mercredi 21 juin 2017

Grenade à ...

À St-George, capitale de la Grenade, c’est une ville un peu plus conséquente et nous en profitons pour faire des trucs qui nécessitent des « infrastructures »… Nous faisons la lessive, avec un accès internet digne de ce nom, nous achetons nos billets d’avion pour le retour au Québec en août, nous allons souper dans une marina où le décor et la bouffe sont excellents. Nous en profitons également pour aller explorer et marcher dans St-George. La petite ville est située en périphérie de la baie et un trottoir large borde le plan d’eau. C’est sympa mais ce n’est pas très riche ici, l’approvisionnement alimentaire n’est pas simple. Nous sommes convaincus que nous devons retourner en Martinique pour faire des provisions qui nous permettrons de tenir le coup jusqu’en août et plus et pour ne pas manger « triste ». Pour ce faire, nous allons dans un premier temps retourner à Carriacou, ceci nous permettra d’avoir un meilleur angle de navigation pour aller en Martinique. Notre départ, vers Carriacou, est retardé par un journée de pluie assez intense. Le lendemain, 12 juin, vers 8h30, le ciel est toujours maussade mais nous décidons de quitter tout de même. Nous levons les voiles au bout d’un certain temps et la navigation se passe bien, jusqu’à ce que le vent combiné à un fort courant nous contraigne à utiliser le moteur pour les derniers milles. Nous arrivons à Carriacou vers 17h30 et nous cherchons un bon endroit pour s’ancrer, ce qui fut fait. Le lendemain matin, nous faisons notre dédouanement à Carriacou et nous allons saluer Diane et Richard de Lumbadive. Le soir venu, nous nous accordons une pause préparation des repas : nous allons chercher une excellente pizza du Lazy Turtle : Yessss !
Le 14 juin, nous levons l’ancre en direction de la Martinique, il n’y a pas beaucoup de vent mais bon, la météo prévoit du vent, ce n’est qu’une question de temps… Les vents arrivent et nous avons droit à une belle navigation avec deux ris sur la GV. Nous attrapons un barracuda de 60 cm environ, un bon combat pour le ramener à bord. Nous le relâchons, à notre avis, il y a trop d’arrêtes dans cette chair pour pouvoir s’en nourrir (mais nous nous sommes dits que la prochaine fois, nous y gouterons pareil!). Nous roulons à fond de train et nous apercevons au loin des nuages menaçants. Nous mettons le radar en marche pour constater qu’il y a de la pluie assez forte sous ces nuages : c’est un grain. Les vents forcissent, nous nous rapprochons de St-Vincent et nous croyons être en mesure de nous cacher du grain sous le vent de St-Vincent. Peine perdue, le grain grossit et nous rattrape, les vents sont de plus en plus fort, nous partons à l’auloffée. Nous devons rentrer les voiles en vitesse, un mur blanc de dirige sur nous. Le grain nous encercle maintenant, les vents sont de 30-35 nœuds, c’est gérable mais il pleut très fort et on dirait que c’est parti pour un bon bout. La pluie intense « aplatît » la mer, et les vagues sont moins grosses. Au bout d’un moment, deux choix s’offrent à nous : nous poursuivons notre route (il reste 16 heures de navigation et nous sommes tout mouillés) ou bien, nous rebroussons chemin pour aller s’ancrer à Bequia, pour y passer la nuit.  D’un commun accord, nous convenons de nous diriger sur Bequia. Au moteur, nous mettons un peu moins de deux heures pour franchir les 8 milles nous séparant de la magnifique baie d’Admirality. Sur place nous croyons reconnaître le bateau d’un russe de Montréal : Michael. Oui ! c’est son Eleonora, un joli Swann 52. Nous sommes trop crevés pour aller le voir ce soir, demain nous irons. Une bonne douche, tiède, nous attends et un pâté chinois lyophilisé, étonnamment bon !
Le lendemain, le 15 juin, Michael vient nous saluer et il nous informe que deux ondes tropicales sont présentement actives et en déplacement. La 92L (c’est le nom temporaire de l’onde tropicale) vient de l’Afrique et se déplace à 20 Nœuds vers la Grenade (juste à côté de Bequia…) et devrait arriver dans les Caraïbes dans 5 jours. La trajectoire peut changer au cours des prochains jours, toutefois. Intéressant, il faut analyser ça comme il faut, on ne veut pas se placer en mauvaise position. On va chez Digicel pour avoir un forfait internet pour pouvoir consulter les analyses disponibles. On revoit les données et il semble que nous serons mieux en Martinique qu’en Grenade… ça fait notre affaire, mais ça peut changer aussi mais, le Marin, en Martinique, est un trou à ouragan donc, on peut prévoir une bonne protection si la direction change. Nous invitons Michael, qui est seul à bord de son bateau, à souper avec nous. C’est très agréable. Le lendemain matin, nous revalidons que les prévisions sont toujours ok pour un déplacement vers la Martinique, nous nous dédouanons, saluons Michael et hissons les voiles.
Nous avons environ 90 MM à franchir, 18 heures à 5 Nœuds. Nous arriverons vers 2h30 AM. Heureusement, les vents sont bons et le courant est favorable, nous approchons de St-Vincent rapidement, le ciel est bleu, c’est cool. Nous devrons franchir St-Vincent, Ste-Lucie et leurs passages pour rallier la Martinique. Les passages sont plus costauds à franchir mais nous filons à bonne allure. Les îles elles, cachent quelque peu le vent et nous font ralentir la cadence. Quoiqu’il en soit, nous filons à une moyenne de plus de 6 nœuds et nous allons arriver plus tôt que prévu. En fait, nous jetterons l’ancre à 00h30. Super navigation, nous sommes contents.  Outre le réapprovisionnement que nous ferons, nous allons enfin revoir nos bons amis Robert et Petra de New Vision, qui ont fait l’ARC Bahamas et que nous avions croisé à Annapolis. Ça fait 7 mois qu’on s’est vu ! Nous nous étions donné ce point de rencontre suite à notre décision de remonter vers le nord.
Samedi matin, nous revenons de la capitainerie pour notre dédouanement et nous voyons New Vision à l’ancre près de nous ! Nous nous réancrerons en fin d’après-midi pour être mieux protégé : l’onde tropicale passera sur la Grenade mais nous aurons des vents (30-40 nds) et de la pluie dans la nuit de lundi à mardi. Nous recevons New Vision à bord pour le souper : nous sommes très contents ! Le lendemain, nous allons ensemble au Marin pour faire des achats chez Simply et autres trucs. L’après-midi est passé à enlever des trucs non essentiels sur le bateau et qui pourraient souffrir en raison des vents prévus. Nous allons souper sur New Vision et à notre arrivée la pluie cesse. Nous regardons la météo avec Robert et maintenant l’onde tropicale évitera la Martinique et les vents prévus diminuent encore.
Lundi, nous allons, avec la voiture d’un ami de Robert, au Hyper U où nous nous promettons de faire une méga épicerie : Ouch ! Nous dépensons environ 1000$ canadiens chacun. Nous retournons au bateau, rangeons le tout : nous sommes plein à ras bord et ne manquerons de rien ! Nous finalisons les préparatifs en vue de 20-25 nœuds et rafales à 30. Finalement nous n’avons presque rien eu, peut-être une pointe à 20 noeuds? L’onde tropicale temporairement nommée 92L est devenue la tempête tropicale Bret. La météo est faite de « prévisions », parfois elles se concrétisent et parfois non.
Dans les prochains jours, nous suivrons la météo de près pour une fenêtre favorable pour une navigation de 24 heures, vers le sud.  En fait, pour les 2 prochains mois, nous serons au sud des Caraibes à Grenade en passant par Carriacou pour quelques plongées!
Bonne St-Jean, les amis!

Aucun commentaire:

Publier un commentaire