeunons avant de lever l’ancre à 8h en direction de Cefalù. Bye bye les Éoliennes!

Ça commence avec des vents qui ne sont pas dans la direction prévue… Nous échangeons sur la suite des choses…finalement nous sortons la GV avec 1 ris et le génois : les vagues montent sur le pont ! Dommage le bateau était exempt de sel 

Nous ferons du près serré tout le long, c’est-à-dire en remontant le vent le plus possible : ce n’est pas super confortable mais ça nous fait avancer assez rapidement compte tenu de la force des vents. En moins de 10 heures, nous franchissons les 53 MM qui séparent Vulcano de Cefalù en dépit du courant contraire.

Nous nous rendions à Cefalù, entre autres, pour rencontrer Stefano, propriétaire d’un Dufour 412 (la nouvelle mouture de notre Dufour 410) avec qui nous avons échangé sur des aspects techniques. En retour, Stefano nous a donné plein d’informations sur certains ancrages et ports de la Sicile et de la Sardaigne.

Nous avions avisé Stefano la veille que nous comptions rallier Cefalù sous peu. En route, peu de temps après le départ nous lui confirmions notre intention. Quelques heures avant notre arrivée, nous l’informions de notre heure estimée d’arrivée au port.

Par retour de WhatsApp, Stefano nous envoi quelques photos du port, de son emplacement à quai et quelques instructions. Nous comprenons que nous serons au même quai que lui et que ce sera gratuit : trop bien.

Stefano et Gemma, sa femme, nous accueille, à quai et nous invitent pour un apéro dinatoire. Le temps de se changer et de se débarbouiller rapidement et nous nous retrouvons à bord de « Carillon ». Nous avons adoré notre soirée avec Gemma et Stefano.




Au matin, beau soleil, l’équipage de Carillon quitte pour les îles Éloliennes, nous sans nous avoir dit que nous pouvions rester à quai grâce au frère de Gemma, qui navigue aussi ces eaux, et qui a un contact avec le propriétaire du quai. Nous donnons les amarres de Carillon à l’équipage, leur souhaitons bons vents et à la prochaine !

Nous faisons des jaloux : les bateaux à l’ancre, nous en connaissons 2 ou 3, « roulent » depuis la nuit dernière et c’est tout aussi intense ce matin. Quand les équipages viennent nous voir à quai nous leur expliquons la situation spéciale du privilège que nous avons.

Du fait d’être à quai nous avons accès à de l’eau, ce qui nous permet de dessaler le bateau, de faire du lavage et nous évite le roulage de la baie.

Nous profiterons du quai pour 4 nuits. Nous avons visité la Rocca (le rocher), avons arpenté la ville de Cefalù, fait l’épicerie et fait quelques petits travaux sur le bateau.

Une ruelle sur le bord de la mer et le phare...

Mignon, non ???

Notre balade sur la Rocca au petit matin...

Ceci est la marina et les ancrages...



On y voit le cimetière...


La Cathédrale de Cefalù...






Le matin du 7 mai, nous lèverons les voiles à 8h en direction de Palerme.


Palerme

Nous adorons cette ville et c’est avec plaisir que nous y retournons. Les vents annoncés étaient limite pour faire de la voile (lire vent faible). Nous faisons alternativement du moteur et/ou de la voile et arrivons à la Marina de Sitimar à 15h30, heureux de s’y retrouver, là où nous avions atterri en 2019.

Nous installons le bateau à quai correctement, prenons une douche de terrien : longue et chaude et hop nous filons à notre resto favori, le Funnanco Pizza Lab. Un vrai régal ce resto, heureusement nous avions contacté en amont Beneditto, le manager du port, pour qu’il nous réserve une table pour 19h30 : un amour ce Ben ! Nous mangeons notre meilleure pizza à vie (c’est aussi ce que nous avions dit à notre première visite…). Beaux rêves à bord…


On est comblé par cette pizza...

Le lendemain, nous profitons de la journée pour faire un bon réapprovisionnement dans une épicerie qui fait la livraison au bateau et nous marchons dans la ville. Soirée resto suggestion de Ben : un endroit fort sympathique où la cuisine y est familiale.

La cathédrale...

Le Street Food...

Après deux nuits à Palerme nous quittons le port à 10h sous une fine bruine…ça fait près d’une semaine que le temps est à la pluie…mais nous ne nous plaindrons pas. Direction Castellamare del Golfo.

À plus pour la suite de l’aventure ! 

Îles éoliennes, Sicile

Après notre escale à Scilla, suite au passage du canal de Messine, c’est à 11h que l’on quitte l’ancrage à destination de Panarea. Les vents hésitent un peu, nous aussi. Mais après peu de temps nous hissons les voiles et nous faisons route, tout en douceur, vers notre ancrage.

Il fait un temps magnifique : soleil, mer calme et vent doux. Ça pourrait ressembler à un temps de début d’été ? Nous nous approchons de Panarea, la plus huppée des Éoliennes et, du coup, nous nous approchons de Stromboli et du volcan du même nom.

Nous pouvons voir quelques manifestations d’activité volcanique, en l’occurrence des nuages de gaz et de poussières qui émergent aux 2-3 minutes environ. À l’approche de la destination, deux dauphins assez grands nous accompagnent de leurs cabrioles.

Île de Panarea en avant plan et Stromboli derrière...


Jean rédige le blog pendant notre navigation !!!

Superbe arrivée à notre ancrage...

Nous jetons l’ancre vers 19 hres après quelques 40MM de navigation.

La nuit ne fut pas très réparatrice : le vent et la houle ayant contribué à rendre notre sommeil entrecoupé de périodes d’éveil…bof !

Nous quittons au matin en direction de Lipari, après avoir supputé les possibilités de voir le Stromboli à la nuit tombante…rien n’y fit, la pluie et vent prévus rendent la mission…délicate.

Sous génois seul nous avançons vers Lipari, éventuellement les vents ayant tournés suite à une pluie assez forte près du passage entre Vulcano et Lipari, nous faisons le dernier bout sous moteur et changeons d’ancrage pour celui de Vulcano Est, très bien protégé des vents d’ouest, et empestant l’anhydre sulfurique, alias les œufs pourris, grâce à la présence d’une source de gaz, chauds, à environ deux mètres sous l’eau, et, portés par les vents en direction du bateau 



Quand les vents se calment, nous changeons d’ancrage pour aller cette fois dans la baie Ouest.

Nous apercevons les fumerolles du cratère de Vulcano, le sol est jaune indiquant la présence de souffre, un effet secondaire des émanations d’anhydre sulfurique, mais celles-ci sont en hauteur… Des bateaux croisés en Tunisie sont à l’ancrage.



Nous sommes en retrait de l’ancrage près de la fin de la baie, néanmoins la nuit sera bonne, et nous fera grand bien !

Au matin, nous nous interrogeons sur la suite des choses : les vents changeront et seront d’ouest, la pluie sera de la partie et nous voulons aller marcher le Vulcano, qui est le volcan le plus surprenant des éoliennes. Or, nous n’aimons pas trop la baie est à cause de la source de souffre et le temps est à la pluie…

Nous décidons quand même d’aller monter le Vulcano. Avec nos impers dans notre sac à dos, nous allons en annexe sur la plage et nous nous dirigeons vers les sentiers qui nous mèneront au volcan.

Surprise à notre arrivée : des touristes sont attroupés près d’une pancarte, mais surtout un feu rouge est allumé indiquant l’interdiction de gravir le volcan…!??

En anglais, l’explication est limpide : l’ascension doit être amorcée avant 10h30 ou après 16h30 (siesta des autorités oblige…). Bon nous nous nous recentrerons sur l’ascension du Vulcanello, petit frère de l’autre.

En route, nous croisons un petit resto et nous prenons une pointe de pizza et une arancini. L’ascension est rapide et offre un point de vue intéressant sur nos deux ancrages. Le ciel s’assombri, nous croyons que nous ne serons pas épargnés par la pluie…et pourtant, oui, nous pourrons regagner l’annexe puis le bateau bien au sec.

Par contre, c’est rouleur, grâce aux traversiers et à l’absence de vent : c’est fort désagréable…nous ne souperons même pas.

Très populaire les têtes de céramique..
Elles symbolisent la légende selon laquelle un jeune Maure amoureux
d'une sicilienne qui fut décapité par celle-ci pendant son sommeil.
Lui voulant retourné dans son pays.
Sa tête servie de pot à fleurs et
les fleurs qui en poussèrent furent abondantes et merveilleuses...

Le Vulcano et notre ancrage vue du Vulcanello...


Île de Lipari...

Nuit rouleuse, ciel menaçant au matin. On déjeune et on décide de partir quand même pour grimper Vulcano. En partant, on va voir les gens du bateau Sancerre, des britanniques, et on apprend que l’homme a un abcès sous une dent, c’est douloureux. Nous avons des antibiotiques à bord : un truc passe-partout pour les infections du « haut du corps ». On retourne au bateau, on prend des antibiotiques et on lui en remet.

On file à la plage, on croise des tchèques très sympa…qui habitent en Rép. Tchèque près de Vienne…le monde est petit. Nous grimpons le Vulcano, ça valait la peine : magnifiques vues et cratère spectaculaire.

Retour au bateau après petite épicerie. Orages et pluie forte sont au menu pour l’après-midi…et pour la nuit : ça roule en Tabaslack !

Le cratère du Vulcano et le Stromboli en arrière-plan...

Verdure incroyable...

On s'est bien amusé à prendre des photos panoramique du Vulcano...




Vers 6h, Jean se lève pour un pipi et aperçoit Sancerre qui ne pointe pas dans la direction du vent…bizarre. Jean sort dehors ce qui alerte Yolène qui le rejoint : l’orin de Sancerre est pris dans le cordage de son annexe. Cette situation pourrait faire décrocher l’ancre de Sancerre.

Nous les réveillons en sifflant ; facile, ils sont à 10m de nous… l’homme sort la tête par l’écoutille avant et lâche un « Oh ! ». La situation est maitrisée rapidement, mais nous sommes très réveillés. On vérifie la météo : nous avons une fenêtre météo pour aller vers Cefalù, notre prochaine destination sur la Sicile. Il est grandement temps pour nous de quitter les îles Éoliennes !

À bientôt pour la suite des aventures !