dimanche 17 décembre 2017

Martinique... Mont-Pelé


Nous sommes ancrés à Sainte Anne, depuis le 10 décembre, et il y fait beau temps depuis que nous y sommes. Ciel bleu, nuit étoilée, presque tous les jours. Ce n’est pas coutumier dans les Caraïbes où, normalement, il pleut, un petit peu, à chaque jour. Nous en profitons pour faire des réparations et des travaux sur le bateau. Nous avions une entrée d’eau par l’avant du bateau, au niveau de l’étai, suite à un problème de conception, et nous avions reçu un jeu de pièces pour étanchéiser le tout. Pour installer ce jeu de pièces, il nous fallait ce temps sans pluie. Nous avons ôté le davier et le support pour tenir le bout dehors, ôter tout le scellant que nous avions mis en place et installer le jeu de pièces. Or, une des pièces était mal soudée, Jean a dû utiliser une rectifieuse pour la rendre conforme. Donc, nous installons les pièces, le davier et le support pour le bout dehors et nous calfeutrons le tout. Tout a l’air bien en place, il restera un peu de scellant à faire le lendemain matin puisque nous terminons les travaux à 18hres avec une frontale… Le lendemain, Yolène s’affaire à finir de sceller l’avant du bateau et entreprend l’étanchéisation du pourtour du bateau. Pendant ce temps, Jean entame le changement d’huile sur le moteur : après 150-200 heures il est recommandé de faire la vidange d’huile. Trois items sur la « to do list » viennent de s’effacer : Yééééé!

Pendant ce temps, nos amis de Grand Cru sont de retour à nos côtés, à Sainte Anne. Nous prévoyons louer une voiture jeudi et vendredi. Nous voulons faire le Mont Pelé : ça fait deux fois que nous tenons de le gravir mais sans succès. Il y a toujours le mauvais temps qui nous en empêche .

Nous réservons un « monospace », la version française du minivan. Il loge 7 personnes est de marque Dacia et ce modèle se nomme « Lodgy » évoquant sans doute le fait qu’il soit logeable !? Nous récupérons le véhicule, mercredi soir, et prenons la route tôt, jeudi matin. La route est longue pour se rendre au Mont Pelé, en plus, il y a de la circulation pour se rendre à Fort de France d’où nous emprunterons une route secondaire pour nous rendre à Ajoupa Bouillon. De là, nous débuterons l’ascension par l’Aileron vers 10h30. En théorie, pour se rendre au refuge no. 1, il faut mettre 2 heures. Nous faisons ce segment en 1h30. C’est magnifique comme paysage, la végétation est basse en partie à cause du sol volcanique ce qui permet des points de vue de partout sur la montagne et il y a une variété infinie de verts. Parfois, le ciel se dégage et nous laisse voir le sommet du Mont Pelé. Nous nous rendons ensuite au refuge no. 2 en empruntant le sentier « le chinois », non sans avoir atteint le sommet de 1902 (année de l’éruption qui a détruit la ville de St-Pierre). Nous montons puis redescendons pour atteindre le sommet de 1929, le sommet du Mont Pelé. Nous y lunchons, malheureusement pas d’éclairci pendant notre pause au sommet. Nous faisons le choix de retourner à la base (Aileron) en empruntant un sentier qui longe le « cratère » de 1902, sentier nommé le « Caldeira ». C’est à couper le souffle. Finalement au bout de 5 heures de randonnée nous rejoignons l’Aileron et la voiture. De là, en route pour la rhumerie DePaz, l’une des deux meilleures rhumeries de la Martinique, l’autre étant Niesson. Arrivé sur les lieux, nous entamons l’auto-visite et nous concluons celle-ci au coin dégustation. Un ti-punch, une lampée de rhum vieux, une autre de rhum planteur au fruit de la passion…Nous achetons un cubi de rhum doré et une bouteille de vieux rhum et nous repartons vers Sainte-Anne mais nous sommes, encore une fois, coincés dans la circulation. Nous regagnons sagement notre bateau vers 19h00 après avoir salué nos amis de Grand Cru avec lesquels nous avons passé une journée magnifique.



















Ceci est le trajet fait de l'Aileron jusq'au
Le Chinois en passant par la Caldéira
Mont-Pelé alors que nous sommes à la rhumerie DePaz
Vendredi, nous nous rejoignons au quai à 8h30 et nous décidons d’aller au Diamant pour voir le mémorial 110 degrés. Il s’agit d’un site érigé en mémoire de 15 esclaves qui ont péri lors du naufrage d’un bateau à l’ancre dans la baie face au rocher Diamant. Les esclaves ayant péris car ils étaient enchaînés dans la cale du bateau. Le mémorial 110 degré fait référence au cap qu’il faut prendre pour se rendre en Guinée, lieu présumé de naissance des esclaves en question, à partir du rocher Diamant. Nous visitons aussi une minuscule demeure, celle d’un bagnard Martiniquais. Nous nous dirigeons ensuite vers le Décathlon (vêtements et équipements de sport) puis vers le Hyper U, un hyper super marché d’alimentation (choix complètement débile). Nous ressortons de là juste à temps pour se foutre à nouveau dans la circulation. Nous arrivons tout de même à Sainte-Anne vers 17h. Nous mettons nos achats dans le dinghy et nous nous rendons au bateau sans encombre. Nous retournons le véhicule pour 18h00. Au retour, nous voyons le Pizza Boat, un catamaran converti en pizzéria flottante. Jean s’y déplace et nous plaçons une commande. Elles sont vraiment délicieuses, à refaire…




Hier, nous avons pris ça mollo, au bateau, tout en faisant quelques menus travaux. Nous irons pour un apéro sur Ramble On, un catamaran appartenant à un couple d’américains que nous avons connus au volleyball en Grenade et qui sont aussi amis avec Grand Cru. Life is good! On pense à vous, familles et amis, au Québec et aux 40cm de neige reçu… et on se dit que la vie est parfois cruelle 😉
À bientôt !

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