mercredi 26 avril 2017

Ste-Lucie


Le 12 avril, nous avons fait une belle navigation la voile de Marie-Galante à Portsmouth, une belle navigation où les vents ont « adonnés » c’est-à-dire qu’ils nous auront permis d’atteindre Portsmouth sur un seul bord, en dépit du fait que nous n’étions vraiment pas partis pour rallier Portsmouth ! Yolène, bénéficiant de son statut de « capitaine de dinghy » est allée au marché pour des légumes et du poisson pour vendredi Saint. Oui, pour les légumes mais non, pour le poisson, dommage. Souper, dodo, mauvaise nuit : le mouillage est rouleur cette nuit et il y a un party reggae jusqu’à 5 AM et nous sommes super bien placé pour l’entendre .
Nous levons l’ancre le lendemain, pour St-Pierre, en Martinique. Nous faisons cette route la moitié à voile et la moitié au moteur. Nous devons jeter l’ancre avant qu’il ne fasse nuit noire à St-Pierre, ce n’est pas un ancrage facile… Nous y arrivons tout juste et constatons que nous sommes à côté de Taima un bateau canadien vu à maintes reprises dans les Caraïbes… Souper relaxe et « comfort food » puis dodo, on est très fatigué…

Le Mont Pelée...

Encore le Mont Pelée...

et encore le Mont Pelée...


Le lendemain, vendredi Saint, réveil au son des chants d’église, vers 6 AM. Très religieux ici ! Nous faisons quelques petits travaux (comme toujours après de longues navigations) et nous filons à terre pour les formalités douanières au resto l’Alsace à Key. On rencontre l’équipage de Taima, que nous invitons pour l’apéro. Nous nous dédouanons et nous lunchons au resto. Vers 16h, Jorge et Marianna, de Taima, arrive à bord et nous avons un apéro très cool avec eux !

Samedi Saint, départ de St-Pierre à 8h30 en direction de Grande Anse d’Arlet pour y faire dodo. Navigation variable, peu de vent, puis bon vent puis plus rien… Ancrage facile et bonne nuit de sommeil après un souper au Fajitas (ça faisait au moins 9 mois que nous n’en avions pas mangé) !

En ce dimanche de Pâques, nous avons droit à des crêpes pour déjeuner ! Nous avons du sirop d’érable à bord et de la compote de pomme : un festin ! À 10h, nous quittons Grande Anse d’Arlet en direction de Ste-Anne, décidément nous faisons dans le religieux ces temps-ci ! Navigation 100% à voile au près avec un courant qui nous empêche de faire de bord à 90 degrés, ce qui rallonge la navigation tant que nous serons aux prises avec ce courant, mais bon, il y a pire, nous roulons bien tout de même. Après 5 bords nous arrivons à St-Anne vers 14h30. L’ancrage est un peu difficile (nous avons très hâte de pouvoir acheter une bonne ancre à Ste-Lucie), mais au bout de trente minutes ça y est nous sommes ok. Nous sommes entourés de bateaux canadiens (!?). Le soir, au souper, nous faisons des plans pour la suite des choses. Nous irons faire la randonnée de l’Anse Caritan jusqu’à la Pointe de Salines, paraît que c’est très beau. Nous allons faire dodo là-dessus. 

Au réveil, tôt, nous déjeunons et nous nous préparons. Arrivée au quai vers 8h30, nous entamons la randonnée vers 8h45. Le sentier est bien balisé, large et ombragé. C’est bien. Nous traversons toutefois des sections où les locaux ont planté leur tente le long du sentier du côté plage et nous nous frayons un chemin au travers de leur tente, génératrice et autre table… Ce que nous découvrons sont néanmoins de fort jolies plages. Nous aurons mis quatre heures pour l’aller-retour y inclus le lunch et deux mini baignades.

Anse Caritan

 

Plage, au loin, où nous avons dinés

Plage des Salines

En après-midi, nous sommes relaxes et nous allons nous ancrer dans le Marin, derrière le Club Med, nous avions aimé notre séjour là à la fin février. Il a plu toute la nuit, et encore jusqu’au matin. Notre annexe était sur l’eau et Jean l’a vidée : résultats des courses, 8 chaudières d’eau soit entre 60 et 80 litres d’eau. Nous profitons de cette eau récupérée pour dessaler et laver des bouts du bateau qui ont été « épargnés » par la pluie. Milieu de l’avant-midi, nous filons au Marin pour faire du lavage, du séchage et un peu d’internet. Nous retournons au bateau avant le lunch et repartons en PM pour y faire une épicerie et autres petites courses. Nous allons à un détaillant d’articles de pêche pour acheter un leurre le plus possible identique à celui utilisé par nos amis de Island lors de leur dernière pêche : 2 belles grosses dorades (mahi-mahi). Dès notre retour sur Caffè Latte, une averse se déclenche et nous sommes contraints de rentrer nos vêtements au séchage à l’intérieur . Notre plan de match est de quitter demain matin tôt pour Ste-Lucie, nous avons hâte de découvrir cette île…

L'annexe est plein d'eau...


Depuis 4 AM, il pleut non-stop et assez intensément et nous pensons que ça va durer ainsi un bon bout de temps…vers midi, il y a une petite accalmie mais ça repart de plus belle en après-midi et ça se poursuit en soirée. Pour ces situations, nous avons des « fenêtres » que nous installons sur les côtés du cockpit et qui nous permettent de continuer à être à l’extérieur et au sec par temps pluvieux, c’est quand même cool !

Jeudi, le 20 avril, la pluie a cessée, il fait même un beau soleil et nous levons l’ancre vers 8h15, au portant (donc, poussé par le vent) pleine voilure en direction de Ste-Lucie. Le vent est parfait, une vingtaine de nœuds, mais les vagues par le travers nous obligent à faire preuve de concentration lorsque nous barrons, à tour de rôle le bateau. Nous arrivons à midi, après une navigation de 25 MM, une moyenne d’un peu plus de 6 Nœuds, ce qui est bien. Nous lunchons rapidement et Jean va faire le dédouanement. À Ste-Lucie, les formalités douanières et l’immigration se font à la main, en triplicata, en utilisant du bon vieux « papier carbone » …back to the future ! Détail et curiosité : le maître de port est absent au moment où Jean est présent, et, puisqu’il est le seul autorisé à percevoir les frais de dédouanement et d’immigration, Jean se fait dire que le maître de port va possiblement se rendre sur le bateau pour recevoir son dû…ah oui, vraiment ? Eh ben, nous sommes restés 4 jours consécutifs et il ne s’est pas présenté…

Retour au bateau et départ cette fois avec Yolène pour acheter entre autres une ancre (yessss!!) et autres petits bidules pour le bateau et en profiter pour faire un peu d’internet.

Nous trouvons l’ancre, une Mantus de 45 livres (20kg) et aussi un petit ventilateur que nous installerons dans la chambre d’amis : l’été est à nos portes et il fera chaud, ce sera utile pour Gérard et Julie qui arriveront vendredi. Dès le retour sur Caffè Latte, Jean assemble l’ancre : c’est toute une pioche (pas Jean, l’ancre 😉). Demain matin nous ferons le changement de l’ancre. Durant un souper qui se voulait paisible, notre tranquillité fut perturbée par de la musique d’un bar situé à Gros Îlet et qui nous a « accompagnée » jusqu’à une heure du matin .

Après le déjeuner, nous procédons au changement de l’ancre et en profitons pour nous réancrer le plus loin possible de ce foutu bar (on exagère un peu, parfois ça peut être sympa cette musique mais très rarement après 11PM). Nous nous réancrons, donc, totalement focussé sur le comportement de l’ancre et sur le déroulement de la manœuvre d’ancrage. Succès ! Du premier coup, on a réussi ! Nous réalisons que nous sommes ancrer derrière Sweet Madame Blue. Un peu plus tard, le capitaine nous reconnait et vient nous voir. On jase ancre. Il décrit assez bien le problème de notre ancre antérieure : c’est une ancre qui « flotte ». En effet, cette ancre, une Fortress, a une réputation fort enviable, elle accroche très bien sur les fonds sableux mais son problème est qu’elle est très légère (elle est en alu) et qu’elle a une bonne surface. Quand nous la « lançons » à l’eau, elle plane jusqu’au fond et se positionne rarement à plat, d’où frustration et de nombreux essais avant d’être satisfait de notre ancrage. Tout le contraire avec la Mantus, elle est lourde, elle a elle aussi une excellente réputation pour s’accrocher sur le sable avec ou sans algues et est conçue pour se retourner en bonne position et se réaccrocher en cas de changement de direction des vents. Bref, nous sommes heureux de notre choix. Nous partons explorer les abords de la Marina situé dans un lagon à proximité. Nous achetons une langouste qui nous sera livrée à 17h. Bon souper à bord. Bon dodo, tranquille cette fois.

Toute une pioche!!!

Vendeur de fruits et légumes qui se promène constamment dans Rodney Bay...
un amoureux du Canada!!!


Samedi matin, enfin le week-end 😉, nous allons au marché, à la quincaillerie et retournons les documents signés pour nos impôts 2016 : bonne chose de faite ! En après-midi, Jean décide de regarder de plus près à un problème d’entrée d’air dans le moteur diésel. Changement de filtre primaire et remontage soigné : ça semble ok.

Nous avons droit à une inspection de sécurité du bateau par la police de Ste-Lucie, inspection que nous passons haut la main. En soirée, nous allons à terre pour un souper sushis : ça fait environ 10 mois que nous n’avons pas mangé de sushi ! Nous nous attablons au resto et nous constatons que c’est cher, très cher même. Donc, on regarde de plus près, on fait des choix, disons éclairé, troquons le vin blanc pour le saké. Les sushis sont corrects mais sans plus : c’était quand même cool de renouer !

Dimanche, tout tourne au ralenti, excellente opportunité d’aller faire une randonnée au Fort Rodney. Une belle excursion en dinghy pour l’accès au Parc National. Franchement, une belle surprise et des points de vue intéressants. En après-midi, nous discutons de ce que nous allons faire apnée ou carénage du bateau. Nous sommes sages et le bateau a besoin de nous : carénage se sera… Pour nous récompenser de nos efforts, nous irons nous chercher des pizzas à terre. Cette fois nous ne serons pas déçu : les pizzas sont absolument délicieuses, wow !

A gauche, le Fort Rodney et à droite, le Parc national

Fort Rodney, au loin

Vue de la baie, du Fort

Arrivée au Fort


Vue du Fort du Parc national

Sandals de Ste-Lucie, à proximité du Fort

Le lendemain, lundi, nous levons l’ancre à destination des pitons et de la soufrière (c’est le nom de plusieurs volcans dans les Antilles). Superbe navigation au portant, nous faisons parfois 9 noeuds et régulièrement 8 nœuds ou plus. Puis soudain, en arrivant près des Pitons (aucun lien de parenté avec Claude Ruel aka Piton), panne de vent. Nous démarrons le moteur et ce dernier nous donne de la misère : baisse de régime, arrrrgh ! Nous nous faisons solliciter pour qu’on nous tende la balle de mouillage (ce qu’on peut faire tout seul…), nous jouons le jeu et nous payons le jeune homme selon le taux prescrit dans notre guide de croisière et le monsieur en veut le double… de plus cet endroit est rouleur et plein de bateaux moteur passent près de nous : c’est agaçant. Nous lunchons et nous décidons de retourner à Rodney Bay pour faire réparer le moteur. Navigation au retour superbe, c’est génial ! Nous jetons l’ancre à 17 hres et avons une souper léger à bord.

Les Pitons

Le coucher de soleil d'où on a aussi vu le rayon vert

Mardi, Jean téléphone à l’atelier de réparation de moteur diésel, le proprio n’est pas là, nous laissons un message de nous rappeler. Nous profitons de cet avant-midi pour rejouer un peu avec le moteur, le saigner pour la nième fois, changer le filtre secondaire, resserrer les collets des tuyaux en périphérie, bref d’autre tentative pour régler le problème, rien n’y fit. Jean recontacte l’atelier, ils peuvent s’occuper du bateau à condition qu’il soit à quai dans la Marina. Nous réservons une place à la Marina pour le lendemain à 8hres. Souper à bord puis dessert sur Taima : c’est l’anniversaire de Marianna.

Comme prévu, ce matin, nous avons le technicien pour notre problème de moteur…  en moins d’une heure, il règle notre problème, yesssssssssss!!! En fait, le problème fut en partie causé par Jean, qui voulant empêcher l’intrusion d’air dans la canalisation de diésel a trop serré les collets qui ont causé une restriction au passage du fuel, créant des baisses de régime moteur (manque de diésel) et des intrusions d’air additionnelles (causée par une pression négative du circuit d’alimentation en diésel). Morale de l’histoire, Jean doit s’en tenir à saigner la canalisation de diésel et ne pas toucher aux collets de la canalisation.
Nous sommes donc prêt à quitter Ste-Lucie en direction de St-Vincent pour y accueillir Gérald et Julie qui arriveront à bord vendredi.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire